Machine à calibrer et tremper des corps annulaires et en particulier des cuvettes pour roulements à rouleaux. La présente invention a pour objet une machine à calibrer.et tremper des corps annu laires et en particulier des cuvettes pour roulements à rouleaux.
La machine suivant l'invention comporte au moins une pièce de base fixe au-dessus de laquelle est disposé au moins un mandrin verticalement mobile, susceptible d'être forcé lors de sa descente sur le corps annulaire et de calibrer ainsi au moins l'une de ses sur faces qui doit être trempée, cette pièce de base et le mandrin possédant des conduits susceptible d'être mis en communication avec une source de liquide de trempe par l'ouver ture d'une soupape qui, normalement fermée, est ouverte par le mandrin à la fin du mou vement de descente de celui-ci, et pendant qu'il est forcé sur le corps à traiter pour permettre au liquide de trempe d'être dirigé contre au moins l'une des surfaces extérieure et intérieure du corps annulaire, à travers les conduits, en question, de la pièce de base et du mandrin, respectivement, tandis que,
lorsque le mandrin est dégagé du corps an nulaire, l'écoulement de liquide à la pièce de base et au mandrin se trouve arrêté. Une forme d'exécution de l'objet de l'inven tion est représentée à titre d'exemple au des sin annexé dans lequel: La fig. 1 est une élévation en bout d'une machine à càlibrer et à tremper des cuvettes de roulements à rouleaux; La fig. 2 en est une vue de face; La fig. 3 est une coupe verticale, à plus grande échelle, à travers le dispositif de trempe et de dilatation, l'un des mandrins dilatateurs étant représenté dans sa position la plus basse et en prise avec une cuvette, tandis que l'autre de ces mandrins est dans sa position la plus hante, une cuvette formée en étant arrachée;
Fig. 4 est une coupe verticale suivant 4-4, fig. 1, représentant le mécanisme de commande de l'embrayage et le mécanisme de verrouillage de l'arbre à came; Fig. 5 est une vue en bout d'un fragment des parties représentées à la fig. 4; Fig. 6 est une coupe verticale, . à plus grande échelle, de l'extrémité, inférieure d'un des mandrins dilatateurs et Fig. 7 représente, vue en bout, l'extré mité inférieure de ce mandrin.
La cuvette d'un roulement à rouleaux coniques est une bague, ou corps creux, dont la surface interne constitue une surface de roulement et doit être finie, d'une façon aussi exacte que faire se peut, à la forme d'un cône parfait. La surface extérieure peut être conique ou cylindrique, mais est concentrique à la surface interne. Le procédé habituelle ment employé pour la fabrication de ces cuvettes demande un usinage soigné, après quoi on soumet les cuvettes au traitement thermique nécessaire pour en tremper la sur face de roulement interne. Jusqu'ici, la trempe des cuvettes a eu habituellement pour résul tat une déformation plus ou moins grande de la pièce qui exige un meulage de la sur face de roulement, suivi d'une opération de finissage telle qu'un polissage.
Le meulage noir seulement constitue une opération coû teuse, mais nuit en outre à la qualité du produit en ce sens qu'il enlève une partie plus ou moins grande de la croûte trempée de celui-ci. En outre, un grand nombre des pièces ainsi produites sont déformées au point qu'il n'est pas possible de les rectifier ulté rieurement ou sont tellement inexactes, quant à leur diamètre ou à leur conicité, qu'elles doivent être mises au rebut.
On a fait de nombreux efforts pour obvier à cette tendance à déformation; mais, en tarit que les inventeurs le sachent, les dispo sitifs proposés à cet effet n'ont donné aucun bon résultat.
La machine à calibrer et à tremper repré sentée sur les dessins comprend une table 1 supportée sur des pieds 2. Dans un bac 3, situé près de l'un des bouts de la table, sur le devant de celle-ci, sont montés une paire de porte-cuvette et de dispositifs de trempe, combinés 4. Chacun de ces dispositifs de trempe comprend une couronne supérieure 5, un plateau circulaire intermédiaire 6 et un plateau inférieur circulaire 7, formant fond, qui sont tous assujettis ensemble au moyen d'une série circulaire de boulons 8, voisins du bord extérieur du porte-cuvette. Suivant l'invention, la cuvette est fabri quée et manutentionnée de la façon habituelle jusqu'à la fin de là chauffe sauf qu'elle est établie avec un creux intérieur d'un diamètre légèrement inférieur à celui désiré pour la cuvette finie.
