<Desc/Clms Page number 1>
EMI1.1
" Presse à platines*'"
La présente Invention vise une presse à platines, soit par exemple une telle presse utilisée au découpage ou façonnage d'une matière en feuille, telle que du papier ou du carton.
Les outils fixés aux platines de telles presses sont habituellement des plaques ou des châssis, lesquels peuvent atteindre de très grandes dimensions et de très gros poids. Etant généralement maintenus
<Desc/Clms Page number 2>
contre les platines au voisinage de leurs bords, ou par ces derniers seulement, il en résulte que leur assise contre une platine supérieure, en position horizontale ou voisine de l'horizontale, sera loin d'être parfaite? dimensions, poide et construction de ces outils tendant à produire un fléchissement.
Ce dernier pourrait éventuellement être évité dans une large mesure ou même complètement, en pré- voyant des outils massifs ou fixés à la platine plus ou moins à demeure* On a en effet déjà réalisé une telle fixation au moyen de boulons traversant la platiné. Mais c'est là un moyen généralement peu acces- sible, obligeant à procéder à un véritable démontage, chaque fois que l'on veut extraire l'outil, soit pour accéder aux filets et formes qu'il porte ou à leur mise en train (petits morceaux de papier ou de carton;, disposés entre outil et platine en vue d'assurer une parfaite répartition de la pression de travail).
Dans les machines modernes, les outils, quoique grands et lourds en conséquence, ont tendance à présen- ter une faible épaisseur totale, ou même à âtre consti- tués de châssis en forme de cadre, avec une tôle de fond portant les formes ou filets, la mise en train disposée au dos de cette tôle et enfin une tôle plus mince la recouvrant, c'est-à-dire venant se placer entre la mise en train et la platine.
Des outils ainsi constitués sont plus mania** bles et en les fixant par deux de leurs 'bords, par exemple au moyen d'un dispositif tel que celai décrit dans le brevet français n' 883.777, il sera facile de
<Desc/Clms Page number 3>
les extraire de la presse et de les y remettre sans que cela prenne trop de temps ou oblige à démonter quoi que ce soit.
Mieux l'outil répondra aux conditions que l'on vient dénoncer, plus il aura par contre tendance à fléchir en son centre.
Il a déjà été proposé de remédier à ce fléchis-. sèment en munissant la platine d'une on plusieurs rainures en T, coopérant avec des organes correspon- dants de l'outil, par exemple avec des nervures on des tétons de profil semblable*
La nécessité de pouvoir facilement extraire ou introduire l'outil dans la presse conduit naturelle- ment à devoir réserver entre rainures et tétons ou nervures un jeu, qui devra être d'autant plus grand que, dans le cas d'une tôle de protection disposée entre mise en train et platine, cette tôle ne saurait être rigoureusementplane.
Pour illustrer ce que l'on vient de dire, la tige 1 du dessin annexé montre à titre d'exemple et très schématiquement la position occupée par l'outil envisagé dans une presse supposée avoir une platine mobile inférieure 1, s'élevant et s'abaissant successi- vement sous une platine fixe supérieure 2 d'un bâti 3, les feuilles à travailler étant transportées et amenées entre les platines par des chaînes sans fin 4 uondui- sant entre elles des barres à pinces.
L'outil inférieur n'a pas été représenté.
L'outil supérieur, qui se trouve par contre en 5, appliqué contre la platine supérieure 2 et maintenu
<Desc/Clms Page number 4>
contre cette dernière par son bord de gauche et son bord de droite par rapport la position dessinée ou encore par son bord antérieur et son bord postérieur, ou enfin au voisinage de tels bords, aura tendance à fléchir et d'une manière générale à mal s'appliquer contre la platine dans sa région centrale. Ge défaut se révèle, comme indiqua ci-dessus, même en faisant usage de rainures et de nervures ou tétons aptes à s'accrocher les uns aux autres.
Ainsi donc et chaque fois que les platines mettent l'outil sous pression,, il y a application et flexion de celui-ci dans un sens, puis flexion en sens inverse lorsque la pression se relâche.
A de grandes vitesses de fontionnement, ces fléchissements, aussi minimes soient-ils, communiquent à 3.'outil une vibration qui lui est nuisible et qui est également nuisible au bon maintien et à l'ajuste- ment des formes ou filets de découpage qu'il porte.
Le but de la présente invention est de remé- dier à cet inconvénient en prévoyant, dans le bâti de la presse, au moins un élément susceptible d'être mis sous tension de manière à exercer une traction sur une mâchoire saisissant l'outil considéré par un organe émergeant de sa surface et coopérant normalement avec une rainure de la platine, dans le but d'appliquer l'outil contre cette dernière.
L'élément en question, que l'on va décrire plus en détail ci-après à titre de simple exemple, sera de préférence situe dans l'axe A-B d'une presse telle que celle représentée à titre d'exemple en fig.1.
<Desc/Clms Page number 5>
La tige 2 montre une forme de réalisation préférée de cet élément dans la position, correspon- dant à A-B de la presse de la tige 1.
La fige 3 en montre un mode de commande.
