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Machine pour la fabrication automatique, par injection. d'objets en matière plastique.
La présente invention a pour objet une machine pour la fabrication automatique, par injection, d'objets en matière plastique, fabrication pour laquelle la matière première, généralement granuleuse, est injectée , tout en étant chauffée, par une vis de transport à travers un injecteur dans le moule.
L'invention concerne en particulier les presses à matière plastique comportant des moules disposés d'un côté, en dehors du bâti de la machine, et travaillant avec des pressions de fermeture d'environ 80 tonnes et plus ainsi qu'avec des doses d'injection de l'ordre de 80 grammes et plus, avec injection directe par vis sans fin.
L'invention vise à créer une machine du Type susmentionné, susceptible de fonctionner de manière rapide et malgré cela sous des pressions élevées,
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qui est de construction compacte et est composée de pièces relativement petites, faciles à usiner. Pour atteindre ce résultat, l'invention propose que la presse à mouler oomporte un plateau de pression fixe, portant une moitié du moule divisé en deux parties, plateau qui absorbe la pression de fermeture, et un deuxième plateau monté de manière mobile dans le premier, portant l'autre moitié du moule et exerçant la pression de fermeture, la pression de fermeture étant exeroée par une articulation à ciseaux disposée entre les deux plateaux et commandée par voie hydraulique.
Le plateau de pression fixe est de préférence constitué par deux plaques de guidage reliées par plusieurs tubes d'écartement en forme d'étais, plaques qui forment un châssis relativement rigide, fixé éventuellement au moyen d'organes de fixation amovibles au bâti. Le plateau mobile comprend le cas échéant une plaque de serrage de moule équipée d'un dispositif d'éjection pour les pièces produites, ainsi qu'une deuxième plaque de connexion, les plaques étant réunies par quatre longerons pour former une unité.
En outre on peut disposer,entre la plaque de guidage postérieure du plateau de pression et la plaque postérieure du plateau mobile, une articulation à ciseaux composée de deux paires de bras articulés, dont la manoeuvre est produite par un cylindre de fermeture à commande hydraulique. Eventuellement on peut prévoir, parallèlement à la plaque de connexion postérieure montée solidement sur les longerons du plateau mobile, encore une plaque de réglage contribuant à supporter l'articulation à ciseaux,
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plaque de réglage dont la distance par rapport à la première est réglable au moyen d'un arbre fileté de préférence central, ceci pour que même en cas d'épaisseur variable des moules d'injection , une fermeture parfaite des moules soit assurée.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, les tubes d'écartement du plateau de pression fixe ont intérieurement la forme de canalisations d'huile, qui relient chacune les deux paliers de glissement d'un longeron. Ils doivent enserrer le longeron de manière tellement intime que le mouvement du longeron et le déplacement qui en résulte des particules d'huile se trouvant dans les canalisations d'huile engendre une pression d'huile suffisante pour la lubrification des douilles de guidage.
Sur certains tubes d'écartement peut être disposé par glissement le pont tournant portant la vis d'alimentation. Ce pont tournant doit être en mesure, entre deux opérations d'injection, de rapprocher l'injecteur de la vis d'alimentation de l'orifice d'injection du moule.
Les éléments de palier du pont tournant ont de préférence la forme de canalisations d'huile, connectant chacune deux douilles de glissement successives et enserrant étroitement le tube d'écartement associé de manière telle que le mouvement des éléments de palier et le déplacement qui en résulte des particules d'huile qui s'y trouvent engendrent une pression d'huile suffisante pour la lubrification des douilles de glissement. Le dispositif de fixation du cylindre d'entraînement au bâti de la presse peut éventuellement être réglable, pour permettre l'utilisation de vis d'alimentation de longueurs différentes.
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La vis d'alimentation constituée par un canal de transport et une vis sans fin qui y est logée et qui est entraînée par un moteur hydraulique est de préférence montée sur le pont tournant par pivotement autour d'un axe vertical. Cela facilite le nettoyage et le remplacement de l'unité d'alimentation.
