Dispositif de commande de la pince dans les peigneuses rectilignes genre Heilmann et analogues. L'invention concerne les peiomeuses du type (genre rectiligne) dont la pince, tenant la barbe à peigner, possède un mouvement de translation alternatif entre le peigne circu laire et les cylindres arracheurs, lesquels res- tent fixes dans l'espace, et où la trajectoire du bec de la mâchoire supérieure de la pince est, pendant le peignage, tangentielle à la circonférence du peigne circulaire et de meure invariable,
tandis que la mâchoire in férieure occupe une position variable qui dé pend de l'épaisseur variable accidentelle de la, nappe à, l'endroit pincé.
Dans les peigneuses de ce type il est ab solument nécessaire d'éviter complètement les vibrations 4u bec de la mâchoire supérieure de la pince pendant le peignage afin de pou voir régler à une valeur très petite la dis tance entre bec de pince et pointes d'aiguil les du peigne circulaire, pour obtenir un peigné propre, car cette distance influe énor mément sur la propreté du peigné. Les peigneuses actuelles peuvent se divi ser, sous ce rapport, en deux classes, savoir: Classe 1: Celles dans lesquelles le bec de la mâchoire supérieure possède une trajec toire immuable invariable, c'est-à-dire ne dé pendant pas des variations accidentelles de l'épaisseur de la barbe peignée.
Ce sont les machines les plus modernes, les plus parfaites et c'est à cette classe qu'appartient la, pei- gneuse que concerne la, présente invention.
Classe 2: Celles dans lesquelles l'épais seur accidentelle .de la barbe influe sur la dis tance du bec de la mâchoire supérieure aux aiguilles du peigne circulaire, c'est-à-dire dans lesquelles cette distance est variable et augmente sensiblement avec l'épaisseur de la barbe. Or, en pratique, de pareilles variations accidentelles d'épaisseur se produisent cons tamment, par suite de l'irrégularité de l'épais seur des nappes et aussi pendant les moments où l'on rattache une nappe nouvelle, l'an cienne étant épuisée.
Il est clair que dans la classe 2 la dis tance minime optima entre pince et aiguilles ne pourra être réalisée qu'aux instants où la nappe est la plus mince, tandis qu'à tous les autres moments, où la nappe est plus épaisse, cette distance se trouvera augmentée de tout l'excès d'épaisseur de la nappe, et que la pro preté du peigné sera par suite moins bonne.
On a déjà proposé de guider la mâchoire supérieure de la pince, de façon telle que le bec e de cette mâchoire (fig. 1 du dessin an nexé) se trouve, pendant le peignage de la barbe par le peignecirculaire, appuyé-directe- ment, sans .aucune interposition d'articulations ni de leviers intermédiaires, contre le point fixe absolu 1 du bâti lui-même de la machine, c'est-à-dire contre un galet 1 fixé au bâti même, ce qui empêche toute espèce de vibra tion provenant soit de l'élasticité de leviers interposés,
soit de jeux d'articulations inter posés entre le point fixe absolu et le bec e de la pince. Dès que le peignage est fini, la pince s'avance vers les cylindres arracheurs bbx et s'ouvre progressivement en cours de route, par l'effet de la forme appropriée de la rampe mm, par laquelle la mâchoire supé rieure,de la pince est toujours appuyée contre le galet fixe 1 (par l'effet soit d'un ressort, soit d'un guide quelconque, non figuré sur le dessin).
On a également déjà proposé, dans les pei- gneuses dont la mâchoire supérieure doit suivre une trajectoire positivement imposée, d'asservir la mâchoire inférieure è, la mâ choire supérieure par l'intermédiaire d'un ressort de manière que la mâchoire inférieure puisse suivre la trajectoire de la mâchoire supérieure quelle que soit l'.épaisseur de la barbe à saisir entre les mâchoires.
La pince, étant arrivée à sa position d'ar rachage (en regard des cylindres arracheurs bb,), voir fig. 2 du dessin annexé, ne pos sède plus alors la grande rigidité contre les vibrations et jeux qu'elle avait pendant le peignage (position fig. 1), car les jeux des articulations telles que<I>la</I> et<I>i</I> ainsi que les vibrations des deux bras<I>i</I> w <I>f</I> et h <I>mm,</I>, per mettent aux becs e et f de la pince de vibrer,
mais c'est alors le moment @de l'arrachage ofi la précision et l'immôbilité absolue ne sont plus indispensables à la bonne marche de la peigneuse, puisque la pince est alors ouverte et sans travail.
Toutefois, l'expérience a montré qu'il était nécessaire, pour pouvoir atteindre une grande vitesse de marche de la machine, de perfectionner également le mécanisme gui dant la mâchoire inférieure, c'est-à-dire obli geant le bec f de la mâchoire inférieure à: parcourir la trajectoire qq' ( en pointillé sur la fig. 1) qui est nécessaire au travail.
Les mécanismes employés jusqu'à présent dans ce but sont imparfaits et agissent avec dis continuité de vitesse, c'est-à-dire avec brus querie, à l'instant de la fermeture de la pince, de sorte qu'à l'instant où les deux becs f et e des mâchoires se rencontrent pour faire le pincement de la barbe, il se produit tou jours un choc et par suite aussi des vibra tions de la pince, empêchant les machines de travailler à, une grande vitesse de marche.
