Transmission à vitesse variable et à commande automatique, notamment pour véhicules automobiles. L'invention est relative à une transmission à. vitessc variable et à commande automatique, notamment pour véhicules automobiles.
Par transmission à vitesse variable, on en tend, d'une manière générale, l'ensemble mé canique établi entre une partie motrice (mo teur) et une partie opératrice (roues du v6hi- cule), cet ensemble comportant, entre autres, un dispositif d'embrayage, un dispositif .de changement de vitesse et,des freins.
Ces dis positifs sont actionnés, dans le -cas des véhi- eules automobiles ordinaires, par des organes zle man#uvre divers (leviers et pédales) sur lesquels le: conducteur doit agir fréquemment : < u cours de la conduite.
On connaît déjà des .dispositifs pour commander automatiquement les embrayages, lion seulement lors des passages d'une combi naison de vitesses à une autre lorsque cela est nécessaire, mais également pendant les pé riodes du d.-marrage ou de mise à l'arrêt du véhicule, ces deux genres de- dispositifs de commande pouvant d'ailleurs être combinés.
On connaît également des dispositifs de commande automatique pour boîtes -de vi tesses, quel que soit leur mode de constitu tion (engrenages coulissants, planétaires, à emprises progressives, etc.). Toutefois, ces dispositifs n'interviennent que pour modifier le rapport .de la transmission qui relie le mo teur à la partie opératoire. Lorsque le sens de marche doit être changé, ou le véhicule mis à l'arrêt, le conducteur intervient personnelle ment puisque sa décision doit rester néces saire.
En ce qui concerne les freins de la trans mission, il est,de toute évidence que le con- -ducteur doit en garder le contrôle en perma nence. Cependant, il est,des circonstances où leur fonctionnement peut être rendu automa tique:
c'est le cas, par exemple, lorsque, le conducteur ayant décidé, par un geste ap proprié, d'adopter un certain sens de marche,- par exemple la marche en avant, le véhicule tend pour une cause accidentelle, comme l'ar rêt du moteur dans une forte montée, à, se déplacer en sens contraire, c'est-à-dire à re culer ou inversement.
On peut se proposer, dans ce cas, de faire intervenir les freins pour s'opposer à ce ren versement -de marche intempestif. C'est ce qui sera appelé la commande automatique des freins.
La transmission suivant l'invention se ca ractérise en ce que différents mécanismes dé clencheurs commandant automatiquement les manoeuvres du dispositif d'embrayage et -du dispositif de changement de vitesse sont solli cités, simultanément et constamment, depuis la mise en marche du moteur jusqu'à l'en traînement à la vitesse* la plus élevée, par,des moyens commandés en dépendance -de cer taines conditions de fonctionnement du mo teur et des moyens à action antagoniste dont les effets respectifs :sont répartis sur ces dif férents mécanismes déclencheurs.
Les .dessins annexés représentent, à titre d'exemples, .deux formes .d'exécution de l'objet 4e l'invention, ainsi que -des variantes de dé tail. La fig. 1 montre, en vue -de côté (parties en coupe), l'ensemble .d'une transmission pour véhicule automobile établie selon une pre mière forme d'exécution; La fie. 2 montre, en vue de côté schéma tique, une première variante d'un organe de commande montré sur la fig. 1; La fig. 3 montre, semblablement, une deuxième variante 4e ce même organe;
La fig. 3a montre, sous forme d'un schéma, le mode de fonctionnement de l'or gane selon la fig. 3; Les fig. 4 et 5 montrent, respectivement en coupe axiale et en élévation, un organe ré partiteur des différentes actions entre les .di vers mécanismes déclencheurs, la deuxième forme d'exécution de la transmission, repré- seDtée en fig. 21, présentant un tel organe ré partiteur; La fig. 6 montre, en élévation, l'organe ré partiteur .selon les fig. 4 et 5 avec les méca nismes ,déclencheurs sur lesquels il agit;
Les fig. 7 et 8 montrent, respectivemûut en coupe verticale suivant 7-7, fig. 6, et en coupe verticale suivant 8-8, fig. 6, la dispo sition selon la fig. 6; Les fig. 9 et 10 montrent, toutes deux en coupe verticale suivant 9-9, fig. 6, la dispo sition selon la fig. 6, les éléments indiqués sur ces figures occupant toutefois deux positions caractéristiques différentes;
La fig. 11 montre, en perspective et à, plus grande échelle, un ensemble d'organes à peu près analogues à -des organes que présente la transmission selon la fig. 1; La fig. 12 montre, schématiquement, une variante de détail; Les fig. 1.3 et 14 montrent, schématique ment, deux mécanismes moteurs pour le dis- positif d'embrayage, ces mécanismes moteurs étant différents de celui montré sur la fig. l;
Les fig. 15 et 16 montrent, respectivement en coupe axiale et en vue -de -côté, une autre variante du mécanisme moteur pour le,dispo sitif -d'embrayage; Les fig. 17 et 18 montrent, en .deux posi tions caractéristiques différentes, un méca nisme auxiliaire destiné à être adjoint au mé canisme moteur du dispositif d'embrayage;
Les fig. 19 et 20 montrent, schématique ment, deux autres variantes du mécanisme moteur du dispositif .d'embrayage; La fig. 21, enfin, montre, semblablement à la fig. 1, l'ensemble d'une transmission pour véhicule automobile, établie selon une deuxième forme d'exécution.
Les deux transmissions représentées en fig. 1 et 21 comportent chacune un arbre mo teur 1, entraîné par le moteur 2 et pouvant être relié par un embrayage 3 par exemple à friction, à l'arbre d'entrée d'une boîte .de vi tesses 4, .dont l'arbre de sortie 5 commande les roues motrices -du véhicule.
Sur les fig. 1 et 21, on n'a pas montré les détails de ces dif férents .dispositifs, ceux-ci n'étant pas néces saires pour la compréhension .de l'invention. Ainsi qu'on le voit dans la transmission selon la fig. 1, les commandes .de la boîte,
de vitesses sont centralisées sur un organe uni que constitué par une pièce rotative telle qu'un plateau 19 monté sur un arbre 81 à cames ou autre qui peut venir occuper plu sieurs positions angulaires caractéristiques dont le nombre correspond à celui des combi naisons de marche qui out été prévues.
Dans les transmissions représentées et .décrites, il existe six combinaisons de marche, c'est-à-dire marche arrière, point mort, première, deuxième, troisième et quatrième combinai- @o]ie de marche avant, de sorte que le plateau 19 doit pouvoir être amené dans six positions caractéristiques différentes, écartées de '/, de tour l'une de l'autre. Dans une des faces du plateau est ménagée une rainure en forme -de came 20a, 20b qui commande -des leviers os cillants 14a, 14b, effectuant les manoeuvres nécessaires aux permutations des vitesses.
Parmi ces manceuvres, on peut citer, par exemple, les déplacements .d'engrenages cou lissants, le serrage ou le desserrage d'accou plements progressifs, l'emprise par crabots d.'engrenages fous, toujours en prise entre eux, ete.
En ce qui concerne l'embrayage général 3, on a simplement indiqué .sur les fi-.<B>1</B> et 21 son organe de man#uvre constitué par un le vier oscillant 6-9.
Pour obtenir les commandes automatiques des organes de man#uvre 19 et 69 susdits, on a recours à des mécanismes déclencheurs char gés -de donner, en quelque sorte, les ordres des man#uvres à, exécuter. L'un de ces méca nismes, appelé "déclencheur des vitesses", est chargé de réglementer, par l'intermédiaire du plateau de man#uvre 1.9, les permutations des combinaisons de la boîte 4 et l'autre, appelé "déclencbeur d'embrayage", est chargé, par l'intermédiaire du levier de man#uvre 69,
-de réglementer indépendamment le fonctionne ment de l'embrayage 3.
Ainsi qu'on le voit dans la transmission selon la fig. 1, le "déclencheur -des vitesses" comporte un levier témoin oscillant 21a pro- pre à commander à distance le plateau 19, par l'intermédiaire de connexions électriques com mandant un servomoteur électrique 22, sus- ceptible de tourner dans un sens ou dans l'au tre, pour entraîner le plateau 19, par l'inter médiaire d'une vis sans fin. 2'3 et d'une roue dentée 79 calée sur l'arbre 81 -,dudit plateau 19.
Quand le levier 21a occupe la position moyenne, il est hors -de contact des. plots d'a limentation -du moteur 22 et celui-ci est ar rêté. Si le levier 21a s'incline lorsqu'il con vient de monter à une combinaison supé rieure, et vient alors en contact avec un plot 23m, le courant est fourni au moteur 22 par la, borne me et le plateau 19 est entraîné dans le .sens correspondant à la montée des vi tesses.
Si le levier 2ila s'incline dans: l'autre sens, lorsqu'il convient de descendre à une combinaison inférieure, jusqu'à venir en con tact avec un plot 23d, le moteur est alimenté par une borne d2 et le plateau 19 tourne en sens inverse (descente des vitesses).
Le ,,déclencheur d'embrayage" comporte un levier témoins 21b, .susceptible -de fermer un circuit électrique en venant en contact avec un plot 24d quand l'embrayage doit être desserré et, au contraire, d'ouvrir le même cir cuit en s'écartant -de ce plot, quand, l'em brayage, doit être serré.
On pourrait d'ailleurs tout aussi bien, se lon le genre :d'embrayage utilisé, fermer un contact électrique, pour embrayer, et l'ouvrir pour débrayer; ou encore fermer un certain circuit pour embrayer et un autre circuit pour débrayer.
