Dispositif de transmission de mouvement. La présente invention concerne les dis positifs de transmission de mouvement qui comprennent en combinaison un organe me nant (muni de préférence de rampes doubles et symétriques d'arc-boutement), au moins un organe mené, des organes d'arc-boutement interposés entre ledit organe menant et ledit organe mené, de telle manière que l'organe menant puisse entraîner l'organe mené dans les deux sens de rotation lorsque les organes d'arc-boutement sont laissés libres, et des moyens de retenue pour lesdits organes d'arc- boutement, permettant de limiter leur dé placement, -soit par rapport à l'organe me nant, soit par rapport à l'organe mené,
en vue d'obtenir à volonté le fonctionnement en roue libre dès que l'organe mené tend à progresser par rapport à l'organe menant.
Dans les dispositifs déjà connus, lesdits moyens de retenue comprennent comme par tie principale une cage recevant les organes d'arc-boutement, ladite cage étant, ou bien soumise à une action extérieure de frotte ment pris sur une partie fixe, ou bien ar rêtée par une butée commandée appartenant à l'organe menant. L'engagement de cette bu tée permet d'obtenir le fonctionnement en roue libre.
D'autre part, en vue d'un fonctionnement sûr du dispositif, les dispositifs proposés sont iirrangés de façon telle qu'un effort interne de friction s'exerce entre la cage et l'or gane mené dès qu'ils prennent entre eux un mouvement relatif.
Dans la méthode de retenue des organes d'arc-boutement par une friction extérieure exercée sur la cage, cette friction doit être toujours supérieure à la friction interne en tre la cage et l'organe mené. Or, il convient que cette dernière friction soit énergique, principalement si l'on utilise des huiles épais ses. Par conséquent, on est amené à employer une friction extérieure très intense, ce qui présente de sérieux inconvénients. Une telle friction est, en particulier, facilement dé faillante, ce qui expose à passer brutalement de la roue libre à l'arc-boutement avec un choc dû à la brusque annulation du glisse ment.
De plus, le fonctionnement étant le même dans les deux sens, la roue libre subsiste en marche arrière quand on l'avait en marche avant, ce qui n'est pas avantageux sur voi ture automobile.
Dans la seconde méthode, par butée com mandée entre la cage et l'organe portant les rampes d'arc-boutement, il est nécessaire de supprimer cette butée lorsqu'on désire en traîner l'organe mené en marche arrière, sans quoi cet entraînement n'est pas possible.
L'invention permet: en premier lieu, de ne pas faire dépendre le frottement externe du frottement interne, et par là l'utilisation simultanée d'un frottement intérieur impor tant et .d'un frottement extérieur minime. L'invention permet en outre de donner auto matiquement, en marche arrière, l'entraîne ment et le freinage de l'organe mené, même si le dispositif fonctionnait auparavant en roue libre, sans autre manoeuvre que l'inver sion du sens de rotation de l'organe menant, cette manoeuvre éliminant automatiquement la possibilité du fonctionnement en roue libre.
Suivant l'invention, la commande de la butée mobile susdite a lieu par une action extérieure de frottement.
On peut alors réaliser un véritable ver rouillage supportant, en roue libre, la réac tion de la friction interne qui n'a plus à être équilibrée par une fraction de la friction ex térieure. On conçoit, de plus, que si la butée est mise en position "roue libre" par le frot tement extérieur, elle pourra être automati quement effacée, grâce au frottement même ou à un changement automatique de celui-ci par le simple renversement du sens de marche de l'organe menant, ce qui assure sans autre l'entraînement en marche arrière.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple seulement, certaines formes d'exé cution de l'invention, dans son application à un différentiel. La fig. 1 est une élévation avec diverses coupes et arrachements, le dispositif compor tant un verrouillage à bille mobile parallèle ment à l'axe, engagé par friction, la roue li bre -étant obtenue par mise en oeuvre de la friction; La fig. 2 est une section longitudinale montrant le montage du verrouillage à bille et d'un disque extérieur de frottement; La fig. 3 .est une section transversale; La fig. 4 est une vue en coupe développée suivant la ligne IV-IV de la fig. 1;
Les fig. 5 à 8 sont des vues de détail avec coupes développées analogues, pour d'autres positions du dispositif; Les fig. 9 à 14 sont relatives à des va riantes à bille mobile en direction radiale; Les .fig. 15 et 16 sont relatives à une forme d'exécution avec levier basculant du verrouillage, et Les fig. 17 et 18,à une autre variante; Les fig. 19 à 28 sont relatives au disposi tif dans lequel la friction dégage le ver rouillage, donc permet le freinage par le mo teur.
