Rampe à gaz. L'invention a pour objet une rampe à gaz qui est caractérisée en ce qu'elle com porte an moins une rangée de trous qui, tout en dirigeant les jets de gaz vers le bas, sont situés chacun à un niveau proche de la partie la plus élevée du profil d'une sec tion transversale verticale de la rampe, pas sant par le trou considéré.
Le dessin ci-joint comprend des figures explicatives 1 à 6 et montre, en fig. 7, 8 et 9, à titre d'exemples, trois formes d'exécu tion d'une rampe suivant l'invention, en coupe transversale verticale.
A plus petite échelle, la fig. 10 montre, en élévation, une rampe suivant l'invention, vue en plan fig. 11; La fig. 12 montre une rampe selon l'in vention, en forme de fer à cheval.
Les rampes à gaz, placées horizontale ment et qui doivent produire des flammes dirigées vers le bas, n'ont jusqu'ici pas été étudiées d'une façon suffisante pour assurer une combustion parfaite et complète du gaz employé et obtenir le rendement maximum correspondant à son pouvoir calorifique.
Les rampes à action de chauffe directe, c'est-à-dire avec les trous a de sortie du gaz, en dessus, peuvent, sans aucun inconvénient, comporter un profil quelconque (voir fig. 1 à 3 du dessin).
Les mêmes profils par contre ne sauraient convenir, sans de graves inconvénients, lors qu'il s'agit de faire sortir le gaz pour consti tuer un faisceau de flammes dirigées vers le bas à un angle quelconque (voir fig. 4 à 6).
Dans ce dernier cas, la surface comprise entre les trous b de sortie du gaz et le som met du profil peut être considérée comme nuisible, la quantité de gaz en mouvement étant assez faible par rapport à l'espace libre du profil employé.
Dans le premier cas, toute la section du profil est rendue utile, le gaz pouvant circu ler librement; dans le second cas, une faible partie de la section seulement reste utile et l'autre partie, la plus grande, est nuisible. Le gaz étant plus léger que l'air et le devenant davantage encore par l'échauffe ment, tendant à monter au point le plus haut du profil des rampes placées horizon talement, c'est à ce point le plus haut semble-t-il qu'il faut situer les trous de sortie du gaz pour obtenir un balayage automati que de celui-ci au fur et à mesure qu'il s'accumule dans la rampe. C'est précisément ce qui se passe dans les profils représentés en fig. 1 à 3, alors que c'est le contraire dans ceux représentés en fig. 4 à 6.
Dans ce dernier cas, le gaz contenu dans l'espace compris en dessus des trous de sortie y reste emprisonné jusqu'à sa complète in flammation, au fur et à mesure que la rampe prend de la température jusqu'à devenir rouge.
Ce gaz enflammé à l'intérieur de la rampe ne peut sortir que sous une certaine pression qui s'établit dans celle-ci, et en se mélan geant au gaz en mouvement, faisant perdre à ce dernier une grande partie de ses qua lités calorifiques.
Il s'ensuit une mauvaise combustion, par tant, un mauvais rendement pour une grande consommation de gaz et surtout, chose beau coup plus grave, un dégagement assez sen sible et dangereux d'oxyde de carbone qui se répand dans les fours et les appartements, puis des retours de flammes ou des explo sions possibles.
Pour réaliser l'invention, on a recherché le profil de rampe à gaz le mieux approprié et susceptible de supprimer tous les incon vénients susmentionnés, de donner le rende ment calorifique maximum du gaz et suppri mer le dégagement de l'oxyde de carbone et les explosions.
En se reportant aux fig. 7 à 9, on voit des profils présentant deux points culminants, le profil fig. 9 ayant la forme générale d'un coeur; les trous c de sortie du gaz sont pla cés à ces deux points culminants, tout en étant dirigés vers le bas, à un angle quel conque, leur point de départ dans la rampe rasant la paroi supérieure du profil. II est facile de comprendre que l'espace resté libre permet au gaz de circuler libre ment sans qu'une quantité si faible soit-elle de celui-ci puisse séjourner dans une partie quelconque de la rampe avant sa sortie par les trous.
Le mélange de l'air au gaz établi à l'en trée de la rampe est parfaitement assuré et la paroi supérieure, qui prend en surface des proportions assez larges, est utilisée pour le réchauffage du gaz avant d'être enflammé, ce qui lui assure une complète combustion et, partant, un rendement calorifique maximum.
Ce rendement maximum ne peut être atteint que par ce moyen et il est aisé de comprendre pourquoi 1 parce qu'il y a mélange parfait de l'air au gaz; 2 parce qu'il y a turbulence du mélange dans toute la longueur de la rampe; 3 parce qu'aucune quantité de gaz si petite soit-elle ne peut stagner en un point quelconque de la rampe et perdre ses qua lités combustibles et calorifiques ; 4 parce qu'en brûlant complètement, le gaz atteint son maximum de rendement avec le minimum de consommation; 5 parce que les flammes, que la rampe soit froide ou surchauffée à son maximum, sont rigoureusement égales et stables et ne peuvent de ce fait dégager d'oxyde de car bone ou provoquer des retours.
La forme longitudinale des rampes peut être droite simple ou en fer à cheval, comme représenté aux fig. 10 à 12, ou tout autre quelconque.