Machine à rebrousser le cuir. La présente invention se rapporte à une machine à rebrousser le cuir. Cette machine est caractérisée par le fait qu'elle comprend une table, à commande mécanique, destinée à recevoir un plateau de corroi et un dispositif à rebrousser, capable d'exercer consécutive ment une pression progressive sur une peau, abattue sur ledit plateau dans un sens d'a bord, et clans l'autre sens ensuite, tout en étendant la feuille de chaque .côté.
Dans les dessins ci-annexés, représentant, à titre .d'exemple, une forme d'exécution de l'objet -de l'invention: La. fig. 1 en est une vue en plan; La fig. 2 en .est ,une vue en élévation et de côté générale; La fig. 3 est une section transversale par une des unités à rebrousser suivant la ligne brisée III-III -de la fig. 2; La fig. 4 est une -nie en coupe et en plan de la fig. 3, dans laquelle divers organes ont été supprimés;
La fig. 5 :est une vue en coupe et en élé vation détaillée suivant la ligne brisée V -V de la fig. 4, .dans laquelle divers organes sont supprimés et d'autres montrés .en coupe; La fig. 6 est une vue en coupe et en<B>élé-</B> vation détaillée suivant la ligne brisée 6-6 de la fig. 4; La fig. 7 est une vue détaillée de la com mande à galets; La fig. 8 est une vue en coupe détaillée suivant la ligne 8-8 de la fig. 4;
La fig. 9 est une vue en coupe détaillée suivant la ligne 9-9 de la fig. 4; La fig. 10 est une vue en plan de l'un des supports et du mécanisme d'amenage en conjonction avec lui, dans laquelle divers or ganes sont supprimés; La fig. 11 est une vue de côté de ladite table et dudit mécanisme, dans laquelle di vers organes sont supprimés et. d'autres mon trés en coupe; La fig. 12 est une vue en élévation et en bout détaillée de l'une -des tables et -du méca nisme y associé;
La fig. 13 est une vue en .coupe détaillée suivant la ligne 13--13 de la fig. 10; La fig. 14 est une vue en coupe détaillée suivant la ligne 1.4--14 -de la fig. 1.1; La fi,. 15 est une vue en coupe détaillée suivant la ligne 15-15 de la fig. 10; La fig. 16 est une vue en coupe et en élé vation détaillée suivant la ligne 16-16 de la fig. 10;
La fig. 17 est une vue en élévation @dé- taillée de l'agencement de la commande du rouleau de pression et d'extension; La fig. 18 est une vue en élévation du guide de la voie de roulement.
Avant de donner une description circons tanciée du mécanisme contribuant au travail d'ensemble impliqué, nous croyons bien faire, -en nous reportant plus particulièrement aux fig. 1 et 2, d'expliquer d'une manière géné rale la machine et la méthode suivie par pré férence -dans son agencement et dans son fonctionnement; ainsi en aura-t-on une image plus nette.
Dans la disposition représentée, un ou. vrier A. pose un plateau de corroi sur la pre mière table 20 et abat sur lun une peau. Après quoi, comme nous le dirons un pen plus loin, le plateau avec la peau qu'il porte est soulevé ei, transporté de la table 20 à la table 21 de la première unité à rebrousser B, où la peau est automatiquement façonnée avant d'être conduite à la table 22. Là, les ouvriers C et D repassent vivement telles par ties des extrémités qui ont besoin de l'être et retournent le plateau, sur l'envers duquel (devenu l'endroit) un des ouvriers pose une autre peau.
A son tour, ce plateau est di rigé sur la table 23 de la seconde unité à re brousser E, où la peau est automatiquement façonnée avant d'être amenée à la table 24, dont l'enlève d'une manière appropriée, par exemple, un ouvrier I' après avoir repassé telles parties des extrémités qui ont besoin de. l'être.
Les mouvements automatiques des uni tés à rebrousser sont réglés de façon qu'ils s'accomplissent dans le même temps que s'ef fectue l'amenage -des peaux, les ouvriers tra vaillant en cadence avec eux; ainsi, on ob tient une production accrue avec -des frais de main-d'oeuvre réduits, étant entendu. que l'on a la latitude de remplacer les ouvriers d. et F par un mécanisme automatique convenable.
Les unités à rebrousser B et E sont prati quement identiques, la commande principale attaquant la première unité B, -qui, à son tour, entraîne la seconde unité r, de sorte qu'une description détaillée de l'unité B s'appliquera à l'une et à l'autre.
