Procédé et dispositif pour le polissage de la surface interne d'une
grande cuve.
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La présente invention se rapporte d'une façon générale à des perfectionnements apportés au polissage par voie chimique ou électrique de la totalité ou d'une partie donnée de la surface interne d'une grande cuve à peu près symétrique par rapport à son axe longitudinal, par exemple cylindrique, du type qui comporte au moins un fond fermé et dont le ou les fonds ont été soudés au corps cylindrique avant d'être polis. Ces cuves sont quelquefois ouvertes à une extrémité qui reçoit un fond ou couvercle amovible.
Dans de nombreuses industries telles que celles qui traitent des matières destinées à l'utilisation ou à la,consommation humaine, telle que les industries pharmaceutiques et alimentaires et l'indus-
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ils se trouventdans un état stérile et qu'ils présentent une surface passive. Pour faciliter le nettoyage et la stérilisation totale, il est souhaitable de disposer de cuves présentant une surface interne polie. Dans cette situation, ainsi que dans d'autres, il est également souhaitable que les cuves présentent une surface interne polie, car cet état de surface réduit la tendance des matières à adhérer, améliore la résistance à la corrosion, facilite le nettoyage et possède encore d'autres avantages. Bien que l'on utilise fréquemment des procédés mécaniques, il est quelquefois plus souhaitable de polir la surface interne d'une telle cuve par un polissage par voie chimique ou électrique.
La technique du polissage par voie chimique et électrique des objets métalliques est déjà bien développée. Par exemple, dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 861 937, sont décrits déjà un procédé et un dispositif pour le polissage électrique de la surface interne de cuves de grandes dimensions. Dans d'autres brevets antérieurs des Etats-Unis d'Amérique 2 705 191 et 3 041 227, sont également décrites des compositions et procédés perfectionnés pour le polissage chimique de la surface d'objets en aluminium.
Dans un autre brevet antérieur des Etats-Unis d'Amérique
3 682 799, se trouvent décrits des procédés de fabrication de cuves cylindriques à fonds bombés et d'électro-polissage de la surface interne de ces cuves. Dans le brevet 2 861 937 précité, est décrit un procédé de polissage de la surface interne d'une cuve cylindrique à fonds à peu près totalement fermés suivant lequel on introduit dans la cuve un volume de bain de polissage représentant au moins la moi- <EMI ID=3.1>
tié de la capacité de cette cuve. Dans le brevet 3 682 799 précité, est décrit un procédé qui permet de polir une cuve en utilisant une quantité beaucoup moins grande de bain de polissage, mais dans lequel les fonds doivent être polis séparément avant d'être soudés au corps cylindrique de la cuve. Bien que ces deux procédés antérieurs soient applicables et apportent des avantages que l'on ne connaissait pas antérieurement, il peut se présenter des circonstances ùans lesquelles il est préférable de polir le fond ou les fonds après les avoir fixés au corps cylindrique de la cuve. En effet si, dans un tel cas, on veut polir toute la surface interne de la cuve, y compris ses fonds, ces procédés nécessitent l'utilisation d'un volume de bain
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cas décrit dans le brevet 2 861 937 précité. Lorsque cette cuve est très grande, par exemple d'une capacité de plusieurs milliers ou dizaines de milliers de litres, le grand volume de liquide exigé par
le traitement constitue un inconvénient et pose quelquefois des problèmes de prix de revient, de poids, de disponibilité, de contrainte excessive sur la cuve ou ses supports, de manutention et de stockage, et de grande consommation d'énergie électrique.
