Procédé de signalisation électrique par ondes porteuses modulées et installation pour la mise en aeuvre de ce procédé. Cette invention se rapporte à un procédé de signalisation électrique par ondes porteuses modulées et une installation pour la mise en aeuvre de ce procédé.
Dans le procédé suivant cette invention, une onde de fréquence porteuse et une onde de signalisation sont imprimées conjointement ù un dispositif de déformation, et au moins une des bandes d'ondes latérales résultantes d'un ordre supérieur-au deuxième est utilisée.
L'installation pour la mise en oeuvre du- dit procédé comprend un dispositif de défor mation auquel une onde porteuse et une onde modulante sont imprimées et lequel fournit des ondes latérales d'un ordre supérieur au deuxième, des moyens étant prévus de ma nière à ce que la courbe caractéristique de ce dispositif entre les quantités d'énergie reçues et fournies offre une courbure prononcée.
On sait que quand une onde porteuse est modulée par une onde de signalisation, l'onde résultante peut être considérée comme formée de trois composantes principales, à savoir l'onde latérale supérieure dont la fréquence est égale à la somme des fréquences de l'onde porteuse et de l'onde modulante, l'onde por teuse elle-même et l'onde latérale inférieure dont la fréquence est égale à la différence des fréquences de l'onde porteuse et de l'onde modulante. On a trouvé qu'on peut utiliser d'autres ondes latérales dans les fréquences desquelles entrent des harmoniques des fré quences porteuse ou modulante, au lieu des fréquences principales.
Ces diverses combi naisons de fréquences ou d'ondes latérales provenant de la modulation d'une onde por teuse par des ondes de signalisation peuvent se distinguer l'une de l'autre par la somme des multiples des fréquences porteuses et modulantes qui interviennent. Cette distinc tion peut se baser sur l'ordre de modulation qui produit ces composantes. Par exemple une modulation de deuxième ordre produit les bandes d'ondes latérales ordinaires, dans les quelles les fréquences porteuses et modulan tes n'entrent chacune qu'une fois; la modula tion de troisième ordre produit des bandes d'ondes latérales dans lesquelles entrent la première harmonique d'ordre paire de l'une des fréquences, porteuse ou modulante, et ainsi de suite.
Si des courants de différentes fréquences p et q sont fournis à un dispositif de défor- mation (modulation) il en résulte un courant complexe, dans lequel les fréquences ont lai forme générale<I>m p </I> n q, dans laquelle <I>m</I> e1, <B>ii</B> peuvent avoir n'importe quelle valeur en tière ou zéro, et dans laquelle le symbole i- indique que la somme, la différence, ou la somme et la différence des deux quantités peuvent être présentes.
Ceci sera démontré plus tard lorsque l'expression complète don nant le courant modulé sera étudiée.
Si l'un des coefficients<I>m</I> ou<I>n</I> est zéro, le courant défini par cette expression est un courant continu si l'autre coefficient est zéro. Si l'autre coefficient n'est pas zéro, le cou rant aura des composantes de fréquence p ou q, suivant le cas, ou des multiples de ces fré quences. .Si aucun des coefficients n'a la va leur zéro, on obtient des composantes de fré quence combinée, c'est-à-dire des bandes la térales.
L'ordre de modulation peut être dé fini comme la somme de<I>m</I> et<I>n.</I> Si chacun des coefficients<I>m</I> et<I>n</I> est égal à un, on a le cas bien connu d'une modulation de deuxième ordre, dans lequel les fréquences latérales sont p q. La modulation de troi sième ordre peut être représentée par<I>2p q</I> ou p 2q. Par conséquent, il y a la possi bilité de quatre fréquences latérales de troi sième ordre.
- Si r est un nombre exprimant l'ordre de modulation, il est évident qu'il y â, (r-1) combinaisons de deux nombres dont la somme est égale à r, de sorte que, considé rant les fréquences formées des sommes et des différences, il peut y avoir un maximum de 2-(r-l-) fréquences latérales différentes pour chacun des -ordres respectifs de modu lation.
Ci-dessous, on suppose que q représente une bande de fréquence, comme par exemple celle donnée par un courant téléphonique, considéré -comme courant modulant, et que p représente une fréquence porteuse déterminée dont la valeur est plus grande que celle de n. L'expression "bande latérale" sera employée au lieu de "fréquence latérale".
Aussi, on ne considérera que les bandes latérales dans les quelles q se présente une fois, c'est-à-dire cel les ayant des fréquences<I>p </I> q, <I>2p</I> - <I>8p </I> q, etc., par ce qu'évidemment seulement par la transmission de bandes latérales de ce genre la composante modulée peut être repro duite a;u récepteur en modulant ces bandes latérales avec l'onde porteuse ou une harmo nique de l'onde porteuse.
Afin de prouver que ces diverses bandes d'ordre multiple se présentent et afin de dé terminer jusqu'à quel point elles se présen tent, on se servira de la théorie donnée dans le brevet américain ne 1449$82 du 27 mars 1928.
Suivant cette théorie, on obtient le cou rant, ou potentiel, résultant d'une modulation en substituant dans l'équation générale y = ax + bx2 -[- bx3 + . . des courants, ou Po tentiels, appliqués simultanément au circuit d'entrée du dispositif de modulation.
En sup posant que les courants d'arrivée soient P cos plt et Q cos qjt, où p, et q, sont égaux respectivement aux<I>2</I> -c <I>p</I> et<I>2</I> n q, on ob tient<I>x = P</I> cos plt -i- Q cos qlt. Il n'y au rait point de changement essentiel si l'on sup posait un angle de phase initiale entre les deux ondes appliquées.
Cette valeur de x doit être substituée dans l'équation générale. Le premier terme ax ne donne que les ondes amplifiées des courants de fréquence<I>p</I> et q. Le terme bx' donne des ondes de fréquences 2p, 2q, et<I>p </I> q, de la manière bien connue.
Les bandes latérales de deuxième ordre<I>p </I> q résultent du dé veloppement trigonométrique du produit <I>b P</I> Q cos plt cos qlt. Les fréquences harmo niques 2p et 2q résultent des développe ments trigonométriques respectivement de b PZ cos' plt et de b Q' <B><I>cos'</I></B> q't.
Si les termes suivants de l'équation géné rale sont développés algébriquement suivant la loi du binôme, on voit que l'équation déve loppée comprend des termes renfermant des puissances de cos plt et cos qlt, et des termes contenant cos plt cos qxt comme facteur. Les premiers évidemment donnent des ondes dont les fréquences sont, respectivement, des har moniques de<I>p</I> et de<I>I.</I> Les derniers évidem- ment-donnent des ondes de fréquence combi née, c'est-à-dire des bandes latérales.