Voici comment fonctionne chaque unité: Le plateau sur lequel la peau se trouve abattue est conduit à la table 21 ou à la ta ble 23, .lesquelles, en montant, le soulèvent jusqu'à ce que la peau .soit pincée entre leur dessus et la barre de fixation 25, placée sur un côté de l'un des sens -de la peau. Le rou leau de pression et d'extension tournant 26 saisit à ce moment la feuille et, avançant, à. partir de sa section médiane, le long d'un de ses sens, façonne cette moitié. Cela fait, la table s'abaisse et, après avoir tourné bout pour bout, c'est-à-dire de 180 , se relève pour re prendre la position de fixation, la barre 25 reposant maintenant sur l'autre côté du mi lieu de même sens de la peau.
Comme précé demment, le rouleau de pression et d'exten sion tournant 26 saisit la peau et avançant, à partir .de sa section médiane, le long du sens considéré, en façonne l'autre moitié. Après quoi, la table s'abaisse et, après avoir tourné d'un quart de tour en avant, se relève jusqu'à ce que la peau soit pincée entre elle et la barre de fixation 25, qui repose maintenant sur un côté -du sens opposé de la peau. Ainsi que tout à l'heure, le rouleau de pression et d'extension tournant 26 saisit la feuille et, avançant, à partir de sa section médiane, le long du sens en question, façonne cette moitié.
L'opération achevée, la table s'abaisse et, après avoir tourné d'un demi-tour en arrière, se re lève pour reprendre la position de fixation; c'est alors l'autre moitié -du même sens que précédemment de la peau qui est façonnée. Quand cette dernière opération est terminée, la table s'abaisse et, après avoir tourné d'un quart de tour en arrière, .est prête à recevoir une autre peau. On se rend compte que, de la sorte, la peau est rebroussée par le rouleau 26 dans l'un et dans l'autre sens.
Ainsi, ce rouleau apprêtera, pour commencer, chaque moitié .de peau en avançant, .dans le sens de la, largeur, sur toute la longueur -de la feuille, puis en fera autant pour chaque moitié de peau en avançant, dans le sens de la lon gueur, sur toute la largeur de la feuille. Ces opérations ont pour effet d'assouplir la peau, qui est travaillée sur le plateau à l'état mouillé; d'ordinaire on se sert d'un mélange adhérant, interposé entre la feuille et le pla teau, que l'on applique d'une façon appro priée, généralement, en plongeant la peau dans ledit mélange avant de l'abattre sur le plateau.
Par ce procédé, la surface entière de la peau est pratiquement rebroussée; Cepen dant, il peut parfois arriver que -des parties des flancs aient besoin d'être repassées. Ce travail est; exécuté vivement par l'un des ou vriers C ou D à l'aide d'une marguerite. Comme nous l'avons déjà dit, on retourne après cela le plateau, abat sur son envers (devenu l'endroit) une autre peau et laisse jouer ]'unité suivante B, qui façonne cette dernière: sur quoi, la feuille arrive à l'ou vrier F, lequel repasse les parties des flancs qui peuvent avoir besoin de l'être avant de l'enlever -de la machine.
En nous reportant aux fig. 1 et 3, nous voyons que chacune des unités B et E com prend un bâti 2 7 à règles 28. Le rouleau de pression et d'extension 26 présente, de part et d'autre, les tourillons 29, lesquels reposent chacun sur des coussinets portés paf le cha riot à mouvement de va-et-vient 30, dont les côtés se prolongent par les bras 31 et 31' et les têtes sont réunies par les tirants 32. Cha que bras 31 et 31' se termine par les, corps rainés 33, glissant sur les règles 28.
Sur le bras 31 sont montées les poulies 34 et<B>35,</B> en ligne avec la poulie 36, portée à faux par le tourillon 29, et, sur les bouts opposés du bâti 27, sont fixées les poulies 37 et 38; .comme le montrent les fig. 1, 2, 5, 7 et 17, une cour roie 39 court sur .ces diverses poulies. Grâce à -cet arragement, le rouleau 26 reçoit un mouvement -de rotation continu quand le cha riot 30 accomplit son mouvement de va-et- vient. Un moteur électrique 40, placé sous la table 22, entraîne par le bout 41 de son arbre la poulie 42, due la courroie 43 réunit à la poulie 38 de la seconde unité E.