En outre la vis sans fin à l'intérieur du canal de transport peut être montée axialement mobile, et s'appliquer par sa surface frontale postérieure contre le piston d'un cylindre produisant l'opération d'injection.
De ce fait le déplacement axial du cylindre d'injection, provoqué par l'accumulation du matériau transporté devant l'injeoteur, est communiqué au piston. L'arbre de la vis sans fin , à son extrémité postérieure, présente de préférence une couronne dentée dont la largeur correspond à la course de retour de la vis, couronne dentée dont la denture intérieure engrène avec la douille d'accouplement communiquant le mouvement. Grâce aux mesures susmentionnées il est possible de déposer la vis sans fin vers la pointe.
Le piston d'injection est de préférence équipé d'une bielle dont l'extrémité libre porte un levier de commande, qui après l'achèvement de la course de retour de la vis sans fin actionne par l'intermédiaire d'un organe de transmission un interrupteur de fin de course.
Ce dernier a pour fonction de déclencher la commande hydraulique pour l'avance du piston d'injection produisant l'opération d'injection proprement dite. La distance entre l'interrupteur de fin de course et l'organe de transmission est de préférence réglable. Cela permet de régler progressivement la dose injectée pendant l'opération
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d'injection. L'interrupteur de fin de course peut le cas échéant être disposé sur une pièce de glissement montée dans un boîtier et équipée d'un goujon de guidage disposé radialement. Ce goujon de guidage doit alors être guidé dans une fente de guidage en spirale ménagée dans le boîtier et dans une encoche de guidage de l'enveloppe, parallèle à l'axe du boîtier. Ainsi, en cas de rotation du boîtier au moyen d'un bouton de commande, la pièce de glissement exécute un déplacement axial.
Le dispositif d'éjection disposé sur la plaque de serrage du moule peut être constitué par une bielle montée dans le cylindre éjecteur et dont l'extrémité a la forme d'un poussoir, tandis que l'autre extrémité est filetée ; sur la partie filetée est visée une vis de réglage équipée d'un tube de protection entourant un épaulement de la tête de cylindre. Par ajustage de la vis de réglage il est possible de régler progressivement la course du piston lors de l'éjection des pièces moulées.
La disposition d'un plateau de pression mobile à l'intérieur du plateau de pression fixe permet un bon guidage du plateau de pression mobile ainsi qu'une distribution symétrique des forces. De ce fait le gauchissement des moules est prévenu dans une large mesure. En outre cette disposition des éléments de transmission des forces permet l'emploi d'un éjecteur spécial, qui est facilement accessible et qui peut être doté d'une commande indépendante.
Dans la presse de moulage proposée, les tubes d'écartement du plateau fixe, grâce à un aménagement particulier de leur intérieur, sont encore utilisés pour engendrer la pression d'huile nécessaire pour la lubrification
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des longerons. Ce résultat eot obtenu sans l'aide de moyens supplémentaires, uni uement par le fait que chaque tube d'écartement a un diamètre intérieur tel que l'interstice entre la paroi intérieure et le longeron est très étroit, par exemple de 2 à 3 mm lorsque le tube d'écartement a une longueur de 140 cm. On a constaté qu'avec un tel dimensionnement, le mouvement du longeron est suffisant pour communiquer à l'huile se trouvant à l'intérieur des tubes d'écartement un mouvement et/ou une pression tels que la lubrification des points de glissement des longerons est totalement assurée.
Le même principe est également appliqué aux paliers. Les largeurs d'interstices sont sensiblement les mêmes que pour les longerons. La longueur moindre des canalisations d'huile est suffisante pour un graissage sous pression, étant donné que la charge exercée sur les paliers est moindre à celle des longerons.
Le fait que le dispositif de réglage de la dose injectée est situé à l'extérieur de la machine conduit d'une part à une longueur de construction moindre et permet d'autre part le réglage progressif de la dose à partir d'un pupitre de commande qui peut être éloigné de la presse de moulage.