En particulier, on trouve que des termes alternants dans le développement des termes de puissance paires de l'équation générale sont caractérisés en ce que les exposants de cos p,t et cos q,t sont chacun impairs. Ces termes dans leur ordre régulier, jusqu'au et inclusivement le développement des termes de la sixième puissance de l'équation générale, sont les suivants, seuls les parties principales des coefficients dans cette discussion étant retenus
EMI0003.0005
PQ <SEP> cos <SEP> <I>p,t</I> <SEP> cos <SEP> <I>q,t</I>
<tb> P3Q <SEP> cos <SEP> 3 <SEP> <I>p,t</I> <SEP> cos <SEP> <I>q,t</I>
<tb> PQ3 <SEP> cos <SEP> <I>p,t</I> <SEP> cos' <SEP> <I>qlt</I>
<tb> P5Q <SEP> cos' <SEP> <I>plt</I> <SEP> cos <SEP> <I>qlt <SEP> (1)
</I>
<tb> <I>P'Q3</I> <SEP> cos' <SEP> <I>plu</I> <SEP> cos' <SEP> qlt
<tb> PQ5 <SEP> cos <SEP> plu <SEP> cos' <SEP> <I>q,t.</I> Les quantités déterminant la fréquence sont le produit de cos p,t cos q,t par une quantité présentant des puissances paires de cosinus. Puisque cos'<I>a =</I> i/ -{- 1/-, cos<I>2 a</I> le développement de ces quantités contient cha cun un terme de la forme de 1/-, cos<I>plu</I> cos qlt. Ceci montre que chacun des termes de l'expression (1) donne une paire de bandes latérales de deuxième ordre.
Les bandes la- t4rales de ces différents termes sont super posées afin de produire les bandes latérales résultantes.
L'amplitude de chacune des bandes laté- ni.les résultantes supérieure et inférieure peut, par conséquent, être exprimée par une série dont les termes sont proportionnels à PQ, P3Q, P5Q, PQ3, PQ', P'3Q3, . . ., ces facteurs étant tous des produits d'ordre pair..
Ces termes sont multipliés par les coeffi- tients <I>b,</I> d, <I>f,</I> etc. de l'équation générale. G-éné- ralement la. grandeur de ces coefficients di minue lorsque la puissance des termes de l'équation générale augmente, c'est-à-dire lorsque l'ordre des produits nominés ci-dessus augmente. En effet, on peut modifier la courbe caractéristique de manière qu'il n'y a, que le terme PQ, linéaire en Q, qui soit pré- sent.
Dans d'autres cas, il y a relativement peu d'autres termes présents qui produisent quelque déformation et la non-linéarité de cer tains des coefficients en Q. Cependant un cer tain nombre des termes comme PQ, P'Q, P'Q, etc., ont leur somme linéaire en Q dès main tenant. La grandeur des termes de déforma tion, c'est-à-dire PQ3, PQ', P'Q3, etc. peut être réduite au ininimum en rendant P grand par rapport à Q, de sorte qu'on puisse obtenir une linéarité approximative, ce qui est néces saire pour la transmission non déformée.
On peut montrer, d'une manière sembla ble à la précédente, que d'autres bandes laté rales d'un ordre pair différent peuvent être obtenues par des autres termes que ceux in diqués dans l'expression (1), dans le dévelop pement des termes de puissance égale de l'é quation générale. Cependant, comme on le voit plus tard, seulement ceux de la forme <I>m p </I> q ont des coefficients linéaires en<I>Q,</I> et sont utiles pour cette raison.
On peut obtenir de manière semblable les bandes latérales d'oadre impair par des ter mes de puissance impaires de l'équation géné rale. On montrera ceci pour le cas des ban des latérales de troisième ordre.
On voit par le développement de ces ter mes de puissance impaires, excepté le terme linéaire, que des termes alternants ont des puissances paires de cos p,t et des puissances impaires de<I>cos</I> q,t. Ces termes dans leur ordre régulier, jusque et inclusivement ceux donnés par le septième terme de puissance de l'équation générale, sont les suivants, en ne retenant que les parties principales des coef ficients:
EMI0003.0046
P'Q <SEP> cos' <SEP> <I>plu</I> <SEP> cos <SEP> <I>a,,t</I>
<tb> P4Q <SEP> COS4 <SEP> <I>p't <SEP> cos <SEP> q't</I>
<tb> P2Q3 <SEP> cos <SEP> 4 <SEP> <I>plu</I> <SEP> cos' <SEP> <I>çIlt <SEP> @2)</I>
<tb> P'Q <SEP> <B><I>cos'</I></B><I> <SEP> p't</I> <SEP> cos <SEP> <I>rJ't</I>
<tb> <I>PIQI</I> <SEP> COS4 <SEP> <I>plu</I> <SEP> cos' <SEP> <I>qlt</I>
<tb> PIQS <SEP> COS2 <SEP> <I>p,t</I> <SEP> cos' <SEP> <I>q,t.</I> Les quantités déterminant la fréquence sont le produit de cos' p,t cos q,t par une quantité présentant des puissances paires de cosinus. Puisque ces u ='I/? + 1/2 ces<I>2 a,
</I> le dé veloppement de la partie cos' plt ces qlt con tient le terme 1/2 ces 2plt ces qlt. Le produit de ce terme par le développement des carrés des cosinus donne un terme résultant formé du produit de ce terme par 1/2. Par suite du développement de chacun des termes dans (2) contient un terme de la forme ces 2plt ces qlt. Cette forme est pareille à la forme ces plt ces qlt et donne d'une manière analo gue des bandes supérieures et inférieures de 2p.
Ceci montre que les termes de l'expres sion (2) donnent chacun une bande latérale de troisième ordre du type<I>2p q.</I>
Les amplitudes de chacune des bandes la térales supérieure et inférieure résultantes, peuvent être exprimées par une série dont les termes sont proportionnels<I>à</I> P'Q, P'Q, P'Q, P2Q3, P4Q3, P2Q', . . . La somme de ces ter mes est linéaire sous les conditions men tionnées ci-dessus pour la modulation de deuxième ordre.
C'est-à-dire s'il n'y a que le terme de troisième puissance dans l'équation générale, seulement le premier terme de la sé rie se présente et les bandes latérales sont strictement linéaires en Q, et s'il y a des ter mes additionnels, il y a une légère déforma tion qui peut être réduite en proportionnant convenablement les valeurs de P et Q.