Les principaux organes du différentiel représenté par les fig. 1 à 8 comprennent un boîtier possédant, de préférence, le même encombrement et se montant de la. même fa çon que celui d'un différentiel ordinaire.
Il est, dans les exemples choisis, et pour la simplicité de la fabrication, en trois par ties: le manchon cylindrique la et les flas ques lb et le. Ces trois parties sont boulon nées ensemble avec la couronne d'entraîne ment 1d commandée elle-même par le pignon conique (ou la vis), située en bout de l'arbre longitudinal. La surface interne cylindrique du manchon la du boîtier porte un certain nombre de gorges longitudinales d'arc boutement 4, de préférence équidistantes dont les génératrices sont parallèles à l'axe de l'essieu.
Chaque gorge constitue deux rampes d'arc-boutement symétriques: l'une est uti lisée pour l'entraînement en marche avant et l'autre pour la marche arrière ou le freinage par le moteur. Il est. avantageux que le profil d'une gorge soit un seul arc .de cercle avec, par rap port à l'axe de l'essieu, un écart angulaire de quelques degrés, par exemple, entre la plage utile d'arc-boutement dans un sens et la plage utile d'arc-boutement dans l'autre sens. Le boîtier 1 est centré sur les moyeux d'entraînement \? des deux demi-essieux par deux rangées de billes ô à gorges inclinées servant en même temps d'organes de centrage et de butée. Ce centrage est ainsi rendu in dépendant des organes d'arc-boutement.
Des rouleaux cylindriques 5 sont disposés deux par deux dans les gorges d'arc- boutement.
Le rayon des gorges d'arc-boutement et celui des rouleaux sont tels que, lorsque les rouleaux viennent, en roulant, se bloquer, soit d'un côté, soit de l'autre entre une rampe Pt la surface des moyeux, la ligne reliant. les points de contact fasse avec la normale -an chaque point de contact, un angle nettement inférieur à celui de frottement. Dans ces con ditions, les rouleaux arc-boutés peuvent transmettre sans glisser un effort quelconque.
Deux cages 7 maintiennent chacune, sans jeu, l'équidistance des rouleaux de chaque chapelet et viennent se centrer sur un moyeu 3. Les deux cages sont solidaires par un cla- botage élastique, l'une ne pouvant avoir, par rapport à l'autre, qu'une légère rotation au tour de son axe, à rappel élastique. Ce clabotage est réalisé de manière à obtenir un rappel ferme, même au voisinage immédiat de la position d'équilibre. Ce rappel, en effet, est nul à la position d'équilibre, mais prend une valeur finie à la moindre déviation angu laire d'une cage par rapport à. l'autre. On emploie, dans ce but, des ressorts 8, tou jours bandés, logés dans le corps de l'une des cages 7.
Prenant appui sur cette cage, ils poussent chacun sur une bille ou poussoir qui s'appuie sur une surface conique de généra trice quelconque de l'autre cage. Ces res sorts donnent le clabotage élastique et, de plus, tendent à écarter longitudinalement les deux cages. Par suite de ce dernier effet, les deux flasques intérieurs des cages viennent, en 9, s'appuyer sur les flancs des moyeux 2, suivant une surface annulaire.
