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BREVET D'INVENTION Fusée-gâteau perfectionnant le traitement en teinture et le @ défilage en bonneterie et au tissage des fils synthétiques, ------------------------------------------------------------ et machine pour la confection desdites fusées-gâteaux.
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L'invention est relative à un nouveau paquet de fil, dit fusée-gâteau, perfectionnant le traitement en teinture et le défilage en bonneterie et au tissage des fils synthé- tiques, et notamment des fils-mousse, ainsi qu'une machine et certaines dispositions pour la confection et l'utilisa- tion desdites fusées-gâteaux.
On connaît déjà des fusées de fil ayant l'aspect d'un @ cops géant, mais dont l'épaisseur de l'enroulement de fil est trop grande pour que lorsqu'il s'agit de fil en matière synthétique, la matière puisse se rétracter librement lors de la teinture ou autre traitement humide. Il en résulte des irrégularités qui provoquent des barres au tricotage ou tissage, et par suite des produits de seconde qualité.
De plus, si le fil ne peut se rétracter librement, il perd de son élasticité, ce qui, par suite, enlève de l'élasti- cité au tricot ou tissu fabriqué avec un tel fil.
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L'invention a pour but de pallier ces inconvénients par l'utilisation d tun nouveau paquet de fil, dit fusée-gâ- teau, qui ne possède aucun support intérieur et p-ésente un grand diamètre extérieur, une faible épaisseur de fil et, par suite, un évidement intérieur très important par rapport à son diamètre extérieur, de façon à permettre une rétraction suffisante du fil, que la teinture s'en effec- tue soit par empaquetage, soit sur clarinettes de teinture; sur ces clarinettes, elles peuvent être pressées fortement, sans que chacune desdites clarinettes, formant un noyau central, ne puisse entraver la rétraction..
Telles qu'elles sont confectionnées, les fusées-gâteaux présentent un évidement central cylindrique de diamètre d'environ 75% à 90% du diamètre extérieur de la fusée-gâ- teau, de sorte que l'épaisseur annulaire varie entre 5% et 12,5% du diamètre extérieur de la fusée-gâteau. L'an- gle de conicité de la fusée-gâteau varie entre 10 et 40 , et le croisement du fil, c'est-à-dire le nombre de tours de rotation de la broche sur laquelle se confectionne la fusée-gâteau pour un va-et-vient du guide-fil, doit toujours être rapide, selon les matières ce croisement doit être de 1,5 à 3 ou plus.
Contrairement à la bobine-gâteau, déjà connue, dans laquelle les spires de fil sont enroulées diamétralement, les spires de fil de la fusée-gâteau sont enroulées axiale- ment ; et contrairement à la bobine-gâteau qui se dévide à la déroulée, c'est-à-dire en appelant le fil perpendiculai- rement à l'axe de la bobine-gâteau, la fusée-gâteau se dé- file de l'extérieur à la défilée, c'est-à-dire en appelant le fil parallèlement à l'axe de la fusée-gâteau.
La fusée- -gâteau est également totalement différente, tant dans sa conception que par sa réalisation, d'un gros cocon présen-
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tant un gros évidement intérieur, et ce plus particuliè- rement du fait que pour éviter que les spires de fil de la fusée-gâteau ne soient mélangées ou feutrées et accro- chées ensemble lors des opérations de teinture, en parti- culier par empaquetage, la fusée-gâteau doit être formée sur une chaussette plus ou moins élastique, à larges mail- les aérées, de sorte à envelopper et protéger intégralement la fusée-gâteau à la fois sur toute la surface de son évi- dement intérieur et sur toute sa surface extérieure.
Cette chaussette est également nécessaire pour permettre de con- trôler l'allongement du paquet de fil, et en particulier lorsqu'il s'agit d'un fil gonflant élastique et rétractile, tel que par exemple le nylon-mousse, afin de conserver à la fusée-gâteau une densité uniforme et une forme convena- ble malgré les différentes manipulations qu'elle doit subir depuis sa sortie du bobinoir de confection, son passage dans les machines à rétracter et de teinture, jusqu'à son utilisation définitive sur un bobincir de préparation pour le tissage et la bonneterie. Enfin, les premières spires de fil au début de la confection de la fusée-gâteau peuvent être enroulées soit directement sur la chaussette, soit sur un cône en papier ou toute autre matière souple posé sur une partie convenable de la chaussette.
L'utilisation des fusées-gâteaux en fils synthétiques apporte, par rapport aux divers bobinages connus, de non- breux avantages, parmi lesquels on doit noter : un meilleur unisson en teinture, un chargement plus rapide, une quasi- -suppression du feutrage éventuel, et la possibilité de teinture sur clarinettes. De plus, la fusée-gâteau permet d'enrouler un poids beaucoup plus grand de matière, tout en permettant une rétraction convenable de la matière, ce qui entraîne une plus grande productivité non seulement sur les
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machines de confection, main également sur les bobinoirs de préparation pour la bonneterie et le tissage.