Ces résultats peuvent être obtenus parce que les deux leviers, témoins 21a et 21b sont sollicités:, simultanément et :constamment, d'une part, par des moyens @d'actionnement commandés en dépendance -de certaines condi tions de fonctionnement variables du moteur et, 'autre part, par des moyens à action an- tago@niste, par exemple un ressort -de traction 30, dont les effets respectifs sont répartis sur les différents mécanismes déclencheurs. Selon les équilibres ou les:
déséquilibres qui résul tent de la variation des valeurs. de ces forces; les leviers témoins sont obligés- de venir occu per -des positions caractéristiques qui fer ment ou ouvrent les circuits électriques qui viennent d'être énumérés.
Parmi ces conditions, de fonctionnement, on peut citer la vitesse -de l'arbre moteur ou ,de l'arbre conduit, la charge :du moteur, la @dé- pression qui règne dans la tubulure d'aspira tion du carburateur, la pression du circuit de lubrification du moteur, la. tension aux bornes d'une dynamo entraînée par le moteur, etc.
Dans les transmissions :décrites, on a sup posé, pour plus de simplicité, qu'on a recours à une seule condition de fonctionnement ac tive, qui est la vitesse du moteur traduite par la force centrifuge qui s'exerce sur les masses 25 d'un régulateur entraîné par un arbre 26 (fig. 1) relié au mouvement du moteur. La condition de fonctionnement qui modifie l'ef fet du ressort 30 est la -charge du moteur. Celle-ci est déterminée par la position d'une pédale d'accélérateur 48. Le moteur travaille sous une charge d'autant plus forte que la pé- -dale est refoulée davantage vers la gauche de la fig. 1.
Or, ce déplacement provoque aussi le mouvement d'une timonerie 47 et d'un galet 46 qui sert d'axe d'articulation à une glissière 45 qui ne peut se -déplacer par translation, mais seulement osciller et sur une extrémité de laquelle agit le ressort 30. Une bielle 43, articulée à l'autre extrémité de la glissière os cillante 45, recueille donc un effort qui est celui exercé par le ressort 30, mais augmenté ou réduit par les bras de leviers respectifs formés par la glissière oscillante 45 -d'après la position qui a été donnée au galet 46 au tour duquel elle peut pivoter.
L'effet du res sort 30, recueilli par la bielle 43 et transmis par elle au reste du mécanisme, est donc -d'au tant plus grand que la charge du moteur est elle-même plus grande.
Un palonnier 31 répartit cet effet va riable -du ressort 30 entre le levier témoin 21a -des vitesses et le levier témoin 21b d'em brayage dans .des proportions que l'on peut déterminer .selon les circonstances d'après la longueur donnée aux bras du palonnier. De même, le régulateur est agencé de ma nière à exercer son action centrifuge, à. la. fois sur le levier 21a des vitesses et sur le le vier 21b d'embrayage, par l'intermédiaire de deux poussoirs. 29 et 29a. Pour cela, on a soin de monter un plateau 27, qui porte les masses centrifuges 25, de façon qu'il puisse coulisser sur un arbre 26, tout en étant entraîné par lui.
Les masses 25 agissent alors sur le pous soir 29 à la manière habituelle, mais la réac tion des organes soumis à l'action du ressort 30 repousse le plateau coulissant 27, jusqu'à -ce qu'il trouve, par l'appui qu'il prend sur le levier 21a, une contrepartie égale à l'effort développé. Ainsi l'action des masses est trans mise, d'une manière égale, aux deux pous soirs 29 et 29a.
Le déclencheur des vitesses est constitué par un ensemble de leviers, dont l'un, 38, re çoit la poussée du régulateur par le poussoir 29 et dont l'autre, en forme de T, comporte une branche '34 qui est en contact avec le le vier 38 en le recouvrant partiellement. La, branche 21a constitue le levier témoin des vi tesses et la branche 32 reçoit la partie de l'ef fort, développé par le ressort 30, qui est af fectée, par le palonnier 31, au .déclencheur des vitesses et qui varie avec la .charge du mo teur.
Quand la force développée par la vitesse et celle du ressort 30, appliquée en 32, sont momentanément égales., tout le système de leviers 38-34 est en équilibre. et le levier témoin 21a occupe la position moyenne ou inactive montrée sur la fig. 1.
Si l'action -du ressort est prépondérante, tout le système est repoussé par lui, et le le vier 21a vient au contact du plot >23d. Le cir cuit électrique de la borne d2, qui provoque la descente à la vitesse inférieure, est alors fermé.
Si la force centrifuge, développée par la vitesse dans le régulateur, l'emporte à son tour, le levier 21a vient au contact du plot 23m, et ferme le circuit -de la borne m2 qui provoque la montée à la vitesse supérieure.
Il convient de remarquer qu'on a déjà em-
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ployé, <SEP> dans <SEP> d'autres <SEP> constructions, <SEP> des <SEP> le viers <SEP> analogues <SEP> à <SEP> 34 <SEP> et <SEP> 38, <SEP> munis <SEP> de <SEP> rouleaux
<tb> à. <SEP> leur <SEP> point <SEP> de <SEP> contact. <SEP> Cette,disposition <SEP> n'est
<tb> nullement <SEP> indispensable <SEP> et <SEP> <B>1,(3</B> <SEP> fonctionnement
<tb> est <SEP> tout <SEP> aussi <SEP> bien <SEP> assuré <SEP> par <SEP> le <SEP> simple <SEP> recou vrement <SEP> :des. <SEP> faces <SEP> planes <SEP> des <SEP> leviers <SEP> 34 <SEP> et <SEP> 38
<tb> tels_ma'ils <SEP> snnt.mcuatr@.ssi@.r <SEP> <B>4 <SEP> fî</B>@_l..
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le <SEP> verrou <SEP> 39 <SEP> :du <SEP> talon <SEP> 41 <SEP> susdit, <SEP> solidaire <SEP> du
<tb> levier <SEP> témoin <SEP> :d'embrayage <SEP> 21b <SEP> ou <SEP> relié <SEP> à
<tb> celui-ci <SEP> par <SEP> la <SEP> branche <SEP> 35. <SEP> La <SEP> force <SEP> centri fuge <SEP> au <SEP> contraire <SEP> -cherche <SEP> à <SEP> l'engager. <SEP> Mais
<tb> cet <SEP> engagement <SEP> n'est <SEP> possible <SEP> que <SEP> lorsque,
<tb> d'une <SEP> part, <SEP> la <SEP> force <SEP> centrifuge <SEP> a <SEP> comprimé <SEP> le
<tb> T<I>u</I>@xt <SEP> 40. <SEP> ce <SEP> qsU_est_o:btenu,_#Iès <SEP> <U>que <SEP> le <SEP> moteur</U> On peut, bien entendu, réglementer la va riation de l'effet du ressort 30 d'après la charge -du moteur en ayant recours à tout sys tème approprié.
Sur la fig. 1, on a montré une plaque en tôle 54, faisant office de came parce qu'elle est -découpée selon un profil ap proprié 53, à l'intérieur de laquelle peut se déplacer un galet 52, lié au ,déplacement -du galet 46 qui fait varier l'action -du ressort 30.
La tôle 54 -peut être déplacée dans son plan et par une :commande à.. distance 55 à l'aide -d'une manette 56 sur laquelle agit le r:onducteur. Celui-ci peut ainsi amener, à son gré, une ouverture plus ou moins large de la "came 5'3 en face du galet 52, et modifier,de cette façon les. limites entre lesquelles se pro- -j -duit la variation -de l'effet du ressort 30 en fonction de la charge -du moteur.
Pour cer tains points de cette -came, il peut même an nuler complètement cette variation lorsque l'endroit utilisé, -de l'ouverture de ladite came, -correspond au diamètre du galet 52.
On pourrait aussi assurer les positions des galets 46 et 52 et de la tringle 47 qui les porte, en utilisant la dépression qui règne dans la tubulure du carburateur.
Pour cela, comme montré en pointillé fig. 1, on allonge la tige 47. pour la fixer à un diaphragme 49, fermant une chambre 50 re liée à la tubulure d'aspiration -du carbura teur. Un ressort interposé assure le rappel. Bien entendu, dans -ce cas, la liaison à. la pé dale d'accélérateur est supprimée.
Si au contraire on utilise l'a@etion,de la pé dale 48 de l'accélérateur, il convient ,de prévoir dans les liaisons de cette pédale au carbura teur, d'une part, et à la timonerie 47, d'autre part, un palonnier répartiteur 10 qui permet au papillon du carburateur de faire toujours sa course, même si le déplacement -de la timo nerie 47 est fortement réduit ou complète ment supprimé par le jeu de la :came 53.
La variante,de la fig. 2. montre un palon nier 10, dont une extrémité 10a commande le carburateur par l'intermédiaire -d'une tringle- rie 11 avec ressort de rappel 11a et dont l'au tre extrémité 10b est reliée à la timonerie 47 et aux accessoires qu'elle commande.
Même si le galet 52 est immobilisé par la came 58, ce qui signifie qu'à cette position le fonctionnement de la transmission automati que n'est plus régi que par la vitesse,du mo teur, on voit que le jeu,du carburateur reste complètement assuré, l'extrémité supérieure 10a 4u palonnier 10 décrivant alors un arc -de circonférence autour de son extrémité infé rieure<B>lob</B> immobilisée.
Il convient ,de remarquer que ce mode -de limitation de l'influence de la charge du mo teur est d'ailleurs applicable à tous les autres moyens que l'on peut imaginer pour opposer, à la force centrifuge du régulateur, une ac tion antagoniste variable avec la charge du moteur.
On suppose, comme montré fig. Z, que l'on se soit contenté de faire modifier, par un mouvement de la pédale d'accélérateur 48, la tension du ressort 30, ceci en remplacement du système de bras de leviers variables dé crit ci-dessus en référence à la fig. 1.
A -cet effet, la pédalé 48 agit sur un le vier mobile 12- relié au palonnier 10. Le res sort 30 prend appui sur une extrémité de ce levier 12, de sorte que la longueur de ce res sort diminue, donc sa tension augmente à me sure que la pédale 48 est enfoncée.
