Appareil malaxeur pétrisseur. L'objet de la présente invention est un appareil malaxeur pétrisseur plus particuliè renient destiné au traitement de matières ali mentaires et autres se présentant sous forme de pâtes de consistance variable, pâtes de chocolat, biscuits, mastics, par exemple. En même temps qu'il assure le mélange et le pétrissage, l'appareil permet de soumettre les pâtes a un travail de compression qui a pour effet de faciliter l'agglomération des com posants.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, plusieurs formes d'exécution de l'objet de l'invention.
Les fig. 1 à 4 montrent schématiquement en coupe quatre différentes formes d'exé cution; Les fig. 5 à 7 montrent respectivement nue élévation latérale, une élévation longitu dinale (partie en .coupe) et une -coupe trans versale d'unè forme d'exécution telle qu'elle est destinée pour la pratique.
L'appareil suivant la fig. 1 comporte deux cylindres concentriques 1, 2, l'un placé à l'in- térieur de l'autre. Les deux cylindres 1 et 2 sont montés librement sur un arbre moteur x traversant les cylindres axialement et dans toute leur longueur. Ils .sont commandés, in dépendamment de l'arbre x, par des moyens non représentés qui les animent d'un mouve ment de rotation dans - le sens des flèches a (fig. 1).
Dans l'espace annulaire 3 entre les cylin dres sont disposés deux rouleaux 5-ét 6 de différents diamètres. Ils sont portés par lés axes<I>y</I> respectivement<I>y',</I> montés dans des bras 7 solidaires de l'arbre x, lesdits rouleaux pouvant être fous ou fixes sur les axes res pectifs. L'arbre x est animé de préférence d'un mouvement rotatif dans le sens des flèches b, c'est-à-dire dans le sens opposé à celui de la rotation des cylindres 1 et 2. Il pourrait aussi tourner dans le même sens que lesdits cylindres, mais dans ce cas sa vitesse de rotation doit être plus grande ou' plus petite que celle des cylindres. En tout cas il entraîne, par l'intermédiaire des bras 7, les rouleaux 5 et 6 dans les sens de sa ro tation.
Au cas oit les rouleaux 5, 6 sont fixés sur leurs arbres<I>y, y',</I> ces derniers pourraient être commandés par l'intermédiaire d'un en grenage convenable. Dans ce cas, les rouleaux pourront tourner dans le même sens que les cylindres 1, 2 ou dans le sens opposé. Leur vitesse de rotation peut être égale à celle des cylindres ou être différente de .celle-ci. Une distance légère est ménagée entre cylindres et rouleaux, des moyens pouvant être prévus pour régler à volonté cette distance. Les substances à traiter sont versées dans l'es pace 3 et les cylindres ainsi que l'arbre a: sont mis en rotation.
Par suite de l'adhérence de la substance (pâte) à traiter sur les parois des cylindres, cette pâte est obligée de passer par les intervalles entre les rouleaux et les cylindres et, par conséquent, elle se trouve soumise à un effort de compression et à un travail de laminage simultanés.
Très satisfaisant au point de vue de son fonctionnement, l'appareil suivant la fig.1 serait pratiquement d'une construction déli cate, notamment au point de vue de l'étan chéité. On est donc amené à lui substituer certaines variantes qui permettent d'obtenir les mêmes effets et sont d'une construction plus simple.
L'appareil représenté schématiquement sur la fig. 2 présente une cuve fixe 1 à fond demi-cylindrique, dans lequel est disposé axia- lement le cylindre 2, commandé indépendam ment de l'arbre moteur x par des moyens non représentés qui le font tourner dans le sens de la flèche a..
Dans l'espace entre ledit fond et le cylindre 2, sont disposés les deux rou leaux 5, 6, chaque rouleau est monté comme dans -la figure précédente, sur un arbre<B>y</B>, respectivement y' monté dans des bras 7 qui sont fixés sur l'arbre moteur x, ce dernier étant animé d'un mouvement de rotation dans le sens des flèches b, de sorte que les deux rouleaux sont entraînés dans le même sens, c'est-à-dire en sens opposé au sens de rotation du cylindre 2.
Il va de soi que la matière à traiter est comprimée entre les rouleaux et la cuve, d'une part, et entre les rouleaux et le cylindre 2, d'autre part.
