Equipement de casse pour machine à couler les caractères d'imprimerie. Cette invention est relative à un équipe ment de casse avec matrices spécialement conformées, pour machines à couler les ca ractères d'imprimerie, dans lequel les matrices sont des blocs oblongs ayant une section transversale rectangulaire et présentant, à une de leurs extrémités une cavité à carac tère et à leur extrémité opposée, une cavité de centrage destinée à coopérer avec un dis positif de centrage pour serrer chaque matrice dans un moule lorsqu'une coulée doit avoir lieu.
Dans ces casses, les matrices sont ajustées exactement en rangées parallèles dans le cadre de la casse, ce qui fait que les parois de deux matrices voisines appuient et frottent l'une contre l'autre et tendent ainsi à s'user. Cette usure, tant que des mesures préventives ne sont pas prises pour l'empêcher, permet aux matrices de quitter leur position d'ajus tement et également de ballotter; tourner ou basculer, ce qui empêche d'obtenir des coulées exactes et peut provoquer des dommages.
Un a déjà proposé (voir brevet suisse n 10721s) de rréaliser des moyens agissant sur les quatre parois latérales des, matrices de manière à réduire la tendance à l'usure et pour empêcher que l'usure accumulée d'une rangée de matrices n'affecte une ma trice prise isolément et aussi pour réduire au minimum la tendance qu'a une matrice usée de se pencher ou de tourner.
Il est fréquemment nécessaire ou désirable d'enlever ou d'échanger une ou plusieurs matrices. Pour cela, jusqu'à présent, il fallait retirer la série entière de matrices de la casse, même. s'il ne s'agissait de ne changer qu'une seule matrice.
Le but de la présente invention est d'as surer la limitation des mouvements des ma trices individuelles tout en permettant à une ou à des matrices d'être retirées de la casse sans déplacer la série entière.
A ces fins on prévoit- des projections, telles que, par exemple, des doigts, chevilles, bosses, guides, etc., convenables, situées sur une plaque formant couvercle de la casse, ces projections étant destinées à entrer ou pénétrer entre des parties des parois latérales de matrices voisines. Le dessin annexé représente, à titre d'exem ple, une forme d'exécution de l'objet de l'in vention.
Fig.1 est une vue en plan renversée d'une casse à matrices selon l'invention, mais dont les matrices sont enlevées; Fig. 2 est une coupe faite suivant la ligne 2-2 de fig. 1; Fig. 3 est une coupe faite suivant la ligne 3-3 de fig. 4, mais dans laquelle les ma trices sont mises en place; Fig.4 est une coupe horizontale faite suivant la ligne 4-4 de fig. 3; Fig. 5 est une vue de détail montrant à part une matrice en élévation latérale;
Fig. 6 est une vue en plan de la matrice représentée en fig. â.
A désigne des projections et B désigne les extrémités profilées des matrices qui s'en gagent entre ces projections. Br indique les corps des matrices, C le cadre de la casse et D le couvercle de cette dernière.
La casse C comprend, comme jusqu'à pré sent, un cadre creux et un couvercle D dans lequel sont ménagées une série d'ouvertures D1 coïncidant, lorsque les matrices sont en place dans la casse, avec les cavités centrales B ' des matrices.
Dans l'exemple représenté, les matrices sont suspendues sur une série de tiges trans versales, parallèles E, qui traversent des ou vertures latérales B 3 ménagées dans le corps des matrices et sont supportées à leurs deux extrémités dans le cadre de la casse C d'une manière connue. Ces tiges de suspension sont disposées de manière que chaque tige supporte une rangée de matrices. Si, d'une part, ces tiges limitent jusqu'à un certain point les déplacements latéraux des matrices d'une même rangée dans une direction, d'autre part, elles ne peuvent empêcher, à elles seules, que, dans urne direction perpendiculaire à la précédente, l'usure accumulée d'une rangée de matrices puisse provoquer le déplacement d'une matrice quelconque de cette rangée.
C'est pour éviter cela que le couvercle D porte les projections A. Celles-ci sont de section transversale carrée sauf celles des bords dont la section transversale est trian gulaire et se projettent vers le bas à l'inté rieur du cadre de la casse.
La partie supérieure de chaque matrice commençant un peu au-dessus du trou de suspension B' est de section octogonale, les quatre coins en étant fraisés. Ainsi, lorsque les matrices sont assemblées (fig. 4) les quatre parois de cette partie octogonale, qui n'ont pas été fraisées, viennent s'appuyer contre les quatre matrices voisines, tandis que les quatre parois fraisées, obliques, viennent s'appuyer contre quatre projections A. Les parois de la portion inférieure ou carrée de chaque ma trice sont en contact avec les parois corres pondantes des matrices voisines. Il y a donc ainsi une surface d'appui entre les matrices qui s'étend sur toute la longueur de ces der nières.
Les projections A s'étendent approximati vement jusqu'aux épaulements formés sur la matrice par le fraisage des angles, de ma nière à guider et à maintenir les matrices verticalement et également à limiter les mou vements latéraux de chaque matrice.
Les projections A pourraient être portées par une plaque ou base séparée.
Pour retirer une matrice de la casse, on enlève une plaque F (fig. 1 et 4), dont les extrémités sont engagées dans des fentes ou logements c ménagés dans une extrémité du cadre de la casse C de manière à découvrir, d'un côté de ce cadre, les extrémités des tiges de suspension .E. La' tige E de la rangée à laquelle appartient la matrice qu'on veut enlever est alors retirée, après quoi cette matrice peut être repoussée hors de la casse en engageant une fine tige dans l'ouverture de centrage D r ménagée dans le couvercle D et correspondant à cette matrice.
Le retrait s'effectue sans déranger ni les matrices voi sines du même rang, qui sont retenues par frottement contre les parois des projections A, ni, à plus forte raison, les matrices des deux rangs voisins qui sont retenues par 1e5 tiges B. Après avoir mis, à la place de la matrice enlevée, une matrice neuve, on remet en place la tige E et la plaque F.