Cet axe 45 porte également la poulie 46, reliée par la courroie 47 à la poulie 48, elle-même calée sur l'axe 49 conjointement avec la poulie 38 de la première unité B.
Les extrémités inférieures des bras 31 et 31' présentent chacune des crémaillères 50 en prise avec les pignons 51, fixés, de part et d'autre, sur l'arbre 52, dont les coussinets reposent sur le bâti 27. Le bout 53 de l'arbre du moteur 40 est, par l'intermédiaire d'un ré ducteur .de vitesse approprié 54, réuni à l'ar bre 55 (fig. 1 à 4). Sur ce dernier est calée une roue conique 56, continuellement en prise avec les roues coniques 5 7 .et 58, folles sur le manchon 59, lequel peut glisser sur l'arbre 52 tout en étant fixé sur lui par la .clavette 60. Ce manchon 59 porte un, plateau à crans 61.
dont les creux et les saillies peuvent pénétrer dans les saillies et les creux conjugués des roues coniques 57 et 58. En déplaçant le manchon 59, de façon à mettre en prise le plateau 67, et la roue conique<B>57,</B> on fait tour ner l'arbre 52 qui, par l'intermédiaire des cré maillères 50, entraîne le chariot 30 dans un sens, tandis que l'on, provoque la manceuvre inverse en déplaçant le manchon 59, de façon à mettre en prise le plateau 61 et la roue co nique 58. Le plateau à crans 61 présente une rainure annulaire, dans laquelle s'engage la.
fourche 62, attachée à un manchon 63, capa ble de glisser sur l'arbre fixe 64 (fig. 4 et 5). Une oreille du manchon 63 porte le bouton 65 se déplaçant -clans une rainure oblique 66, creusée dans -an prolongement 66' de la tige à crémaillère 67, guidée par le fourreau 68 et attaquée par l'une des cames 70 que porte l'arbre 71.
Celui-ci reçoit, toujours dans 'e même sens, un mouvement de rotation con tinu .de la roue dentée droite 72, calée sur<B>](-</B> moyeu de la roue conique 57 et menant la roue dentée droite 73. Par son mouvement in termittent, la came 70 déplace la tige à cré maillère 67 à la fin de chaque demi-cycle de la machine et, de son côté, cette tige à cré- maillère, par l'intermédiaire de la rainure oblique 66, du bouton 65 et de la fourche 62, entraîne semblablement le plateau 61, la. con séquence étant que le rouleau 26 de l'unité B exécute un mouvement de va-et-vient par rapport à la table 21.
L'arbre 52 de la pre mière machine porte une roue conique 74, en prise avec la roue conique 75, calée sur l'ar bre 76, qu'un harnais d'engrenages coniques similaire réunit à l'arbre 524e. l'unité E, .de sorte que le chariot porte-rouleau -de celle-ci se meut en accord parfait avec le chariot porte-rouleau de l'unité B.
En considérant la fig. 6, nous remar quons que la table 21 comporte un fourreau 77, capable de glisser et .de tourner dans le collier 78, que supporte le pied 79. Un arbre creux 80 est embrassé parce fourreau 77 et se termine, à sa partie supérieure, par une collerette 81, montant et descendant avec la table en cause. De surplus, il peut glisser sur une colonne 82 et présente une bride annu laire 83, surmontée d'un-e pièce 84, qui en épouse intérieurement le contour et que serre un chapeau fileté 85, lui-même susceptible d'être, après réglage, immobilisé par la vis de serrage.
Un ressort 87, dont on peut varier la tension en agissant sur la pièce 84 et le cha peau 85, .est interposé .entre ce .dernier et la bride annulaire 83 et assure à la table un mouvement élastique. Tout le .dispositif que nous venons de décrire peut tourner autour de la colonne 82 et sur le palier à billes 88, supporté par le chapeau fileté 89, lequel em brasse ladite colonne 82 et se trouve soutenu par le manchon fileté 90, lui-même suscepti ble, après réglage, d'être immobilisé par la vis de serrage 91. Il suffit d'ajuster le cha peau 89 et le manchon 90 l'un par rapport à l'autre pour déterminer la position -de la ta ble relativement au rouleau 26. Le manchon 90 se prolonge par un épaulement tubulaire 90', reposant sur le joug 92.
