Pulvérisateur à, compression. Dans tous les pulvérisateurs à compres sion connus, la pression du liquide qu'on pul vérise diminue au fur et à mesure que le pul vérisateur se vide; aussi pour pouvoir con server jusqu'à la fin la pression nécessaire pour obtenir la pulvérisation voulue est-on obligé d'élever la pression initiale du matelas d'air au-dessus de six atmosphères.
Cette surpression est un gros inconvénient parce qu'elle oblige l'ouvrier à accélérer le rythme clé son travail au début de chaque emploi de l'appareil, s'il veut éviter le gas pillage de liquide.
Le but de l'invention est de supprimer cet inconvénient en réalisant un pulvérisa teur à pression pratiquement constante.
L'objet de la présente invention est carac térisé par un réservoir d'air comprimé sus ceptible d'être mis en communication avec le récipient pour le liquide par un passage laissant pénétrer l'air dans. le réservoir pen dant le remplissage du pulvérisateur, mais ne laissant ensuite ressortir cet air pen dant l'emploi de l'appareil que lorsque la pression dans le récipient pour le liquide des cend au-dessous d'une pression de régime donnée; des moyens étant prévus pour em pêcher l'accès du liquide dans le réservoir d'air.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention.
Fig. 1 est une coupe axiale; Fig. 2 est une vue de détail montrant en plan la pièce fixée au centre du fond de l'ap pareil.
En se reportant à ce dessin, on voit que le récipient cylindrique 1, constituant le corps du pulvérisateur, est subdivisé par une cloi son conique en deux compartiments super posés 3 et 4. Dans l'axe du compartiment supérieur 3 qui constitue un réservoir d'air comprimé est fixé un tube 5 dans la, paroi duquel est percée une lumière 6 et dans le quel travaille un piston-plongeur 7, soumis à l'action d'un ressort 8. Ce ressort prend ap pui sur un bouchon 9, fermant l'extrémité supérieure du tube 5, et tend à maintenir le plongeur 7 appuyé sur un épaulement inté rieur 10, que présente le tube 5 à son extré mité inférieure. Dans l'axe du plongeur 7 est ménagé jusqu'au niveau de la lumière 6 un canal II, débouchant par un ou deux trous radiaux 12 dans une gorge annulaire 13.
Un pointeau de blocage 14, fileté en 15 et muni d'un bouton d'actionnement 16 permet de maintenir le plongeur 7 dans la position re présentée fig. 1 pendant toute la durée du remplissage du pulvérisateur. Dans cette po sition la lumière 6 est ouverte et les com partiments 3 et 4 correspondent entre eux, mais seul l'air peut pénétrer dans le réser voir 3, grâce à une bille flotteuse 17 qui, guidée par le cône 2, vient obstruer l'entrée du canal II. dès que le niveau du liquide atteint le sommet de la chambre inférieure 4.
L'air et le liquide sont admis dans la chambre inférieure 4 par le même orifice 18, qui sert pour la sortie du liquide; cet orifice est ménagé à la. partie supérieure d'une pièce rivée au centre du fond du pulvérisateur. Le conduit de refoulement de la pompe de rem plissage se raccorde à l'ouverture latérale 19 de cette pièce. Entre les passages 18 et 19 est ménagée une soupape d'admission, constituée par une lumière 20, percée dans une paroi transversale 21. Une bille (non re présentée) tend de la manière connue à ve nir fermer cette lumière 20, dès que la pres sion à l'intérieur de la chambre 4 devient plus forte que la pression dans 1e conduit de refoulement de la pompe.
La sortie du li quide se fait dans la pièce rivée au fond du pulvérisateur par dessus une chicane 22 et à travers une ouverture 23, dans laquelle vient se raccorder le tuyau flexible conduisant à la lance de pulvérisation.
