Redresseur électrolytique pour courant alternatif. L'objet de cette invention est un redres seur électrolytique pour courant alternatif, établi de façon à permettre le redressement de courants de forts ampérages. Suivant l'in vention, le redresseur comporte une cellule électrolytique pourvue de moyens pour assu rer par effet de thermosiphon un refroidis sement de l'électrolyte de façon à le main tenir dans la cellule à basse température.
Le dessin ci-joint représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention, du type de la soupape élec trique de Nodon.
La fig. 1 en est une vue d'ensemble; La fig. 2 est une coupe verticale par la cellule électrolytique proprement dite; La f g. 3 en est une vue en plan, avec une partie représentée en coupe.
1 désigne le récipient de la cellule élec trolytique, qui est montée dans un châssis de support 2. La cellule électrolytique renferme trois électrodes 3, 4 et 5, une positive et deux négatives, dont 3 et 4 sont les cathodes, taudis que 5 est l'anode. Elle contient éga lement un électrolyte. Les électrodes sont convenablement espacées les unes des autres et électriquement isolées du récipient 1. Le dessus du récipient 1 est pourvu d'un tuyau 6 qui monte jusqu'à la partie supérieure d'un réservoir 7 qui sert à la fois à l'approvision nement en électrolyte et au refroidissement de celui-ci et peut être pourvu de moyens de radiation de chaleur.
Le réservoir d'approvisionnement et de refroidissement 7 est supporté en position surélevée par le même châssis 2 qui porte la cellule électrolytique et dont il est élec triquement isolé. Du fond de ce réservoir part un tuyau 8 qui descend jusqu'au-dessous de la cellule électrolytique, où il se recourbe vers le haut pour se raccorder au fond de celle-ci. Un branchement de décharge avec robinet 9 se relie au coude du tuyau 8.
Les cathodes 3 et 4 sont établies en aluminium laminé. Elles ont la forme de plaques d'aluminium évidées chacune dans sa partie médiane pour recevoir une tige conductrice de support 10 y vissée, les tiges 10 étant entourées de gaines 12 en matière isolante, passant ait dehors, à joint étanche, au travers de presse-étoupe 16 prévus dans des couvercles amovibles 17 fixés par des vis 18 aux parois latérales du récipient 1.
Ces couvercles 17 obturent des ouvertures par lesquelles les cathodes peuvent être intro duites à l'intérieur du récipient 1. A. l'extré mité intérieure, les gaines isolantes 12 reçoivent un chapeau 13 servant à maintenir une garniture d'étanchéité 11 en place contre le bout des gaines et autour des tiges de support 10, taudis que les tiges de support 10 elles-mêmes se prolongent à travers le chapeau 13 par une queue filetée sur laquelle se visse un écrou 14, pour serrer le chapeau 13 sur la garniture d'étanchéité et en même temps fixer les fils de connexion électriques.
L'anode 5 est constituée par une plaque de fer ou de plomb, portée sur la tige de support conductrice 15 dont le montage est le même que celui des tiges de support des cathodes, sauf que la tige 15 passe au tra vers de la paroi antérieure du récipient 1.
Les fils de connexion électriques pour ces trois électrodes viennent d'un transformateur (non représenté) qui comprend un enroulement primaire et deux enroulements secondaires.
Le fonctionnement. de l'appareil décrit est le suivant: La résistance interne d'un redresseur électrolytique est principalement due à la chaleur développée dans l'électrolyte par le passage du courant alternatif, ce développe ment de chaleur pouvant entraîner une chute de 30 volts dans le potentiel.
Dans l'appareil décrit, lorsque le courant alternatif passe de l'anode 5 à l'une ou l'autre des cathodes 3,4 dans chaque demi-période de courant alternatif, l'électrolyte, qui remplit le récipient 1, les tuyaux 6 et 8 et le réservoir 7, sera chauffé et par suite de la disposition de ces parties, il s'établira, grâce à ce chauffage et à la tendance du liquide chaud à s'élever, -une circulation continue de l'électrolyte entre le récipient 1 et le réservoir 7 en ce sens que le liquide chaud monte par le tuyau 6 dans le réservoir 7 pour se refroidir dans celui-ci,
taudis que le liquide froid ou refroidi descend constamment du réservoir par le tuyau 8 pour remplacer le liquide chaud qui s'en est élevé au réservoir 7, un effet de thermosiphon s'établissant ainsi entre le récipient 1 et le réservoir 7 pour maintenir l'électrolyte de la cellule à une basse température.
Le résultat du maintien de cette tempé rature basse dans la cellule électrolytique est que la corrosion des électrodes d'aluminium est réduite à un minimum et que la compo sition chimique de l'électrolyte reste inaffectée. Cette réduction de corrosion est en même temps due au fait que les électrodes sont ici complètement immergées dans le liquide. Un autre avantage est que la chute de potentiel dont on parlait plus haut, se réduit ici à 4 à 6 volts, ce qui détermine un rendement qui n'a pu être atteint jusqu'à présent avec des âppareils analogues. Les gaz produits sur les électrodes se mélangent avec la colonne ascendante de liquide chaud et contribuent ainsi à assurer la circulation de l'électrolyte.