L'invention est à présent décrite plus en détail avec référence à un exemple de réalisation représenté par le dessin.
La Fig. 1 est une vue en élévation latérale de la machine, à partir du coté de commande.
La Fig. 2 est une vue en plan de la machine.
La Pig. 3 est une vue en coupe verticale à travers la partie centrale de la machine , suivant la ligne III-III
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de la Fig. 4, à plus grande échelle.
La Fig. 4 est une coupe horizontale suivant la ligne IV-IV de la Fig. 3 .
La Fig. 5 est une section verticale suivant la ligne V-V de la Fig. 3 .
Les Figs. 6 à 11 représentent des détails de la machine, également à plus grande échelle.
La Fig. 6 représente l'articulation à ciseaux produisant l'ouverture et la fermeture du moule d'injection divisé .
La Fig. 7 représente , en coupe axiale médiane, le boîtier permettant l'ajustage de l'interrupteur de fin de course.
La Fig. 8 est une vue en élévation, en partie en ccupe, du boîtier.
La Fig. 9 est une vue en coupe transversale suivant la ligne IX-IX de la Pig. 7.
La Fig. 10 est une vue en coupe longitudinale médiane à travers l'éjecteur à réglage continu pour les objets meules.
La Fig. 11 est une vue en coupe transversale suivant la ligne XI-XI de la Fig. 10.
Comme on le voit notamment dans les Figs. 1 et 2, la machine à mouler par injection comprend le bâti 1 et un bloc de tête, fixé au moyen des deux supports 2 prévus sur les petits côtés du bâti 1. Le bloc de tête comprend deux plaques de guidage 3 et 4, de forme carrée en vue en plan, vissées au moyen de boulons 5 (Fig. 5) de manière amovible sur les supports 2 et présentant en chacun de leur quatre angles un oeillet 6. Ces deux plaques de guidage 3 et 4 sont réunies par quatre tubes d'écartement 8,9,10 et 11 pour former une unité. A cet effet elles sont vissées
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sur les douilles de guidage 7 montées à partir de l'extérieur dans leurs oeillets, ces douilles ayant, pour cette raison, une longueur adéquate et présentant, sur leur extrémité dirigée vers le centre de la machine, un filet extérieur.
A l'intérieur des douilles de guidage 7 et des tubes d'écartement 8 à 11 , les longerons 12,13,14 et 15 sont montés de manière mobile axialement, avec formation d'un interstice 44, rempli d'huile au travers un orifice à fermeture par vis 45, de telle sorte qu'un glissement sensiblement sans frottement des longerons 12 à 15 est assuré.
Les longerons 12 à 15 ont des longueurs telles qu'ils font protubérance de part et d'autre au-delà du bloc de tête proprement dit ; leurs extrémités, ils sont réunis par un plateau, 16 et 17 respectivement. Le plateau antérieur dit de serrage de moule 16 porte d'un côté un dispositif éjecteur 18 pour les objets moulés et de l'autre côté une matrice 19 du moule divisé, tandis que l'autre matrice 20 du moule est fixée à la plaque de guidage 3. Le plateau 17 réunissant les extrémités postérieures des longerons 12,13,14 et 15 est relié au moyen d'une tige filetée 21 avec une plaque de réglage 22 montée par glissement sur ces longerons 12 à 15 , dont la distance au plateau fixe 17 peut être réglée à l'aide de cette tige filetée 21, pour permettre une fermeture parfaite des moules, quelle qu'en soit l'épaisseur.
Les longerons 12 à 15 peuvent être déplacés axialement dans un sens et dans l'autre, pour permettre l'ouverture et la fermeture du moule divisé.
L'articulation à ciseaux (Fig. 6) comprend deux paires de bras articulés, 23,24 et 25,26 , la paire 23,24 étant articulée sur le boulon 27 et la paire 25,26 étant articulée
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sur le boulon 28. En outre led bras 23 et 25 sont articulés au moyen du boulon 29 dans un palier 38 de la plaque de guidage 4 et les bras 24 et 26 sont articulés au moyen du boulon 30 dans le palier 39 de la plaque de réglage 22.