Ce contact sous pression sollicite les cages à être entraînées par friction, en même temps que les moyeux, dès qu'un déplacement rela tif a tendance à se produire entre ces pièces. Des billes 9s servent de butée entre les deuz moyeux 2 entre lesquels elles sont interpo sées. Elles empêchent. tout serrage des cages pouvant créer entre elles un frottement gê nant intempestivement leur liberté.
Un appareil ainsi conçu permet l'entraîne ment et le freinage par le moteur en marche avant ou arrière, et en virage, le mouvement différentiel des roues par disjonction complète de l'une d'elles. Lorsque l'on ne désire pas que la voiture puisse progresser en roue libre, le dispositif fonctionne comme suit: En propulsion, dès qu'on fait un virage, les -rouleaux correspondant à la roue exté rieure se dégagent de l'arc-boutement en uti lisant la liaison élastique des cages qui em pêche en même temps ces rouleaux d'at teindre l'autre rampe d'arc-boutement.
Lorsque les roues sont sollicitées à tour ner plus vite que le boîtier, la friction in terne du différentiel provoque l'entraînement des cages avec les moyens et l'arc-boutement vient se prendre sur les rampes de marche arrière. On est en freinage par le moteur; dans ce cas, en virage, la disjonction s'opère pour la roue intérieure au virage, le moyeu correspondant se dégageant de d'arc-boute ment. Si, au lieu de passer au freinage, on désire que le dispositif fonctionne en roue libre, il convient, de retenir cages et rouleau: dans leur mouvement relatif par rap port au boîtier, pour qu'ils ne puis sent passer .à la seconde position d'arc boutement.
On a déjà fait ressortir les incon vénients des dispositifs proposés jusqu'ici dans ce but, employant soit directement une friction extérieure agissant sur un tambour de friction, lui-même extérieur au boîtier. mais solidaire d'une des cages par des doigts passant au travers de lumières d'un flasque du boîtier, soit une butée à commande posi- tïve arrêtant les cages dans leur position moyenne par rapport au boîtier ou les empê chant d'atteindre leur position de marche arrière.
Le dispositif suivant l'invention comporte la combinaison des deux systèmes, le ver rouillage ou tle déverrouillage de la butée étant commandé par un frottement extérieur qui. peut être minime et absolument indépen dant du frottement intérieur. Le dispositif peut d'ailleurs être arrangé de deux façons. Dans l'un des cas, le fonctionnement en roue libre pour la marche avant n'a lieu -que lors que le frottement -est mis en aeuvre, l'inver sion de -ce frottement dégageant automatique ment le verrouillage et la voiture pouvant être immédiatement entraînée avec en marche arrière possibilité de freinage par le moteur.
Dans le second cas, lorsque le frottement ex térieur n'est pas mis -en oeuvre, il y a fonc tionnement en roue libre pour la marche en avant; la mise en oeuvre du frottement, qui peut être effectuée automatiquement lors de la marche en arrière, élimine :la possibilité de la marche eu roue libre. Dans les deux cas, les frottements respectifs externe et interne n'ayant plus entre eux aucun rapport. obliga toire, il est possible d'augmenter la friction interne à volonté., condition fondamentale de sécurité constante de fonctionnement.
On peut, de plus, dans ces conditions, utiliser sans inconvénient toute huile de pont épaisse, ce qui, pour diverses raisons, constitue un avantage pratique considérable.
Il est entendu que tout type de verrouil lage peut ère utilisé, son application rentrant dans le cadre de l'invention, pourvu qu'il soit commandé par friction extérieure.