L'invention a donc pour buts d'apporter :
- un procédé perfectionné pour polir par voie chimique ou électrique à peu près la totalité de la surface interne de grandes cuves cylindriques déjà entièrement soudées, à fonds fermés, en utilisant des volumes de bain de polissage nettement inférieurs à ceux qui étaient nécessaires suivant la technique antérieure;
- un procédé perfectionné de polissage par voie chimique ou électrique de la surface interne d'une grande cuve cylindrique déjà entièrement soudée, à fonds à peu près totalement fermés, et à l'aide duquel on puisse polir un fond et une partie importante de la longueur du corps cylindrique en une seule opération et la totalité de la surface interne en deux opérations;
- un procédé perfectionné de polissage par voie chimique ou électrique de la surface interne des grandes cuves cylindriques déjà entièrement soudées et à fonds à peu près totalement fermés, qui permette de réduire considérablement le volume de liquide qui est nécessaire pour le polissage chimique ou électrique, ce résultat étant obtenu en effectuant le polissage alors que la cuve est inclinée et mise en rotation autour de son axe longitudinal;
- un procédé perfectionné de polissage par voie chimique ou électrique de la surface interne d'une cuve cylindrique qui permette de polir en une seule opération un fond et une grande partie, ou même la totalité de la longueur du corps cylindrique de cette cuve;
- un procédé perfectionné de fabrication d'une grande cuve cylindrique comportant des fonds bombés à peu près totalement fermés, dont l'un ou chacun présente une partie centrale déjà préalablement polie, et de polissage chimique ou électrique de la surface interne de cette cuve, procédé dans lequel les parties annulaires restantes des fonds et les parties latérales du corps de la cuve puissent être polies au moyen d'une petite quantité de liquide;
- un procédé perfectionné de fabrication d'une grande cuve cylindrique à fonds bombés et de polissage par voie chimique ou électrique de la surface interne d'une telle cuve suivant lequel on incline l'axe de la cuve et on fait tourner cette cuve autour de son axe incliné d'une manière propre à réduire considérablement les forces exercées sur les butées axiales et à pouvoir supporter plus facilement la cuve.
L'invention a encore pour but de réaliser un appareil simple et facile à réaliser, capable de supporter une grande cuve cylindrique à fonds fermés dans une position inclinée et de faire tourner la cuve autour de son axe longitudinal pendant le polissage par voie électrique ou chimique de l'ensemble de la surface interne, pour réduire grâce à cette inclinaison la quantité de liquide de polissage nécessaire.
D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre.
Aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple :
la Fig, 1 est une coupe verticale longitudinale d'une grande cuve cylindrique présentant des fonds à peu près totalement fermés et qui est représenté montée sur des supports de manière à pouvoir tourner autour de son axe longitudinal incliné et dans laquelle des éléments de polissage par voie électrique sont convenablement montés pour être utilisés conformément à l'invention;
la Fig. 2 est une coupe suivant la ligne 2-2 de la Fig. 1;
la Fig. 3 est une coupe suivant la ligne 3-3 de la Fig. 1;
la Fig. 4 est une coupe verticale représentant l'un des deux fonds bombés avant le soudage de ce fond au corps cylindrique prin- <EMI ID=5.1> cipal, la vue montrant également un bain d'électro-polissage en position pour polir la partie centrale de ce fonds;
la Fig. 5 est une coupe longitudinale verticale d'une grande cuve cylindrique dont le fond inférieur est déjà poli dans sa région centrale, la cuve étant inclinée et renfermant un bain d'électropolissage en position pour polir la moitié restante de la surface interne inférieure;
la Fig. 6 est une coupe verticale partielle représentant le fond bombé d'une cuve dont la trou d'homme est décentré, cette vue montrant également un support destiné à fixer les éléments d'électropolissage dans un trou d'homme décentré.
Sur les Fig. 1, 2 et 3, on a représenté une grande cuve cylindrique désignée dans son ensemble par la référence 5 et comportant des fonds opposés 7 et 8, à peu près totalement fermés, qui sont soudés aux extrémités opposées du corps cylindrique principal 6 de
la cuve. Les fonds 7 et 8 portent des tubulures, buselures, ou trous d'hommes centraux 10 et 11 respectivement. La cuve 5 constitue un exemple type des grandes cuves qui sont couramment utilisées dans l'industrie.
Suivant l'invention, on polit la surface interne de la cuve 5 en deux phases. Dans la première phase, la cuve 5 est supportée de
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ceaux espacés 12, 13 et 14. Chaque berceau 12, 13 ou 14, comporte deux galets séparés 15-15, 16-16 ou 17-17 qui sont montés sur des bâtis 18, 20 et 21 respectivement, les axes qui supportent les galets de chaque berceau étant parallèles. Les bâtis porteurs 18, 20 et 21 sont de dimensions différentes et sont disposées pour supporter la cuve 5 dans une position telle que son axe longitudinal 32 soit incliné dans la mesure nécessaire pour placer à peu près au même niveau le centre X de la surface interne du fond inférieur 8 et le point Y de la génératrice inférieure de la surface interne du corps cylindrique 6 qui est situé à mi-chemin entre les fonds 7 et 8.
