Installation de refroidissement d'engins immergés dans un agent de refroidissement liquide. La présente invention concerne une ins tallation de refroidissement d'appareils et machines immergés dans un agent liquide re froidi dans des radiateurs dans lesquels se produit une circulation naturelle provoquée par les différences de température.
Dans les installations de ce genre, pour réduire la quantité de matière employée dans la construction de la bâche contenant le li quide de refroidissement, la bâche est cons tituée de telle sorte, soit par la forme de ses parois, soit par l'adjonction de caissons géné ralement tubulaires, qu'on obtienne une grande surface de contact avec le milieu am biant auquel la chaleur dégagée est trans mise. Ceci s'applique plus particulièrement aux appareils électriques et surtout aux transformateurs statiques à bain d'huile.
Dans l'appareil ainsi compris le liquide agent de refroidissement circule dans la bâche sous l'effet des différences de densité que créent dans sa masse ses divers états thermiques. Examinons une tranche verticale de la paroi des radiateurs d'un transformateur à refroidissement naturel en service normal: la température le long de cette tranche varie, par suite de la circulation du liquide refroi disseur, selon une loi, décroissant au fur et à mesure qu'on se rapproche de la base; la quantité de calories transmises au milieu am biant par la portion de paroi considérée dé croît en même temps que la température de celle-ci.
On conçoit alors qu'on améliorera le rendement de la paroi, au point de vue du refroidissement, en accélérant la vitesse du liquide contenu dans la cuve, car on augmen tera ainsi la température de ses parties basses.
On obtient cet effet dans l'installation suivant l'invention par un moyen mécanique destiné à créer dans une partie au moins des canaux de circulation servant au refroidis sement naturel, une circulation accélérée de l'agent de refroidissement en cas de besoin. Des formes d'exécution de l'objet de l'in vention sont représentées, à titre d'exemple, < 1l1 dessin annexé, dans lequel on a montré plus spécialement des applications à<I>(les</I> transformateurs statiques à bain d'huile, ainsi qu'à des régulateurs d'induction égale ment immergés dans l'huile.
Dans ce dessin, la fig. 1 est une coupe en élévation d'une installation de refroidis sement; La fig. 2 en représente un détail de cons truction; La fig. 3 est une vue en plan d'une ins tallation complémentaire destinée à refroidir le milieu ambiant de l'appareil; Les fig. 4 et 5 montrent deux autres for mes d'exécution.
Dans la fig. 1, la bâche 1 est pourvue de radiateurs 2, de type connu, à deux collec teurs. Les collecteurs supérieurs 3 sont re liés directement à la cuve, tandis que les col lecteurs inférieurs 4 le sont par l'intermé diaire de corps latéraux tubulaires 5. Un tuyau 6 relie, d'une part, les corps à l'orifice d'aspiration d'une pompe 7 et, d'autre part, elle établit la communication entre l'orifice de refoulement de celle-ci et le fond de fa bâche. Le corps 5 est muni d'une vanne 8 dont une coupe en plan est montrée dans la fig. 2 et qui permet d'utiliser et d'éliminer à volonté l'action de la pompe.
Le fonctionnement de l'appareil. est le suivant: La vanne 8 étant fermée, le liquide de re froidissement se trouve soumis aux efforts combinés des forces ascendantes émanant de son état thermique et de l'effort aspirant exercé par la pompe. Ainsi sollicité, il par court un cycle fermé indiqué par les flèches 9, 10, 11, 12, 13, 9.
Lorsque, par contre, sous l'action d'un or gane de commande quelconque, enclenché à la main ou fonctionnant automatiquement sous le contrôle d'un régulateur de tempéra ture ou autre, la vanne 8 est ouverte et là pompe 7 arrêtée, le liquide parcourt le chemin indiqué par les flèches 9, 10, 14, 9 et ce, à une vitesse dépendant uniquement de l'état thermique du liquide réfrigérant.
On pourrait également construire l'instal lation de telle sorte qu'une partie des corps de réfrigération travaille uniquement par cir culation naturelle; il suffirait de relier les collecteurs inférieurs des radiateurs en ques tion directement à la cuve.
Il convient de remarquer encore que la mise en marche et l'arrêt de la pompe peu vent avoir lieu en combinaison ou non avec l'ouverture et la fermeture, s'il y a lieu de la vanne 8 qui commande la circulation d'huile par gravité.
En outre, pour obtenir un refroidisse ment plus rapide des parois de réfrigération, on peut compléter l'installation qui vient d'être décrite en lui adjoignant une souffle rie 15 (fig. 3) à l'aide de laquelle on peut obtenir un courant de ventilation pouvant se superposer radialement ou axialement au courant d'air naturel ou remplacer celui-ci totalement.
Dans les fig. 4 et 5 sont représentés des exemples de construction dans lesquels on a adapté à un radiateur 2 à circulation natu relle un dispositif de circulation par pompes 7, aux fins d'augmenter la vitesse de l'huile déjà mise en mouvement par l'action des différen ces de densité et qui, entre autres particularités présente l'avantage de ne pas entraver la cir culation naturelle de l'huile en cas d'arrêt, voulu ou fortuit de la pompe. L'huile peut être simplement refoulée dans les collecteurs 3 (fig. 4) ou bien être injectée séparément dans chaque tube par des ouvertures ména gées dans le tuyau de refoulement 16 juste au droit et dans la direction de leur entrée (fig. 5).
Dans ces deux exemples d'exécu tion, 1. désigne la bâche et les flèches indi quent le sens de la circulation du liquide.<B>Il</B> est bien entendu qu'au lieu de refouler l'huile comme indiqué dans l'exemple qui précède, on peut aussi l'aspirer en plaçant convenable ment la, pompe par rapport aux radiateurs et au corps principal de la cuve, sans sortir pour cela, du cadre de l'invention.