De manière semblable, on peut montrer que des bandes latérales de troisième ordre du type p 2q peuvent être obtenues par des autres termes que ceux indiqués dans l'ex pression (2), du développement des termes de puissance impairs de l'équation générale. Les quantités exprimant l'amplitude de ces ban des latérales sont exprimées par des termes dont aucun n'est linéaire en Q, de sorte que la somme n'est pas linéaire et ne peut pas être rendue linéaire en Q. Ceci prouve que la modulation de troisième ordre de ce genre ne peut donner une bonne reproduction du si gnal.- Ceci est également le. cas pour d'autres ordres plus élevés de modulation, pairs ou im pairs, dans lesquels n est plus grand que un.
Cependant ces bandes latérales peuvent être utilisées pour la signalisation où la reproduc- tion exacte de l'onde modulante n'est pas l'es sentiel.
On peut également obtenir des bandes la t6rales d'un ordre impair plus élevé que le troisième du type<I>an p</I> -!- q par les termes de puissances impaires de l'équation générale. On peut rendre ces bandes latérales, ainsi que les bandes latérales d'ordre pair plus élevé du même type, approximativement linéaires en Q.
Malgré que les installations téléphoniques utilisées à présent dépendent de la modula tion ou décomposition de deuxième ordre, l'expérience a prouvé que certains ordres plus élevés, surtout le troisième, conviennent tout aussi bien pour la production de bandes laté rales et pour la reproduction de la parole.
Afin de montrer qu'il est avantageux et pra ticable d'employer les ordres élevés de modu lation, on a récemment trouvé que, dans une installation téléphonique à courant porteur disposée pour des conditions les plus favora bles de modulation de deuxième ordre et pour la transmission de l'onde porteuse, on pour rait doubler l'amplitude des bandes latérales de troisième ordre par rapport à celles du deuxième ordre par des modifications n'affec tant aucunement les conditions de modula tion de deuxième ordre.
Il est évident que le terme "fréquence porteuse" doit être défini de nouveau pour la description de dispositifs de modulation d'un ordre plus élevé que le deuxième. Par exem ple, une bande latérale de troisième ordre ayant des fréquences 2p q peut être décom posée afin de reproduire un signal par la dé composition de deuxième ou de troisième or dre, selon que le courant utile est de fréquence p ou 2p. Par conséquent, d'après l'ordre de décomposition, l'une de ces deux fréquences peut être la fréquence porteuse dans une ins tallation. utilisant la modulation de deuxième ordre, et conséquemment la décomposition de deuxième ordre.
Dans la description les ex pressions "courant porteur" et "onde por teuse" sont utilisées pour chaque courant ou onde pouvant être combiné dans un disposi tif de déformation avec la bande latérale ou les bandes latérales transmises afin de pro- duire un signal et, par conséquent, la fré quence de tel courant ou de telle onde est dé signée par fréquence porteuse. Une onde mo dulée d'ordre élevé peut en conséquence avoir comme fréquences porteuses la fréquence fon damentale de l'onde porteuse à haute fré quence ou certaines harmoniques de celle-ci. L'onde à haute fréquence est nommée l'onde porteuse "appliquée", "originale" ou "non- modulée".
Le dessin ci-joint montre, à titre d'exem ple, plusieurs formes d'exécution de l'instal lation suivant l'invention, permettant des mises en oeuvre du procédé données à titre d'exemple. La fig. 1 est un diagramme ser vant à exposer certains principes théoriques sur lesquels est basée l'invention; la fig. 2 est le schéma d'un circuit pour l'obtention par modulation soit de bandes d'ondes latérales prononcées d'ordres impairs avec élimination des bandes d'ondes latérales d'ordres pairs et des harmoniques d'ordres pairs de l'onde por teuse, ou soit inversement de bandes d'ondes latérales prononcées d'ordres pairs avec élimi nation des bandes d'ondes latérales d'ordres impairs et des harmoniques d'ordres impairs de l'onde porteuse;
les fig. 3, 4, 5, 6 sont des diagrammes servant à expliquer les principes sur lesquels se base le fonctionnement des installations des fig. 2 et 7; la fig. 7 montre un modulateur qui peut être utilisé dans le même but que celui de la fig. 2; la fig. 8 re présente une installation pour une transmis sion dans un seul sens de signaux par cou rants porteurs, utilisant une modulation d'or dre élevé produite par un modulateur à noyau magnétique; la fig. 9 montre au moyen d'un diagramme certains principes théoriques se rapportant au fonctionnement du modulateur de la fig. 8;
les fig. 10, 11, 12, 13, 14 indi quent d'autres formes de modulateurs < i noyaux magnétiques.
Les fig. 15 et 16 se rapportent à des ins tallations pouvant remplacer celle de la fig. 8. Bien que les installations téléphoniques, actuellement en usage, utilisent des modula tions et des décompositions d'ondes combinées de second ordre, l'expérience a démontré que des modulations et des décompositions d'or dres plus élevés, et particulièrement de troi sième ordre, conviennent très bien pour la pro duction de bandes latérales de fréquences ainsi que pour la transmission de la parole.
Comme exemple des avantages qu'offre une modulation d'ordre élevé, on a observé que dans une installation téléphonique par cou rants porteurs, disposée pour offrir les meil leures conditions possibles de modulation de second ordre et de transmission des ondes por teuses, l'amplitude des bandes d'ondes laté rales provenant d'une modulation de troisième ordre peut être rendue deux fois aussi grande que celle des bandes d'ondes latérales prove nant d'une modulation de deuxième ordre, et cela sans affecter les conditions de la modu lation de deuxième ordre. Le terme "fréquence porteuse" doit d'a bord être défini dans le cas d'une modulation d'ordre supérieur au deuxième.
Par exemple, une bande d'ondes latérales de troisième ordre ayant des fréquences<I>2p q</I> peut être détec tée pour reproduire un signal, par une décom position de deuxième ou troisième ordre, sui vant qu'un courant de fréquence<I>p</I> ou<I>2p</I> est utilisé. Par suite, d'après l'ordre de décom position, l'une ou l'autre de ces deux fréquen ces peut jouer le rôle de fréquence porteuse dans une installation utilisant une modula tion de deuxième ordre, et par suite une dé composition de même ordre.
C'est-à-dire, une bande latérale de l'ordre n peut être démodu- lée en combinant cette bande dans un disposi tif de déformation avec une onde dont la fré quence est un multiple de la fréquence de l'onde porteuse originale ou fondamentale. Les conditions favorables à la production de bandes latérales de second ordre ne sont pas nécessairement favorables à la production de bandes latérales de troisième ordre, ou généralement les conditions favorables à une modulation d'ordre pair ne sont pas néces sairement favorables à une modulation d'or dre impair, et vice-versa.