Sur le boulon d'articulation 27 est encore disposé un support de piston 31, dans lequel est disposée la bielle 32 avec son piston 33, tandis que sur le boulon d'articulation 28 est prévue la tête de guidage de cylindre 34 avec le cylindre de fermeture 35. A l'extrémité supérieure et inférieure de ce cylindre de fermeture 35 sont raccordées des canalisations aboutissant à l'installation hydraulique, à l'aide desquelles cette articulation à ciseaux est manoeuvrée.
Sur les deux tubes d'écartement inférieurs 10 et 11 (Figs. 3 et 4) est monté par glissement le pont dit tournant 40. A cet effet il présente de part et d'autre un organe de palier 41, les organes de palier étant montés par glissementsur les tubes d'écartement 10 et 11, par l'intermédiaire de deux douilles de glissement 42 avec formation d'un interstice circulaire 43 également rempli d'huile. Le remplissage d'huile a lieu au travers les orifices à fermeture à vis 46 dans la partie médiane des organes de palier 41. Le pont tournant 40 présente en son milieu une couronne rotative 47, sur laquelle est monté par rotation le carter 48 de l'unité d'alimentation à vis sans fin. Le carter 48 est fixé sur le pont tournant 40 uniquement au moyen de quatre boulons 49, dont la tête 50 est montée dans une rainure de guidage annulaire.
51 du pont tournant 40 , ce qui permet le pivotement, et par desserrage des quatre écrous de boulon, un remplacement aisé de l'unité d'alimentation.
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Cette unit- d'alimentation comprend en substance un carter 48 auquel se raccorde vers l'avant un canal de transport 52 dans lequel est montée par rotation une vis sans fin 53 entraînée par un moteur hydraulique 54 (Fig.2) par l'intermédiaire de la roue dentée 55 (Fig. 3). Cette roue dentée 55 est clavetée sur la douille d'accouplement,
56, équipée d'un alésage central 57 pour l'arbre 58 de la vis sans fin 53. L'extrémité postérieure de l'arbre 58 est dentée , pour permettre l'engrènement avec une denture intérieure correspondante 59 de la douille d'accouplement 56, les dentures étant telles que la vis sans fin 53 peut se déplacer axialement vers l'arrière. Dans ce cas la face frontale postérieure de l'arbre 58 de la vis sans fin s'appuie sur le piston 60 du cylindre d'injection 61 et chasse ce dernier également vers l'arrière.
Les éléments de chauffage électriques 62 entourant le canal de transport 52 portent à la température appropriée le matériau trans- porté par la vis sans fin 53. Pour permettre l'injection du matériau dans le moule 20, l'extrémité antérieure du canal de transport 52 a la forme d'un injecteur 63. est
Sous le pont tournant 40 fixé, au moyen d'un support 64 monté de manière réglable sur le bâti 1, le cylindre d'entraînement 65. Il a pour fonction d'amener le pont tournant 40 et dès lors aussi l'injecteur 63 du canal de transport 52 vers le moule d'injection 20. A cet effet la bielle 66, par la pièce de connexion 67, est en liaison avec le pont tournant 40.
Le piston 68 est actionné par l'installation hydraulique ( non représentée sur le dessin) par l'intermédiaire des deux canalisations flexibles 69 et 70, tandis que la commande a lieu par voie électrique à l'aide d'un interrupteur à pression 71
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équipé d'un rouleau de glissement 73 et d'un rail de commande 72 dispose sur le pont tournant.
Comme suivant les objets à mouler, les doses de matériau sont variables, et comme lej dimensions du canal de transport 52 imposent la nécessité de respecter un rapport déterminé entre la longueur du canal et son diamètre, on a prévu à la face supérieure du bâti 1, à distances différentes de la plaque de guidage antérieure 3, plusieurs trous de fixation 77 pour les vis 70 qui maintiennent le support 64, de telle sorte que par exemple lors de l'utilisation d'une vis de transport plus petite, le support 64 peut être déplacé vers l'avant.
