<Desc/Clms Page number 1>
Four à étages pour la calcination d'argile carbonifère.
L'invention concerne un four à étages pour la calcination d'argile carbonifère dont plusieurs étages sont munis de brûleurs et plusieurs étages d'orifices ménagés dans la paroi du four pour l'évacuation des gaz suivant le brevet principal n 641.420.
On tel agencement permet une combustion totale du carbone que contient l'argile, mais la production est limitée. du fait que les gaz chauds ne circulent que depuis les cotés transversalement aux otages et quel la combustio du carbone que contient l'argile dure assez longtemps. @
Suivant l'invention,, on améliore nettement la production du four à étages en ménageant à la partie inférieure des bras du
<Desc/Clms Page number 2>
mécanisme à râble des orifices par lesquels de l'air qui est avantageusement chauffé est soufflé à la surface de l'argile.
Il en résulte un transfert de chaleur particulièrement efficace et régulier à l'argile carbonifère. Ceci . a, en. outre, un effet favorable sur la réaction lors de la combustion de l'argile carbonifère parce que le carbone que'contient l'argile est éliminé assez rapidement par une calcination intensive ou une combustion complète ce qui permet d'augmenter sensiblement la production du four..
Dans une forme de réalisation plus..poussée, de l'invention, on prévoit pour e refroidissement de l'argile aux étages inférieurs, des orifices qui sont ménagés dans la paroi du four et par lesquels de l'air froid est admis dans le four. Pour régler le débit d'air froid, il peut être avantageux de munir ces orifices d'organes d'obturation. De cette façon, il est possible de refroidir fortement le produit de calcination avant qu'il quitte le four de sorte qu'il puisse être .retiré sans difficulté du four.pour être soumis à d'autres opérations.
Eventuellement, il peut être avantageux aussi pour refroidir l'argile calcinée de souffler aux étages inférieurs de l'air froid sur l'argile à travers les bras agitateurs. A cette fin, suivant une autre forme de réalisation de l'invention, les bras des étages inférieurs sont raccordés à une source d'air froid.
D'autres avantages et particularités de l'invention ressortiront de la description donnée ci-après avec référence au dessin schématique annexé, d'un four à étages vu en coupe.
Le four à étages consiste essentiellement en une enveloppe cylindrique immobile 1 gainée de tôle de fer. L'espace intérieur est divisé en neuf foyers distincts à peu près égaux par des étages 2 à 10. Les étages servant de soles sont percés alternativement vers l'intérieur et l'extérieur d'orifices 11 et 12 ménagés de façon que la matière traitée et les gaz formés se déplacent transversalement sur chaque sole.
<Desc/Clms Page number 3>
Des brûleurs 13 à 19 sont disposés dans l'enveloppe cy- lindrique du four aux étages 2 à 8, c'est-à-dire à tous les étages de grillage à l'exception des étapes de refroidissement inférieurs,
9 et 10. Les étages du four sont chauffés par ces brûleurs. Dans les parois latérales des étages supérieurs 2 à 5' sont ménagés en outre pour l'évacuation des gaz, des orifices 20 à 23 avec les- quels communiquent des tuyaux 24 à 27 par lesquels les gaz s'échap- pent. Afin de pouvoir régler l'évacuation des gaz des étages su- périeurs, les tuyaux 24 à 27 sont munis de.clapets de réglage 28 à 31.
Un mécanisme à râble'à rotation lente est 'disposé dans le four suivant un axe vertical et est constitué essentiellement par un arbre cylindrique creux 32 et par des .bras 33. Sur le côté inférieur des bras 33 se trouvent des aclettes obliques 34. Le mécanisme à râble est mis en mouvement par un moteur électrique non représenté dans le dessin , par l'intermédiaire d'engrenages appropriés.
Suivant l'invention, des orifices qui sont ménagés à la . face inférieure des bras permettent de souffler de l'air chaud dans le sens de la flèche 35 sur l'argile de sorte que l'air chaud entre en contact direct avec la matière calcinée. L'air chaud est @ amené par l'intermédiaire de l'arbre creux 32 dans le sens de la flèche 36 à l'aide d'une soufflante qui n'est pas représentée dans le dessin. Le soufflage de l'air chaud sur l'argile carbonifère provoque une calcination ou une combustion complète particulière- ment régulière du carbone que contient l'argile. Simultanément, on 'provoque aussi un déplacement plus puissant des gaz dans le four à étages ce qui a un effet favorable sur la réaction des gaz chauds avec l'argile carbonifère et augmente la production.