Dans l'exemple des fig. 1 à 8, où la fric tion produit le verrouillage par déplacement axial d'une bille, le flasque extérieur de la cage, qui est. du côté opposé à la couronne dentée d'entraînement, présente une lumière 10 évasée vers l'extérieur. Le tambour 11, extérieur ail boîtier et recevant la friction, présente une lumière semblable 12 évasée en sens opposé. Une bille 13 dont le diamètre est supérieur à la largeur des lumières vient se déplacer dans un orifice cylindrique clé même diamètre 14 ménagé sur le flasque du boîtier du différentiel. Une section suivant IV-IV développée sur la fig. 4 montre nettement la disposition relative de ces divers organes.
Le frottement extérieur provoque un dé placement relatif du tambour de friction par rapport au boîtier. I1 est bien évident que quand la bille s'engage dans la lumière 12 du tambour de friction, le verrouillage des cages par rapport au boîtier est supprimé, les rouleaux pouvant librement utiliser les ram pes d'arc-boutement de marche avant ou ar rière. Le freinage par le moteur est possible. Au contraire, si la bille sort de la lumière 12 pour s'engager dans la lumière 10, les ca ges sont butées d'un côté par rapport au boî tier; le fonctionnement en roue libre en mar che avant est possible.
Les déplacements du tambour de fric tion par rapport au boîtier sont limités, le flasque du boîtier portant une vis 15 qui est libre de se déplacer à l'intérieur d'une lu mière 16 du tambour de friction.
Les organes de friction extérieurs com portent une double couronne de friction 17 constituée par deux anneaux minces ondulé rivés au bord extérieur 18. Cette double couronne, ainsi élastique latéralement., est ser rée modérément entre la face interne du tam bour de friction et un flasque externe 19 rapporté et assujetti, par exemple, par ser tissage en 20.
Enfin, les deux flasques du tambour de friction portent sur leurs faces internes un revêtement 21. en métal apte au frottement sur la double couronne ondulée, en laiton par exemple. Le disque 11 recevant le frot tement et ainsi équipé vient tourillonner sur une portée 22 du flasque adjacent du boîtier et se trouve arrêté par un segment 23. Un doigt 24 commandé est susceptible d'immo biliser la double couronne ondulée 17 par bu tée sur l'une des oreilles 25 que porte ce dis que sur sa périphérie.
Enfin, un ressort de rappel 26, attaché d'une part, au boîtier en 27 et, d'autre part, au tambour de friction 11, rappelle ce tam bour dès que la friction extérieure est suppri mée. Le ressort est disposé de telle sorte que son effort soit opposé à celui de la friction extérieure en marche avant, et dégage le ver rouillage quand on supprime la friction.
On supposera que le sens de rotation du différentiel en marche avant soit celui indi qué par la flèche sur la fig. 1.
Si le doigt 24 est. effacé, le frottement: extérieur n'existe pas, la couronne 17 étant entraînée par le tambour 11.
Dans ces conditions, le ressort 26 qui rap pelle le tambour 11, amène la lumière 12 de ce disque en face de la bille de ver rouillage (fig. 5). La butée est supprimée, car la bille ne peut verrouilhr la cage qu'en prenant appui sur une surface inclinée de sa lumière, ce qui l'oblige nécessairement à s'en gager dans la lumière 12, donc à laisser toute liberté aux cages par rapport au boîtier. En marche avant et arrière, on entraîne la voi ture et on a dans les deux cas la possibilité du freinage par le moteur, la marche en roue libre étant exclue.
On supposera, maintenant que l'on fasse agir le frottement extérieur par arrêt de la double couronne intérieur 17 par le doigt 24. Ce frottement l'emportant, par construction. sur le rappell élastique du ressort 26, la lu mière 12 du verrouillage tendra à. se dépla cer par rapport au boîtier en s@:ns inverse de la rotation de ce dernier (fig. 6). Plusieurs cas sont. à envisager, pour se rendre compte de la façon dont s'opère le verrouillage.