Le cylindre d'injection 61 a pour fonction , après la course de retour de la vis sans fin 53, de la rechasser vers l'avant au moment approprié, en vue d'exercer l'opération d'injection proprement dite. Cette opération est également produite à l'aide de l'installation hydraulique par refoulement d'huile dans le cylindre d'injection 61 à travers la canalisation 74. Cette opération est déclenchée par un interrupteur dit de fin de course 76, qui enclenche par voie électrique l'installation hydraulique et est disposé de préférence sous le pupitre de commande 75 du bâti 1. A cet effet la bielle 79 du cylindre d'injection 61 est articulée sur le levier de commande 80, lequel à l'aide du support 95 est monté par pivotement sur le cylindre d'injection 61 et agit par son deuxième bras de levier 81 sur un câble Bowden 82.
Ce câble Bowden 82 aboutit sous l'interrupteur de fin de course 76 (Fig. 7), lequel après une longueur de course de retour déterminée du piston d'injection 60 (Fig.3) est ouvert par le câble Bowden.
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Four pouvoir faire varier la course de retour de la vis de transport 53 conformément à la dose de materiau injectée même u cours de l'opération de moulage, il est nécessaire que l'installation hydraulique puisse être enclenchée lorsque le piston 60 dans le cylindre d'injection 61 atteint n'importe quelle position. Ce résultat est atteint par le fait que la distance de l'interrupteur de fin de course 76 (Fig. 7 à 9) est réglable par rapport à l'extrémité 83 du câble Bowden, ce qui a pour conséquence une manoeuvre anticipée ou tardive de l'interrupteur 76. Suivant la présente invention, ce problème est résolu par le fait que l'interrupteur 76 est disposé sur une pièce de glissement 85 pouvant être déplacée en hauteur à l'intérieur d'un boîtier 84.
Cette pièce de glissement 85 présente un alésage central 86, permettant l'action non entravée de l'extrémité 83 du câble Bowden sur le bouton-poussoir 87 de l'interrupteur 76.
Un deuxième alésage 88 dans la pièce de glissement 85 sert au logement du conducteur électrique vers l'interrupteur 76. Le boîtier 84 est monte par rotation dans l'enveloppe 89 et présente à son extrémité supérieure un pivot rotatif 90 traversant la plaque 75, pivot portant un bouton de manoeuvre 91. La pièce de glissement porte latéralement un goujon de guidage 92, qui pénètre dans le bottier 84 à travers une fente de guidage en spirale 93 et dont l'extrémité libre pénètre dans une rainure verticale 94 ménagée dans l'enveloppe 89.
Au moyen du bouton de manoeuvre 91 la pièce de glissement 85, empêchée de tourner par le goujon de guidage 92 pénétrant dans la rainure 94, peut être levée ou abaissée par rapport à l'extrémité 83 du câble Bowden, grâce au guidage par la fente en spirale 93. @
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Le dispositif éjecteur 18 représenté aux Figs. 1 , 2 et à plus grande échelle aux Figs. 10, 11 a pour fonction, après ouverture du moule 19,20 , d'éjecter de la matrice 19 l'objet moulé. A cet égard il importe particulièrement d'éviter d'exercer des chocs violents sur l'objet moulé, cela pouvant endommager l'objet et donner lieu à une forte proportion de rebut.
Suivant la présente invention, ce résultat est atteint grâce au fait que l'éjection des objets moulés a lieu à l'aide d'un dispositif d'éjection hydraulique, qui permet au surplus de modifier à volonté l'intensité du choc.
Le dispositif d'éjection comprend en substance un pont de support 98 , portant le cylindre éjecteur 99 et vissé sur le plateau de serrage 16 du moule. Dans le cylindre 99 est disposé le piston 100, dont la bielle 101 présente à une extrémité la forme d'un poussoir d'éjection des objets moulés, désigné par 102, tandis que l'autre extrémité 103 de la bielle présente un filet 104.