Aussitôt qu'on les a sorties du four, on place les cuvettes chaudes 9 sur un plateau de support circulaire 10, qui est situé dans une dépression circulaire centrale formée dans le dessus du plateau intermédiaire 6, de chacun des porte-cuvettes. Chaque plateau 10 est pourvu, sur son bord externe, d'un rebord s'élevant verticalement 11, qui tend à centrer grossièrement la cuvette lorsqu'on la place en position sur lui. Les porte-cuvettes sont tenus à l'écartement voulu au-dessus de la table au moyen de blocs d'espacement amovibles 12. Le plateau intermédiaire 6, le plateau inférieur 7 et le bloc d'espacement 12 de chaque porte-cuvette, ainsi que la table 1, sont tous pourvus d'ouvertures verticales centrales qui sont disposées en alignement axial.
Le liquide de trempe est conduit aux porte-cuvettes par une conduite d'amenée 13 pourvue d'un robinet de contrôle 14 et pos sédant deux branchements horizontaux 15, s'étendant en sens inverse, dont les extrémités s'élèvent en alignement axial avec les ouver tures centrales des porte-cuvettes 4. L'extré mité supérieure de chaque branchement 15 est pourvue d'une boîte à soupape 16 dans laquelle est disposée une bille formant clapet de retenue 17 dont le but sera décrit plus loin. Une communication est établie entre les boîtes à soupape respectives 16, par un tuyau horizontal 18.
Une communication est établie entre les porte-cuvettes 4 et les branchements 15, correspondants par des tuyaux verticaux 19 qui passent à travers les ouvertures alignées ménagées dans la table 1 et les blocs d'espacement 12 et se vissent dans les trous centraux des plateaux inférieurs 7- des porte-cuvettes, leurs extrémités supérieures affleurant le dessus de ces plateaux. Les extrémités inférieures des tuyaux 19 sont vissées dans les extrémités supérieures des boîtes à soupapes 16 en établissant ainsi une communication entre la conduite d'amenée 13 et chacun des porte-cuvettes. Un .écrou 20, vissé sur l'extrémité inférieure de chacun des tuyaux 19 et portant sur le dessous de la table, tient ces tuyaux en position.
Les plateaux intermédiaires 6 des porte- cuvettes sont pourvus d'une série de conduits horizontaux, radialement disposés 21, dont les extrémités internes communiquent avec les extrémités supérieures des tuyaux 19 tandis que leurs extrémités externes commu niquent avec une série circulaire de conduits verticaux 22 qui sont formés par des trous percés en alignement dans les plateaux 6 et les couronnes 5 des porte-cuvettes. Le pas sage du liquide de trempe des conduits. 21 et 22 aux creux centraux des couronnes 5 des porte-cuvettes s'effectue par une série de trous d'injection horizontaux 23 qui vont des conduits verticaux 22 aux creux en ques tion.
Les soupapes situées dans les boîtes à soupape 16 sont ouvertes et fermées au moyen de tiges de soupape 24 disposées dans les tuyaux 19, se déplaçant verticalement dans ceux-ci et pourvues de chevilles 25 s'étendant dans des directions opposées qui sont en prise avec les parois de ces tuyaux et centrent les tiges dans ceux-ci. A leurs extrémités inférieures, ces tiges portent des soupapes coniques 26 qui s'appliquent contre des sièges coniques formés dans les boîtes 16. Ces soupapes sont normalement retenues sur leurs sièges par la pression exercée par le liquide de trempe sur les dessous des soupapes, ce qui arrête ainsi le passage dudit liquide de la conduite 13 aux porte-cuvettes.