Cela est représenté sur la fig. 1 dans laquelle<I>A</I> et<I>B</I> -sont res- pectivement la courbe caractéristique du cou rant I. de plaque en fonction du potentiel de grille E,# , et une des courbes du courant de départ d'une bande latérale de deuxième or dre provenant d'un modulateur particulier. Le point important est que quand la grille est à un potentiel de polarisation de -18 volts, le courant de la bande latérale de deuxième or dre devient pratiquement nul. Cette valeur du potentiel de grille marque un point de sy métrie dans la courbe caractéristique.
Cette condition qui est difficile à obtenir avec des filaments recouverts d'oxydes est rendue pos sible par un choix judicieux de la matière constituant le filament, et par des valeurs spécifiques des constantes utilisées. Les cou rants des autres bandes latérales d'ordres pairs peuvent ainsi être amenés à une valeur nulle, si la modulation a lieu vers le même point. Bien que la courbe du courant de la bande latérale d'ordre impair ne soit pas mon trée sur le diagramme, elle n'a pas un mini mum en ce point.
Bien qu'il ne soit pas nécessaire pour pro duire les bandes d'ondes latérales d'ordres im pairs, d'opérer vers un point de symétrie, cette méthode d'opération permet une modu lation d'ordre impair avec suppression des harmoniques pairs de la fréquence porteuse et des bandes d'ondes latérales d'ordres pairs, puisque ces composantes résultent des termes de l'équation générale ayant les mêmes expo sants que les nombres indiquant le multiple des fréquences. Toutefois cette méthode offre les avantages suivants: économie d'énergie, absence d'interférences pouvant se créer par suite de la présence au récepteur des bandes d'ondes latérales d'ordres pairs, et secret.
En effet, une telle installation est relativement secrète puisqu'une personne essayant d'inter cepter le message ne peut effectuer la détec tion par une décomposition de deuxième ordre entre la bande d'ondes latérales d'ordre im pair et l'onde porteuse de fréquences multi ples d'ordres pairs. Dans des installations pour communications multiples, utilisant des bandes d'ondes latérales de différents ordres pour les circuits de signalisation respectifs et dont un exemple est montré fig. 15, ce moyen assure une plus grande séparation entre les diverses bandes latérales.
L'économie et le secret sont favorisés dans une modulation d'ordre impair par suite de la suppression complète de l'onde porteuse, c'est- à-dire par suite de la suppression de l'onde porteuse fournie aussi bien que de ses har moniques d'ordres pairs. Par exemple, cela peut être réalisé en supprimant les harmoni ques pairs comme précédemment, et en sup primant l'onde porteuse fournie par un filtre. Puisque les bandes latérales d'ordres impair sont très éloignées de l'onde porteuse fournie, cette séparation peut être facilement réalisée par le filtre. La suppression des fréquences porteuses peut s'accomplir de cette manière sans avoir recours à des arrangements équi librés de tubes.
Cela est important daus les cas où la modulation de deuxième ordre est employée en même temps que la suppression de l'onde porteuse, et où cette fréquence.por- teuse est trop élevée pour permettre la sépa ration des bandes latérales de deuxième or dre sans avoir recours à des arrangements équilibrés.
La fig. 2 représente un dispositif pour la modulation ou la décomposition des ondes nommées ci-dessus, dans lequel, suivant l'a justement des éléments constitutifs, des ban des latérales prononcées d'ordres pairs ou im pairs peuvent être obtenues. On suppose d'abord que le commutateur qui court-cir cuite le transformateur 6a est fermé, de sorte que ce transformateur est inefficace. L'en roulement 5 est connecté directement à la source de courants devant être modulés ou démodulés et est relié inductivement par le transformateur 6 aux appareils 7 et 8. Le premier de ceux-ci peut être un modulateur quelconque à décharge d'électrons, tandis que le deuxième est un redresseur, par exemple du type à deux électrodes.
Un impédance 9, en dérivation sur la grille du tube i, empêche une trop grande accumulation de charge né gative sur cette grille. Cette impédance, qui consiste en une résistance dans le cas repré senté au dessin, est de préférence grande, par exemple de l'ordre d'un mégohm. Le courant fourni peut être utilisé dans un cir cuit de travail 10.
Le fonctionnement du dispositif envisagé est mieux compris en se rapportant aux fig. 3, 4, à. La courbe<I>abc</I> de la fig. 4 est la courbe caractéristique du tube 7 tracée en fonction des potentiels de grille par rapport au fila ment et du courant plaque.
Si le tube re dresseur n'est pas présent, de sorte que les variations de potentiels des courants reçus s'exercent directement entre la grille et le filament du tube 7, ces variations de poten tiels sont comprises sur la. partie<I>bc</I> de la courbe, de la manière ordinaire, puisque cette partie de la courbe présente seulement de faibles variations d'impédance, et le courant plaque-filament est une reproduction exacte des courants fournis.
Quand le tube redresseur est en circuit, la courbe caractéristique est modifiée et prend la forme montrée en<I>bd</I> pour sa partie supérieure. Le courant plaque-filament, tracé par rapport à l'axe des temps, est tel qu'il est indiqué sur la fig. 3 si les ondes reçues sont de forme sinusoïdale. Sûr cette figure les périodes de temps représentées par les in tervalles 1, 2, 3, 4, . . ., sont égales. Si la partie non horizontale de la courbe caracté ristique était redressée, la partie non hori zontale de la courbe de la fig. 3 aurait la forme d'une onde sinusoïdale. Suivant les remarques faites précédemment, ces condi tions sont favorables à la production de ban des latérales d'ordre pair.
Cette modifica tion de la caractéristique normale s'explique facilement quand on considère que le tube redresseur est un élément d'impédance va riant entre de grandes limites avec un fac teur très élevé pour lequel on a trouvé dans certains cas la valeur 100, lorsque les pola- rités des potentiels appliqués sont inversées. Quand des demi-ondes positives sont appli quées sur les tubes, c'est-à-dire quand la grille du tube 7 est à un potentiel positif par rapport à l'anode du tube 8, un courant de grille passe à travers le tube 7, puisque sa grille est positive par rapport à son fila- ment. L'impédance du circuit d'arrivée dé croît donc.
Le potentiel total se divise con formément aux impédances respectives de ce circuit d'arrivée et du redresseur. Il en ré sulte que réellement tout le potentiel appli qué exerce ses effets sur le redresseur et le potentiel s'exerçant à travers le circuit d'ar rivée du tube 7 est très petit ou nul. Le courant de plaque aura pendant la durée d'un demi-cycle continuellement la valeur corres pondant au potentiel de grille zéro.