Dans l'appareil suivant la fig. 3, le cylindre 2 des figures précédentes est supprimé et dans la fig. 4 il est remplacé par des pa lettes 8. Ces palettes ont pour but de pro duire, dans certaines circonstances de traite ment, des effets de battage qui augmentent la compression en favorisant la formation de la pâte.
Dans toutes les formes d'exécution dé crites jusqu'ici, les rouleaux peuvent avoir la forme cylindrique, être pleins ou creux, mais ils produiraient également le même effet si, au lieu d'être cylindriques, ils avaient une forme prismatique ou polygonale, pour faci liter l'entrée dans la pâte formée; ces rou leaux peuvent être en nombre variable, un, deux, etc.
L'appareil représenté sur les fig. 5 à 7 correspond au schéma de la fig. 3. On re trouve sur ces figures la cuve 1 à fond semi- cylindrique, traversée dans la longueur par l'arbre moteur x-x qui, par les bras 7, 7 entraîne les rouleaux 5, 6 de diamètres iné gaux.
L'appareil monté sur le bâti 9 se com plète par divers accessoires: un bec 10 de sortie de la pâte, un couvercle 11 et un dis positif de basculage pour le vidange de la cuve, ce dispositif comportant une manivelle 13 à vis sans fin agissant sur un secteur denté 14 solidaire d'une douille 15 par laquelle passe librement l'une des extrémités de l'ar bre x; ladite douille peut tourner dans<B>la</B> bâti 9. L'entraînement de l'arbre moteur se fait par une poulie 16; il pourrait naturelle ment se faire par tout autre moyen conve nable de la technique courante, à la main, par manivelle, etc.
La cuve 1 petit être construite en fonte, eu tôle, en granit, ou en toute autre matière, et les rouleau:: peuvent également être cons titués de matières diverses, suivant les pro duits à travailler.
Pour donner plus de souplesse aux rou leaux et éviter tout effort excessif, les rou leaux 5, 6 sont montés dans les coulisses 12 des bras 7 leur permettant' en cas de trop grande résistance de la, pâte de revenir en arrière. Ce mouvement rétrograde peut être limité par des ressorts, placés à l'intérieur des bras, par exemple. Ces ressorts peuvent être disposés de manière amovible et interchan geable.
On dispose alors d'un moyen de réglage qui permet d'adapter rapidement l'appareil aux traitements particuliers à effectuer.
On conçoit que, suivant la consistance de la pâte, le travail de la machine sera diffé rent. Par exemple, si la pâte est très liquide il y aura simplement, lorsque les rouleaux sortiront de cette pâte, un étirage, et au con traire lorsque les rouleaux rentrent dans la pâte, un battage, produit par les rouleaux. Il va sans dire que, dans les explications qui précédent, on a supposé que la quantité de pâte placée dans la machine ne recouvre pas entièrement l'espace battu par les rouleaux.
Dans le cas d'une pâte plus dure, les rouleaux, par suite de leur mouvement de rotation avec l'arbre x, projettent une partie de la pâte coutre une paroi de la cuve. Au fur et à mesure que les rouleaux reviennent, ils apportent un peu de matière, qui vient se coller contre celle déjà déposée. En outre, le frottement contre cette matière provoque, si les rouleaux sont fous sur leurs arbres y res pectivement y', la rotation des rouleaux au tour des arbres y, y', et un laminage de la pâte qui se trouve étirée vers le fond de la cuve, et qui également remonte entre la cuve et le rouleau correspondant.
Peu à peu, la masse de matière à tra vailler monte le long de la paroi de la cuve, jusqu'au moment où, par la gravité, elle re tombe, pour être de nouveau soumise au travail de laminage, d'étirage, et battage pro voqué par les rouleaux et ainsi de suite, la répétition de cette série d'opérations produi sant en fin de compte une agglomération in time des composants.
On constate d'ailleurs que lorsque la pâte est ferme, elle se constitue sous la forme d'un rouleau qui tourne sur lui-même. La machine fait donc, sur les pâtes assez résistantes, un travail de battage et de pé trissage, en même temps qu'un laminage par suite de la rotation des rouleaux.
L'appareil peut être établi en toutes di mensions, depuis le malaxeur domestique, jusqu'au malaxeur à usages industriels.