Ces derniers sont pourvus d'une série de conduits de vidange radiaux 27 qui permettent au liquide contenu dans les creux des porte-cuvettes de s'écouler au bec 3. Ces conduits affectent la forme de rainures radiales pratiquées dans le dessous des couronnes 5 des-porte-cuvettes. Le bac 3 est lui-même pourvu d'un tuyau de vidange 28 pour l'évacuation du liquide de trempe qui s'écoule des porte-cuvettes dans le bac. Ce tuyau 28 s'élève à travers la table 1 et le bac 3, son extrémité supérieure affleurant le fond de ce dernier. Le tuyau horizontal 18 est également. relié, par un tuyau 29, au tuyau 28 dans un but ci-après décrit.
Les cuvettes chaudes 9, après avoir été placées sur les plateaux 10 des porte-cuvettes, sont soumises à l'action de mandrins coniques verticalement mobiles 30 qui sont situés au- dessus des porte-cuvettes, en alignement axial avec ceux-ci et sont destinés à dilater lesdites cuvettes. Ces mandrins dilatateurs sont ajustablement montés sur les extrémités inférieures de tiges coulissantes, verticalement mobiles, 31 et possèdent des extrémités inférieures coniques, 30a de la même conicité que celle qu'on désire pour les surfaces intérieures des cuvettes finies. Les tiges 31 glissent dans des portées 32, assujetties à une barre horizontale d'une cage 33 qui s'élève de la table, et elles sont actionnées alternativement comme on le verra plus loin.
Les mandrins dilatateurs sont vissés, par leurs extrémités supérieures filetées 34, dans les tiges 31 et sont bloqués après réglage par des contre-écrous 35. On peut par conséquent régler ou limiter leur course, de façon que leur partie présentant la grosseur voulue pour la cuvette soit en contact avec les cuvettes à fin de course inférieure de chacun des mandrins.
Des dispositifs pour arracher les cuvettes des extrémités coniques des mandrins dilata teurs 30, lorsque ceux-ci arrivent presque en haut de leur course, sont montés sur leurs parties inférieures extrêmes. Ces dispositifs comprennent des manchons cylindriques 36 qui glissent librement sur les extrémités inférieures des mandrins et sont tenus dessus par des chevilles 37 traversant horizontale ment les mandrins, dans lesquelles elles sont enfoncées à force, et travaillent, par leurs extrémités opposés, dans des fentes verticales 38 des manchons. Sur les extrémités supé rieures des manchons 36 sont vissés des écrous 39 pourvus de vis de blocage diamétra lement opposées qui permettent de les immo- biliser sur ces manchons dans la position voulue de réglage.
Lorsque les mandrins arrivent à fin de course en haut, les écrous 39 rencontrent les extrémités inférieures des portées 32 et se trouvent immobilisés, ce qui fait que la continuation du mouvement des mandrins amène les cuvettes en prise avec, les manchons qui les arrachent des extrémités coniques de ces mandrins.
Dans les extrémités inférieures des man drins dilatateurs 30, il existe des cavités cylindriques centrales, 40 ouvertes par en dessous, au fond desquelles sont vissées des prisonniers 41, de plus petit diamètre que celui des cavités de manière à laisser un espace entre eux et les parois de ces der nières. Les têtes de ces prisonniers sont dis posées pour venir en prise avec les extrémités supérieures des tiges de soupape 24 afin de les actionner et les prisonniers sont pourvus de contre-écrous 42 permettant de les immo biliser après réglage.
Comme cela est représenté à la fig. 6, les surfaces coniques 30a des mandrins dila tateurs 30 sont pourvues de cannelures 43, de préférence inclinées sur la verticale Les mandrins sont munis d'une série' de conduits horizontaux 44, radialement disposés, qui vont du fond des cannelures aux cavités 40 lesquelles, à leur tour, communiquent avec les branchements 15 par les ouvertures cir culaires centrales formées dans les plateaux 10, de support des cuvettes, et les plateaux intermédiaires 6, des porte-cuvettes.