Le bâti
18 est de hauteur supérieure à celle du bâti 20 et les galets 15-15 et 16-16 sont montés sur ces deux bâtis de telle manière que leurs axes soient approximativement parallèles à l'axe du corps cylindrique 6. Le bâti 17 est disposé de manière à former une butée axiale pour retenir le fond inférieur 8 et les galets 17-17 sont disposés de manière à être tangents à ce fond 8.
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Un pignon 22 monté sur l'extrémité de l'arbre qui porte l'un des galets 16 est en prise avec un autre pignon 23, porté par l'arbre de sortie d'un moteur électrique 22. Il va de soi que, lorsque le moteur 24 est alimenté et entraîné le pignon 23, le galet 16 est également entraîné et que ceci est suffisant pour faire tourner lentement la cuve 5 autour de son axe longitudinal 32.
Lorsque la cuve 5 a été montée sur les galets inclinés 15, 16 et 17, on place un ensemble cathodique à l'intérieur de cette cuve. Cet ensemble comprend une longue tige métallique 25 qui peut être massive ou creuse, de préférence creuse et un ou.plusieurs croisillons supports d'arbre 26 qui comprennent un palier central 27 en matière isolante ou diélectrique telle que le bois ou une matière plastique et supporté par des rayons 44. Une cathode en toile métallique, désignée dans son ensemble par la référence 28 est suspendue à la tige 25. La cathode 28 est avantageusement faite d'une toile de cuivre de sorte qu'on peut la rouler, la plier ou la démonter pour pouvoir la faire passer à travers l'un des trous d'homme ou l'une des tubulures 10 et 11. La cathode 28 comprend une partie terminale
30 en forme de secteur et une partie axiale 31 de forme allongée.
Etant donné que la cuve 5 est symétrique autour de son axe longitudinal 32, on donne de préférence à la partie 31 de'la cathode la forme d'un segment de cylindre dont la largeur est inférieure à la dimension maximale des tubulures ou trous d'homme 10 et 11. La partie terminale 30 de la cathode est reliée à la partie axiale 31 et
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axe de la tige 25 ou à proximité de cet axe. Si nécessaire, pour faciliter l'introduction de la cathode dans la cuve et son extraction de cette cuve, on peut utiliser des cahrnières 41 pour relier les parties 30 et 31 de la cathode. La partie terminale 30 est profilée de manière à épouser la courbure de la surface interne des fonds 7 et 8 de la cuve. On peut éventuellement monter des galets isolants
33 sur la surface externe de la cathode 28 pour maintenir cette cathode uniformément espacée de la surface interne de la cuve 5.
Pour éviter que la tige 25 ne glisse dans le bloc 40 et pour fournir un appui à la cathode 28 et ainsi que peut l'alimenter en courant électrique, on ménage dans la tige 25 des gorges 34-34 (dont trois sont représentées). Il va de soi que les gorges peuvent être formées en fait par des bagues espacées fixées sur la tige 25. Lors- <EMI ID=9.1>
que la tige 25 est tubulaire ou creuse, les gorges 34 peuvent être avantageusement formées de la façon suivante: on divise la tige 25 en segments tubulaires et on engage télescopiquement de petits tronçons de tiges massives de diamètre approprié dans les extrémités opposées de ces segments de la tige. La partie latérale 31 est suspendue à la tige 25 par un ou plusieurs supports en V 36. Chacun des supports 36 est constitué par une bande ou tringle métallique rigide dont la partie centrale est cintrée de manière à pendre librement dans l'une des gorges 34. La partie terminale 30 de la cathode est brasée ou fixée d'une autre façon à une bague 35 conductrice de l' électricité et montée dans l'une des gorges 34.
On peut voir que tous les éléments de l'ensemble cathodique peuvent être facilement introduits dans la cuve 5 par l'un des trous d'homme ou l'une des tubulures 10 et 11 et convenablement assemblés
à l'intérieur de cette cuve. Lorsque l'ensemble cathodique a été monté dans la cuve 5, on introduit la solution ou le bain d'électropolissage dans la cuve 5 jusqu'à ce que la surface libre 37 de ce bain se trouve légèrement au-dessus du niveau du centre X de l'extrémité inférieure et du point Y de la génératrice inférieure du corps
6 qui est situé à mi-distance entre les extrémités 7 et 8. Les galets 15, 16 et 17 étant métalliques et les axes et supports de ces galets étant également métalliques, la cuve métallique 5 entraînée en rotation est convenablement mise à la masse de sorte que l'on peut faire passer un courant à travers la solution lorsque la cathode est convenablement connectée, par exemple au moyen d'un connecteur ou conducteur 37, à la borne appropriée d'une source de courant continu. En variante, au lieu d'assurer la mise à la masse par l'intermédiaire des galets et de leurs supports, on peut fixer une extrémité d'un câble flexible sur la cuve tandis que l'autre extrémité est reliée
à l'autre borne de la source de courant continu ou à la masse.