Sur ce filet 104 est vissé un écrou de réglage 105, équipé d'un tube de protection 108 entourant un épaulement 106 de la tête de cylindre 107. Lors de l'éjection des objets moulés, ce tube de protection 108 sert également de butée limitant la course du piston, laquelle peut être modifiée à volonté par réglage de l'écrou 105, le contre-écrou bloquant la position choisie de l'écrou de réglage 105.
Aux deux extrémités du cylindre éjecteur on a disposé, tant dans la tête de cylindre 107 que dans l'élément de palier 110 du pont de support 98, les canalisations de raccordement 111 et 112 à l'installation hydraulique.
La machine à mouler par injection fonctionne de la manière suivante :
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Apres que le matériau, généralement granule, ait été introduit au moyen de la tr'mie amovible 96 par l'ouverture de remplissage 97 dans le canal de transport 52 (Figs.
1 à 3) , la vis sans fin 53 transporte le matériau, qui est en même temps porté à la température nécessaire à l'aide des éléments de chauffage 62, vers l'avant jusque dans la chambre devant l'injecteur 63, où il s'accumule et refoule de ce fait la vis sans fin 53 vers l'arrière.
A son tour, avec son arbre 58 la vis refoule le piston 60 dans le cylindre d'injection 61 vers l'arrière-à un degré tel que la bielle 79, par l'intermédiaire du levier de commande 80,81 et le câble Bowden 82 manoeuvre l'interrupteur de fin de course 76 (Figs. 7 à 9) en vue de l'enclenchement de l'installation hydraulique.
Pendant ce temps l'installation hydraulique, commandée par une minuterie à relais temporisé, pompe de l'huile à travers la canalisation 36 (Fig. 6) dans le cylindre de fermeture 35, ce qui refoule le piston 33 vers le bas et produit l'écartement des bras articulés 23 à 26 à partir de la position indiquée en traits mixtes vers la position représentée en traits pleins. Cela a pour conséquence que la plaque de réglage est chassée de la position 22' indiquée en traits mixtes vers la position 22 en traits pleins, de telle sorte que les longerons 12 à 15 , au moyen du plateau de serrage fixe de moule 16 disposé à leur autre extrémité, viennent placer les deux matrices 19,20 du moule dans la position de fermeture.
Ensuite, sous la commande de la minuterie, l'installation hydraulique pompe de l'huile à travers la canalisation 70 (Fig. 3) dans le cylindre d'entraînement 65,
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de tlle sorte que par 1' intermédiaire du piston 68, de la bielle 66 et de la pièce de connexion 67 le pont tournant 40 et dès lors l'injecteur 63 est rapproché étroitement de l'orifice d'injection du moule 20. L'arrêt de l'arrivée d'huile dans le cylindre d'entraînement 65 est produit par l'intermédiaire de l'interrupteur 71 et de la barre de commande 72.
Par suite de l'enclenchement de l'installation hydraulique par l'interrupteur de fin de course 76 par l'intermédiaire du câble Bowden est amorcée maintenant l'opération d'injection proprement dite, l'huile circulant à partir de l'installation hydraulique par la canalisation 74 dans le cylindre d'injection 61 et repoussant dès lors le piston 60 et donc aussi la vis sans fin 53 vers l'avant. Le matériau devenu liquide par suite du chauffage est de ce fait injecté par l'injecteur dans le moule. Après la fin de cette opération la minuterie enclenche de nouveau le cylindre d'entraînement 65 qui fait reculer quelque peu l'unité d'alimentation jusqu'au commencement du cycle d'injection suivant, pour éviter un réchauffement exagéré du moule.
Ensuite, sous la commande de la minuterie, l'installation hydraulique, à travers la canalisation 37, chasse de l'huile dans le cylindre de fermeture 35 (Figs. 1 et 6) , ce qui chasse le piston 33 vers le haut et ramène l'articulation à ciseaux 23-26 dans la position d'ouverture indiquée en traits mixtes. De ce fait les longerons 12 à 15 et dès lors aussi le plateau de serrage de moule 16 sont poussés vers l'avant,.ce qui produit l'ouverture du moule.