Avec cette disposition, lorsque l'un ou l'autre des mandrins est forcé axialement dans une cuvette chaude, le cône de la surface inté rieure de celle-ci est maintenu, ou devient le même que le cône du mandrin et le diamètre intérieur de la cuvette est augmenté plus ou moins selon la distance sur laquelle le mandrin est forcé dans la cuvette. La pénétration des mandrins dans les cuvettes fait que les prisonniers 41 viennent en prise avec les tiges de soupape 24 cri écartant ainsi les soupapes 26 de leurs sièges, ce qui permet au liquide de trempe de passer des branchements à travers les soupapes alors ouvertes et de s'élever, par les tuyaux 19, dans les ouvertures centrales des plateaux intermédiaires 6 des porte-cuvettes.
Une partie de ce liquide passe par les conduits horizon taux 21 et les conduits verticaux 22 et est forcé, à travers les trous d'injection 23, contre la surface extérieure de la cuvette. Le liquide est également pressé de bas en haut à travers les trous centraux des plateaux 6 et 10, dans la cavité 40 du mandrin. Le liquide est ensuite forcé, par les conduits 44, aux cannelures 45 du mandrin, et est dirigé, contre la surface intérieure de la cuvette.
Le rebord annulaire 11, de chaque plateau 10 est pourvu d'une série d'encoches verticales qui permettent au liquide de trempe de passer de ce plateau dans la cavité circulaire existant à la partie supérieure du porte- cuvette. Lorsque les mandrins dilatateurs se relèvent, les cuvettes adhèrent à leurs extré mités coniques et sont arrachées de la manière décrite précédemment. Lorsque les soupapes sont ouvertes et que le liquide est dirigé contre les surfaces intérieure et exté rieure de la cuvette, le liquide qui s'accumule dans les cavités centrales des porte-cuvettes s'écoule dans le bac 3 par les conduits de vidange 27 et le liquide est emmené de ce bac par le tuyau 28.
Ce soulèvement des mandrins 30 libère également les tiges de soupape 24 et la pression du liquide sur les 'soupapes 26 applique celles-ci sur leurs sièges et arrête l'arrivée du liquide aux boîtes à soupape 16, et, par suite, aux dispositifs de trempe 4. Après la fermeture des soupapes, le liquide de trempe qui se trouve dans les porte-cuvettes et dans les tuyaux 19 s'écoule par le tuyau horizontal 18 et le tuyau 29 au tuyau d'évacuation 28.
La pression du liquide ainsi envoyé à la décharge est si faible que ce liquide passe autour des billes for mant clapets de retenue 17, sans les repousser contre leurs sièges pour former le tuyau 18 tandis que, lorsque les soupapes 26 sont ouvertes pour permettre au liquide d'arriver aux porte-cuvettes, la pression de ce liquide repousse les billes 17 contre leurs sièges en fermant le tuyau 18 et en empêchant ainsi le liquide de passer de la conduite d'amenée 13 au tuyau d'évacuation 28. On notera que le système fonctionnerait bien même sans les billes 17: mais il y aurait alors un gaspillage de liquide de trempe.
Les tiges coulissantes 31, auxquelles les mandrins 30 sont assujettis, sont simultané ment soulevées et abaissées au moyen d'une double genouillère de telle sorte que, quand l'une des tiges est dans sa position la plus haute, l'autre est dans sa position la plus basse, à la fin de leur mouvement. Cette genouillère comprend une paire de bielles supé rieures 46 et une paire de bielles inférieures 47, les extrémités adjacentes des bielles, supé rieure et inférieure, de chaque genouillère étant articulées ensemble, tandis que les extrémités inférieures des bielles inférieures sont articu lées aux extrémités supérieures des tiges 31. Les extrémités supérieures des bielles 46 de chaque genouillère sont articulées à une tra verse de la cage 33, au moyen de consoles d'attache 46a.
Les points d'articulation des bielles 46 et 47 de chaque genouillère sont reliés par une bielle 48. Une force est appli quée à l'un de ces points d'articulation, pour ployer les genouillères et les redresser, au moyen d'un cadre à mouvement horizontal comprenant des tiges coulissantes horizon tales espacées 49, dont les extrémités oppo sées sont reliées par des barres verticales 50. Les tiges 49 glissent dans des portées 51 assujetties à la cage 33.