En examinant les fig. 5 et 8, nous consta tons que les branches du joug 92 sortent, par des ouvertures, du pied 79 et portent les ga lets 92', qui sont montés dans des fentes de guidage verticales 93' creusées dans ce pied. Les axes des galets en question sont chacun réunis aux leviers 94, dont les extrémités 95 s'articulent, de part et d'autre, aux bras 96, qui sont une partie intégrante des secteurs dentés 97, capables d'osciller autour des axes 98 et en prise chacun avec les dents des tiges à crémaillère 67., Comme nous l'avons déjà mentionné en parlant de l'une d'elles, chaque tige 67 porte un galet 69, qu'attaque la came 70, calée sur l'arbre 71 et ayant pour effet de hausser ou de baisser tour à tour la table 21 à la cadence -du mouvement -de va-et-vient -du chariot 30.
De la sorte, quand le rouleau 26 avance ou se meut vers la gauche de la fig. 5, la table 21 descend et, inversement, elle re monte lorsque le rouleau 26 recule ou se meut vers la droite de la même figure. En levant le plateau de corroi 99, on provoque le pince ment de la peau 100, abattue sur lui, entre la table et la barre de fixation 25, laquelle glisse dans le cadre de guidage 101 et, à cha que extrémité, .est pressée sur la feuille à tra vailler par les ressorts de rappel 102. La ta ble -de la seconde unité se hausse et se baisse au même moment que le fait la première unité B, ses tiges à crémaillère 67 étant en traînées, depuis la came 70, par les tringle l03, qui saisissent lesdites tiges et sont en taillées en 104, de manière qu'elles laissent passer l'arbre 71.
De préférence, les tables sont chacune partiellement équilibrées par les contrepoids 105, que les câbles 106, cou rant sur les poulies 107, relient de part et d'autre à l'une -des branches du joug 9? (fig. 5 et 8).
En regardant les fig. 4, 6 et 8, nous ob servons que le mécanisme destiné à faire tourner la table comprend une came rainée 108, qui attaque un galet 109, porté par le le vier 110 sensiblement à égale distance de ses extrémités, dont l'une oscille autour du pivot 111 et l'autre .est reliée, d'une part, par la burette 112à la tige à crémaillère 113 de la première unité B et, d'autre part, par la barre 114 à la tige à crémaillère, identique à la précédente, de la seconde unité E.
Chaque tige à crémaillère 113 est guidée par le four- reau 115, formant une partie intégrante .du pied 79; et en prise avec la longue roue den tée<B>116,</B> formant une partie intégrante du fourreau 77 -le la table.
En nous reportant aux fig. 3 et 4, nous voyons que la came 108 est clavetée sur un arbre creux 117, fou sur l'arbre 71. Celui-ci porte la roue à denture intérieure <B>118,</B> em brassant le pignon parasite 119, qui, monté sur un axe soutenu par le montant 120, at taque la roue dentée 121, calée sur l'arbre 117; cet équipage réalise une raison de 4 : 1 entre les arbres 71 et 117. Quant aux quatre mouvements de rotation dont nous avons parlé, ils sont produits par une seule révolu tion de la came 108.
En nous reportant à. la fig. 6, nous voyons que la came 108, en tournant dans le sens du mouvement -des aiguilles d'une mon tre et en se rendant de la position représen tée à celle où la saillie 122 attaque le galet 109, détermine la tringle à crémaillère<B>113</B> à faire décrire à la table un arc de 180 . Après quoi, c'est la saillie 123 qui. attaque le galet 109, provoquant ainsi la tringle à cré- 3naillère à faire décrire à la table un arc -de 90 . A son tour, la saillie 124 attaque le ga let 109, de sorte que la tringle à crémaillère se trouve rappelée -et fait décrire en arrière à la table un arc de 180 .
Enfin, la saillie 125 attaque le galet 109, si bien que la trin gle à crémaillère, continuant .son mouvement rétrograde, fait décrire .en arrière à la. table un arc .de 90 'et la ramène à sa position pri mitive. Ces divers mouvements de rotation se produisent au moment où la table est abais sée, les repos -de la. came l'empêchant de tourner chaque fois qu'elle est haussée. De la sorte, le rouleau de pression et d'étendage 26 passe quatre fois sur la peau, tandis que la came 108 accomplit une seule révolution et agit, .comme nous l'avons -dit., de façon à rebrousser la feuille abattue sur le plateau de corroi.