Pour les demi-ondes négatives appliquées aux deux tubes, les conditions sont inversées. Le redresseur a pratiquement une impédance nulle, et le circuit d'arrivée du tube 7 a une impédance pratiquement infinie. Les poten tiels se répartissent encore conformément à ces impédances. Cette condition correspond à la condition normale du fonctionnement des tubes modulateurs avec un potentiel de grille négatif, et ce fonctionnement a donc lieu pour la position normale b de la courbe ca ractéristique.
Si les variations de potentiels sont suffi santes pour provoquer le fonctionnement au delà de la base de la courbe caractéristique, de manière que la caractéristique modifiée prend la forme<I>e a b d,</I> les conditions sont favorables à la production des bandes laté rales d'ordres impairs. La fig. 5 indique la courbe correspondante du courant de plaque, tracée par rapport aux temps. Dans cette courbe les intervalles représentés entre les points 1, 2, ,3, 4,<B>...</B> sont égaux comme dans la fig. 3.
Il est évident que la courbe caractéristi- que modifiée sera changée si l'amplitude maximum des courants fournis varie, puis qu'il s'ensuivra que le fonctionnement du tube s'effectuera sur une partie plus ou moins grande des parties horizontales de la courbe <I>e a b</I> d, ou autrement dit puisqu'il s'ensui vra que la partie inclinée de la courbe carac téristique devient relativement plus grande ou plus petite.
L'effet résultant pour la courbe du courant par rapport au temps est de changer l'inclinaison des parties latérales de cette courbe. Un accroissement dans l'ampli- tuile maximum tend à donner à la courbe une configuration rectangulaire qui sera ca ractérisée par la symétrie entre les demi- ondes consécutives, puisque les périodes de temps correspondent aux intervalles entre les points la, 2a, 6a, 4a,<B>...</B> etc. et 1, 2, 3, 4 .. . deviennent égaux.
Cette r'ondition limite, qui correspond à l'application d'un potentiel maximum égal à l'infini, définit une situa tion dans laquelle il y a absence complète d'harmoniques d'ordres pairs et, si une onde modulante est superposée à l'onde porteuse sur le modulateur, absence complète de ban des latérales d'ordres pairs.
La symétrie complète dans la courbe caractéristique défi nissant cette condition, est celle qui est at teinte quand la partie inclinée devient rela tivement nulle comparativement à la partie horizontale qui s'étend indéfiniment. En utilisant une amplitude d'une grandeur mo dérée du potentiel de l'onde porteuse, cette condition limite peut être approchée très for tement.
Une telle symétrie ne dépendant pas des amplitudes des potentiels fournis, peut être obtenue en ajoutant les circuits des deux tu bes inférieurs de la fig. 2 montrés entre 5 et 10, et en ouvrant le commutateur qui court= circuite le transformateur 6a. Il n'y a au cune inductance mutuelle entre les deux en sembles des enroulements des transformateurs 5, 6 et 6a, de sorte que l'ouverture ou la fer meture du commutateur n'affecte pas le fonc tionnement du transformateur 6. Les enrou lements primaire et secondaire du transfor mateur 6a sont en relation opposée compara tivement avec les enroulements correspon dants du transformateur 6.
Cela peut être réalisé en renversant le sens de l'enroulement de l'une des bobines du transformateur,6a par rapport à la bobine correspondante du trans formateur 6. L'utilisation de l'ensemble in férieur de circuits produit un courant indi qué en e' a'<I>b' d'</I> sur la fig. 4 dans la moitié la plus basse de l'enroulement primaire du transformateur de départ, et cela pendant le temps durant lequel le courant dans la moi tié supérieure est tel qu'il est montré par la\ courbe<I>e a b d.</I> La courbe du courant résul tant dans l'enroulement primaire et par suite;
la forme de l'onde du courant dans l'enroule ment secondaire du transformateur de dé part, par rapport aux potentiels appliqués aux enroulements primaires combinés des transformateurs 6 et 6a, est la somme de ces courbes. Afin de ne pas compliquer inutile ment la figure, cette courbe n'a pas été repré sentée. Cependant il est évident qu'elle sera redressée près de l'origine et qu'elle offrira une courbure prononcée aux extrémités qui correspond aux courbures des courbes com posantes. A cause du plus haut degré de sy métrie obtenu, et à cause d'une utilisation plus effective des ondes de courant alterna tif, le dispositif envisagé est souvent préféré à celui n'utilisant qu'un seul tube modula teur.
Suivant le dispositif de la fig. 2, les deux enroulements du primaire du transformateur de départ sont dans une relation telle que leurs effets s'ajoutent. S'-ils étaient enroulés en opposition, ou si la relation des enroule ments d'arrivée est changée semblablement, les bandes latérales de modulation d'ordres pairs peuvent être produites à l'exclusion des bandes latérales d'ordres impairs et des har- - rnoniques d'ordres impairs de l'onde porteuse.
Un résultat semblable à celui obtenu par les deux ensembles de tubes de la fig. 2 peut être réalisé en substituant au redresseur de la fig. 2 une résistance dans le conducteur connecté à la grille d'un seul tube à trois électrodes, telle que la résistance 11 montrée dans le dispositif de la fig. 7. Si les varia tions de potentiel à travers l'enroulement se condaire du transformateur 6 de la fig. 7 tendent à rendre positif le potentiel de la grille, la chute de potentiel dans la résistance 11 modifie cette partie de la caractéristique de manière à provoquer une courbure brus que semblable à celle indiquée entre<I>b</I> et<I>d</I> sur la fig. 4.
Bien que des dispositifs à décharge élec tronique aient été envisagés jusqu'ici, tous les types de dispositifs pouvant produire des modulations ou des décompositions d'ordres, élevés peuvent être employés. Le procédé (lui consiste à, effectuer la modulation en fai sant varier l'inductance d'une bobine par suite de la variation de la saturation de son noyau magnétique est surtout applicable si l'on veut supprimer l'onde porteuse et les ondes d'ordres impairs. La fig. 8 montre une installation employant un dispositif modula teur de ce genre par lequel des bandes laté rales d'un ordre supérieur au deuxième peu vent être obtenues.
Suivant cette fig. 8, le modulateur 12 est formé d'un noyau toroïdal recouvert d'une seule bobine. L'emploi du condensateur montré est facultatif et son action sera en visagée plus loin en se rapportant à la fig. 12. Le modulateur 12 déforme les courants pas sant Ù. travers son enroulement de manière à produire les bandes latérales voulues.