Le cadre est alternativement déplacé dans des directions opposées au moyen d'une came 52 fixée au bout externe d'un arbre à came horizontal 53, tournant dans des paliers 54 de la cage. La barre 50 du cadre qui est la plus voisine de la double genouillère, est reliée à l'un des bouts d'un coulisseau hori zontal 55 qui travaille dans la glissière 5511 assujettie à la cage 33 et dont l'autre bout est relié, au moyen d'une bielle 56 au point d'articulation des bielles de la genouillère- la plus voisine.
La came 52 est située entre les barres 50 du cadre, dans chacune des quelles est monté un galet 57 dont l'un est soumis à l'action du bord périphérique de la came 52 durant chaque demi-tour de l'arbre 53, ce qui fait ainsi glisser le cadre alterna tivement dans deux directions horizontales opposées au cours de chaque tour de cet arbre et, par suite de la liaison de ce cadre avec la double genouillère, ploie et redresse alter nativement les bielles de celle-ci- de manière à soulever et à abaisser, alternativement, les mandrins dilatateurs.
L'arbre à came 53 reçoit sa commande d'un arbre horizontal 58 tournant dans des paliers 59 qui sont assujettis à la table 1 et portant une poulie de commande 60 et un pignon 61, y assujetti. Ce pignon engrène avec une roue dentée 62 qui tourne sur un arbre intermédiaire 63 situé sous l'arbre 53 et en alignement vertical avec lui. L'un des bouts de cet arbre 63 tourne dans un palier 64 assujetti à la table et sa partie extrême opposée tourne dans des montants latéraux espacés, 33a de la cage 33. Une petite roue dentée 65, est clavetée à l'arbre 63, entre les montants 33a en question, et engrène constamment avec une grande roue denté 66 fixée à l'arbre à came 53.
La grande roue 62 de l'arbre 63 est constamment com mandée par le pignon 61 monté sur l'arbre, tournant constamment 58; mais il n'est pas transmis de mouvement à l'arbre 63 puisque cette roue 62 est folle sur lui. Le moyeu de ladite roue est pourvu, à un bout, de griffes d'embrayage 67 disposées pour coo pérer avec des griffes d'embrayage plus petites 68, formées sur l'extrémité adjacente d'un manchon d'embrayage coulissant 6.9 monté à languette et rainure sur l'arbre 63 de manière à faire tourner cet arbre lorsque le dit manchon est embrayé à la roue 62. Ceci constitue un double engrenage réducteur pour l'arbre à came.
Le manchon d'embrayage 69 est norma lement tenu débrayé de la roue 62 au moyen d'un verrou verticalement disposé 70, qui glisse dans un guide 71 boulonné à la cage 33. Ce verrou est situé directement au-dessus du manchon 69 et est pourvu, à son extré- mité supérieure, d'une masse pesante 72, qui en tient normalement l'extrémité inférieure en contact avec la surface cylindrique de ce manchon. Sur l'extrémité inférieure du verrou 70 tourne un galet 73 dont la surface cylin drique coopère avec une rampe latérale 74 existant sur la surface cylindrique du man chon 69.
L'extrémité du manchon adjacente aux montants 33a de la cage 33 est pourvue d'une série de trous cylindriques dans lesquels sont logés des bonhommes 75 que des res sorts 76 tendent à repousser vers l'extérieur et qui portent un plateau circulaire trempé 77, situé entre le montant 33a, adjacent et l'extrémité adjacente du manchon 69, et tendent par cela même à repousser le manchon en prise avec la roue 62 et à établir l'em brayage. Le manchon 69 est tenu dégagé de la roue 62 par le verrou 70 contre le galet 73 duquel porte la rampe 74 du manchon. Lorsque le verrou 70 est soulevé pour retirer le galet 73 de devant la rampe 74, cela permet aux bonhommes à ressort 75 de repousser le manchon en prise avec la roue 62.