Nous allons maintenant décrire le méca nisme faisant progressivement passer par la machine le plateau et les peaux abattues sur lui. En considérant la fig. 1, nous remarquons que chaque table a deux paires de rainures 130, -disposées dans le sens des diagonales, et présente sur ses deux côtés un cadre 131. Sur les faces latérales de la machine, tous ces cadres sont réunis les uns aux autres par les tringles 132 et, en tète comme .en queue, par les entretoises 133; l'ensemble forme un groupe porteur.
En examinant les fig. 3, 9, 10, 11, 12, 13 et 16, nous constatons qu'une réglette 134 s'avance intérieurement de l'une et de l'autre extrémité de chaque cadre et peut venir se placer dessous, dans ou dessus la rainure cor respondante 130. Les tringles 132 portent. à. des intervalles réguliers, les galets 135, rou lant sur les parties horizontales des voies 136. qui courent le long .de la machine, et, égale- meut à des intervalles réguliers, les galet.
137, lesquels, courant sur les parties vertica- lés des mêmes voies 136, ont. pour objet dIem- pêcher toute poussée latérale. Le groupe por- tcour considéré.. reçoit, par intermittence, un mouvement de va-et-vient quand les réglette 1.34 se trouvent dessus ou dessous les tables suivant la position d'une came rainurée 138.
qui est calée sur l'arbre 117 et agit sur le ga let 139, rattaché à la tringle 140; celle-ci glisse dans le fourreau 141 et présente une oreille, terminée par une crémaillère 142 .en prise avec le secteur denté 143, oscillant an tour de l'axe 144, lequel porte le levier 145. réuni par le bras 146 au galet 147 qui, afin d'empêcher toute poussée latérale, roule sur un rail fixe 148 et attaque une fente verti cale 149 ménagée dans le support 150, lui- même assujetti sur l'extrémité frontale dt: groupe porteur. Les réglettes 134 se lèvent et. se baissent par intermittences en accord avec la montée et la descente des voies 136.
Le long de la machine et de part et d'autre d'elle sont montés de place en place les sup ports 151, chacun soutenant l'axe d'oscilla tion des leviers coudés 152. Un bras de ceux- ci porte le galet 153, roulant sur la partie inférieure -de la voie, tandis que l'autre bras est relié à la tige 154, s'étendant dans le sens de la longueur -de la. machine et, de de part et d'autre. d'elle.
Cette tige est réu nie par le levier coudé 155 à l'arbre 156, qui porte le bras de levier 157, joint, par la trin gle 158, au levier 159, lui-même oscillant au tour de l'axe 160, sur lequel est calé le galet 161, que meut la came le,, fixée sur l'arbre 117 (fig. 4 et. 6).
Pour .ce qui est des galets 69, le poids non-équilibré -de chaque table à rebrousser agit, par l'intermédiaire du mécanisme y as soeié, de façon à les presser sur les cames 70 et, en ce qui concerne la came 162, le poids des voies et les unités --du groupe- porteur y conjugués tendent à maintenir le galet 161 en contact avec .elle.
Les supports des tables 21, 22 et 24 com prennent, comme le montrent les fig. 10 et 13, une pièce de fonte centrale 163, laquelle est, dans chaque -cas, fixée sur les pou trelles en 1164 s'étendant vers l'intérieur et. se boulonnant, à. leurs extrémités, sur les supports 165 et 166, portés chacun par le bâti principal de la machine. C'est au-dessus de ces poutrelles que sont disposées et qu'a gissent les réglettes 134 (fig. 16).
Des supports 167, convenablement répar tis le long de la machine (fig. 10, 15 'et 18), servent à guider les voies 136 dans ces mou vements de montée et de descente. Chacun d'eux présente une fente verticale 168, qu'at taque le galet 169, porté par une plaque 170, elle-même fixée sur la voie 136.
Le mécanisme d'amenage que nous venons de décrire a pour effet que, au moment où les voies 136 sont soulevées par la came 162, les réglettes 134 -de chaque unité du groupe porteur se .dressent, en passant par les rainu res creusées dans la table de l'unité à la quelle elles appartiennent, et soulèvent le plateau à rebrousser posé précédemment sur cette table.
La came 138, par l'intermédiaire du mécanisme dont nous avons parlé, tourne l'arbre 144 et -fait osciller le levier 145, et, par l'intermédiaire du bras 146, dirige le groupe porteur sur. la sortie dé la machine jusqu'à .ce que les réglettes 134, primitive- ment associées à, la table 20, pénètrent dans les rainures -de la table voisine 21 et que les autres réglettes -de chaque unité s'engagent de façon correspondante dans les rainures des tables -de chaque unité suivante.