Pour donner à ce système les avantages de la réglementation .décrite, il suffit .de re lier le levier 12 à la timonerie 47 déjà .dé crite.
II convient de remarquer ici que l'agen cement du palonnier 10 et des ressorts de rap pel 11.a pour la commande -de carburateur et 12a pour la timonerie 47,a une grande im portance si l'on désire avoir une conduite agréable. On supposera ci-après, bien que cela ne soit pas indispensable, que le ressort 11a a été réglé de façon à être plus faible que le ressort 12a. De ce qui suit, on déduirait faci lement ce qu'il conviendrait -de faire pour l'hypothèse contraire.
Si, dans ces conditions, on utilise ur pa lonnier 10 ,de forme rectiligne, comme montré sur la, fig. 2, on obtient le fonctionnement Sui vant: On suppose que la pédale 48 soit complè tement relevée. Si on commence à enfoncer cette pédale, le palonnier 10 actionne d'abord et seulement la commande qui a été réglée de manière à être la plus douce, c'est-à-dire le papillon du carburateur.
Au moment où l'ouverture de celui-ci est totale, sa commande heurte une butée prévue à. cet effet qui lui oppose une résistance in franchissable. Ce n'est qu'à partir de ce mo ment que la tige 47 commence à modifier l'ef fet du ressort 30, par conséquent à changer le régiïne des changements de vitesses.
Cette réalisation convient au conducteur qui désire épuiser les possibilités du moteur avant de provoquer un .changement de vi tesse.
Mais on peut désirer qu'il n'en soit pas ainsi, et comme désir très différent, on peut se proposer que les changements d'effet du ressort 30 suivent exactement les variations d'ouverture du papillon du carburateur.
Dans ce .cas, comme dans la variante de fi-. 3, on donne au palonnier 10 la forme d'un V que la pédale d'accélérateur entraîne par son sommet et dont les extrémités sont rattachées aux deux commandes.
Ce palonnier en V est disposé comme montré fig. 3 si on désire un effet stabilisa teur ou à l'inverse dans le cas contraire.
On détermine la longueur des deux bras du<B>V</B> de manière que les moments résistants des commandes du carburateur et -des déclen cheurs soient égaux.
Dans ces conditions, les deux mécanismes vont se déplacer ensemble, car le palonnier 10, en étant soumis à .des moments égaux, ne cherche pas à se dérober ni dans un sens ni dans l'autre.
L'influence stabilisatrice est d'autant plus grande que l'angle formé par les bras du V eat plus petit.
En effet, on peut voir sur la fig. 3a que si l'une quelconque des deux commandes avait une tendance à rester en arrière par rap port ,à, l'autre, par exemple l'extrémité infé rieure soumise à la force F, ce retard provo- quernit une rotation -du palonnier 10 dans le sens -de la flèche. Cette rotation diminuerait, depuis x jusqu'à x', le bras du levier réel, avec lequel agit, comme résistance, le ressort de rappel intéressé, et produirait l'effet con traire sur la commande en avance, sollicitée par la force f et dont le moment résistant.
augmenterait par augmentation de son bras de levier réel depuis y jusqu'à y1. Cette mo dification des moments est équivalente à la production d'un couple redresseur qui tend à faire rattrapper son retard à la commande tardive et faire perdre son avance à l'autre.
Ce système est donc auto-stabilisateur. Cette stabilisation n'empêche en aucune façon l'indépendance des deux commandes. L'inclinaison -des bras de levier n'empêche pas le palonnier 10 de remplir son rôle, c'est-à- dire de permettre le fonctionnement correct du carburateur, même quand la timonerie 47 est immobilisée.
On peut aussi bien - par exemple en don nant une ouverture plus ou moins grande aux .deux bras du palonnier 10, en forme de V, ou bien en n'équilibrant pas complètement les couples résistants, ou encore en -disposant -les ressorts de rappel de façon que leur tension varie avec la course, ou enfin en les faisant agir par l'intermédiaire .de bras .de leviers obliques, ce qui modifie par conséquent leur moment actif d'après les divers points de la course - obtenir tous les réglages autres que .ceux qui viennent .d'être décrits et, par exem ple, en prenant les chiffres complètement au hasard,
obtenir que le papillon du carburateur fasse les s/4 de .sa course avant que le réglage du changement de vitesse soit modifié, et que la variation de ce réglage se fasse sur le i/4 de la course finale dudit papillon.
On pourrait, même si cela pouvait corres pondre à une nécessité pratique, épuiser au contraire toutes les possibilités du change ment de vitesse avant que l'ouverture du car burateur soit modifiée, et ceci en renversant simplement ce qui a été dit plus haut pour la commande du carburateur par rapport à la commande du rébime des vitesses, en dispo sant le palonnier en V -en sens inverse. <B>On</B> a vu plus haut qu'un déciencheur complet peut comprendre, non seulement un déclencheur des vitesses et un déclencheur d'embrayage, mais égaiement un déclencheur de débrayage.
Ainsi qu'on le voit pour la deuxième forme d'exécution et particulièrement sur les fig. 4 à 10 et 21, on peut donner à un tel dé clencheur complet une simplicité plus grande et un encombrement plus réduit que sur la fig. 1.
Pour permettre d'utiliser un régulateur ordinaire comme organe de commande d'un tel déclencheur, cette forme d'exécution pré sente un palonnier 13, appelé "palonnier cir culaire" qui répartit l'action,du régulateur 25 sur les trois déclencheurs partiels. Cet or gane est montré, à plus grande échelle, sur les fig. 4 et 5.
Le régulateur 25 est d'un type absolu ment quelconque; la force centrifuge qu'il développe est recueillie par un poussoir uni que 29. Celui-ci se termine par une rotule sphérique, autour de laquelle peut s'incliner, d'une manière absolument quelconque et dans tous les sens, le palonnier 13 portant trois saillies excentrées 13a, 13b et 13e répar ties sur sa surface et selon les trois sommets d'un triangle équilatéral. Dans ce cas, la poussée de la rotule centrale. se répartit éga lement entre les trois saillies. On pourrait d'ailleurs adopter tout autre emplacement pour les saillies si l'on désirait une autre répartition.
Malgré la forme particulière -de ce palon nier, il est facile de voir que le mouvement d'une des saillies est sans influence sur la po sition des autres et sur la répartition :des forces, si les inclinaisons angulaires du pa lonnier 13 restent relativement faibles.
Ce dispositif répartit donc, d'une manière absolument correcte, la poussée centrale du poussoir 29 entre les trois saillies, quels que soient leurs déplacements relatifs.
Les trois décleneheuis partiels sont dispo sés dans des plans verticaux parallèles. -Sur la fig. 6, le plan 7-7 est affecté au déclencheur des vitesses montré en détail sur la fig. 7.
Le plan 8-8 est affecté au déclencheur d'embrayage montré en détail sur la fig. 8. Le plan 9-9 est affecté au déclencheur ,de débrayage montré en détail sur les fig. 9 et 10.
A part la forme .des leviers qui n'ont plus besoin ici d'être à trois branches en<B>T,</B> on re trouve facilement pour les deux premiers dé clencheurs 21a et 21b le fonctionnement .dé crit pour la première forme d'exécution selon la fig. 1, la fraction de la vitesse qui leur est affectée agissant en 13a ou en 13b et le res sort antagoniste à effet variable agissant par le palonnier 31, vu de profil sur la fig. 6, et en bout sur les fig. 7 et 8.
La fig. 7 montre également un dispositif qui permet d'adapter parfaitement le déclen cheur des vitesses à . des boîtes de vitesses dont le rapport ,des différentes combinaisons est choisi :
d'une manière absolument quelconque, alors que la disposition montrée sur la fi-. 1, pour laquelle le recouvrement des deux leviers 34 et 38 est constant, correspond aux boites de vitesses dont les rapports sont établis sen siblement en progression géométrique Ainsi qu'on le voit en fig. 7, les points de contacts des leviers 34 et 38 sont munis de galets, -de manière que, le levier 38 étant monté sur un balancier 38a mobile autour d'un point fixe, on puisse faire varier la quantité dont les deux leviers se recouvrent, et -cela .sans résistance anormale.
Le recouvrement en question est déter miné pour chaque. combinaison et, pour que ce déplacement se fasse .correctement, il suf fit d'assurer le mouvement du balancier 38a par l'intermédiaire d'une transmission flexi ble 38b (voir également fig. 21) par l'inter médiaire d'une came 38e montée sur l'arbre de manaeuvre 81 -de la boîte de vitesses (fig 1 et 21) et dont la position angulaire, comme expliqué plus haut, .détermine la combinaison en prise.
De cette manière, avec une came 38e de profil approprié, on peut donner au recou- vr ement des leviers 34 et 38 la grandeur exacte correspondant à la combinaison utili sée, quelle que soit la règle suivant laquelle on a -choisi les différents rapports de la boîte ,de vitesses.
Les fi-. 9 et 10 montrent, la fig. 9 à la. position d'embrayage et la fig. 10 à la posi tion rle débrayage, un déclencheur de dé brayage utilisant comme .dispositif de rete nue un effet d'arc-boutement plus sensible que le dispositif de verrouillage des pièces 39 -et 41 de la fi-. 1 Le levier 35 est ici encore solidaire en ro tation du levier témoin d'embrayage 21b (fig. 6), mais à la place,du talon 41, il porte à l'une de ses extrémités une sorte de -chaîne dont les deux maillons 41a et 41b se mettent en ligne droite sur une butée 9 lorsque le le vier 35, déplacé à fond par la prépondérance de la.
force centrifuge sur le ressort 30 à effet variable, prend la position qui commande l'embrayage.
Dans cette position, les deux maillons de chaîne, mis en alignement déterminent un point mort pour le levier 35, de sorte que ce levier est immobilisé, quels que soient le sens et la grandeur des impulsions qu'il reçoit.