Ceci amène la rampe 74 sous l'extrémité inférieure du verrou et, au cours de la rota tion du manchon d'embrayage, la rampe abandonne cette extrémité inférieure du verrou et lui permet de descendre en prise avec la surface cylindrique du manchon. La conti nuation du mouvement de rotation du man chon amène la rampe dans une position qui lui permet de venir en prise latéralement avec le galet 73 du verrou, ce qui a pour effet de repousser le manchon 69 sur une distance snffisante pour produire le débrayage.
Le manchon 69 est débrayé de la roue dentée 62 à chaque fois que celle-ci a fait un tour complet, et il est toujours arrêté avec sa rampe 74 en position derrière le verrou 70, au moyen d'un cliquet 78 et d'un disque d'arrêtage 79, qui est fixé à l'arbre à came 53 et dont le bord périphérique présente deux crans diamétralement opposés 80. Le cliquet d'arrêt 78 pivote sur la cage 33 et son bec est normalement en prise avec l'un de ces crans et empêche la rotation de l'arbre à came dans le sens oh il doit tourner. Les crans 80 sont établis à la façon de dents de rochets ce qui fait que, lorsque le bec du cliquet 78 est soulevé hors de l'un des crans, il est permis à l'arbre à came de tourner de 180 degrés avant d'être arrêté de nouveau par l'engagement du cliquet avec l'autre cran, lorsque ce dernier arrive sous le bec de ce cliquet.
Le cliquet 78 est dégagé des crans du disque d'arrêtage pour permettre à l'arbre à came de tourner, et le verrou 70 est soulevé de devant la rampe 74 du manchon 69, pour permettre à celui-ci de venir embrayer avec la roue 62, au moyen d'une tige verticale en deux pièces 81, dont la section supérieure est reliée au cliquet 78 tandis que les extré mités adjacentes des sections supérieure et inférieure de la tige sont reliées à cheville et fente avec l'un des bras d'un levier hori zontal 82.
L'extrémité opposée de ce levier est four chue pour embrasser le verrou 70 et est située sous le poids 72 de celui-ci. Ce levier pivote sur un axe monté dans des oreilles espa cées 83 qui s'élèvent du guide 71 dans lequel glisse le verrou. Les extrémités adjacentes des sections de la tige 81 son assujetties ensemble au moyen d'une cheville 84 qui passe à travers une fente 85 de l'extrémité adjacente du levier 82. De cette façon, lors que la tige 81 est tirée de haut en bas, la fente 85 lui permet de descendre et de dé gager le cliquet 78 des crans du disque d'arrêtage 79 avant que le levier 82 soit actionné pour soulever le verrou 70.
La tige 81 est normalement tenue relevée, pour blo quer l'arbre à came 53 et tenir le manchon 69 débrayé, au moyen d'un ressort à boudin 86 entourant la partie inférieure de la tige 81, dont l'extrémité passe à travers un trou pratiqué dans la table 1 de la machine, le ressort 86 portant par un bout contre cette table et par l'autre contre un collier 87 assujetti à ladite tige.
Pour libérer l'arbre à came 53 et le man chon 69, on fait descendre la tige 81 au moyen d'une pédale 88 située à l'extrémité avant d'un levier horizontal qui pivote, en un point voisin du milieu de sa longueur, sur l'un des pieds 2 supportant la table et dont l'extrémité arrière est reliée par une bielle 90 à l'un des bouts d'un levier horizontal 89 qui pivote en son milieu dans un support 91 fixé sous la table et dont l'autre bout est articulé à l'extrémité inférieure de la tige 81.
En supposant les parties au repos, le fonctionnement de la machine est le suivant On place la cuvette chaude, à sa sortie du four, dans l'un des dispositifs porte-cuvettes et de trempe 4, au-dessous d'un mandrin dilatateur relevé 30. On appuie ensuite sur la pédale 88, ce qui fait osciller le levier 89 et tire de haut en bas sur la tige 81. Ce mouvement descendant de ladite tige relève le bec du cliquet 78 en le dégageant du cran 80 du disque d'arrêtage 79, en laissant ainsi l'arbre à came 53 libre de tourner. La conti nuation du mouvement de la tige 81 actionne le levier 82 dont la partie fourchue, en agis sant alors sur le poids 72, soulève le verrou 70 en le retirant ainsi de devant la rampe 74 du manchon d'embrayage 69.