Un autre avantage très important de l'emploi de fu- sées-gâteaux résulte du fait que les fusées-gâteaux après teinture, soit par empaquetage, soit sur clarinettes, peu- vent être, contrairement aux bobines-gâteaux déjà connues, défilées et rebobinées à très grande vitesse sur les bobi- noirs de préparation pour la bonneterie et le tissage, et cette grande vitesse de défilage permet de réduire sensi- blement le nombre de broches des bobinoirs de préparation.
L'invention pourra, de toute façon, être bien compri- se, à l'aide de la description qui suit ainsi que des des- sins ci-annexés, lesquels description et dessins sont, bien entendu, donnés seulement à titre d'indication.
La figure 1 est une vue schématique, partiellement en coupe longitudinale, d'une fusée-gâteau selon l'invention.
La figure 2 est une vue de profil partiellement en coupe d'une fusée-gâteau, par exemple en fil de nylon-mous- se, avant sa rétraction.
La figure 3 est une vue de profil partiellement en cou- pe de la fusée-gâteau illustrée par la fig. 2, mais après sa rétraction; et
La figure 4 illustre une machine pour la confection desdites fusées-gâteaux.
Selon l'invention, les premières spires d'une fusée-gâ- teau 1 sont enroulées (fig. 1) sur un cône 3 en papier ou autre matière essentiellement non rigide, pour permettre la rétraction de l'enroulement des fils synthétiques dans l'évidement axial 2 lors de la teinture. Sous ce cône sou- ple, est disposée une chaussette 4, par exemple en ooton très mince et à larges mailles aérées, qui s'allonge sur la broche au fur et à mesure de la formation de la fusée-gâteau,
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isolant la surface intérieure de la fusée-gâteau de la surface de sa broche de formation, et évitant que les spires de fil intérieures risquent de se mélanger ou de ae feutrer en teinture.
A la fin de la formation de la fusée-gâteau, l'extrémité de la chaussette 4 est rabattue sur toute la partie extérieure de la fusée-gâteau.
La fusée-gâteau est alors retirée de la broche sur la- quelle s'est effectuée sa formation, et elle peut alors être tenite soit/par empilage sur des clarinettes de machi- nes de teinture, soit tout simplement par empaquetage ou entassage les unes sur les autres dans les cuves de tein- ture.
Après teinture, les fusées-gâteaux peuvent être mani- pulées, transportées ou expédiées sans nécessiter de soins particuliers. A la préparation à la'bonneterie ou au tis- sage, les fusées-gâteaux peuvent ensuite, après que la chaussette de protection soit retirée, être défilées à gran- de vitesse, grâce à leur croisement rapide, supprimant ain- si les manipulations compliquées et onéreuses de dévidage des bobines conventionnelles. De plus, le défilage des fusées-gâteaux ne nécessite aucune extension préalable sur un appareil qui risque d'étirer irrégulièrement certaines spires et d'occasionner des fils brillants dans le tissu ou le tricot.
Enfin, pour faciliter le défilage des dernières spires de la fusée-gâteau, on peut introduire au moment de procéder au défilage, à l'intérieur du cône souple de base de ladite fusée-gâteau, un manchon-extenseur faisant ressort sur la paroi interne de la paroi conique de base de la fusée-gâteau, de telle sorte que ce manchon-extenseur se trouve tendu lorsque l'on arrive au défilage des dernières spires de fil, et que l'on obtienne ainsi un défilage de la totalité de
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la fusée-gâteau sans la moindre perte de matière. Ainsi, l'utilisation de fusées-gâteaux en fils synthétiques, tout en assurant un parfait unisson en teinture, préserve les qualités dynamométriques des fils et leur gonflant, en per- mettant une rétraction uniforme de la matière.
Dans le but d'obtenir une plus grande vitesse d'enrou- lement du fil malgré le croisement rapide qu'il est néces- saire de donner à la formation des fusées-gâteaux et pour en faciliter le défilage après teinture, il semble préféra- ble de réaliser lesdites fusées-gâteaux sur la machine dé- crite ci-après et dont l'utilisation permet d'obtenir tous les avantages précités.
En se référant à la figure 4, dans un carter fixe 31 est creusée intérieurement une rampe hélicoïdale 32. A l'intérieur du carter 31, un tambour 33 tourne sur lui-même autour d'un axe 100 disposé axialement par rapport au car- ter 31 ; tambour 33 présente d'une part une saignée lon- gitudinale 8 qui le traverse transversalement de part en part, et, d'autre part, est percé en son centre un trou 101 dont le diamètre est supérieur à la largeur de la saignée 8.
Une tige 102, entraînée en rotation, présente deux ai- lettes fixes 6 disposées symétriquement et qui lui sont perpendiculaires; l'une de ces ailettes 6 est munie à son extrémité d'un galet de roulement 7 engagé dan s la rampe hélicoïdale 32. La tige 102 est munie, à son extrémité su- périeure, d'un flasque 9 dans lequel est montée une butée à billes 10.