1 La. voiture est propulsée au moment de la commande.
Les rouleaux étaient donc en contact avec la rampe d'arc-boutement de marche avant (fig. 6), c'est-à-dire que sur le développe ment de la coupe IV-IV de la fig. 1, la lumière de la cage est à sa position la plus à droite par rapport au boîtier. La lumière 10 est disposée, par construction, de façon à ce que la bille de verrouillage puisse s'y engager librement, ce à quoi elle est sollici tée dès la mise en oeuvre du frottement exté- rieur par la pente f de la lumière 12. La bille s'engage alors aussitôt suivant le schéma de la fig. 6; et le verrouillage est effectué.
-Si, en effet, les roues tendent à progresser plus vite que le différentiel, les moyeux des essieux entraînent les cages, donc la lumière 10 dans le sens de la marche avant et celle- ci vient buter en e sur la bille (fig. 7). La voiture est en roue libre.
2 La voiture est. en freinage par le mo teur au moment de la commande.
En freinage par le moteur, le passage de la bille vers la lumière 10 ne peut pas avoir lieu. Avant la commande de la friction exté rieure, les divers organes @ de verrouillage ont les situations respectives montrées sur la fig. 5. Après la commande, la bille est pous sée par le chanfrein f de la lumière du dis que de frottement, mais ne peut s'engager dans la lumière 10 (fig. 8). Elle le fait aus sitôt que l'on passe à l'entraînement avant, la lumière 10 venant en face de la bille de verrouillage (fig. 6). La voiture peut alors avancer en roue libre (fig. 7).
Lorsqu'on supprime le frottement exté rieur, le ressort 26 rappelle le disque de fric tion et la lumière 12 vient en face de la bille. Elle s'engage obligatoirement dans cette lumière dès que les roues tendent à pro- gresscr par rapport au différentiel, car elle y est poussée par le chanfrein e de la lumière 10 avec une force correspondant à la friction intérieure entre les moyeux et les cages (fig. 5).
Si l'on passe en marche arrière avec la friction extérieure, cette dernière change de sens en même temps que la rotation du boî tier. L'effort de frottement correspondant vient alors s'ajouter au rappel élastique du ressort 26.
Dans ces conditions, la lumière 12 du dis que de friction vient immédiatement en face de la bille de verrouillage. En passant en marche arrière, le chanfrein e de la lumière 10, en poussant la bille, l'engage dans la lu mière 12 et on se trouve dans la situation indiquée par la fig. 5. Si l'on repasse en marche avant, le frot tement extérieur reprend son sens primitif et permet de nouveau le fonctionnement en roue libre.
Il apparaît ainsi qu'en marche arrière, on a toujours, entre le différentiel et les roues, une liaison angulaire, même si, en mar che avant, on était en roue libre et ceci sans autre manoeuvre que l'inversion ordinaire de la marche.
Dans l'exemple des fig. 9 à 12, le ver rouillage à bille est encore engagé par la fric tion mais, dans ce cas, le déplacement de la bille a lieu radialement au lieu d'avoir lieu axialement. Cette disposition a l'avantage de ne donner naissance à aucun effort latéral sur le disque de verrouillage commandant le déplacement de la bille.
Dans le cas des fig. 9 et 10, le tambour de frottement 30 comporte une collerette 31 qui est percée de lumières 32, analogues aux lu mières 12 de l'exemple précédent. Le boîtier 33 est percé de trous radiaux 34 qui livrent passage à des billes 35; d'autre part, ledit boîtier comporte un évidement circulaire 36, dans lequel s'engage une collerette 3 7 appar tenant à la cage 38. Cette collerette est munie de lumières 39 correspondant aux lumières 10 de l'exemple précédent.
Il ne paraît pas nécessaire de renouve ler dans ce cas l'explication du fonctionne ment général de l'appareil, qui est le même que dans l'exemple précédent décrit.
