Crie à vis sans fin. L'invention a pour objet un cric à vis :ans fin, caraetérisé par le fait que l'arbre, sur lequel est calé le pignon entraînant la. couronne dentée du cric, est entraîné au moyen d'un dispositif comportant une roue à rochet, solidaire dudit arbre, et au moins un cliquet porté par un levier de commande.
Les crics pour automobiles et surtout pour automobiles de poids lourds sont géné ralement constitués par une roue conique en grenant avec un plateau horizontal solidaire d'une vis sur laquelle se meut un écrou guidé parallèlement à la vis. On fait tourner le pignon conique au moyen d'une tige à l'extré mité de laquelle on place un vilebrequin. L'opérateur se trouve, dans ce cas, placé dans des conditions telles .qu'il ne peut exercer qu'un faible effort, de l'ordre de grandeur de 3 kgm par seconde. En outre, cet effort est très mal transmis, d'on mauvais rende ment du dispositif. La, conséquence de cet état de choses est que l'effort développé sur la couronne du pignon conique est faible.
Par suite, si le poids à soulever est un peu considérable, il est indispensable d'avoir une démultiplication très grande et la levée de la, charge est lente.
L'invention a pour objet un cric à vis sans fin qui remédie à cet inconvénient en permettant, d'une part, de placer l'opérateur dans une position telle qu'il puisse dévelop per sans fatigue supplémentaire un effort plus considérable et, d'autre part, de trans mettre l'effort de cet opérateur dans des con- 4itions de rendement très supérieures. Il en résulte que l'on pourra donner une démulti plication moindre à l'engrenage conique et une plus grande inclinaison au pas de la vis, d'oii résultera en définitive un soulèvement plus rapide de la charge pour la même fatigue instantanée de l'opérateur et au total une fatigue moitlre et une opération moins pénible.
Suivant l'invention, on remplace la ma- naeuvre par vilebrequin, qui est mal .com mode et qui oblige l'opérateur à se tenir accroupi, par .une manoeuvre au moyen d'un levier à rochet qui permet à l'opérateur de se tenir debout et d'exercer son effort dans les conditions les plus favorables.
Sur le dessin annexé, on a représenté, schématiquement, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention.
Le cric en lui-même est du type courant Il comprend un plateau 4, monté sur des billes 3, dans une cage 1. Ce plateau est solidaire d'une vis 7, sur laquelle se meut un écrou 6, guidé parallèlement à l'axe de la vis et portant la charge. Le mouvement est. donné à l'appareil par le pignon conique 5. Ce pignon conique est solidaire d'une tige 8, de préférence de longueur réglable, à l'extré mité de laquelle est disposé un rochet 9, en traîné par un cliquet 10 et un levier 11. Un support 12 est prévu pour le cas où la longueur .de la tige 8 serait assez grande pour que l'on craigne un fléchissement dû au porte-à-faux.
On voit qu'au lieu d'effectuer un mouve ment de rotation continu dans une position accroupie, mouvement transmis au pignon 5 par une tige qui n'est en pratique maintenue par rien, l'opérateur effectuera un mouve ment de va-et-vient, dans une position com mode, placé debout. La longueur de la tige 8 pourra être telle qu'elle ne soit gênée en rien par la carrosserie ou le châssis du véhicule. Par suite, l'opérateur pourra se placer face au levier 11 et agir sur ce levier avec toute sa puissance, absolument comme lorsque l'on manoeuvre une pompe à mouvement alterna tif.
On voit immédiatement que la puissance développée sur la jante du pignon sera beau coup plus considérable qu'avec le système à vilebrequin, de l'ordre de 16 ligm par se conde. Sur la figure, on a représenté un levier 1.1 en une seule pièce, mais il sera, en géné ral, indiqué de prévoir un levier de longueur réglable de manière à pouvoir l'adapter à la taille de l'opérateur ainsi qu'au poids à sou lever, le levier étant d'autant plus long que le poids à soulever sera plus considérable.
En raison de l'accroissement de la force développée à la jante du pignon 5, on pourra réduire la démultiplication du couple conique 4, 5 et prévoir, pour la vis 7, un pas plus rapide, d'où il résultera une accélération de la levée de la charge.
Il doit être entendu que l'invention n'est pas limitée à la forme d'exécution qui a été décrite et représentée, mais qu'on pourra. lui apporter diverses variantes. En particulier, le levier 11 au lieu d'agir sur une seule roue 9 par un cliquet 10 pourrait agir sur deux roues à rochets au moyen de deux cliquets disposés symétriquement, l'une des roues étant calée sur l'axe 8 et l'autre agissant sur cet axe par l'intermédiaire d'un engrenage de renversement de marche. On aurait ainsi un levier à double effet, au lieu d'un levier à simple effet comme cela est indiqué dans le cas de la figure.