Des blocs de bois 38 et 40 sont boulonnés sur les brides extérieures des trous d'homme ou tubulures 11 et 10 respectivement. Ces blocs présentent des trous centraux dans lesquels la tige 25 tourillonne, le trou central de chaque bloc étant calculé suffisamment juste pour former un joint raisonnablement étanche aux fluides au droit du passage de la tige fixe 25. Le bloc de bois 38 monté sur
le fond inférieur 8 du réservoir est fortement serré pour établir
un joint étanche aux fluides tandis que le bloc 40 monté sur le fond <EMI ID=10.1>
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évent pour la cuve 5. En variante, on peut percer des trous d'évent séparés dans le bloc 40.
Lorsque l'ensemble cathodique et la solution de polissage sont en place comme décrit ci-dessus et que l'électricité circule de la face interne de la cuve à la cathode 28, on fait tourner la cuve 5, en mouvement intermittent ou continu, dans sa position inclinée et on exécute l'électro-polissage de la moitié ou partie inférieure de la surface interne de la cuve jusqu'à ce qu'on ait obtenu l'état de surface désiré. Ensuite, on extrait de la cuve l'ensemble cathodique et la solution de polissage puis on dispose cette cuve de telle manière que la partie traitée se trouve en position supérieure et que l'axe longitudinal soit incliné de la façon déjà décrite plus haut.
On monte l'ensemble cathodique dans l'extrémité inférieure de la cuve 5, non encore polie, de la façon déjà décrite plus haut, puis on introduit la solution de bain d'électro polissage de la même façon que précédemment pour traiter par voie électrique la partie inférieure de la surface interne de manière à lui donner l'état de surface voulu.
Il sera évident pour l'homme de l'art que l'on peut également utiliser un ensemble cathodique du type comportant des extrémités triangulaires opposées toiles que celles décrites dans le brevet 2 861 937 précité et qui est suspendu à la tige 25. Si l'on utilise un tel ensemble cathodique qui s'étend sur toute la longueur de la cuve, on peut se dispenser du croisillon support 26, pourvu que la cuve ne soit pas de trop grande longueur. Lorsqu'on utilise un tel dispositif, il n'est pas nécessaire d'extraire l'ensemble cathodique ni le bain de la cuve avant de placer la première extrémité déjà polie en position haute.
On décrira maintenant avec référence aux Fig. 4 et 5, un procédé pour fabriquer une grande cuve cylindrique désignée dans son ensemble par la référence 45 et comportant des fonds bombés 46 et
47, et pour polir par voie chimique ou électrique à peu près la totalité de la surface interne de cette cuve à l'aide de très petites quantités de liquide de polissage 48 et 50. Comme on l'a représenté sur la Fig. 4, avant de souder le fond bombé inférieur 46 au corps cylindrique de la cuve, on fixe à ce fond une bride pleine 51 de manière à former un joint étanche aux liquides à l'orifice de la <EMI ID=12.1>
tubulure 52. Ensuite, on dispose le fond 46 de manière que la bride
51 soit en position basse et horizontale. On verse une petite quantité de bain de polissage 48, jusqu'à ce que la surface libre de ce bain atteigne un niveau intermédiaire représenté en Z. Ensuite, on polit la partie centrale du fond 46 de manière à lui donner l'état de surface désiré, en utilisant l'un des procédés de polissage des fonds bombés qui sont décrits dans le brevet 3 682 799 précité.