Le fonctionnement du pulvérisateur est le suivant: le plongeur 7 étant bloqué par le pointeau 14, on commence - lors du pre mier emploi seulement - par pomper de l'air dans l'appareil jusqu'à ce que la pression at teigne dans la chambre 4 et dans le réser voir 3 environ 3 atmosphères, ceci étant in diqué par tout dispositif approprié (mano mètre, soupape, etc.). Ensuite on remplit la chambre 4 de liquide. Ce faisant on refoule tout l'air comprimé à 3 atmosphères se trou vant dans cette chambre dans le réservoir 3.
Le rapport des volumes de la chambre 4 et du réservoir 3 est calculé de façon que l'air dans le réservoir 3 se trouve comprimé entre 8 @et 10 atmosphères lorsque la cham bre 4 est pleine de liquide.
A ce moment la. bille flotteuse 17 vient obturer l'orifice supérieur de la chambre 4 pour empêcher que le liquide monte .dans le canal II et puisse pénétrer à travers la lu mière 6 dans le réservoir à air 3.
Avant de commencer la pulvérisation, l'ouvrier dévisse le pointeau 14 suffisamment pour que le plongeur 7 vienne obturer la lu mière 6, ceci se produisant automatiquement puisque la pression de l'air se trouvant dans le petit espace 24 entre le piston 7 et la bille 17 est. alors supérieur à. 8 atmosphères, tandis que le ressort antagoniste 8 n'est réglé que pour s'opposer ;à une pression d'environ 3 atmosphères.
Dès que l'opérateur ouvre le robinet (le la lance .de pulvérisation, la pression dans la chambre 4 tombe d'autant plus. rapidement que le niveau du liquide dans cette chambre se trouve plus haut.
Si la chambre ,4 a .été entièrement remplie de liquide, cette pression tombe alors instan tanément à 3 atmosphères et reste ensuite constante pendant toute l'opération de pulvé risation, puisque le ressort 8 tend à entre- ouvrir la lumière dès qu'elle ne l'équilibre plus.
Quand il ne reste presque plus .de liquide à l'intérieur .de la chambre 4, la bille flot- teuse 17 vient boucher l'orifice 18 de la ma nière connue, empêchant ainsi toute fuite d'air.
Il doit être bien entendu que cette forme d'exécution n'est représentée et décrite que très schématiquement et que tout détail constructif nécessaire pour sa réalisation pourrait être ajouté sans s'écarter de l'inven tion.
En particulier il n'a pas été indiqué de moyens spéciaux pour assurer l'étanchéité entre le plongeur 7 et le cylindre 5, ni spé cifié d'autres moyens que la bille 17 suscep tible -d'empêcher l'accès du liquide dans le réservoir 3, tous ces moyens pouvant être quelconques. Par exemple 7 pourrait être uni m i -de segments ou de garnitures de cuir, tandis qu'un filtre à mailles très serrées, fixé à la. rondelle 10, empêcherait les particules so lides en suspension dans le liquide de péné trer dans le tube 5 et briserait les projections de liquide.
D'autre part, plusieurs variantes pour raient être apportées à cette forme d'exécu tion.
Par exemple les .deux compartiments 3 et 4 pourraient être concentriques au lieu d'être superposés. Il pourrait y avoir au sommet de l'appareil une admission d'air distincte .de l'admission de liquide. Au lieu du bouchon fixe 9 on pourrait utiliser un écrou pouvant être actionné de l'extérieur pour régler .de la, manière connue la tension du ressort 8. Dans ce cas le couvercle de l'appareil pourrait por ter une graduation indiquant ce réglage. Au lieu d'être fixé au pulvérisateur, le tube 5 pourrait être amovible pour faciliter les net toyages et les réparations. Dans ce cas un presse-étoupe serait prévu au sommet de l'ap pareil pour assurer l'étanchéité du montage dudit tube.
Enfin, au lieu de la valve à tiroir cons tituée par l'ensemble 5, 6, 7, 8, on pourrait intercaler entre les compartiments 3 et 4 n'importe quel type de soupape à ressort calibré tendant à la. maintenir normalement ouverte, susceptible d'être bloquée automa tiquement en position ouverte pendant le remplissage du pulvérisateur et .de se fermer automatiquement dès que la pression- dans le récipient pour le liquide surmonte l'action de ce ressort.