Les fige 4 et 5 sont des diagrammes en expli- quant le fonctionnement.,
Dans l'exemple de la fige 3; où les lettres A et B sont reproduite,s, on aperçoit une portion de la platine supérieure 2, une portion du bâti 3 de la presse, enfin la partie centrale de l'outil 5 avec une nervure en T désignée par la référence 6.
Il est donc entendu que cette nervure, qui présentera une faible longueur ou pourrait aussi bien être remplacée par un téton) coulisse dans une rainure correspondante de la platine 2, et cela perpendicu- lairement au plan du dessin.
A noter que l'outil 5 a été simplifié dans sa représentation) qui fait abstraction des formes ou filets, de la mise en train ou d'une tôle de protec- tion éventuelle de cette dernière,
Dans la rainure de la platine pénètre un piston 7, coulissant dans une douille 8 et entaillé en 9, c'est-à-dire à son extrémité intérieure, de manière à présenter un profil semblable à celui de ladite rainure. Il forme ainsi une sorte de mâchore pouvant se mettre en coïncidence avec la rainure et recevoir ainsi la nervure ou le téton 6 de l'outil , dans le but de s'en saisir.
Le piston 7 est relié à la partie supérieure de bâti 3 par une genouillère dont les deux leviers
<Desc/Clms Page number 6>
sont constitués par deux barres 10 et 11, la première étant articulée au piston 7 en 12 et la seconde à une tige 13, tandis que leurs sucras extrémités sont articulées entre elles en 14,
La tige 13 peut s'élever et s'abaisser dans une douille profilée 15, retenue par le bâti 3. Ce mouvement s'opère contre l'action d'un ressort de compression 16, de tension réglable au moyen de la vis 17, vissée dans la tige 13.
Un mouvement vertical de l'ensemble est rendu possible du fait que le pivot 18, reliant la barre 11 à la tige 13, a du jeu dans la douille 15, dont il traverse un trou long 19.
Les dimensions de ces organes sont telles que; lorsque le pivot 18 bute contre la partie supérieure du trou long 19, l'ouverture de la mâchoire 9 du piston 7 coïncide avec la rainure de la platine 2, étant sous-entendu que les barres 10, 11 sont à ce moment en alignement..
En 14, où lesdites barres sont pivotées entre elles, une tige horizontale 20 est fixée au pivot.
En fig. 2, de même que par rapport à la tige 1, elle s'étend perpendiculairement au plan du dessin. La fig. 3 la montre par contre vue de côte; ce qui cor- respond à une projection de la gauche de la fig. 2.
Dans cette fig. 3 on retrouva les barres 10 et 11 partiellement représentées, ainsi que leur point de pivotement 14, et l'on voit que la tige 20 se prolonge jusqu'à, une paroi 3' du bâti 3 de la presse, qui se trouverait en avant du dessin à la fig. 1.
<Desc/Clms Page number 7>
En dehors de cette paroi se trouve un volant 21 qui.) par l'intermédiaire d'une vis 22, permet d'exercer une traction en direction de la flèche 23 sur la genouillère.
Il est évident que ce volant n'est qu'un moyen de traction donné à titre de simple exemple et que l'on pourrait entre autre le remplacer par un excentrique ou tout dispositif généralement quelconque susceptible de remplirla même fonction.
Le diagramme de la fige 4 montre les barres 10, 11 en alignement entre le ressort 16 (ici de trac... tion pour la simplification du dessin) et la mâchoire 9, ce qui correspond la position de repos de la fige 2.
En exerçant une traction dans le sens de la flèche 23 (au moyen du volant 21 par exemple), 11 est clair (voir position (le la fige 5) que l'on obligera, soit la mâchoire 9 à .3'élever, soit le ressort 16 à se déformer (compression en fig. 2 ou traction en fig. 5), en sorte que l'outil !) sera saisi et appliqué contre la. platine*
Il ne s'agit en fait de rien d'autre que d'un raccourcissement de l'ensemble de la genouillère, qui n'est possible qu'an appliquant tout d'abord l'outil contre la platine et ensuite en faisant travailler l'organe élastique auquel elle est reliée; qu'i? soit comprimé ou se distende (fige 4 et 5).
La position-d'un tel organe élastique peut naturellement varier, on pourrait par exemple l'incor- porer à l'un dos leviers de la genouillère ou même encore à la tige 20.
<Desc/Clms Page number 8>
Il est aident que cette tige;, qui peut traverser toute la largeur du bâti de la presse, pourrait être reliée aux pivots de plusieurs genouil- lères agissant en quelque sorte en parallèle sur plusieurs nervures en T ou tétons de 1'outil, qui serait ainsi saisi et appliqué contre la platiné en deux ou trois endroits à la fois par exemple.
Dans ce cas, il est évident que les organes élastiques tels que 16 doivent être disposés à raison d'un par genouillère, pour compenser les différences de jeu qui se présenteront inévitablement d'une ner- vure ou d'un téton à l'autre.
Le but poursuivi par l'invention pourrait aussi être réalisé par d'autres moyens que par des genouillères. Il serait par exemple possible de relier le piston 7 à une simple tige s'étendant en direction A-B et qui, au voisinage de l'extrémité A, serait reliée à un dispositif capable d'exercer une traction (vis et volant, excentrique, etc.), toute autre solu- tion pouvant encore être appliquée sans sortir du cadre de l'invention.