Les courants de signalisation et les courants por teurs provenant respectivement des sources 13 et 1d sont transmis sur le modulateur à travers le filtre à limite supérieure FI,, et le filtre pour courants porteurs FC. Toute réac tion entre ces courants est ainsi évitée, ex cepté évidemment dans le modulateur. L'am plitude du courant porteur peut être réglée par le shunt 15, ou par quelqu'autre moyen, à une valeur maximum convenant pour une bande latérale particulière. Le modulateur 12 supprime les harmoniques d'ordres pairs du courant porteur, ainsi que les bandes la- Mrales d'ordres pairs.
L'onde modulée est transmise par le transformateur 16 au filtre FB qui laisse passer les bandes latérales de l'ordre voulu, ou une seule bande latérale de cet ordre. Les courants transmis sont ensuite envoyés sur la ligne 18 à travers un trans formateur à trois enroulements 19. Le dis positif 17, qui peut être semblable au dis positif 15, est employé si on le désire pour régulariser l'amplitude des ondes de la bande latérale transmise; mais il peut aussi bien être placé à la station réceptrice. La ligne 18 relie entre elles deux stations éloignées ou des antennes placées respectivement à la sta tion transmettrice et à la station réceptrice.
Le courant porteur appliqué à la décom- position des ondes est fourni à travers le cir cuit 20 en des points du transformateur 19, qui sont équilibrés par rapport au circuit d'arrivée de l'onde modulée, quand le com mutateur 23 est fermé. Un réseau artificiel 21 équilibre la ligne 18. La valeur de l'éner gie du courant porteur requise pour la con dition particulière de modulation et de dé composition mentionnée peut être réglée con venablement par le dispositif 22. L'emploi du transformateur à trois enroulements per met la transmission indépendante d'autant de courants porteurs qu'il est désirable, sans que des réactions avec les bandes latérales de modulation n'aient lieu à la station transmet trice.
Les dispositifs DlI, FL, et 23, placés aux stations distantes, servent à recevoir et à utiliser l'onde transmise sur le conduc teur 18.
Soit le cas où les commutateurs 25 et 26 sont ouverts. Dans l'installation particulière jusqu'ici décrite, puisque l'onde porteuse est transmise, le dispositif prévu pour la dé composition DlVl est disposé pour fonctionner dans le même ordre que celui observé pour la modulation à la station transmettrice. L'un quelconque des types de modulateurs ou de dispositifs de décomposition décrits ci- dessus, ou leurs équivalents, peuvent être uti lisés. La composante de signalisation est sé parée par le filtre à limite supérieure FL, et transmise aux récepteurs téléphoniques 23.
Les filtres montrés dans les diverses parties de l'installation peuvent être d'un type quel conque capable de remplir les fonctions in diquées.
Le fonctionnement du modulateur à noyau magnétique de la fig. 8 s'explique fa cilement en se rapportant à la fig. 9. Les courbes<I>f</I> et<I>g</I> de cette dernière figure sont les courbes ordinaires de magnétisation qui expriment la relation entre la force magné- tisante <I>H</I> et l'induction magnétique<I>B.</I> La courbe f est la courbe de magnétisation pour des variations positives de H.
Elle est ob tenue si un noyau magnétique, tel que par exemple le noyau toroïdal du modulateur en visagé, n'offre pas de magnétisme rémanent initial, et est soumis à une magnétisation va riable par des valeurs positives du courant. La courbe g est de même obtenue si des va leurs négatives de force magnétomotrice sont employées. Les courbes f et g, considérées ensemble offrent une symétrie parfaite par rapport à l'origine des axes. La perméabilité du corps est mesurée par le rapport de B à $, c'est-à-dire par l'inclinaison de la corde de la partie de la courbe de magnétisation com prise entre l'origine et le point considéré.
Les courbes qui représentent les valeurs ab solues de la perméabilité correspondant aux courbes<I>f</I> et<I>g</I> ont approximativement la forme des courbes la et i, qui évidemment doi vent être symétriques par rapport à l'axe des ordonnées. Puisque la perméabilité est un facteur entrant dans l'équation qui exprime l'inductance dans l'enroulement magnétisant, cette inductance varie en concordance avec ces courbes.
Si la saturation variable du noyau toroïdal, par suite des valeurs posi tives et négatives variables des potentiels ap pliqués, est réalisée conformément à cette courbe, la courbe caractéristique entre les po tentiels reçus et les courants passant à tra vers les bobines, sera obtenue en divisant ces valeurs positives et négatives par les ordon nées de<I>h</I> et<I>i.</I> La courbe caractéristique ré sultante correspondra par exemple à la courbe caractéristique de la fig. 4, et déterminera les propriétés de modulation du circuit. La courbe aura évidemment la même forme que les courbes f et g jointes ensemble.
Par con séquent, sous les conditions supposées, une modulation d'ordre impair aura lieu avec suppression des bandes latérales d'ordres pairs et les harmoniques d'ordres pairs des courants porteurs, même s'il y avait de l'hys- térésis.
Les variations de B, sous les conditions supposées de H variable, suivent, à -partir du sommet de la courbe de magnétisation posi tive, la forme bien connue j, <I>7c, 1, m</I> de la courbe d'hystérésis dans laquelle les bran ches ascendante 'et descendante<I>m</I> et 7e,' ainsi que les branches correspondantes jet 1, sont symétriques l'une de l'autre. Quoique la pré- sence du magnétisme rémanent affecte la forme des courbes correspondantes de per méabilité, elles sont de la même forme générale que<I>h</I> et<I>i,</I> et la symétrie de la courbe fermée assure celle de ces courbes de perméabilité.
Par conséquent, le fonctionnement du modulateur à noyau ma gnétique même quand il y a de l'hystérésis, assure la modulation des bandes latérales d'ordres impairs avec suppression de celles d'ordres pairs.
Evidemment, la courbe d'hystérésis envi sagée ici n'a lieu que si le courant magnéti sant ne présente pas plus d'un seul minimum et d'un seul maximum par cycle, comme par exemple un courant d'onde sinusoïdale. Dans le cas actuel le courant magnétisant se com pose des courants porteurs et modulants su perposés, et la forme de l'onde résultante présente évidemment plusieurs irrégularités et changements d'inclinaisons. Dans ce cas, la courbe d'hystérésis montrée représente seulement la courbe uniformément périodique correspondant au courant porteur.
Les irré gularités dues aux courants modulants peu vent être représentées comme de grandes et de petites courbes d'hystérésis ayant leur ori gine dans la courbe montrée.