La présente invention concerne un dis positif & commande de la pince et a pour but de diminuer l'intensité des chocs de la. fermeture .de la pince et par suite aussi les vibrations qui les accompagnent, ce qui per met à la machine de marcher plus vite.
Cela est réalisé dans le dispositif suivant l'invention par le fait que la mâchoire infé rieure présente une rampe de profil corres pondant au trajet que doit suivre la mâ choire, laquelle s'appuie sur un galet, porté par le bâti de la peigneuse, mais pouvant, par l'effet d'une force suffisante agissant sur lui effectuer un petit déplacement, repor tant sur le galet toute la pression d'un res sort tendu en permanence et produisant ainsi la pression sur la pince, sans choc apprécia ble, pratiquement.
Les figures ci-jointes représentent sché matiquement, à titre d'exemple, des formes d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 représente une première forme d'exécution, la pince étant dans sa position de peignage; La fig. 2 se rapporte à la même forme d'exécution, la pince étant près des cylindres arracheurs; La fig. 3 en est une vue de détail, et La fig. 4 représente une deuxième forme d'exécution, dans la position de peignage de la pince.
Chaque bras<I>i h u f</I> portant la mâchoire inférieure f de la pince est profilé à sa. partie inférieure, entre u et u,, en forme de ligne courbe (rampe) s'appuyant contre un galet x.; porté par le bâti de la peigneuse. Ce galet x roule contre la rampe qui se déplace et il en résulte pour le bec f la trajectoire invariable gq' nécessaire au travail.
Le galet x quoique porté par le bâti de la peigneuse peut, sous l'influence d'une certaine pression (prove nant de la rampe u%) céder très légèrement à cette pression, c'est-à-dire que le galet peut alors accomplir [un très petit déplacement (pouvant être aussi petit que l'on voudra., c'est-à-dire pratiquement nul) à l'instant de la fermeture de la pince.
Cette fermeture ré sulte du mouvement relatif des deux becs f et e des mâchoires, mouvement produit lui- même par la forme des deux rampes mm, avec le galet fixe 1 et uu, avec le galet fixe <I>x,</I> en vertu desquelles les deux becs<I>f</I> et e se rapprochent pendant le déplacement de la pince vers le peigne; à. l'instant où les deux becs se rencontrent, leur vitesse relative est devenue très faible, pratiquement nulle, et la pression pinçante sur la barbe pincée se pro duit sans choc, par le très petit déplacement du galet x se produisant alors.
Voici maintenant comment ce petit déplace ment du galet x peut donner naissance à la pression pinçante de la pince sur la barbe. A cet effet, le galet x est porté par un ressort plat y (fig. 1, 2 et 3) ou encore par un ressort en hélice p (fig. 4). Ce ressort n'est pas libre mais se trouve au contraire à l'état de tension permanente, c'est-à-dire -à l'état de déforma tion élastique permanente, maintenue par une contrainte l'empêchant de reprendre sa forme libre.
Cette contrainte est fournie ici, dans la variante des fig. 1, 2 et 3, par le bras fixe<I>z v</I> (fixé au bâti<I>t</I> de la machine), dont la vis de réglage v sert,de point d'appui fixe au ressort tendu y et supporte par suite toute la pression due à la déformation du ressort; cette déformation est montrée par la fig. '3, qui représente en pointillé, en x,, la position que prendrait naturellement le galet x si le ressort y était rendu libre, c'est- à-dire si la vis v et son bras z étaient enlevés.
On voit qu'il suffira que le galet x soit repoussé par la rampe uu , d'une quantité aussi petite que l'on voudra (par exemple d'une fraction de millimètre), pour que la pression idu ressort qui s'exerçait contre la vis fixe v s'exerce maintenant entièrement contre la rampe uu, et par suite contre les becs de la pince et produise le pincement de la barbe. Quant au choc, il sera presque nul, la vitesse relative :de rapprochement des deus mâchoires étant devenue très petite, à l'ins tant de leur rencontre, par suite de la forme des rampes.
On peut aussi remplacer la disposition avec ressort plat y des fig. 1, 2 -et 3 par une autre avec ressort en hélice p (fig. 4). Le galet x est ici porté par un petit bras g, fou sur un axe fixe porté par le bâti t et c'est ce bras qui reçoit directement la pression du ressort comprimé p (comprimé préalablement par la. vis r2 @du bras fixe r, de la fourche rr,) et qui transmet cette pression à la. vis v fixe dans l'espace.
Une butée j, permet à la fourche rr, de résister à la réaction de la mâ choire inférieure qui tendrait à la faire tour ner autour -de son axe j. Il suffira donc ici d'un très petit mouvement du galet x (aussi petit que l'on voudra) pour reporter toute la pression du ressort contre la rampe uu, qui a occasionné le petit mouvement du galet et ce déplacement du point d'application ide la pression se fera. presque sans choc à cause de la petitesse du mouvement du galet x, ce mouvement étant de nature discontinue, mais d'amplitude très faible.
Il a bien déjà été indiqué de guider la mâchoire inférieure par un galet roulant sur une rampe de guidage, mais dans une telle disposition connue, le galet et la, rampe étaient rigidement fixés sur leurs appuis res- pectifs et ne pouvaient en conséquence atté nuer les chocs au moment de la fermeture de la pince.