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Procédé d'écaillage du verre ou des matières analogues.
Cette invention a pour objet un procédé permettant d'écailler sn tout ou partie la surface de divers objets en ve re ou matière analogue, en particulier de plaques ou dalles de verre, de glaces et d'objets coulés, soufflés ou moulés en verre.
Ce procédé consiste, d'une façon générale, à chauffer superficiellement l'objet en verre à l'aide d'une source de chaleur concentrée, assez puissante pour y engendrer des tensions inté- rieures, et à laisser aussitôt agir sur cet objet en verre un
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liquide de refroidissement tel que l'eau, par exemple, afin que ces tensions intérieures produisent des fissures iélimitant des "éealilles" qui, en se détachant, ferment des dessina très variés, Ménageant une décoration en relief rappelant des feuillages, des arabesques ou des motifs ornementaux analogues qui sont d'autant plus prononcés quo le chauffage a été plus poussé.
Suivant une réalisation intéressante de ce procédé, on place la pièce à travailler (en verre'ou matière analogue) dans un bain de liquide de refroidissement non inflammable, tel que l'eau, puis on chauffa brusquement tout ou partie de la surface de la pièce, tandis que celle-ci est immergée dans le liquide, à l'aide d'une puissante source de chaleur pendant un temps minute, en principe de courte durée, après quoi on interrompt le chauffage, de sorte que la pièce se refroidit brusquement et que le "choc thermiqueprovoque l'écaillage immédiat de la zone précédemment chauffée.
Le chauffage peut être assuré notamment par un chalumeau, et la pièce travaillée peut être supportée dans un bassin contenant un liquide de refroidissement non inflammable tel que l'eau, recouvrant cette pièce d'une nappe de liquide plus ou moins épaisse suivant les applications et l'intensité de la source de chaleur.
Le dessin schématique annexé qui matérialise graphiquement l'invention en représente à titre d'exemples illustratifs et non limitatifs, deux modes de réalisation possibles
La fig. l est une vue en élévation avec coupe verticale de la première réalisation.
La fig. 2 est une vue semblable à la précédente montrant la seconde réalisation.
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Comme représenté en fig. 1 un bassin 10 établi en n'importe quel matériau convenable, et destiné à oontenir jusqu'au niveau 11 un liquide non inflammable tel que de l'eau, renferme la pièce à travailler, o'est-à-dire à écailler, se présentant ici sous la forme d'une plaque ou d'une dalle de verre
12 reposant sur des supports 13. Au-dessus du bassin 10 se trouve un tuyau 14 d'arrivée de gaz combustible dont l'embouchure 15 forme tuyère ou chalumeau de jaillissement d'une flamme 16 agissant sur la surface de la dalle de verre 12 par le processus sus- rappelé, de façon à mettre en oeuvre le procédé que prévoit l'invention.
Suivant la figure 2, le bessin 10' dans lequel le niveau du liquide de refroidissement se trouve en 11' renferme de même une dalle de verre 12' reposant sur des cales 13' et soumise à la flamme 16' jaillissant du chalumeau 15' terminant le tuyau adducteur 14'.
La source de chaleur concentrée peut aire un chalumeau à gaz par exemple, un chalumeau oxy-acétylénique ou équivalent, ou arc électrique.
La durée du chauffage, généralement courte, peut varier d'une fraction de seconde à plusieurs secondes, en particulier eel on l'épaisseur ou l'importance de l'éclat désiré. L'épaisseur de la nappe de liquide de refroidissement au-dessus de la pièce de verre peut varier d'une fraction de millimètre à plusieurs centimètres..
Dans la réalisation que montre la figure 1, l'épaisseur de la nappe de refroidissement qui baigne la aelle de verre 12 atténue le mordant de la flamme 16 en fonction de cette nappe qui forme obstacle, et aussi de sa nature et de la distance valable du bec du chalumeau 15, à la surface de cette dalle 12. Ces variables conditionnent ainsi l'intensité du choc thermique qui se produit.
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Dans la variante que montre la figure 2, le bassin 10' permet le marne travail mais de façon plus rationnelle. La source de chaleur est constituée, en effet, par un chalumeau 15' du type 'connu pour travailler sous liquide, donc ne s'éteignant pratiquement
Pas. Dans le cas du bassin 10 (figure 1) avec un chalumeau ordi- naire, l'eau qui gicle risque d'éteindre la flamme 16.
. La puissance et l'intensité de la source de chaleur dont les éléments essentiels qui conditionnent l'intensité du "choc thermique" et qui doivent être étudiés avec soin. S'il s'agit .d'un chalumeau oxy-acétylénique, des becs types 75, 100 et 150 du commerce, donnent des résultats satisfaisants.
Il y a avantage à ce que le liquide de refroidissement soit animé d'un mouvement circulatoire sur la dalle et sous la dalle de verre, afin que celle-ci soit en contact aveo un liquide renouvelé et refroidi. Ce mouvement circulatoire peut être produit par un dispositif de brassage approprié quelconque .
Si l'on veut soustraire à l'écaillage certaines parties de la surface de la pièce travaillée, en particulier de la plaque ou dalle de verre, il y a avantage à placer sur la dalle des caches en amiante ou autre matière isolante pour ménager des réserves non écaillées.
Les becs chauffants fonctionnant soit au gaz, soit au courant électrique, ont la propriété d'écarter le liquide si son épaisseur n'est pas trop grande, et de chauffer ainsi convena- blement le'verre; ils ont l'avantage d'être réglables au point de vue distance et intensité.
Pour faciliter l'écaillage, et bien écailler l'objet à l'endroit désiré, il y a lieu de creuser plus ou moins profondément selon le plus ou moins grand relief du dessin que l'on désire obtenir, en un point déterminé de la plaque ou dalle de verre à
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l'aide d'une molette, d'un diamant, ou d'un instrument ou moyen d'attaque de la surfaoe du verre. L'endroit choisi est attaqué en définitive par l'appareil.
Pour faciliter l'éoaillage et éviter que le "choc thermique ne soit pas trop brutal, ou trop profond, oe qui pourrait fendre -langues- ou rompre la dalle de verre, on peut étendre sur la dalle un corps gras tel qu'une huile minérale, en particulier une huile de pétrole: Les huiles référenoiéea 140-220 sur le marché français conviennent à cet égard. Les graisses employées en mécanique donnent des résultats aenoiblement identiques mais avec moins de souplesse à l'emploi que les huiles. De plus, le corps gras employé entre en combustion au contaot de la source de chaleur et modifie l'intensité de la chaleur d'origine, créant des zones de températures différentes. Les couches de verre en contaot sont ainsi chauffées irrégulièrement, donnant des motifs aux reliefs plus accentués.
Les détails de réalisation peuvent être modifiés, sans s'écarter de l'invention, dans le domaine des équivalences techniques.