En particulier, le levier 35 et, avec lui, le Ic vier témoin d'embrayage 21b sont obligés de rester à la position d'embrayage quand la force centrifuge, qui agit sur le déclencheur d'embrayage par la saillie 13b, redevient in férieure à l'action du ressort 30, ce qui, sana le dispositif -de chaîne formant a.rc- boutement, ferait revenir le levier témoin d'embrayage à la position de débrayage.
Cette situation dure aussi longtemps que la fraction de force centrifuge, qui agit sur le levier d'équerre 39 par la saillie 13c déjà dé crite, est suffisante pour comprimer le res sort 40, c'est-à-dire tant que le moteur est à un régime supérieur à celui de ralenti.
Mais à l'approche de ce régime,de ralenti, le ressort 40 repend le dessus sur la force centrifuge, agissant par 13c, et fait pivoter le levier 39. Celui-ci, grâce au poussoir 8, re lève l'articulation centrale de la chaîne 41a--41b, et écarte les maillons de la position rectiligne qui déterminait le point mort. Dès lors, le levier 35, et avec lui le levier témoin d'embrayage 21b, peuvent à nouveau prendre la position de .débrayage .sous l'effet combiné des ressorts 30 et 40.
On voit ;lue le fonctionnement est iden tique à celui -du dispositif que comprend la transmission -de la fig. 1.
Les transmissions représentées comportent un pendule qui corrige le serrage de l'em brayage en fonction,de la grandeur des accé lérations auxquelles est soumis le véhicule.
Ce pendule est avantageusement combiné avec le déclencheur d'embrayage lui-même. Dans la transmission de la fig. 1, le pen dule ne corrige que les accélérations dans le sens qui correspond à l'entraînement du véhi cule par le moteur.
Le pendule 7 est relié au levier 35 du dé clencheur d'embrayage, par une bielle 7a, la liaison étant faite de manière telle que lors que le pendule 7 est écarté -de la verticale par une force résultant d'une accélération posi tive, cette force est transmise au déclencheur d'embrayage dans le sens du débrayage. Ainsi, si le moteur exerce sur le véhicule une accélération trop brutale, le pendule desserre un peu l'embrayage, de manière à adoucir l'impulsion donnée au véhicule.
Tant qu'il n'y a pas accélération excessive. le pendule n'est le siège d'aucune force appré ciable; il accompagne les mouvements du dé- clencheurd'embrayage sans les gêner.
Dans la variante de la fig. 8, le pendule 7 est établi directement .dans le prolongement du levier 21.b, pour lequel le desserrage de l'embrayage correspond au sens de l'accéléra tion que l'on désire combattre.
On peut préférer que le desserrage de l'embrayage se produise quel que soit le sens de l'accélération excessive que subit le véhi cule. Il importe peu en effet que lors d'un freinage brutal le moteur se débraie. Mais il peut être très intéressant -de débrayer automa tiquement si le moteur, en étant victime d'une avarie, venait à se bloquer ce qui, sans la manceuvre indiquée, immobiliserait -les roues arrière du véhicule et pourrait causer un accident très grave.
Dans la variante -de la fig. 12, une trin gle 15 est montée sur le levier 35, cette 1-rin- gle 15 étant terminée par une palette 15a. L'articulation d'un pendule 7 est placée en face et à courte distance -du centre de cette palette,
et le pendule est muni -de deux le viers 7b formant un V et établis en face de la palette. On laisse entre les extrémités libres -des leviers 7b et la palette 15a le jeu nécessaire au fonctionnement -du déclencheur d'embrayage 2,1b.
On voit alors, quel que soit le sens clans lequel le pendule 7 s'incline sous l'effet des accélérations positives ou négatives, qu'un des -deux leviers 7b est toujours en mesure d'agir sur la palette pour appliquer, au levier témoin 21b, la force d'inertie résultant -de l'accélération, et cela toujours dans le sens -du .débrayage. Ruelle que soit l'accélération exagérée dans un sens ou -dans l'autre que le véhicule tende à. prendre, il en résultera un desserrage -de l'embrayage.
Dans la transmission de la fig. 21, le pendule 7 agit directement, par deux leviers 7b en V, sur le flanc -d'un des. leviers du dé- elencheurd'embrayage, flanc qui joue le rôle de la palette 13a -de la fig. 12.
Il est facile, avec les dispositions dé crites -ci-dessus, de réaliser, si on le juge utile, le désaccouplement -du moteur ,dès qu'on cesse de lui demankr du travail, et son réaecouplement,dès que l'on a. de nouveau re cours à sa puissance.
A cet effet, ainsi qu'on le voit en fig. 1 et 21, les transmissions représentées compor tent un levier basculeur 16 pivotant autour d'un axe fixe 16a et qui, en, étant rappelé par un ressort 17, tend constamment à fermer un interrupteur 181 placé -d'un côté et à lais ser s'ouvrir un autre interrupteur 18' placé de l'autre côté.
Le premier interrupteur 18' est intercalé dans le -circuit électrique qui conduit le cou rant -depuis une source d'énergie 58 au levier témoin 21a du déclencheur des vitesses. Celui-ci est donc normalement alimenté.
Le deuxième interrupteur 18\ permet d'alimenter, quand il est fermé, le plot 24d du déclencheur d'embrayage, et cela direc- tement par le courant de la source 58. Comme l'interrupteur 18' est normalement ouvert, rien n'est changé dans le fonctionnement nor mal .du déclencheur d'embrayage.
Mais quand on laisse la pédale d'accéléra teur 48 remonter complètement, un galet 1.6Y. solidaire de cette pédale, fait osciller le le vier basculeur 16 qui, à. ce moment, ouvre l'interrupteur 18.1 et ferma l'interrupteur 18' comme montré sur les fig. 1 et 21.
Il en résulte que le plot 24d -du déclen cheur d'embrayage est alimenté directement quelle que soit la position du déclencheur d'embrayage. Le débrayage se produit dès lors comme il sera. expliqué plus loin.
En outre, par suite,de l'ouverture rie l'in terrupteur 18Y, le levier 21a -du déclencheur des vitesses n'est plus alimenté, .de sorte que les changements de vitesses sont rendu, im possibles, pendant toute la période où le mo teur est débrayé de cette manière.
Dès que le conducteur a de nouveau re cours à la puissance du moteur, en abaissant tant soit peu la pédale d'accélérateur 48, le levier basculeur 16i est libéré par le galet cor respondant 16' et les interrupteurs<B>18'</B> et 18= reprennent leurs positions correspondant à la marche normale.
Le résultat ainsi obtenu est équivalent à celui de la marche en roue libre réalisé sou vent par des appareils mécaniques n'entraî nant que dans un seul sens.
Cette marche en roue libre peut,d'ailleurs être rendue facultative.
Pour cela, an peut, par exemple, prévoir un coulissement du levier basculeur 16 sur son axe, de façon qu'il puisse être amené en face du galet 16' solidaire -de la pédale 48 et, dans ce- cas, on obtient le fonctionnement en roue libre décrit ci-dessus. Lorsqu'on fait coulisser le levier 16 de manière que le galet<B>16'</B> ne l'atteigne plus dans sa course, la marche en roue libre est supprimée.
On peut compléter le dispositif -de marche en roue libre de manière que le. réaccouple- ment -du moteur et de la transmission n'ait lieu qu'au moment où les vitesses respectives des organes à. accoupler dans. l'embrayage sont devenues très voisines, ceci pour éviter l out choc lors du rétablisse\rnent ,de la liaison..
Pour cela, ainsi qu'on le., voit dans la transmission ,de la fig. 21, une vis 211 est c4ablie sur un arbre 210 parallèle à, l'arbre moteur 1, vis qui est de faible longueur et qui est entraînée grâce à, un engrenage 212, de manière à. tourner dans un certain rap port avec l'arbre 1 du moteur.
Dans le prolongement de la vis 211 est disposé un autre arbre 214 qui entraîne, par clavette longue, de manière à. laisser glisser sur lui une douille 215 formant écrou sur la vis 211. Cet arbre 2!14 porte lui aussi un or gane d'entraïnemerd, en l'espèce une transmis sion flexible qui le relie, par un engrenage 216,à un arbre 217, établi entre l'embrayage 3 et la boîte de vitesses 4, en faisant tourner l'arbre 214 sensiblement dans le même rap port que celui qui a été choisi pour l'arbre 210. Cet arbre peut .d'ailleurs .être celui qui relie l'embrayage à la boîte -de vitesses.
La douille 215 comporte une gorge 218, -dans la quelle est engagée une fourchette 219 qui tend à. rappeler ladite douille 2'15 à sa po sition moyenne par des ressorts 220.
Si les rapports d'entraînement des deux organes 211 et 215 ont été choisis égaux, le fonctionnement est le suivant: Quand l'embrayage est serré et qu'il n'y a pas de patinage, comme cela est normal, l'arbre moteur 1 et l'arbre 217, qui sort ,de l'embrayage, tournent à la même vitesse. La vis 211 et sa douille écrou 215, entraînée à cette vitesse -commune, n'exécutent aucune ro tation angulaire relative l'une par rapport à l'autre, et l'écrou 215 ne se déplace pas axia- lement.
Quand, pour le fonctionnement en roue libre expliqué ci-.dessus, le contact 182 se ferme, le débrayage se produit et le moteur ralentit puisque la pédale d'accélérateur 48 a été préalablement abandonnée par le con ducteur. La vis 211 reliée au moteur tourne à ce moment moins vite que l'écrou 215 re- lié à la transmission; celui-ci se visse donc sur la. vis 211 et se déplace du côté gauche de la. fig. 21.
Ce déplacement est enregistré par la four- chette 219 qui, par un talon 221, -ferme uii contact 18'3 établi en parallèle avec le con tact 182.