L'admission d'huile à partir de l'installation hydraulique vers le cylindre de fermeture 35 est commandée par un interrupteur 113 équipé d'un galet 114, monté sur
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la plaque de réglage 2?, et par la barre de commande 115.
Cette barre de commande 115 est disposée sur la plaque de guidage 4 et peut être ajustée au moyen de sa fente de guidage 116 et des vis de blocage 117, pour que de cette manière la course d'ouverture du moule puisse être limitée conformément à l'épaisseur du moule.
Le deuxième interrupteur 116 disposé sur la plaque de réglage 22 est également actionné pendant la course d'ouverture par une barre de commande 119 disposée sur la plaque de guidage 4. Il enclenche l'arrivée d'huile à partir de l'installation hydraulique par la canalisation 111 (Fig. 10), de sorte que le piston 100 et dès lors le poussoir d'éjection 102 sont déplacés en direction du moule , ce qui produit l'éjection de l'objet moulé.
Lors de la fermeture subséquente du moule l'huile est dérivée par l'interrupteur 118 (Fig. 2) par la canalisation 112 (Fig. 10) vers le cylindre d'éjection 99, ce qui a pour conséquence le retour du poussoir 102 dans sa position d'origine. Ici également la barre de commande 119 est équipée d'une fente de guidage 120, pour qu'un ajustage adéquat de la barre de commande permette de modifier le moment de l'éjection.
Lors du fonctionnement de la machine ci-dessus décrite, on a constaté que l'emploi de l'articulation à ciseaux permet, certes, une ouverture et une fermeture rapides . des deux matrices du moule. Toutefois même en cas d'ajustage très précis de l'écartement nécessaire entre la plaque de réglage et la plaque de traction , la pression de fermeture produite n'est fréquemment pas suffisante pour assurer une fermeture absolument hermétique des deux matrices du moule, étant donné que d'une
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part lors de l'opération de fermeture, il se produit un étirage des longerons et un gauchissement des outils et des plaques portant l'articulation à ciseaux, et que d'autre part les bras articulés, au cours de la dernière phase de leur mouvement de fermeture, qui engendre la pression de fermeture proprement dite,
n'exercent plus qu'une action d'écartement très réduite sur les deux plaques.
Pour supprimer cet inconvénient l'invention prévoit, pour compléter le dispositif de fermeture produisant l'ouverture et la fermeture des deux matrices du moule, un tampon de pression hydraulique entre ce dispositif de fermeture et les organes exécutant la fermeture du moule, ce tampon exerçant la pression de fermeture proprement dite après que le dispositif de fermeture ait atteint la position de fermeture.
Grâce à cette combinaison d'une articulation à ciseaux avec un tampon de pression en tant que dispositif de fermeture pour les deux matrices du moule , on atteint principalement une pression de fermeture sensiblement plus grande, sans que pour cela le rythme de travail soit ralenti.
Cette partie de l'invention est à présent décrite plus en détail avec référence à un exemple de réalisation représenté par le dessin.
La Fig. 12 représente, en coupe longitudinale verticale médiane, dans la position de fermeture engendrée par l'articulation à ciseaux seule, la partie postérieure du dispositif de moulage par injection équipé du tampon de pression hydraulique.
La Fig. 13 est une coupe longitudinale similaire, mais dans la position de fermeture définitive engendrée
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par le tampon de pression.
La Fig. 14 est une coupe verticale suivant la ligne de sectionnement III-III de la Fig. 12.
La Fig. 15 est une coupe transversale verticale suivant la ligne IV-IV de la Fig. 12.