Dans l'exemple de la fig. 11, on retrouve des éléments semblables à ceux des fig. 9 et 10; mais, dans ce cas, le guidage des billes 35 a lieu dans des trous ménagés dans un collier 40 rendu solidaire des déplacements de la cage 38 par un doigt 41 traversant un trou allongé 42 du boîtier 33. Ledit boîtiar est alors muni en 43 de lumières jouant le rôle des lumières 39 du précédent exemple, il y a simplement interversion des organes de verrouillage; le disque de verrouillage 30 re cevant la friction est alors centré sur la cage au lieu d'être centré sur le boîtier.
L'avan tage de cette disposition est qu'il n'existe plus de friction parasite prise sur le boîtier, la friction entre le disque et la cage, dès la manoeuvre de verrouillage, étant favorable à la retenue de la cage.
n peut, en dehors des moyens décrits aux fig. 1 à 4, employer le ruban de fric tion représenté par la fig. 13, ou mieux en core, celui de la fig. 14, qui comporte plu sieurs encoches. De ce fait, lorsqu'on inverse la marche, le frottement s'inverse aussitôt.
Dans ce but, il suffit d'ailleurs que le doigt d'arrêt du segment immobilise ce der nier dans les deux sens, sans qu'il soit be soin d'un tour complet pour que l'inversion du frottement s'opère. Il en résulte que, au changement de marche, le frottement s'ajoute aussitôt au rappel du ressort sans qu'il y ait besoin d'un tour du différentiel pour suppri mer la roue libre et permettre 'l'entraîne ment. Cette suppression est ainsi beaucoup plus sûre et plus rapide.
Dans l'exemple des fig. 15 et 16, le ver rouillage, engagé par la friction, s'opère par l'oscillation d'un levier.
r1 cet effet, la cage qui est du côté op posé à la couronne (fig. 15) porte un doigt plat 40 (fig. 16), passant au travers d'une lumière du boîtier (fig. 15). En position de marche avant, c e doigt se trouve dans la po sition montrée en traits discontinus à droite en fig. 16, et à gauche pour la position de marche arrière.
Un levier 41, dont l'axe est sur la face du boîtier, peut venir buter le doigt 40 dan i3 sa position moyenne en l'empêchant ainsi de passer à sa position de marche arrière, qui est aussi celle de freinage par le moteur.
Dans ces conditions, le freinage par le moteur est rendu impossible par ce ver rouillage et la voiture, en marche avant, peut progresser en roue libre. En roue libre, le doigt 40 exerce, sur le levier-41, une pres sion correspondant à la friction interne des cages sur les moyeux. C'est pourquoi il est favorable que la direction de cette pression vienne passer par l'axe de rotation du levier 41 pour obtenir un véritable verrouillage. Au contraire, le levier, en basculant, dé gage le doigt 40 dont le déplacement devient entièrement libre et le freinage par le moteur est possible, tandis que la roue libre ne l'est plus. Le mouvement d'engagement du levier 41 de verrouillage est encore commandé par une friction extérieure prise sur une partie fixe du carter.
A cet effet, une couronne 42, coaxiale à l'essieu, est montée libre et porte une encoche 46 dans laquelle vient s'engager un téton 47 du levier 41.
La friction extérieure est, par exemple, fournie par un sabot de friction 48 appuyé par un ressort 49. Une commande à main permet, en comprimant le ressort 49, de sup primer la friction en écartant le sabot.
Un ressort 50, interposé entre la cou ronne 42 et la face du boîtier, rappelle la couronne en dégageant, par suite, le levier 41 dès que l'on supprime le frottement exté rieur. Une butée est prévue en 51 pour li miter le mouvement de la couronne et, par conséquent, celui du doigt 40.A titre de va riante, le frottement peut être donné par une seconde couronne montée sur la première avec une friction déterminée, et réglable s'il y a lieu, et quû l'on arrête par une butée mobile dès que l'on veut obtenir la friction comme indiqué pour les exemples précédents.