Quand le conducteur est -désireux de réta blir l'entraînement normal de la voiture, il agit de nouveau sur la pédale 48, ce qui accélère le moteur et ouvre le contact<B>182.</B> Mais le contact 18'3 restant fermé, le plot ,de débrayage 24d continue à être alimenté, ce qui maintient le desserrage de l'embrayage.
Quand -du fait de l'accélération, créée par le conducteur, la vitesse -de l'arbre mo teur 1 :devient très légèrement supérieure à telle de l'arbre<B>217</B> entraîné par le véhicule et la boîte,de vitesses 4; 1a situation se renverse, et l'écrou 215 relié à la transmission tourne moins vite que la vis 211 reliée au moteur.
Poussé par les ressorts 220, qui tendent à le ramener à sa position moyenne, l'écrou peut alors s'engager à nouveau sur les filets de la vis, se .dévisser sur ceux-ci en se,d6pla- çant vers la droite de la fig. 2:1.
La four chette 219 l'accompagne dans ce mouvement et ouvre l'interrupteur 18g. Le plot 24a n'est plus alimenté par le dispositif de mar che en roue libre, -de sorte que l'embrayage 3 peut se resserrer, et cela au moment précis où la vitesse du moteur tend<B>à,</B> dépasser celle de la. transmission.
Si l'on désire que l'embrayage se resserre un peu avant ou juste au moment où les deux arbres 210 et 214 prennent la même vitesse, il suffit de modifier légèrement les rapports d'entraînement des deux parties du disposi tif qui vient d'être décrit, de façon que la partie, entraînée par la transmission, tourne légèrement plus vite que la partie entraînée par le moteur. De cette manière, le mouve ment axial du système vis-écrou se produit un peu plus tôt qu'il n'est expliqué ci-dessus, et non plus à l'instant où le moteur tend à tourner plus vite que la transmission.
Il convient de noter aussi que, dans bien des cas, le mécanisme décrit ci-dessus peut être disposé dans l'embrayage lui-même entre les organes solidaires en rotation de l'arbre moteur 1, et ceux qui sont reliés à la trans. mission 4.
Il y a lieu d'expliquer maintenant de quelle manière les décisions du déclencheur des vitesses et -de ceux pour l'embrayage et le débrayage sont exécutés effectivement: Pour la commodité de l'exposé, on appellera. ci- après "enclencheur d'embrayage" l'appareil chargé -d'exécuter les ordres -des déclencheurs d'embrayage et de -débrayage, et "enclen- cheur :des vitesses" celui -correspondant au déclencheur des. vitesses.
Le mécanisme d'embrayage 3 peut être du type absolument quelconque déjà utilisé avec la transmission non-automatique conve nant au mécanisme intéressé. Sa manoeuvre est supposée assurée, comme cela a lieu très fréquemment, par la rotation de son levier de commande 69 (fig. 1 et 21), suivant un cer tain angle et,dans un sens pour assurer l'en traînement, et du même angle, mais en sens contraire, pour faire cesser l'entraînement.
De même, la boite de vitesses 4 peut être de type absolument quelconque, -car sa Qom- mande automatique peut être assurée exacte= ment -de la même manière que par le conduc teur.
On a pris soin seulement de centraliser les. man#uvres qui la concernent, sur organe unique, l'arbre 81,des fig. 1 et 21 qui, comme déjà indiqué, est susceptible -de prendre un certain nombre de positions caractéristiques dont chacune correspondant à une combinai son -de marche bien définie.
Pour que la transmission fonctionne au tomatiquement, il faut assurer le pivotement angulaire -du levier de commande 69 de l'embrayage, rôle que doit remplir l'enclen- cheur d'embrayage et faire tourner l'arbre 81 pour l'amener à ses diverses positions ca ractéristiques, rôle réservé à l'enclencheur des vitesses.
La transmission en fig. 1 présente un en- clencheur,d'embrayage 57à mouvement al- ternatif. Il se compose d'un arbre 66 en traîné par le moteur, et creusé en forme -de douille filetée 65, qui forme un écrou à, pas allongé, de manière à être réversible Dans cet écrou est placée une vis 64, pro longée par un arbre 63 portant une clavette longue, qui le solidarise en rotation, sans l'entraîner axialement, avec l'armature mo bile 62 d'un électro-aimant 59 qui est main tenu fixe.
Le bobinage de cet électro-aimant est relié à la borne 24d -du déclencheur avec interposition d'un interrupteur 60 dont le rôle sera expliqué ci-après.
Comme l'arbre 63 peut tourner, on dis pose en 67 un étrier prenant appui sur lui par une butée à billes -et relié, d'autre part, à une timonerie 68 qui agit sur le levier de commande 69 d'embrayage. Bien entendu, on aurait pu tout aussi bien mettre la vis sur l'arbre 66 relié au moteur et rendre l'écrou solidaire -de l'armature 62.
On a expliqué ci-dessus que tant que le mécanisme d'embrayage doit être serré, les déclencheurs d'embrayage et de débrayage coupent le courant au plot 24d.
Dans ces conditions, le bobinage de l'électro-aimant 59 n'est pas excité et tout l'ensemble de la douille-écrou 65, -de la vis 64, de l'arbre 63 et de l'armature 62 tourne avec le moteur.
Mais lorsque le plot 24d est alimenté, soit par le déclencheur de débrayage 21b, soit par le dispositif -de marche en roue libre 16, le bobinage 59 de l'électro, en étant excité, attire l'armature tournante 62 dont il freine la vitesse et par elle celle de la vis 64. Comme la douille-écrou 65 continue à tourner à. la, vitesse du moteur, il y a -dépla cement axial de la vis 64 qui, en pénétrant dans son écrou 65, entraîne avec elle la com mande du mécanisme d'embrayage qu'elle desserre.
Le mouvement s'arrête quand l'étrier 67 vient au contact avec un bec 75 d'un levier 6,1, ce qui fait basculer ce dernier et actionne un interrupteur 60 qui coupe l'alimentation de l'électro-aimant 59.
L'armature 62 est alors libérée, et l'arbre 63 rappelé par les ressorts de l'embrayage 3, tend à se déplacer vers la droite de la fig. 1, ce qui rétablit aussitôt le courant en 60. On obtient ainsi une série de battements autour -de la position de débrayage. Celle-ci n'en reste pas moins assurée jusqu'au moment o21 le conducteur, en désirant démarrer à nou veau, accélère le moteur du véhicule.
Dès que le régime favorable est atteint, le déclencheur d'embrayage coupe définitive ment le courant en 24d; l'électro-aimant 59 n'est plus excité, l'armature 62' est libérée et, sous la traction des ressorts de l'embrayage 3, le mécanisme est libre de se serrer à. nou veau.
La fig. 13 montre une première variante de l'enclencheur d'embrayage, suivant la quelle la vis 64 est taillée dans l'arbre mo teur 66 et ne peut se déplacer axialement, tandis, que l'écrou 65 est susceptible de se dé visser et d'exercer une poussée axiale lors qu'on le freine par l'électro 59. Son mouve ment est alors transmis au levier de com mande 69 (avec pédale de débrayage 76) par toute liaison appropriée. Le fonctionnement est analogue à. celui expliqué au sujet de la fig. 1.
La fig. 14 montre une deuxième variante de l'enclencheur d'embrayage, suivant la quelle une vis 64 engrène avec une roue tangente 65' au lieu de l'écrou 65. Dans ce cas toutefois, le frein 62-59 ,de la. fig. 1 est remplacé par un embrayage 62'-59I. A cet effet, l'arbre 66, relié au moteur, porte une vis 64 folle sur lui et solidaire de l'arma ture 62' d'un embrayage électromagnétique 591 qui lui-même est claveté sur l'arbre 66. Tant que cet embrayage n'est pas excité, la vis 64 reste immobile sur l'arbre tournant 66.
Mais, si le contact 21b se ferme, l'accouple ment se produit, la roue 651, jouant le rôle de l'écrou 65 de la fig.1, tourne et entraîne par un maneton approprié, la liaison,<B>68</B> qui tire la pédale d'embrayage 76 vers la. position -de desserrage. Quand celle-ci est atteinte, un ergot 671, porté par la roue 65I, coupe le con tact 60. Le fonctionnement est donc identique à celui décrit précédemment.
Mais ici, les organes sont disposés -de ma- iiière que le contact 60 ne s'ouvre que lorsque le maneton de la bielle<B>68'</B> arrive au voisi nage,du point mort situé à l'opposé -de la po sition -de la pédale<B>76.</B> Cette disposition rend les battements du mécanisme, qui se produi sent à. la position ,du débrayage total, à peu près insensibles à la pédale. Mais comme l'ac tion des ressorts d'embrayage est très dimi nuée à ladite -disposition, cet enclencheur pré sente un ressort de rappel supplémentaire 682, orienté sous un angle plus favorable.
Le ressort -de traction 682, non ,seulement aide la bielle 68' à .se dégager ,du point mort, mais aussi ralentit le mouvement à la fin -de la<B>pé-</B> riode, d'embrayage.
Le frein ou l'embrayage qui agissent sur les enclencheurs d'embrayage, tels que dé crits, ne doivent pas obligatoirement être électromagnétiques.
Ainsi, la variante des fig. 15 et 16 pré sente un frein à bandes, avec un. système vis-écrou tout à fait analogue, pour le reste, à celui montré sur la fig. 1. La. poulie 62a sur laquelle agit la bande de frein remplace simplement l'armature mobile 62 -du frein électromagnétique.
Sur la jante de cette poulie est enroulée une bande de frein souple 62b, suivant plu sieurs tours en hélice, pour augmenter l'ac tion de freinage. Cette bande a une extrémité fixe, tandis que l'autre, 62e, reste libre. Tou tefois, une butée empêche un déroulement excessif de la bande.