A ce mo ment, les voies 186 s'abaissent et les réglettes 134 descendent, en passant par les rainures 130 de la table, la conséquence étant qu'elles déposent les plateaux à rebrousser dans leur position nouvelle et que, une fois couchées, elles reviennent à leur position d'attente et sont prêtes à recommencer le cycle de leurs opérations. Ainsi le mécanisme d'amenage avance par degrés, d'une table à l'autre, le plateau à rebrousser avec la peau qu'il porte jusqu'à ce que cclui-ci soit soulevé de la ta ble 24 par la dernière unité du groupe por teur.
Les réglettes 134 se dressent, en passant par les rainures des tables, quand les table 21 et 23 sont abaissées après que. les rouleaux de pression et d'extension 26 ont achevé leur travail; à ce propos, il importe de relever que la levée des tables, dans la position -de fonc tionnement par rapport aux rouleaux de pres sion et d'extension 26, est supérieure à celle des réglettes 134,. de sorte que le jeu entre les rouleaux 26 et les plateaux à rebrousser posés .sur le groupe porteur permet le mouve ment de celui-ci. Dès que la table descend plus bas que le niveau des réglettes levées, le groupe porteur se meut en avant ou vers la.
droite, comme le montre la fig. 1; la table décrit alors le dernier are ide 90 qui la ra mène à sa position primitive. Puis, à l'ins tant où les tables 21 et 23 se lèvent, les ré glettes 134 s'abaissent, de sorte que les pla teaux à rebrousser avec les peaux qu'ils por tent sont en position sur lesdites tables au moment où les rouleaux de pression et d'éten dage 26 se mettent à. se -déplacer vers la droite. On notera que le mécanisme d'ame- nage accomplit cette opération lorsque les rouleaux 26 se dirigent vers la. gauche dans leur parcours à vide.
Comme on peut le constater, les rouleaux de pression et d'extension 26 présentent une série tic lames hélicoïdales 171, disposées en quelque sorte à la façon des dents d'une roue à chevrons;
lorsque ces lames tournent. dans le sens contraire du mouvement des aiguilles d'une montre -et que le chariot 30 se déplace vers la droite; la-peau, saisie par les laïmPs en question, est progressivement rejetée, tant en avant que clé côté du rouleau, sur toute son 'tendue, laquelle peut, suivant la position de la -table; être soit. sa largeur, soit sa, lon gueur.
Quand on fait fonctionner la machine considérée, l'ouvrier A pose un plateau sur la table 20 et abat sur lui une peau mouille, cependant que l'unité B rebrousse une pre mière feuille. Sur quoi, le groupe porteur conduit le plateau avec la peau qu'il porte à l'unité B, cependant que la première feuille que celle-ci vient. de façonner est dirigée par le groupe -porteur sur la table 22.
Tandis que l'unité B rebrousse la seconde peau, l'ou vrier A place un troisième plateau et une troisième peau dans la position d'aménagé -ei; les ouvriers<I>C et D</I> repassent à la marguerite telles parties de la première peau qui ont be soin de l'être puis, retournant le premier pla teau, rabattent sur l'envers (devenu l'en droit) une quatrième peau. Alors, pendant que le troisième plateau avec la troisième peau qu'il porte se rend à l'unité B, le second plateau avec la seconde peau qu'il porte va à la table 22 et le premier plateau avec la pre mière peau dessous et la quatrième peau des sus file sur l'unité E.
Cela accompli, l'unité B rebrousse la troisième peau sur le troi sième plateau, tandis que l'unité E en fait autant pour la quatrième peau sur le pre mier plateau, que l'ouvrier A prépare le qua trième plateau avec la cinquième peau et que 'es ouvriers C et D repassent à la margue rite la seconde peau sur le second plateau.
A la phase suivante, le premier plateau av--c la première peau dessous et la quatrième peau dessus arrive à la table 24, oii l'ouvrier F, après avoir repassé à la marguerite la qua trième peau, enlève le tout -de la machine, tandis que l'ouvrier A prépare un cinquième plateau avec la sixième peau et que les ou vriers C, et D repassent à la marguerite la troisième peau sur le troisième plateau. De la sorte, cinq plateaux .chargés -de peaux pas- sent simultanément. à chaque cycle. par :a machine.