Il est désirable d'utiliser un noyau qui se sature périodiquement pour des directions op posées du flux pour de petites valeurs du courant magnétisant, de manière que la courbe caractéristique offre des. pointes très prononcées .à ses deux extrémités, ce qui as sure des effets de modulation d'ordres élevés beaucoup plus efficaces. A: un autre point de vue, l'emploi d'un corps saturé rend possible la production d'effets d'ordres supérieurs avec des petites valeurs du potentiel fourni, et qui, pour des raisons pratiques, doivent sou vent être utilisées.
Bien que dans ce qui précède, les effets de la variation de l'inductance aient été seuls envisagés, les variations correspondantes de la résistance effective contribuent, quoiqu'à un degré beaucoup moindre, au résultat, de sorte que l'effet peut être considéré, d'une manière générale, comme une variation de l'impédance.
En pratique, on a trouvé que les noyaux faits d'un alliage métallique connu sous le nom de permalloy, améliorent le fonctionne ment du dispositif. Cette alliage comprend environ 80 % de nickel et 20 % de fer. Ses propriétés magnétiques dépendent avant tout du traitement à chaud qu'il subit. Il se dis tingue par la valeur remarquablement basse de la force magnétomotrice requise pour pro duire la saturation.
Par exemple, si dans l'installation de la fig. 8 on utilise un mo dulateur à noyau magnétique, sur lequel est enroulé un ruban en permalloy, la bobine en tière ayant approximativement le diamètre d'une bague ordinaire et le diamètre moyen du noyau toroïdal d'une section perpendicu laire à l'axe du toroïd étant de l'ordre de 30 millimètres, on a trouvé que ce modulateur opère avec la même efficacité et offre une aussi bonne reproduction de la parole qu'une installation ordinaire par courants porteurs utilisant des tubes à vide et assurant une modulation de deuxième ordre. Une descrip tion détaillée de cet alliage et de ses proprié tés est donnée dans un article de MM.
Arnold et Elmen paru dans le "Journal of thé Frank lin Institute" du mois de mai<B>1923.</B>
Bien que dans la fig. 8, les courants soient montrés comme appliqués en série sur le mo dulateur, il est évident qu'ils peuvent être appliqués en parallèle, la disposition particu lière à choisir dépendant de l'impédance des filtres pour les courants non compris dans les bandes transmises, et par suite le choix est déterminé par les lois qui régissent d'une manière générale les connexions des circuits. En général, les filtres ayant une basse im pédance au delà de la bande transmise, sont connectés en série, tandis que si ces impé dances sont grandes, ils doivent être connec tés en parallèle. Le transformateur inséré entre le circuit modulateur et le filtre<I>FB</I> peut être remplacé par une connexion directe par fils métalliques.
Les fig. 10 et 11 repré sentent des installations dans lesquelles on emploie un dispositif modulateur contenant un noyau toroïdal et produisant au moins une des bandes d'ondes latérales d'un ordre supérieur au deuxième. Dans ces installa tions des connexions directes sont employées et les dispositifs sont respectivement en série et en parallèle.
Ces installations peuvent servir pour une modulation ou une décomposition des ondes imprimées ou bien à la fois pour ces deux opérations. Dans ce dernier cas, il peut être préférable d'utiliser des bobines séparées pour ces deux fonctions, l'une servant à la modulation et étant établie pour des ondes de signalisation de grande amplitude et de haute fréquence.
On peut employer deux enroulements mo dulateurs au lieu d'un seul, ainsi qu'il est montré fig. 12. La modulation est ici effec tuée par suite de la variation de la self-induc-, tance et de la résistance de l'enroulement pri maire, comme dans les installations décrites précédemment, en même temps que par suite de la variation de l'inductance mutuelle. De plus, la charge capacitive de l'enroulement secondaire, en réduisant l'effet démagnéti sant du courant secondaire, peut être utilisée pour accroître la densité de flux pour une force magnétomotrice voulue.
Cette charge capacitive favorise aussi le fonctionnement efficace du modulateur à cause de la qualité sélective du circuit secondaire par rapport au primaire, si le secondaire est accordé pour être .en résonance avec la fréquence porteuse. La qualité sélective assure qu'il y aura une variation relativement grande de l'inductance si la fréquence est changée effectivement par une modulation dans laquelle la fréquence de l'onde porteuse est égale à la fréquence de résonance du circuit secondaire. Cet effet se présente aussi dans le cas d'un modulateur avec simple enroulement. Le condensateur indiqué sur la fig. 8 est employé dans le cas on un modulateur tel que 12 est utilisé.
Les courants modulants, porteurs et mo dulés, ou certains d'entre eux, peuvent passer à travers des bobines séparées prévues sur le noyau, ainsi qu'il est montré sur les fig. 13 et 14. Les modulateurs à noyaux magnétiques envisagés ci-dessus. peuvent être dénommés modulateurs à magnétisation longitudinale puisque les flux résultant des deux forces magnétomotrices suivent des chemins paral lèles, c'est-à-dire des chemins semblables. On a trouvé qu'un effet analogue peut être pro duit au moyen de modulateurs à magnétisa tion transversale et dans lesquels les enroule ments sont disposés de manière que les deux flux tendent à être perpendiculaires l'un à l'autre.
Les trois circuits pour les courants modulants, porteurs et modulés peuvent être d'ailleurs établis de l'une des manières ci-des sus mentionnées. L'emploi d'une magnétisa tion transversale présente l'avantage que l'in duction mutuelle entre les courants modu- lants et porteurs peut être pratiquement nulle, ce qui évite la nécessité d'employer des filtres dans ces circuits.
L'effet d'une magné tisation transversale sur la perméabilité, ainsi que les dispositifs permettant de réaliser cette magnétisation, sont décrits dans un ar ticle de Mr. Goldschmidt de la revue "Dlek- trotechnische Zeitschrift" du mois de mars 1910, page 218.
L'installation montrée fig. 8 peut être modifiée. Par exemple, l'onde porteuse non- modulée peut être produite à la station ré ceptrice au lieu d'être transmise de la sta tion transmettrice, cette onde provenant de la source de courant 27 quand le commuta teur 25 est fermé. L'onde porteuse peut évi demment être transmise de la station trans mettrice par un circuit indépendant.
Quand il n'est pas important de transmettre un cou rant modulé d'une caractéristique de fré quence particulière, le filtre FB peut être omis ou établi de manière à transmettre une série suffisamment grande de fréquences com prenant l'onde porteuse qui passe alors à tra vers le transformateur 16 et la ligne 18. Si une modulation d'ordre pair est utilisée, des harmoniques correspondants d'ordres pairs de l'onde non modulée peuvent être de même transmis ou produits localement à la station réceptrice.. Par exemple, le signal peut être reproduit par une décomposition des ondes imprimées de deuxième ordre si la fréquence porteuse 2p est utilisée.