L'extrémité libre se trouve au voisinage -d'un galet 62d porté par un levier 62e qui peut basculer autour d'un point fixe 62f sous l'action d'un électro-aimant<B>629.</B> .Normale- ment, un ressort 62h éloigne le galet 62a de la bande de frein qui peut alors se dérouler à sa guise, ce qui rend le frein inopérant.
Mais quand l'électro-aimant <B>629</B> reçoit -du courant par le plot 24d du déclencheur .d'embrayage 21b, quand celui-ci demande le débrayage, il fait basculer le levier 62e et appuie le galet 62d sur l'extrémité libre 62c de la bande. de façon à l'appliquer sur sa jante. La bande de frein est alors entraînée; elle s'enroule sur la poulie 62a en la ralentissant. Il en résulte que le système vis-écrous 64-65 tire 1e levier de commande 69.
De même, une butée (telle que 75 de la fig. 1) qui limite la course du système, peut également agir .d'une manière entièrement mé canique.
Elle est constituée par l'extrémité 75a d'un levier d'équerre 61a, que la timonerie de liaison 68 avec la pédale vient atteindre lors qu'elle arrive à fin .de course. Le levier 61a bascule alors, et par une liaison 61b, ce bas- culement annule l'effet, d'ailleurs limité, -de l'électro-aimant 629,--t écarte -de la poulie 62a l'extrémité 62c de la bande de frein 62b, ce qui provoque aussitôt le desserrage du frein.
Tous les enclencheurs d'embrayage (fig. 1 et 13 à 16) qui ont été décrits jusqu'à présent laissent subsister un battement du levier de commande 69 de l'embrayage autour :de sa position de débrayage. On peut supprimer complètement ce battement en ayant recours à la variante montrée sur la fig. 17 à une po sition correspondant au serrrage de l'em brayage et sur la fig. 18 à une position cor respondant au desserrage de l'embrayage (débrayage).
Sur ces figures, on n'a montré que les or ganes nécessaires à la compréhension .de la disposition qui correspond, par exemple, à celle selon les fig. 15 et 16.
En un point quelconque de la timonerie 68 est .disposée une sorte de chaîne à deux maillons 6,83-J684 agencée de manière telle qu'à une des extrémités de la course de la pé dale 76, les deux maillons forment entre eux un angle (fig. 17), d'ailleurs quelconque, tan dis qu'à l'autre extrémité de la course les maillons se placent en ligne droite sur une bu tée 68<B>'</B> (fig. 18).
On sait que, lorsqu'un tel mécanisme occupe cette dernière position, il constitue ce que l'on appelle un "point mort", c'est-à-dire qu'il met le mécanisme dans une situation telle que les forces qui agissent sur lui sont incapables de le déplacer.
La pédale 76, amenée à la position de,dé brayage, par la manceuvre du frein, y est donc maintenue de cette manière. Pour que l'embrayage soit possible, sur les deux maillons de la chaîne est disposé un res sort 68<B>'</B> dont la traction est suffisante pour déplacer les deux maillons et les remettre en position angulaire à laquelle le système de vient de nouveau libre.
En électro-aimant 68' est établi en antagonisme avec ce ressort 68e, de manière à neutraliser son effet quand le dit électro-aimant est alimenté en courant par le plot 24d du déclencheur d'embrayage 21b.
Le fonctionnement est alors le suivant: quand le -déclencheur d'embrayage décide qu'il faut débrayer, il alimente le plot 2411 qui fait parvenir le courant )à la fois au frein 62 qui manaeuvre le système vis-écrou 64-65 et à l'électro-aimant 68' pour permettre l'arc- boutement des maillons 683-684. Le système vis-écrou débraie, ce qui amène les deux maillons -de chaîne à leur alignement -d'arc- boutement qui constitue leur point mort.
Les maillons restent dans cette position puisque l'électro-aimant 68' annule l'action .du ressort 68\' qui leur ferait perdre cette position.
Quand le déclencheur demande l'em brayage, il coupe le courant au plot 24d et, comme l'électro-aimant 68' n'est plus ali menté, le ressort 68' fait quitter aux maillons de chaîne leur position d'alignement et le système redevient libre. -Sous l'action du ou des ressorts d'embrayage, l'embrayage peut se resserrer -de lui-même puisque le système vis-écrou est réversible et que les maillons 6$3-684 ne sont plus à leur position d'arc boutement.
Le dispositif précédent fait agir le méca- nisme vis-écrou pour débrayer et l'arc-boute- ment pour maintenir débrayé contre le rappel du ou des ressorts d'embrayage. On peut se proposer .de faire agir le système vis-écrou pour embrayer et l'arc-boutement pour main tenir embrayé.
Cette façon de faire peut avoir, dans certains cas, l'avantage que la man#uvre de débrayage peut être à peu près instantanée, tandis que la vitesse .de la manoeuvre d'em brayage peut être réglée plus lente d'après le rapport des vitesses qui est adopté entre l'arbre moteur et la vis de manaeuvre 64.
Dans ce cas toutefois, il convient -de dis poser sur la timonerie 68 un ressort de rappel 230 (fig. 19) nettement plus fort que le ou les ressorts de l'embrayage 3, de manière que lorsque le :système est abandonné à lui- même, il mette l'embrayage 3 à sa position de desserrage (débrayage).
L'enclencheur ou mécanisme moteur @d'em- brayage (vis-écrou 64-65) est alors agencé pour qu'il provoque le serrage d'embrayage lorsqu'on actionne le frein 59-62 ou l'em brayage 59'--62' qui le commande.
La fig. 19 montre une disposition -de ce genre pour laquelle la pédale d'embrayage 76 occupe sa position d'embrayage. Le sys tème vis-écrou 64-65, tel que montré, est un peu différent des précédents en ce sens qu'à. cette position l'écrou est dévissé au maximum par rapport à la vis, de manière à laisser revenir la pédale d'embrayage 76 à sa position d'embrayage par la timonerie 68 sous l'effet des ressorts de l'embrayage 3. Pour cela., l'écrou a dû surmonter la résistance du ressort 230 qui tend toujours à ramener le système à la position de .débrayage.
L'arc boutement est identique à celui qui a été dé crit pour les fig. 1.7 et 18, mais il bloque le système à la position -d'embrayage, grâce à l'action du ressort d'arc-boutement 68' qui, ici, est chargé de maintenir les maillons de chaîne 6g3-684 à cette position.
Quand il faut débrayer, l'électro-aimant 68' .est excité, il annule l'effort du ressort et détruit l'alignement des deux maillons de chaîne. Aussitôt le ressort .de rappel 230 peut ramener tout le :système à la position de débrayage et cela avec toute la rapidité dési rée, puisque les filets de la vis et de l'écrou sont reversibles.
La caractéristique de ce mécanisme est donc d'assurer une manaeuvre de débrayage instantanée, tandis que la manoeuvre d'em brayage dépend de la vitesse de rotation de la vis 64.
lia disposition de la fig. 19 permet -de ré glementer, à la volonté du conducteur, la ra pidité de la manceuvre de serrage d'em brayage. Dans ce but, parallèlement à la timonerie 68, qui agit sur la pédale de dé brayage 76, est disposé un dash-pot ayant les propriétés suivantes: Dans un sens, -ce méca nisme peut être déplacé sans résistance appré ciable. Mais s'il est alors abandonné à lui- même, il revient à sa position initiale dans un temps déterminé.
Ledit mécanisme comporte un cylindre 231 dans lequel peut se -déplacer un piston 232 qui tend à être ramené à la position mon trée sur la fig. 19 par un ressort 238. Dans le fond .du cylindre sont percés, d'une part, un petit trou calibré 239, qui peut être obturé plus ou moins par un pointeau 234, suscepti ble d'être déplacé par le conducteur à l'aide d'une commande à distance 235, et. un orifice 236, normalement fermé par une bille 237, disposée,de manière à laisser rentrer l'air dans le cylindre, mais à ne pas l'en laisser sortir.
Si le piston 232 est -déplacé vers la gauche de la fig. 19, l'air peut pénétrer par la sou pape 237 et le mécanisme n'offre pas de ré sistance appréciable dans ce sens. Mais si on abandonne ensuite le piston qui, sous l'effet du ressort 238, cherche à revenir .à sa position initiale, ce mouvement ne peut se faire que très lentement, car la soupape à bille se ferme et le piston est obligé -de comprimer, devant lui, l'air que le petit orifice calibré et réglable 239 ne laisse échapper que très lentement.
On conçoit donc qu'en réglant convenablement la section de cet orifice 239, par rapport à la force du ressort 238, on puisse déterminer exactement le temps accordé au piston 232 pour revenir à sa position initiale.
Il existe d'autres mécanismes de ce genre, notamment ceux basés sur des oscillations pendulaires utilisés dans l'horlogerie et qui peuvent tout aussi bien être utilisés .
Pour régulariser le temps de la manoeuvre de l'embrayage, au moyen d'un mécanisme 'à piston qui vient d'être décrit, on relie la tige du piston 232 à la timonerie 68 de la pédale 76 par une liaison qui n'est active que dans un .seul sens, ce sens étant celui pour lequel le piston 232 n'oppose pas de résistance Pour cela, on relie à la timonerie 68 une tige 68a qui, de la :sorte, participe à son mouvement et qui porte un talon 240 susceptible d'entraîner la tige du piston.
Mais au lieu de l'entraîner directement, on interpose entre ce talon et la tige 248 du piston<B>232,</B> un levier 241 articulé sur elle et susceptible également -de buter par son autre face sur un talon 242 porté par la -dite tige 243 La tige du piston porte aussi, sui un bras d'équerre 244, un contact 245 qu'un autre contact 246 porté par le levier 241 peut. venir atteindre lorsque, sous la poussée d'un ressort 247, il peut quitter le talon 242. Le contact 246 est relié à la source d'énergie électrique et le contact 245 au plot 24a.