Comme on l'a représenté à la Fig. 5, lorsque la partie centrale du fond 46 a été polie, on soude ce fond bord à bord au corps cylindrique 54 sur toute la longueur de sa circonférence, d'une façon connue, la soudure étant représentée en 53 à la Fig. 5. Ensuite, on monte la cuve cylindrique 45 dans une position inclinée et de manière qu'on puisse la faire tourner autour de son axe longitudinal incliné 55. Pour cela, on la pose sur des berceaux espacés dont chacun comprend une paire de galets 56, 57 ou 58, et qui sont du type qui
a été décrit précédemment à propos de la Fig. 1. Les bâtis porteurs
60, 61 et 62 des berceaux sont de différentes dimensions et sont disposés de manière à supporter la cuve 45 dans une position telle que son axe longitudinal 55 ne soit incliné que dans la mesure nécessaire pour placer à peu près au même niveau le point inférieur Z du bord de la partie centrale du fond inférieur 46 qui a été précédemment poli, et le point W de la génératrice inférieure de la surface interne du corps cylindrique 54 qui est situé à mi-distance entre les fonds 46 et 47.
L'ensemble cathodique 64 est monté à l'intérieur de la cuve; cet ensemble est analogue à celui qui a été décrit précédemment à propos des Fig. 1 à 3. Lorsque cet ensemble 64 a été monté dans la cuve 45, or. introduit le bain de polissage 50 dans cette cuve 45 jusqu'à ce que la surface libre 63 de ce bain soit située légèrement au-dessus du point inférieur Z du bord de la partie centrale précédemment polie du fond intérieur 46 et au-dessus du point W de la génératrice inférieure de la surface interne du corps cylindrique
54 qui est situé à mi-distance entre les fonds 46 et 47. Ensuite, on connecte convenablement la cuve 45 à la masse et on prévoit une ventilation de la façon qui a été décrite plus haut. Ensuite, on exécute le polissage de la surface interne restante, non encore polie, de la moitié inférieure de la cuve 45 en faisant passer un courant électrique de la face interne de la cuve à la cathode en même temps <EMI ID=13.1>
qu'on fait tourner la cuve 45 autour de son axe longitudinal incliné 55.
Il sera évident pour l'homme de l'art que, lorsqu'on désire polir les deux fonds bombés 46 et 47 par ce procédé, on peut polir la partie centrale du fond 47 de la façon décrite plus haut et qui est représentée à la Fig. 4 avant de souder le fond au corps cylindrique
54. Dans ce cas, après avoir poli la première moitié de la surface interne de la cuve 45, on extrait l'ensemble cathodique et le liquide de polissage et on dispose la cuve 45 de manière à placer son fond entièrement poli en position haute et à incliner, son axe longitudinal de la façon qui a été décrite plus haut. On monte l'ensemble cathodique de la même façon qu'on l'a indiqué plus haut, dans la partie inférieure 45 non encore polie de la cuve et on introduit la solution de polissage comme indiqué plus haut. Ensuite, on polit la partie restante, non encore polie, de la surface interne de la moitié inférieure de la cuve 45 pour l'amener à l'état de surface désiré.
Il sera évident pour l'homme de l'art que la mise en oeuvre du procédé n'est pas liée à une position initiale précise des points Z et W. Au contraire, ces points peuvent être placés sur toute une large gamme d'endroits possibles, pourvu que Z soit un point du fond bombé et W un point de la paroi latérale. Lorsque les points Z et W ne sont pas localisés avec précision, on doit introduire une quantité suffisante de liquide, dans la première phase de polissage en position inclinée, pour faire monter la surface libre 63 du liquide de polissage au-dessus du point inférieur Z du bord de la partie centrale de l'extrémité inférieure 46 qui a été précédemment polie.
Ensuite, dans la deuxième phase de polissage en position inclinée, on doit introduire une quantité de liquide suffisante pour que la rotation de la cuve mouille la totalité de la partie restante non polie de la surface interne de la cuve 45.
La Fig. 6 montre un dispositif servant à supporter l'arbre 71 lorsque le trou d'homme 72 du fond bombé 70 n'est pas situé dans l' axe mais est au contraire décentré. On boulonne une bride pleine 73 sur le trou d'homme 72 pour établir un joint étanche aux liquides.
On monte ensuite une crapaudine 74 fixée à la face interne de la bride 73 au moyen d'un bras support 75. Cette crapaudine 74 est placée sur l'axe longitudinal de la cuve 77 et à proximité du fond bombé 70. Ensuite, on engage la tige support de cathode 71 dans la crapaudine <EMI ID=14.1>
74 et on procède de la même façon qu'on l'a décrit plus haut. Dans cette variante, il va de soi que, si l'on veut monter des galets isolants pour supporter la cathode (tels que les galets 33 de la Fig. 1), ces galets seront disposés de manière à rouler sur une partie du fond bombé 70 qui est située à une distance radiale de l'axe longitudinal supérieure à la distance radiale du point le plus éloigné du trou d'homme 72.