Cette double fré quence porteuse peut provenir de la source 14 en ouvrant le commutateur 23, de sorte que le courant du circuit 20 est fourni par la source 14 à travers le générateur d'harmo niques GH. Toutefois cette fréquence por teuse peut être obtenue d'une source 24 pré vue à la station réceptrice, quand le commu tateur 26 est fermé.
Le secret peut être obtenu à un degré sa tisfaisant par l'installation de la fig. 8, en produisant une bande latérale inférieure de troisième ordre, en supprimant la double fré quence porteuse, et en transmettant la bande latérale et l'onde porteuse originale qui sera approximativement égale à la plus haute fré quence de la parole. La décomposition par la méthode ordinaire, c'est-à-dire une décompo sition de deuxième ordre, donnera une com posante de fréquence audible représentée par (2p-q)-p qui est pratiquement l'onde pho nique inversée. Un signal quelconque obtenu par une modulation de troisième ordre sera ef fectivement dissimulé par cette onde inversée.
Au contraire en utilisant un dispositif de dé composition qui ne donne aucune bande la térale de deuxième ordre, comme par exem ple en utilisant le dispositif de décomposition du type montré fig. 8, les ondes phoniques non déformées peuvent être obtenues. Le même principe peut être appliqué si d'autres ordres de modulation ou de décomposition sont employés.
Un service de signalisation multiplex peut être réalisé par l'installation de la fig. 15 en utilisant différents ordres de modulation pour les différents circuits de signalisation. Puis que les divers éléments ont déjà été décrits dans les autres figures, et que la disposition générale des circuits mentionnés est celle or dinairement adoptée pour les transmissions d'ondes de signalisation par courant porteurs, l'on a seulement représenté schématiquement au dessin ces divers éléments. Deux circuits transmetteurs sont indiqués -en 24 et 25, tan dis que les circuits récepteurs correspondant sont indiqués en 26 et 27, les stations récep- trice et transmettrice étant reliées par la ligne 28.
Les ondes de signalisation à basses fré quences provenant des lignes 29 et 30 servent à moduler les courants de fréquence porteuse fournis par la source 31 aux modulateurs<B>N,</B> et .1l,. Le premier de ces appareils produit des bandes latérales de deuxième ordre, tan dis que le second de ces appareils produit des bandes latérales de troisième ordre, ces di verses bandes étant transmises respectivement par les filtres TF, et TF2.
Ces bandes latérales sont reçues et choi sies par les filtres RF, et RF2, puis la décom position est effectuée par les appareils<B>DM,</B> et D312, le premier de ceux-ci effectuant une démodulation de deuxième ordre, tandis que le second effectue une démodulation de troi sième ordre.
Si l'onde porteuse non modulée est transmise, elle peut être utilisée de la ma nière ordinaire pour la décomposition. Toute- l'ois elle peut être fournie aux deux disposi tifs de décomposition ou à l'un quelconque d'entre eux, par une source locale séparée 31, ou bien l'onde porteuse amplifiée provenant du dispositif de décomposition DM, peut être fournie au dispositif<I>DM,</I> à travers le filtre F,. Naturellement d'autres ordres de modulation peuvent être employés pour les deux circuits de signalisation envisagés.
Des circuits de signalisation additionnels utili sant d'autres ordres de modulation et de dé composition peuvent aussi être ajoutés. En particulier, une modulation d'ordre pair peut être utilisée pour tous les circuits de signali sation. Si les fréquences harmoniques des ondes porteuses sont transmises, une décom position de deuxième ordre peut avoir lieu qui prévoit un moyen simple pour dériver d'une seule source de courant porteur les di verses fréquences utilisées dans les disposi tifs produisant des fréquences harmoniques. Puisque les fréquences porteuses sont des multiples d'ordres impairs de la fréquence de l'onde porteuse fondamentale, elles ne peu vent produire d'interférence par réaction en tre leurs harmoniques, comme cela aurait lieu si des multiples d'ordres pairs étaient utilisés.
Le résultat atteint est semblable à celui d'une installation de transmission multiple employant des harmoniques et une modula tion de deuxième ordre. Cependant à côté des avantages qui proviennent d'une modula tion d'un ordre élevé, ainsi que cela a été ex posé précédemment, l'installation dans son ensemble montre une simplicité qu'on ne pourrait pas atteindre dans d'autres installa tions par fréquences harmoniques. En parti culier elle permet la suppression des généra teurs d'harmoniques.
La fig. 16 représente schématiquement une installation pour la transmission d'ondes de signalisation dans les deux sens, et dans laquelle les courants porteurs de fréquences différents pour ces deux directions provien nent d'une seule source. Les deux circuits de signalisation transmettant à sens unique, pla cés à chaque station, peuvent être reliés en une seule ligne par des connexions conju guées ainsi qu'il est montré. Le circuit de signalisation renfermant les appareils M,,, TFl, 28, RF, et DM,<B>,</B> peut être identique à celui montré par les mêmes chiffres et let tres de référence sur la fig. 15.
Un. circuit de signalisation analogue renfermant les ap pareils M2, TF2, 28, RF2 et DDIZ peut être identifié avec l'autre circuit de signalisation de la fig. 15, excepté que la transmission a lieu en direction opposée. La source 31 four nit le courant pour le premier circuit de si gnalisation, et le courant permettant la dé composition pour l'appareil<B>DM,</B> peut être choisi par le filtre RF2 qui le fournit au deuxième circuit de signalisation de la fig, 16.
On voit donc que l'installation de la fig. 16 est double de celle de la fig. 15 et a tous les avantages de cette première instal lation.
,Si dans cette description on a choisi de préférence les modulations d'ordres impairs plutôt que les modulations d'ordres pairs, cela provient du fait que les premières de ces modulations renferment celles d'ordres les plus bas, l'amplitude des bandes latérales des divers ordres variant en général inversement par rapport à l'ordre. Il résulte de cela qu'une modulation de troisième ordre est pré- férable. Une autre raison en faveur des mo dulations d'ordres impairs réside eu ce que cette modulation peut être accomplie à l'ex clusion de toute modulation d'ordre pair, ce qui est fréquemment désirable.- L'inverse, c'est-à-dire la modulation d'ordre pair à l'ex clusion de la modulation d'ordre impair, n'est pas facilement accomplie.