Machine automatique.
Dans certaines machines automatiques,
par exemple dans les tours automatiques ou
décolleteuses, on emploie, pour augmenter la
production-horaire de la machine, des dispo
sitifs appelés généralement.. accélérateurs"
et ayant pour but d'agir momentanément sur
l'arbre à came de la machine dans le sens
d'une accélération de la vitesse de ce dernier
pendant ce qu'on appelle les temps improdue
tifs, c'est-à-dire ceux pendant lesquels les ou
tils sont ramenés dans leur position de repos
ou interchangés. Il importe que ces mouvements se fassent le plus rapidement possible et toute la vitesse disponible peut être mise à contribution sans que la qualité du produit en souffre d'une manière ou d'une autre.
Les accélérateurs employés jusqu'ici étaient essentiellement mécaniques ; ils n'avaient en général seulement que deux sortes de vitesses, une pour les temps productifs et l'autre pour les temps improductifs et comprenaient des accouplements mécaniques passablement chers et d'un maniement et réglage délicats.
L'objet de la présente invention est une machine automatique qui peut être un tour
automatique ou une décolleteuse ou d'une ma
nière générale une machine automatique pos
sédant un arbre à came. Cette machine est ca
ractérisée en ce que cet arbre à came est
commandé par un moteur à fluide incompres-
sible ayant l'avantage de pouvoir passer pres
que instantanément cl'un nombre de tours très
restreint à un nombre de tours très élevé sans
qu'il y ait choc. Ils prennent peu de place et
peuvent être mis en action par une pompe
que l'on peut très facilement accoupler au
moteur.
La pompe et le moteur sont alors réu-
nis par des canaux qui les mettent en circuit l'un sur l'autre ; la première est commandée par une poulie motrice et son débit est dirigé clans le moteur. C'est en variant ce débit qu'il est possible d'obtenir du moteur commandant l'arbre à came toutes les vitesses nécessaires¯ et ceci dans les limites qu'il est impossible d'obtenir avec des moyens mécaniques ou électriques.
II est représenté, à titre d'exemple, au dessin ci-annexé, une machine automatique selon la présente invention. Il s'agit ici d'une décolleteuse ou tour automatique qui n'est montrée que pour autant que la compréhension de l'invention l'exige.
La fig. 1 est une vue en plan d'une partie de la machine :
La. fig. 2 est une vue en élévation des or
ganes représentes en fig. 1 ;
La fig. 3 est une coupe verticale selon la
ligne III-IIT de la fig. 1.
Parallèlement au bâti 1 de la machine est
disposé l'arbre à came 2 ; celui-ci régit les ou
tils non représentés qui sont amenés les uns
après les autres sur la pièce à usiner. Dans
toutes les constructions connues jusqu'ici, cet
arbre à came était mû directement par une
poulie à partir du renvoi de la machine ou
bien avec l'intermédiaire d'un accélérateur.
c'est-à-dire d'un dispositif mécanique permet
tant d'en faire varier le nombre de tours.
Dans l'exemple représenté, cet arbre à came
est mû par un moteur à huile 3 (voir fig. 3)
dont le rotor est calé sur un arbre transver
sal 4 qui entraîne l'arbre à came 2 au moyen
d'un engrenage à vis sans fin 5. Le moteur à
huile employé ici est d'un type à palettes ra
diales conduites latéralement par des galets
et dont la position relativement au carter dans
lequel il est enfermé détermine le débit de la
pompe.
Un pareil moteur est décrit dans les
brevets ? 121. 888 et N 129. 424. Le carter
à l'intérieur duquel se trouve ce moteur est
divisé en deux parties symétriques par une
paroi 6. L'une des moitiés contient une pompe
à débit réglable 7 de construction identique
à celle du moteur, mais dont le rotor 8 se pro
longe à l'extérieur sur l'arbre 4 pour recevoir
la poulie motrice 9. Les deux rotors, pompe
et moteur, tournent donc toujours concentri
quement à cet axe 4.
Le carter 10 contenant les deux machines
est maintenu par un axe 11 au bâti de la ma i ehine. Il peut osciller, c'est-à-dire prendre,
relativement aux rotors, une position plus ou
moins excentrée au moyen de laquelle le dé-
bit de la pompe et conséquemment la vitesse
du moteur peut être variée. Dans les positions
montrées au dessin, ce débit est nul puisque
le carter est parfaitement concentrique au
rotor.
Sur l'arbre à came 2 est calée une came à
rainure 12 sur laquelle peuvent être fixés des taquets tels que 1. à plan incliné, qui coopèrent avec le manchon 14 d'une manivelle 15 calée à l'extrémité d'un bras 16 dont l'autre extrémité porte une roue dentée 18. Cette roue dentée est en prise avec un segment denté 19 solidaire du carter.
Lorsque la machine est en marche. la pOIl- lie 9 entraînant If rotor, l'huile parvient au moteur et retourne à la pompe par des canaux 20 et 21 venus de fonte dans les moitiés du carter. Le mouvement du moteur se communique à l'arbre 4 et. de là, à l'arbre à came 2.
Lorsque le taquet 13 arrive sur le maneton 14 de la manette 15 et suivant la pente et la direction du plan incliné dudit taquet, le maneton est poussé dans un sens ou dans l'au- tre. Le débit de la pompe, qui varie avec la position excentrique du carter, est immédia- tement changé, si bien que, le moteur rece- vant ou davantage ou moins d'huile, sa vitesse est également instantanément modifiée.
Il est clair que la came 12 peut recevoir des taquets de toutes dimensions, si bien que le degré d'excentricité du carter peut être varié selon les besoins du moment. On peut donc, par ce moyen, accélérer ou retarder momentanément la vitesse de l'arbre à came pour mieux utiliser la machine.
A l'extrémité de l'arbre 4 opposée à celle où se trouve la poulie motrice est fixée une manivelle 22 au moyen de laquelle, lorsque le moteur n'est pas sous pression, l'arbre à came peut être mû à la main comme cela. est généralement d'usage dans les machines i. décolleter du genre décrit.
Au lieu d'avoir affaire à une machine à décolleter, on pourrait aussi adapter la com- mande de l'arbre à came au moyen d'un fluide incompressible à une machine à tailler les engrenages ou à une machine automatique à fileter. Il est cependant bien évident que l'objet de l'invention pourrait également être appliqué à des machines automatiques n'ayant rien à voir avec le travail des métaux.