Le fonctionnement est le suivant: Pendant la course de débrayage de la pé dale 76, le talon 240 tire sur le levier 241 et l'applique sur le talon 242 en écartant ainsi les contacts 245-246 et en entraînant le pis ton 232.
S'il s'agit d'embrayer, deux éventualités peuvent se produire: ou bien le mécanisme qui manoeuvre la pé dale<B>7'6</B> avance moins vite que le piston 232 ne le ferait s.'il n'était pas attaché audit méca nisme.
Dans ce cas, le levier basculant 241 qui porte le contact 246, reste serré entre les talons 240 et 242 et les -contacts 245 et 246 restent écartés, ce qui ne modifie en rien le fonctionnement .déjà décrit; ou bien le mécanisme, qui actionne la pé dale 76, tend à aller plus vite que le piston 232. Le talon 240 s'écarte alors du talon 242 et le levier 24.1 peut basculer sous l'effet -de son ressort 247, ce qui ferme les contacts 245-246. Ceux-ci alimentent alors le plot 24d, ce qui arrête le serrage de l'embrayage 3 et amorce le -desserrage.
Ce n'est que lorsque la tige du piston 232 rattrape la timonerie 68 que le serrage peut reprendre parce qu'à ce moment le levier 241, serré entre les talons 240 et 242 a,de nouveau interrompu le contact 245-246.
On peut ainsi .déterminer très exactement (a progressivité du serrage de l'embrayage par le simple réglage de l'orifice d'échappe ment 239 ménagé dans le cylindre. Bien entendu, tous les systèmes qui viennent .d'être décrits peuvent être utilisés sé parément ou combinés entre eux de toutes ma nières.
Tous les dispositifs -de vis et :d'écrous -dé- crits jusqu'ici doivent être réalisés avec des filets réversibles. Mais on pourrait aussi em ployer des dispositifs avec des pas de vis ir réversibles.
Dans ce cas, il faut pouvoir non seulement ralentir l'élément, vis ou écrou, .que l'on -dé sire déplacer axialement par rapport à. celui, écrou ou vis, qui ne peut pas se -déplacer, mais aussi l'accélérer de manière à obtenir des déplacements -dans les deux sens. La fig. 20 montre un mécanisme établi dans ce but et qui pourrait, .d'ailleurs, tout aussi bien être utilisé avec des filets réversibles.
Dans ce mécanisme, l'arbre 66 est solidaire de l'un des planétaires 250 .d'un différentiel 251 comprenant des pignons d'angle. Cet arbre porte également une poulie de frein 262 en tous points semblable à celle montrée sur les fig. 15 et 16 et sur laquelle s'enroule une bande 261 qui peut être mise en action par un: dispo sitif électromagnétique 260, le, tout comme déjà .décrit;
sur l'autre planétaire 259 du dif férentiel est disposée, -de la même manière, une poulie .de frein 362 avec sa bande 361 et un .dispositif électromagnétique .semblable 360. Le moteur du véhicule entraîne, par une poulie à, gorge 258, le croisillon 257 -du diffé rentiel 251 portant les satellites et qui lui- même entraîne l'écrou 65 par clavette longue coulissante, de manière à ne pas gêner son mouvement axial.
Le levier témoin 21>> du déclencheur d'embrayage peut, dans cette forme d'exécu tion, venir en contact avec deux plots placés de part et d'autre de lui et .dont le plot 24d enregistre l'ordre de desserrage .de l'em brayage 3, tandis que le plot 24s enregistre l'ordre de serrage de cet embrayage.
Ces plots alimentent respectivement les dispositifs électromagnétiques 2e60 et 360 qui agissent respectivement sur les bandes souples 261 et 361 de chacun des freins. Le fonctionnement est la suivant: Si le déclencheur d'embrayage 21b ne vient .au con tact d'aucun des plots 24d et 24s, la vis 64 et l'écrou 65, entraînés tous deux à la même vitesse, ne prennent, l'un par rapport à l'au tre, aucun décalage relatif. Il .en résulte qu'il n'y a aucun déplacement axial. La pédale 76 reste donc à la position qu'elle occupe et à laquelle elle est maintenue par l'irréversibi lité des filets -de la vis 64.
Si le déclencheur d'embrayage 21b donne l'ordre de serrage, il envoie le courant par l'in termédiaire "du plot 24s au dispositif électro magnétique 360 qui serre le frein 361 soli- claire du planétaire 259 qui ne porte pas la vis G4 .et ce planétaire ralenti par conséquent. Mais on sait que dans un pareil système, tout ralentissement d'un planétaire entraîne un mouvement plus rapide de l'autre; la vis 64 est .donc, obligée d'accélérer sa rotation par rapport à l'arbre moteur 1, tandis que l'écrou 65 tourne toujours au régime de ce moteur.
Il y a donc décalage en rotation entre l'é crou et la vis, donc mouvement axial pour l'une de ces deux pièces, en l'espèce ici l'écrou 65.
Si le sen-, du pas de la vis 64 ainsi que celui de la traction de la timonerie 68 sont convenablement déterminés, la pédale 76 de l'embrayage 3 est actionnée dans le sens -du serrage de celui-ci.
Si, au contraire, le levier témoin d'em brayage 21b ferme le contact 24d, il freine, par l'intermédiaire du dispositif électro magnétique 260 et du frein 261, la vis 64 qui, de ce fait, ralentit sa rotation, tandis que l'é crou 65 continue à être entraîné à la vitesse du moteur. Le mouvement axial qui en résulte est donc de sens contraire au précédent, c'est- à-dire qu'il provoque le desserrage de l'em brayage 3.
Bien entendu, avec ce dispositif, on peut utiliser toutes les précautions déjà décrites pour limiter la course ,des divers organes uti lisés.
Il convient de remarquer que la pédale d'embrayage 76 n'a été conservée sur les fig. 13 à 20 que par commodité de description, les liaisons entre cette pédale et le mécanisme d'embrayage lui-même étant bien connues. Mais cette pédale absolument inutile peut être supprimée ou, mieux encore, ëtre réduite à la partie levier, la partie formant patin étant rendue amovible et gardée comme se cours dans le coffre à outils à la inanière de la manivelle de lanoement du moteur.
L'enclencheur des vitesses est chargé d'exécuter les décisions -du .déclencheur -des vi tesses. La fig. 11 montre en détail un tel @dé- clencheur, à peu près semblable à celui que comporte la transmission de la fig. 1. Il se compose .des organes susceptibles :de faire tourner le plateau 19 destiné ià la manoeuvre des organes internes,de la boîte, afin d'obtenir les changements -de démultiplication.
Comme expliqué plus haut, le levier 21a du déclencheur des vitesses est susceptible de venir occuper trois positions caractéristiques: une position moyenne ou neutre, une position pour laquelle il est -en contact avec le plot 23m, ce qui fait tourner le servomoteur élec trique 22 et le plateau 19 dans un sens pour lequel on obtient la "montée" des vitesses, et une position pour laquelle il est en contact avec le plot 23d, ce qui fait tourner le servo moteur électrique 22 et le plateau 19 dans un sens pour lequel on obtient la ,;
descente" des vitesses. Le plateau 19 peut venir occuper six positions caractéristiques (marche arrière, point mort, quatre combinaisons de vitesses), ce qui l'oblige à tourner, pour passer d'une combinaison de marche à la voisine, d'un sixième -de tour.
Le servomoteur électrique comporte deux inducteurs montés en série avec l'induit et dont l'un, alimenté par la borne m2 (fig. 11), fait tourner le moteur dans un sens lorsque le courant lui est envoyé par le levier 21a, relié à la batterie 58, et par le plot 23m, l'autre inducteur, alimenté par la borne d2, le faisant tourner en sens inverse quand le courant lui est envoyé par le levier 2 la et le plot 23d.
Ainsi qu'on le voit en fig. 11, la vis sans fin 23, entraînée par le servomoteur, engrène avec -une roue dentée 79, calée sur un arbre creux 80 engagé librement sur l'arbre 81 qui porte le plateau .de commande 19 et un pla teau distributeur 98. Sur l'arbre creux 80 est monté, à clavette longue, un manchon 83 avec rainure 84 en forme de came. Dans cette rai nure est engagé un doigt fige 85 de façon que, par la rotation du manchon, on obtienne son coulissement le long de l'arbre -creux 80. Par cette translation, un ergot 86, porté par une face extrême du manchon, pénètre dans une des six encoches 87 ménagées dans une pièce 88 calée sur l'arbre principal 81 pour entraî ner celui-ci suivant un sixième -de tour.
Après cette rotation, le doigt 85 fait reculer le man chon 83. ce qui rompt la liaison et l'arbre de commande 81 est immobilisé exactement à sa nouvelle position caractéristique, indépen damment de l'arrêt -du servomoteur 22.
La fig. 11 montre également les moyens de secours dont peut se servir le conducteur, au cas oit la commande automatique de la boîte viendrait à faire défaut, Ces moyens comportent un levier à main 89 amovible, -de façon à pouvoir être logé dans la Baisse à outils, qui est solidaire d'un arbre 90 susceptible d'osciller et de cou lisser dans ses paliers.
Cet arbre porte un bras 91 terminé par un doigt 92 .en forme -de dent d'engrenages qui, par l'oscillation de l'arbre, peut venir agir sur les dents d'une roue den tée 93 calée sur l'arbre -de commande 81, le nombre des dents et l'amplitude .d'oscillation du bras -étant tels que, pour une oscillation complète du levier 89, on obtienne la rotation de la roue 93 et de l'arbre 81 suivant un sixième de tour. Si on veut ramener l'arbre 81 à sa position primitive, il -suffit de :déplacer le levier 89 en sens inverse.