Ce déver rouillage du manchon 69 permet aux bon- hommes à ressort 75 de le faire glisser le long de l'arbre 63 et de l'amener en prise avec la roue 62 qui tourne continuellement. Cette roue 62 reçoit sa commande de l'arbre 58 à une vitesse réduite, de préfé rence, dans le rapport de 2 à 1. Le pignon 65 calé sur l'arbre 63, commande la roue plus grande 66, montée sur l'arbre à came, à une vitesse réduite également dans le rapport de 2 à 1. La rotation de cet arbre à came fait que la came 52, fixée à son extrémité antérieure, agit sur les galets 57 du cadre 49, 50, en faisant ainsi glisser celui-ci horizontalement.
Ce glissement du cadre dans un sens ou dans l'autre redresse l'une des genouillères 46, 47 et ploie l'autre, ce qui fait que le mandrin dilatateur 30 de la genouillère redressée descend et vient en prise avec la cuvette montée sur le porte- cuvettes situé en-dessous, en dilatant ainsi cette cuvette au diamètre voulu. Le mouve- ment descendant du mandrin dilatateur déplace également la tige de soupape en ouvrant ainsi la soupape 26 et en permettant à un courant de liquide de trempe d'être dirigé contre les surfaces extérieure et intérieure de la cuvette avec laquelle ce mandrin est en prise.
De cette façon, pendant que les parties sont ainsi assemblées, et de préférence pendant que la pression sur le mandrin inté rieur est encore maintenue, ces parties sont submergées dans le liquide de trempe. Durant cette action, la genouillère dont l'articulation a été ployée soulève l'autre mandrin dilata teur en libérant ainsi la tige de soupape 24 actionnée par lui, et en interrompant l'arrivée du liquide de trempe au dispositif de trempe dans lequel ce mandrin travaille. Ce mouve ment ascendant du mandrin dilatateur fait que le manchon arracheur 36 vient rencontrer le dessous de la barre horizontale de la cage 33 en obligeant ainsi la cuvette à venir en prise avec l'extrémité inférieure de ce man chon qui l'arrache alors de l'extrémité coni que du mandrin.
En raison de la conicité du mandrin, la cuvette trempée peut en être arrachée sans que sa surface interne se trouve abîmée. On enlève ensuite la cuvette et on place une nouvelle cuvette en position sous le mandrin puis on actionne la pédale, et le fonctionnement sus-décrit se répète.
En raison de la disposition de la rampe 74 et du verrou 70, le manchon d'embrayage 69 est dégagé de la roue 62, tournant cons tamment, après chaque tour complet de cette roue. Ainsi, pour chaque tour complet de l'arbre 63, l'arbre à came 53 fait, en raison de l'en grenage réducteur 65, 66, un demi-tour. Cela permet au cliquet 78 de prendre dans un cran 80 du disque d'arrêtage 79, en bloquant ainsi l'arbre à came 53, après chaque demi- tour de cet arbre et en tenant le levier 82 à fin de course. Ce blocage de l'arbre à came bloque également l'arbre intermédiaire 63 et tient la rampe 74 du manchon d'embrayage 69 en position derrière le verrou 70.
On notera que la dilatation mécanique de la paroi de la cuvette a tendance à pro- duire une rondeur parfaite. On notera égale ment que, que la cuvette chaude soit méca niquement dilatée, ou non, par le mandrin, la tendance de la cuvette à avoir du retrait, ou à se contracter, à la trempe, fait que cette cuvette épouse la surface exactement finie du mandrin et maintient la concentricité et la conicité voulues de la surface interne, ou de roulement, de cette cuvette. La surface extérieure de la cuvette peut être également retenue durant la trempe, si on le désire. Dans le cas où l'on désire meuler la surface extérieure après que la cuvette a été trempée, il est préférable d'en refroidir brusquement la surface intérieure, en la soumettant à l'action du liquide de trempe, avant de submerger la cuvette tout entière.