Il est également évident que l'on peut adopter d'autres moyens pour monter la cuve avec son axe longitudinal incliné. Par exemple:
on peut incliner la cuve de façon appropriée en utilisant un seul jeu de galets porteurs à une extrémité, tels que les galets 57-57 de la Fig. 5 et soulever et supporter l'autre extrémité de la cuve au moyen d'un rouleau à profil concave ou d'une élingue convenablement graissée ou lubrifiée et suspendue à un pont roulant.
Bien que l'exposé donné ci-dessus se rapporte à l'électro polissage, il sera évident pour l'homme de l'art que ce procédé est tout aussi bien applicable au polissage chimique. Dans ce cas, le bain de polissage est un bain dans lequel l'effet de polissage se produit par voie chimique de sorte qu'il n'est pas nécessaire d'utiliser une cathode. Cette observation s'applique par exemple à des cuves 5 et 45 en aluminium, auquel cas le bain de polissage possède une composition telle que l'une de celles décrites dans les brevets 2 705 791 et 3 041 227 précités.
Il sera évident pour l'homme de l'art que le procédé décrit est tout aussi bien applicable à n'importe quel autre type de traitement de la surface interne d'une cuve dans lequel on introduit un bain de liquide de traitement dans la cuve et où on fait tourner cette cuve autour de son axe longitudinal pendant le traitement. Il est également évident que le procédé décrit est tout aussi bien applicable à la plupart des cuves possédant une forme symétrique par rapport à leur axe longitudinal par exemple des cuves de forme conique, en entonnoir, etc..
Bien que le procédé suivant l'invention ait été décrit ci-dessus dans son application au polissage de la surface interne d'une cuve présentant des ouvertures centrées à chaque extrémité, il sera évident pour l'homme de l'art que le procédé est également applicable à des cuves dont une seule extrémité est fermée, auquel cas le dispositif cathodique ou autre utilisé pour le polissage peut être introduit dans la cuve par l'extrémité ouverte et monté sur des supports du type croisillon et convenablement disposés. De même, il est évident que le procédé est également applicable au cas o l'on désire polir un fond et seulement une partie du reste de la surface interne de la cuve, aussi bien si l'extrémité opposée au fond est ouverte que si elle est fermée.
Il est également évident que le procédé est également applicable au cas où les deux extrémités de la cuvé sont fermées mais où un seul des fonds qui ferment ces extrémités présente un orifice d'accès et où cet orifice d'accès n'est pas situé sur l'axe longitudinal; en effet, dans ce cas, on peut utiliser un dispositif du type décrit dans le brevet 2 861 937.
Par ailleurs, il est évident que, bien qu'on ait décrit cidessus un procédé dans lequel on polit l'ensemble de la surface interne de la cuve à raison d'une moitié par opération, dans les cas où il n'est pas aussi critique ou aussi important de limiter le plus possible le volume de liquide de polissage utilisé, on peut polir un fond et une fraction Ce la longueur du corps qui est supérieure ou inférieure à la moitié de la longueur de ce corps dans la première phase de polissage, puis polir l'autre fond et la partie non polie du corps dans la deuxième phase de polissage.
Il est également évident pour l'homme de l'art qu'il n'est pas nécessaire que le polissage ni la rotation se produise sans interruption et il est donc évident que le procédé peut également être mis en oeuvre d'une façon discontinue. Par exemple, la rotation peut s'effectuer pas à pas ou par intermittence sans que le procédé donne des résultats moins bons.
Revendications
1 - Procédé de polissage de la surface interne d'une cuve de forme allongée, à peu près symétrique par rapport à son a � longitudinal et qui contient un bain de liquide de polissage par voie électrique ou chimique pendant qu'on fait tourner la cuve autour de son axe longitudinal, ce procédé étant caractérisé en ce qu'on monte la cuve sur des supports de telle manière que ledit axe longitudinal soit nettement incliné sur l'horizontale pendant la rotation et on polit simultanément des fractions importantes de la surface interne du fond inférieur et de la paroi latérale de cette cuve tout en limitant le niveau de la surface libre du bain de manière que le bain ne couvre pas plus d'environ la moitié inférieure de la surface interne dudit fond inférieur.