Au-dessus du flasque 9 est fixé un autre flasque 12, à l'intérieur duquel est montée une autre butée à billes 13.
Entre les butées à billes 10 et 13, un disque 14 est disposé solidairement à une tige 11 autour de laquelle peut
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tourner librement le flasque 12, ladite tige 11 étant gui- dée à sa partie supérieure par l'extrémité d'un second carter fixe 17 présentant une saignée longitudinale 30.
Sur ladite tige 11 est fixée une pièce 16 traversant la saignée 30, et à l'extrémité de laquelle est fixée une ro- tule 18; dans cette rotule 18 passe une tige 19 pouvant pivoter autour d'un axe fixe 20, et cette tige 19 se ter- mine au-delà du pivot fixe 20 en une petite boucle 21 ser- vant de guide-fil.
Le tambour 33 et la broche 104, sur laquelle se forme la fusée-gâteau, sont entraînés en rotation dans le même sens et en synchronisme par tout moyen convenable.
Le fonctionnement de cette machine s'effectue comme suit :
En tournant sur lui-même, le tambour 33, par sa sai- gnée 8, entraîne les deux ailettes 6 fixées sur la tige 102, ainsi que le galet 7 dont est munie l'une de ces deux ailettes. Le galet 7, en montant et descendant dans la rampe hélicoïdale 32, donne à la tige 102 un mouvement al- ternatif hélicoïdal. Ce mouvement est transmis à la tige 11, mais celle-ci ainsi que la pièce 16, qui y est fixée et traverse la saignée 30 @ carter fixe 17, ne sont pas en- traînées dans le mouvement de rotation puisque le disque 14, solidaire de la tige 11, n'est pas entraîné lui-même en ro- tation du fait de la présence des deux butées à billes 10 et 13.
Cette tige 11 transmet donc seulement un mouvement alternatif de va-et-vient que, par la pièce 16, elle commu- nique à la rotule 18, qui, elle-même, le communique à la tige 19 qui, en pivotant autour de son axe fixe 20, donne au guide-fil 21 un mouvement alternatif de va-et-vient de la grande base à la petite base de l'extrémité conique de formation de la fusée-gâteau sur laquelle appuie un c8ne
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de tassement (représenté partiellement sur le dessin), et permettant ainsi d'obtenir un enroulement hélicoïdal du fil à grande vitesse.
Il est à noter que l'on peut éventuellement, en va- riante de réalisation, rendre la tige 11 solidaire de la tige 102 et, dans ce cas, monter la pièce 16 sur roulements à billes ; ou ces roulements à billes étant fixés à for- ce sur la tige 11 par l'intérieur et sur la pièce 16 par l'extérieur, ce qui rendrait l'ensemble du mécanisme plus léger.
Par ailleurs, pour éviter que la chaussette 4 (fig. 1), placée sous la fusée-gâteau au début de sa formation, ne risque d'être détériorée sous l'action de la force centri- fuge, on fixe sous le bas de la broche 104 une cuvette co- nique 103 dans laquelle est placée ladite chaussette et dont elle se dégage au fur et à mesure que la fusée-gâteau se forme et s'élève sur la broche 104.
D'autre part, le cône 3 (fig. 1), en papier ou autre matière souple, sur lequel sont enroulées les premières spi- res de fil n'est pas absolument indispensable, et l'on peut enrouler les premières spires de fil directement sur la chaussette en coton et, dans ce cas, ladite chaussette est disposée sur une pièce conique 105 (fig. 4) entraînée par la broche 104, par l'intermédiaire d'une rainure longi- tudinale 106 dans laquelle vient se loger un téton 107 so- lidaire de la pièce conique 105.
A la partie supérieure de la pièce conique 105 est creusé un évidement circulaire tronconique 108 dont les lèvres intérieures 109 ont une con- figuration en dents de scie ou analogue ; ce fait, l'ex- trémité supérieure de la chaussette pourra être logée dans cet évidement 108 tout en étant retenue par les lèvres en forme de denta de scie sur lesquelles elle sera bloquée sous
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l'effet de la force centrifuge .
Il va de soi que l'invention ne se limite aucunement à ceux des modes de réalisation ayant été plus spécialement indiqués ci-dessus ; en embrasse, au contraire, toutes les variantes dans le domaine des équivalences techniques.
REVENDICATIONS
1. Appareil de bobinage pour produire des bobines à section annulaire, caractérisé en ce qu'il est prévu, à proximité d'une broche (104), montée à rotation autour d'un axe, un guide-fil (21) à course pendulaire linéaire, paral- lèle à l'axe de la broche et en ce qu'il est prévu, paral- lèlement à l'axe de la broche, une tige (102) montée, à l'aide de moyens connus, à rotation synchrone et de même sens que celle de la broche, une rampe hélicoïdale fixe (32) étant prévue autour de cette tige, rampe dans laquelle s'engage un organe de guidage (7) solidaire de la tige, la tige étant pourvue d'un système à rotation libre.