L'appareil étant disposé comme l'indique la fig. 16, la marche avant se fait dans le sens de la flèche AV. Si l'on fait agir la friction extérieure, le segment subit un ef fort retardateur et fait basculer le levier dans la position d'engagement. Cette position est prise aussitôt si l'on était primitivement en propulsion. Si l'on était en freinage par le moteur, les dimensions du doigt 40 sont telles que, dans ces conditions, le levier 41 vienne buter sur la face extérieure du doigt 40.
Il s'engage alors immédiatement dans sa posi tion de verrouillage dès que, par une lègère accélération donnée au moteur, par exemple, on a fait passer le doigt 40 dans sa position d'entraînement en marche avant.
Si, le doigt étant ainsi engagé, on sup prime la. friction .extérieure, le ressort 50 rappelle le segment qui, en faisant bascu ler le levier, dégage le doigt 40.
Si l'on renverse le sens de marche alors qu'on était primitivement en roue libre, la friction extérieure change de sens et vient ajouter son action à celle du ressort 50 pour dégager aussitôt le doigt 40. On obtient ainsi immédiatement l'entraînement de la voiture avec la possibilité de freiner par le moteur, avantageuse pour toutes les manoeuvres en marche arrière. Dès que l'on se remet en mar che avant, on. retrouve la possibilité de pro gresser en roue libre.
Dans l'exemple des fig. 17 et 18, le fonc tionnement est identique, mais le levier 41 agit à l'intérieur du boîtier en coopération avec une came 52 appartenant à la cage. Le disque récepteur de friction qui commande le basculement du levier de verrouillage est cen tré sur le boîtier par un palier. Le fonction nement est le même que précédemment.
Les exemples des fig. 19 à 28 sont rela tifs au cas où ,la friction extérieure est uti lisée, non plus pour verrouiller et obtenir le fonctionnement en roue libre, mais au con traire pour déverrouiller et. obtenir le frei nage par le moteur.
Sur les fig. 19 à 21 est représenté un dis positif de verrouillage à bille avec freinage par ruban ayant un point fixe.
Le disque récepteur de friction 51 touril- lonne sur le moyeu 52 du différentiel, auquel il est assujetti par deux ressorts identiques 53a et 53b, agissant en sens inverse, de sorte que le disque 51 peut tourner sur le moyeu 52 avec rappel élastique, soit dans un sens; soit dans l'autre. Deux butées non représen tées au dessin limitent le déplacement de cha que côté.
A titre de variante, ce rappel élas tique bilatéral peut être obtenu par le cla- botage élastique d'une bille pressée élasti- quement sur une double rampe symétrique ménagée dans le disque, à- la manière indi quée précédemment.
La paroi ,latérale du disque porte deux lumières 54 et 55, disposées côte à côte, à conicité tournée vers le différentiel. En face; vient une bille 56 maintenue dans un pas sage cylindrique 57 du boîtier 52 et enfin une lumière 58 ù conicité inverse est ména gée sur la paroi de la cage 59.
Lorsqu'aucune friction extérieure n'agit sur le disque, la bille se trouve entre les deux lumières du disque, en position moyenne représentée sur la fig. 21. C'est la position roue libre, en marche avant.
Dès que les roues tendent à entraîner le moteur, la cage 59 se déplace par rapport au boîtier 52 dans le sens de sa rotation; elle vient .alors buter en 60 sur la bille et ne peut passer â. la position de freinage par le moteur.
La friction est obtenue par un ruban 61 ayant un point fane 62, ,l'autre extrémité 68, commandée, étant maintenue par un ressort 64 lorsqu'on ne freine pas. Etant en roue li bre, en marche avant, si l'on passe en marche arrière, le ruban s'enroule automatiquement et freine. Le disque extérieur se déplace et la lumière 55 vient en regard de la bille 56 qui s'y engage aussitôt, poussée par la pres sion exercée en 60 par la cage 59. Les butées du disque l'empêchent de tourner plus qu'il n'est nécessaire pour que les lumières 54 ou 55 viennent en regard de la bille.