Comme le montrent les figures, il est prévu entre la plaque de connexion postérieure ou plaque de traction 17 montée solidement sur les longerons 12 à 15 et la plaque 22 mobile sur ces longerons 12 à 15 , un tampon de pression hydraulique. Celui-ci comprend une membrane 121 fixée au moyen d'une bague de serrage 122 et de vis 123 sur la face postérieure de la plaque mobile 22. Cette plaque 22 présente à sa face postérieure un évidement annulaire 124, permettant de faire agir rapidement et uniformément sur toute la superficie de la membrane l'huile provenant de l'installation hydraulique par la canalisation 125 et l'alésage coudé 126. La bague de serrage 122 comporte une bride intérieure 127, servant de butée , en vue de limiter la course du piston, au plateau de piston 128 disposé dans cette bague de serrage 122.
A l'aide d'un arbre fileté 21 et d'un écrou 129 monté dans la plaque de traction 17, il est possible de régler la distance entre le plateau de piston et la plaque de traction, deux contre-écrous 130 et 131 assurant le blocage de la position choisie.
En vue d'une meilleure étanchéité de la chambre du piston, la plaque de réglage 22 et la bague de serrage 122 présentent des rainures annulaires 132 à leurs surfaces de contact avec la membrane.
La fermeture des deux matrices du moule ( non représentées sur le dessin) a lieu, pour commencer, au moyen
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d'une articulation à ciseaux 23 à 26, de l'huile étant refoulée à partir de l'installation hydraulique, à travers la canalisation 36 dans le cylindre de fermeture 35, jusqu'à ce que les bras d'articulation 23 et 24 soient en alignement (Fig. 12). De ce fait la plaque 22,et dès lors par l'intermédiaire du plateau de piston 128 et de l'arbre fileté 21, la plaque de traction 17 avec les longerons 12 à 15 qui lui sont solidaires,est déplacée vers la droite.
Ensuite a lieu la commande du tampon de pression suivant l'invention, par le fait qu'à travers la canalisation 125 de l'huile est refoulée à partir de l'installation hydraulique dans la chambre de pression annulaire 124.
Cela a pour conséquence que la membrane 121 et conjointement avec celle-ci le plateau de piston 128 effectue une course , transmise par l'arbre fileté 21 à là plaque de traction 17 et aux longerons 12 à 15, ce qui produit un déplacement supplémentaire vers la droite de ces derniers. Grâce à cette course supplémentaire, l'étirage des longerons et le gauchissement des outils et des plaques de guidage sont compensés et une fermeture absolument hermétique des éléments du moule est assurée.
L'ouverture des éléments du moule a lieu dans l'ordre inverse, par le fait que l'huile est d'abord refoulée à partir du tampon de pression vers l'installation hydraulique, à travers la canalisation 125, tandis qu'ensuite seulement l'articulation à ciseaux est amenée de manière connue par le cylindre de pression 35 dans la position d'ouverture.
Au lieu de prévoir un élément d'étanchéité sous forme de membrane 121, il est possible d'équiper le pourtour du plateau de piston 128 directement d'une
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garniture d'étanchéité, la bague de serrage jouant pra- tiquement le rôle d'un cylindre dans lequel le plateau de piston peut effectuer ses'courses de faible longueur.
La bride intérieure 127 de la bague de serrage 122 ne sert pas seulement à limiter la course du plateau de piston 128, nais permet également indirectement un réglage de la force de piston agissant sur le moule. Ce résultat est réalisé de la manière suivante : lorsque par l'intermédiaire de l'arbre 21 on règle le plateau de piston 128, le moule étant fermé, de manière telle qu'il peut effectuer sa course complète, la totalité de la force du piston peut être appliquée sur le moule. Cela se produit avec déformation élastique des longerons 12 à 15.
La course du piston doit donc correspondre à la déformation élastique (allongement). Lorsque, le moule étant fermé, on règle le plateau de piston 128 de manière telle qu'il atteint la butée 127 déjà avant l'achèvement de l'allongement des longerons se produisant soue la charge maximale, la totalité de la force du piston ne s'exerce pas sur le moule, mais une partie est absorbée par la bague de serrage 122. Seule la partie restante de la force du piston est alors transmise par l'intermédiaire des longerons sur le moule.