Le pourtour du mandrin est alors pourvu de cannelures similaires ou cannelures 43 des extrémités coniques des mandrins 30 et les fonds de ces cannelures sont pourvus de trous qui débouchent dans urne cavité existant au milieu du mandrin et communi quant, à son tour, avec une source convena ble du liquide de trempe et des moyens pour le refouler ou le forcer à travers ces trous, à volonté. Avec cette disposition, la surface interne de la cuvette est soumise à l'action de courants de liquide de trempe sur toute son étendue, à l'exception des intervalles existant entre des cannelures adjacentes, et ces intervalles sont suffisamment petits pour ne pas changer sensiblement la concentricité de la surface.
Après cette trempe préalable de la surface intérieure, toute la cuvette est submergée dans le liquide de trempe, comme cela a été décrit ci-dessus. Dans le cas de cônes, c'est la surface extérieure qui constitue la surface de roule ment et qui exige d'être trempée. Pour le traitement de cônes, il est préférable de former le cône avec un trou central légère ment conique, même si cette conicité devait être subséquemment réduite ou supprimée pour satisfaire aux conditions que doit rem plir le cône terminé. Lorsque le cône est prêt pour la trempe, on le place sur un man- drin légèrement conique établi pour s'adapter dans son trou central.
On place ensuite sur le cône une matrice avec nervures coniques de la conicité voulue pour porter contre la surface extérieure du cône à traiter et on la maintient en contact avec cette surface pendant la trempe. Cette matrice possède un certain nombre de conduits débouchant radia- lement dans les cannelures qui existent entre les nervures et communiquant avec une source convenable d'alimentation de liquide de trempe. Des moyens similaires à ceux représentés sur les dessins ci-joints peuvent être utilisés pour contrôler l'écoulement du liquide de trempe.
Le fonctionnement est le suivant: On monte le cône chauffé sur le mandrin conique, on place la matrice conique extérieure par dessus le cône et en contact avec lui et on maintient, pendant toute l'opération de trempe une pression (qui petit n'être due qu'au poids de la lourde matrice). On ouvre ensuite la communication avec la source de liquide de trempe, de telle faon que des courants de ce liquide sont lancés sur la surface du cône, à l'exception (les étroits espaces couverts par les nervures de la matrice. Puis le dispositif tout entier est submergé dans le liquide de trempe. En raison de la conicité du mandrin, il est tout aussi facile d'err enlever le cône que d'arra cher la cuvette trempée du mandrin conique sur lequel elle s'est contractée ou a effectué soir retrait.
Dans certains cas, il peut être désirable de former les cuvettes avec des surfaces extérieures coniques aussi bien qu'avec des surfaces intérieures coniques. Dans un cas de ce genre, on laisse tomber la cuvette chaude, à sa sortie du four, dans une matrice conique, de préférence de la même conicité que la surface extérieure de la cuvette et établie à d'autres égards pour que la cuvette s'y adapte.
On force ensuite axialement, dans la cuvette, un mandrin conique, en métal, de la même conicité que celle qu'on désire pour la surface intérieure de cette cuvette, ce qui fait que la conicité des surfaces intérieures des cuvettes est maintenue, ou devient la même que la conicité du mandrin, et que le diamètre intérieur de la cuvette se trouve agrandi plus ou moins selon la distance dont le mandrin est forcé à travers les cuvettes.
Au cours de la trempe, la surface extérieure de la cuvette est de préférence retenue par son adaptation dans le creux conique de la matrice, adaptation qui est elle-même main tenue par la tendance qu'ont la cuvette et le mandrin à glisser de haut en bas dans la matrice (sous une pression ou même par leur propre poids et à rattraper ainsi automati quement tout rétrécissement, ou retrait, du métal dit à la trempe ou refroidissement brusque. Avec la disposition décrite, la surface extérieure de la cuvette épouse la conicité de la matrice et en prend le diamètre; mais il est évident que l'on peut supprimer la matrice et faire usage du mandrin conique seul pour donner à la surface intérieure de la cuvette la conicité et la dimension voulues.