De même, si en marche avant on exerce une friction en serrant le ruban, c'est la se conde lumière 54 du disque qui vient en re gard de la bille 56 et provoque le déver rouillage. On se trouve alors en position de freinage par le moteur, mais cette fois en marche avant.
Il est bien évident qu'on pourrait pré voir tout aussi bien un déplacement radial de la bille sans que le fonctionnement dif fère.
Les fig. 22 et 23 représentent le même verrouillage, mais la friction est obtenue par une couronne 65 serrée entre deux flasques 66 et 6 7 du disque 68 et portant des dents 69 sur sa périphérie. Un cliquet 70 est fou sur son axe 71 avec un simple contact élasti que avec les dents 69 obtenu par le ressort 72, et vient immobiliser la couronne frottante en marche arrière. Un second cliquet 73, ma- nceuvré par une commande mécanique ou électromagnétique, vient ù volonté arrêter cette couronne en marche avant.
Il est bien évident que des dispositifs à. arc-boutement peuvent remplacer l'un ou les deux cliquets.
La fig. 24 représente un dispositif de verrouillage analogue, mais avec. une seule rampe symétrique 74 sur le disque de fric tion 75 rappelé, comme précédemment, par deux ressorts 76a et 76u. Un poussoir 77 cou lisse dans le boîtier 78 et vient buter la case 79 lorsqu'il est au milieu de la rampe du dis que.
Un ressort 80 à fil ou à lame, disposé en tre le poussoir et le boîtier, tend toujours à opérer le verrouillage.
On voit ainsi que, dans les deux sens de son déplacement, le disque 75 a toujours pour effet de déverrouiller, donc de mettre le pous soir .en position de freinage par le moteur.
Les positions extrêmes du disque peuvent être butées sur le boîtier ou plus simplement sur le poussoir. Une lumière 81 (fig. 25) per met le mouvement voulu de la cage.
Le frottement sera de préférence mis en oeuvre automatiquement. pour la marche ar rière.
Le dispositif des fig. 26 et 27 répond au même fonctionnement, mais représente un verrouillage obtenu par oscillation d'un le vier 82 articulé en 83 sur le boîtier 84. Le levier 82, qui de l'un de ses côtés agit sur une came de la cage, -du côté où il est com mandé par le disque de friction 85, porte deux branches 82a et 82b, de sorte que lorsque le disque 85 agit dans un sens, il pousse sur la seconde branche en 87. Dans les deux cas. le disque 85 commande ]c@ dégagement du le vier basculant.
Un ressort 88 rappelle toujours le levier par rapport au boîtier dans sa. position d'en gagement donc de roue libre.
La fig. 28 représente un dispositif ana logue de verrouillage par levier basculant 89 mais commandé par une seule rampe symt- trique 90 du disque 91. Le profil 90 de cette rampe est tel que dans les deux sens le le vier soit dégagé, ce qui assure la suppression de la roue libre comme dans le cas de la fig. 24. Un ressort 92, disposé entre le levier et le boîtier, tend toujours à maintenir le le vier en position de verrouillage.
Les exemples de mise en aeuvre de l'in vention que l'on vient de décrire sont évidem ment susceptibles de variantes constructives qui peuvent se différencier sensiblement entre elles. Ainsi, les surfaces d'arc-boutement, les rouleaux des roues libres et les cages peuvent être de toute autre construction appropriée susceptible de produire un arc-boutement en tre les manchons internes et externes.
De même, la liaison élastique entre les deux cages des rouleaux, lorsqu'il s'agit d'un dispositif à deux organes menés, destiné à remplir l'office d'un différentiel, peut être modifiée et les moyens de freinage et ver rouillage peuvent être de toute fbrme et dis position appropriée au but poursuivi, bien entendu en restant dans le cadre tracé par la revendication.