En pratique, l'argile carbonifère d'une granulométrie inférieure.à environ 10 mm est amenée par l'orifice 37 (flèche 33) au four à étages en vue de sa calcination dans l'étage supérieur 2.
A cet étage, la matière est déplacée à l'aide des raclettes 34 vers
<Desc/Clms Page number 4>
la périphérie d'où elle tombe par les orifices 11 à l'étage suivant. A cet endroit, la matière est reprise par les raclettes 34 disposées obliquement par rapport au cheminement et entraînée vers le milieu où elle tombe par l'orifice intérieur 12 à l'éta- ge inférieur. Le processus se répète d'étage en étage jusqu'à ce que l'argile quitte le four de grillage par l'orifice 39 de l'éta- ge inférieur 10, dans le sens de la flèche 40.
Les étages 2 à 8 sont chauffés par les brûleurs 13 à 19 à l'aide de combustible gazeux liquide ou solide de façon à y entretenir une température comprise entre 600 et 750 C. Simultanément, aux étages de calcina- tion, de l'air chaud est soufflé à la surface de l'argile par des orifices qui sont de préférence des fentes ménagées dans les bras33 ce qui entraîne la combustion complète du carbone que contient l'argile. Dans les deux étages inférieurs 9 et 10, la matière cal- cinée est refroidie de préférence à une température d'environ 60 à 70 C par de l'air froid admis par les orifices 41 et 42 ménagés dans la paroi latérale du four. L'air froid circule à contre- courant de l'argile sur le lit d'argile des deux étages inférieurs.
De cette façon, on réalise dans le four à étages-un refroidisse- ment de l'argile calcinée qui est suffisant pour que l'argile cal- cinée puisse être soutirée directement du four par des dispositifs de transport pour être soumise à d'autres opérations, en particulier la fabrication de briques réfractaires. Eventuellement de l'air froid peut.être soufflé également de façon très avantageuse sur l'argile des étages -inférieurs par l'intermédiaire de l'arbre creux et des bras.. A cette fin, les bras des étages inférieurs sont raccordés à une source d'air froid qui n'est pas représentée dans le dessin.
L'admission d'air froid se fait à partir du bas de l'arbre creux dans le sens de la flèche 43. Pour éviter que l'air froid introduit par le bas de l'arbre creux se mélange avec l'air qui descend dans l'arbre creux et s'échauffe ainsi, cet arbre est divisé intérieurement par un opercule étanche 44.
Comme indiqué, de l'air chaud s'échappe par les orifices
<Desc/Clms Page number 5>
ménagés dans la partie inférieure des bras du mécanisme à râble.
Toutefois, il n'est pas indispensable que l'arbre creux 32 du mécanisme à râble soit alimenté en air déjà chauffé étant donné que pendant son passage par l'arbre creux et les bras du mécanisme à ,râble, l'air s'échauffe directement sous l'effet des températures régnant dans le four. Il est particulièrement avantageux comme indiqué dans le dessin que l'air s'écoule suivant toute la longueur de la partie supérieure de chaque bras du mécanisme à râble avant de parvenir dans la partie inférieure et de s'échapper par les orifices qui y sont ménagés. L'air peut s'échauffer jusqu'à ces températures relativement élevées, en particulier pendant son passage dans les bras du mécanisme à râble qu'il refroidit ainsi,de sorte qu'aucun refroidissement spécial n'est nécessaire.
REVENDICATIONS.
1.- Four à étages pour la calcination d'argile carbonifère comprenant plusieurs étages munis de brûleurs et plusieurs étages munis d'orifices ménagés pour l'évacuation des gaz dans la paroi extérieure du four, suivant le brevet principal, caractérisé en ce que.la partie inférieure des bras du mécanisme à râble comporte des orifices à travers lesquels de l'air et de préférence de l'air chaud, est soufflé à la surface de l'argile.