Par contre, si on veut encore faire tourner l'arbre 81 d'un sixième de tour dans le même sens, on fait coulisser l'arbre 90 sur une longueur suffi sante pour que la dent 82, lors du retour du levier 89, ne se trouve plus sur le passage des dents de la roue 93. Après avoir ramené ainsi le levier 89 en arrière, on fait coulisser l'arbre 90 jusqu'à ce qu'il occupe sa position primi tive, de sorte qu'il peut provoquer une nou velle rotation d'un sixième de tour -de l'arbre 81. Des repères déterminent l'emplacement du coulissement de l'arbre 90 dans un sens et dans l'autre.
A cet effet, sur l'extrémité infé rieure du levier 89 est monté un téton 94 susceptible de se -déplacer d'un côté ou -de l'autre d'une plaque verticale 95 en contour nant celle-ci aux positions extrêmes du le vier 89.
Grâce au mécanisme de commande inter mittent (par le servomoteur ou par le levier 89) l'arbre principal 81 n'est entraîné que pendant une fraction déterminée ,<B>-J</B>e tour, pour ehaque@ sens de rotation et, dans le cas ,considéré, d'un sixième -de tour.
Si la commande de l'embrayage et de la boîte -de vitesses peut être rendue entièrement automatique, il est toutefois une manoeuvre qui dépend entièrement .de la décision .du con- -ducteur: -c'est celle qui permet d'obtenir la marche avant du véhicule, la mise au point mort, ou la marche arrière. On s'est proposé ,de rendre cette opération aussi simple que possible, et, à cet effet, la manoeuvre se ré duit au déplacement d'une manette 96.
Cette manette 96- est reliée, par l'intermédiaire d'un interrupteur général ordinaire 97, à la batterie 58, et peut être amenée au contact d'un des trois plots av, pm, ar pour alimen ter -des circuits électriques aboutissant au distributeur 98 par l'intermédiaire duquel se fait la commande du servomoteur 22 et, par conséquent, du plateau 19 présentant une came 20e pour actionner -des fourchettes 1.4a, 14b de la boîte -de vitesses.
Ce distributeur est monté sous l'aspect d'un plateau, mais il pourrait avoir tout autre forme.
Le -distributeur, qui est tel que celui vu. en détail sur la fig. 1, est calé sur l'arbre de commande 81 en étant isolé de celui-ci et comporte des zones conductrices et,des zones isolées. Six balais fixes sont disposés en re gard -du plateau 98. Un balai d' est relié à la borne d' du servomoteur rotatif qui, étant alimenté, met en jeu l'inducteur qui fait tourner le moteur 22 dans le sens de la ,;des cente" -des vitesses. Un balai in' est relié à.
la borne m2 du moteur 22 pour le faire tour ner dans le ,sens ,de la "montée .des vitesses". Ur. balai p' est relié au plot p-m de la. ma- nette 96. Un balai ari est relié au plot ar. Des balais am et ad sont reliés respecti vement aux bornes<B>23-</B> et 23d du levier 21a du déclencheur de vitesses, ce levier 21.a étant, lui-même, connecté îiu plot av de la manette 96.
Si la manette 96 est mise sur le plot ar, le levier 2-la n'est pas mis en circuit, mais le vourant est envoyè directement au balai ar'. Si l'arbre de commande 81 est déjà . à la po sition de marche arrière, le circuit -d'alimen tation du moteur 22 est interrompu grâce à la forme donnée à la partie conductrice cen trale du plateau 98 et l'arbre 81 reste donc à sa position.
Par contre, si cet arbre 81 n'est pas à sa, position, le courant passe par le plot ar, le balai ar', la partie conductrice- 98' (fig. 1), le balai d1 et la borne d2 du moteur 22. Ce dernier tourne dans le sens descendant jus qu'au moment où le plateau de commande 19 a atteint une position angulaire pour la quelle la. commande de la marche arrière a déplacé la fourchette 14d jusqu'à faire en grener les roues dentées de marche arrière.
A. ce moment, le courant est rompu entre les balais ar' et<I>d'.</I>
Etant en marche arrière, si le conducteur met la manette 96 sur le plot pm, le courant passe par le balai p1, la. partie conductrice 98= (fig. 1) et le balai m' connecté à la borne 7n2, de sorte que le moteur 22, tourne dans le sens montant,des vitesses. Le circuit est interrompu entre ces balais quand le pla teau 9$ atteint la position de "point mort" (fig. 1).
Si 16 plateau 98 avait été à une quelcon que: de ses positions caractéristiques de mar che avant, le contact entre la manette 96 et le plot pm aurait envoyé le courant par le balai p1. la partie conductrice 98<B>'</B> et le balai d', ce qui aurait alimenté le moteur 22 par la borne d\ (descente des vitesses) jusqu'à ce que le plateau 98 ait atteint la position carac téristique "point mort" (fig. 1).
Si on place la manette <B>96</B> sur le plot av, le courant est envoyé su levier 21.a et celui ci distribue selon les besoins, le courant au contact 23n1 pour la. montée des vitesses. ou au contact 23d pour la descente de celles-ci. Si le contact 23m est fermé, le courant passe par le balai am, la partie conductrice 982; le balai m' et la borne W.
Si le contact 23cl est fermé, le courant passe par le balai ad, la partie conductrice 981, le balai d' et la borne d2. Si le levier 21a reste entre les deux bor nes 23m et 23d, les circuits sont coupés en cet endroit. Le fonctionnement automatique se fait donc normalement pour la montée des vitesses .depuis le point mort jusqu'à la qua trième vitesse (supposée être la plus élevée) et en sens contraire pour la descente -des vi tesses.
En quatrième vitesse, le balai m' se trouve à. proximité d'une partie isolante 983 qui interrompt automatiquement le circuit du moteur si le plateau 98 a une tendance à dépasser cette position dans le sens montant. De même, le circuit est interrompu automa tiquement par une partie isolante 984 si, étant en marche avant,
c'est-à-dire la manette 96 placée sur le plat av, le plateau 98 a une tendance à -dépasser la position du point mort danse le sens ,;descendant".
La distribution du courant répond donc bien: au fonctionnement automatique prévu et ne nécessite que la manoeuvre -de la manette 6 par le conducteur.
Il est à remarquer que l'utilisation d'un enclencheur d'embrayage tel que 57 (fig. 1) à mouvement alternatif permet la suppres sion du servomoteur rotatif prévu pour as surer les passages des vitesses.
Pour cela, on peut avoir recours aux dis positifs. montrés sur la fig, 21. L'enclencheur d'embrayage -est par exem ple analogue à celui qui a été montré fig.19 (à part son -dispositif -de réglage de la progres sivité -de l'embrayage);
toutefois, le -dispo sitifs qui vont être décrits s'appliqueraient tout aussi bien .si l'on avait recours à un en- clencheur d'embrayage à mouvement alterna tif, quelle que soit la nature d'énergie qui l'actionne (énergie mécanique, gaz ou liquide sous pression, pression atmosphérique contre un fluide raréfié comme la dépression du moteur, etc.).
On augmente toutefois légèrement la course du levier de manoeuvre 6,9 de l'em brayage, de manière que si ct-b est la course nécessaire à la manoeuvre de l'em brayage, le levier 69 actionné par le méca nisme moteur 65 décrive sous l'impulsion de celui-ci une course supplémentaire b-c.
Lorsque ledit levier atteint le point b, il rencontre un autre levier 78 susceptible de faire coulisser parallèlement à elle-même une plaque 200 sur un guide 201, qui est suscep tible d'osciller autour d'un point fixe 202.
Dans la course b-c, le levier d'em brayage 69 fait avancer la plaque 200; au retour, un ressort 203i la rappelle à sa posi tion primitive en portant sur une butée 204 appropriée. L'axe de symétrie de la plaque 200 se déplace dans, le voisinage de l'axe -de l'arbre 81, qui réalise le changement de vi tesse.
Cet arbre 81 porte deux roues à ro chets 205- et 206 dont les dents sont incli nées en sens inverse; deux cliquets 206m et 205d, montés sur la plaque 200, sont suscep tibles, mais seulement dans certains cas, de venir accrocher les rochets des roues 205 et 206.
Comme celles-ci comportent chacune -six dents, le plateau 19 est entraîné d'un sixième -de tour dans le sens montant si c'est le cliquet 206m qui a accroché la roue 206, ou dans le sens descendant si c'est le cli- quet 205d qui a accroché la roue 205.
Toutefois, si le guide 201 est dans sa po sition moyenne, dans laquelle le maintien nent les ressorts 207, aucun -des deux cliquets 206m et 205d, retenus. par une butée appro priée, ne peut venir accrocher la roue à ro chets correspondante. Mais. si le guide 201 s'incline dans un sens, il permet à un des cliquets, par exemple 206m, d'atteindre la roue à rochets correspondante, sans, que 205d, qui est écarté davantage -de la roue en face de laquelle il se trouve, puisse intervenir.
Avec l'inclinaison contraire, c'est le cliquet 205d qui agit et 206m qui reste inactif. Ces inclinaisons du guide 201 sont obte nues par la traction dans le sens approprié de l'un des deux avaleurs ou plongeurs électro magnétiques 208m et 208a qui sont relié, par un circuit électrique, a-ax bornes 28N1 et 2'3d -du -déclencheur -des vitesses 21a.
Le guide 20,1 porte, en outre, un distri buteur -de courant 21c, susceptible -de venir en contact avec des plots, 24e et 24f qui tous deux sont en communication électrique avec le plot 24d, qui provoque le fonctionne ment -de l'enclencheur alternatif d'em brayage à la manière déjà décrite.
Le fonctionnement est le suivant: si les déclencheurs d'embrayage et de débrayage décident de desserrer le mécanisme d'em brayage, ils alimentent, comme déjà. expli qué, le plot 24d qui met en fonction l'en- clencheur d'embrayage. L'opération se passe comme elle a déjà été décrite précédemment en entraînant toutefois la plaque 200, sur son guide 201, ce qui n'a aucune conséquence au point de vue -des changements de vitesses, puisque le guide 201 reste maintenu à sa po sition moyenne et qu'ainsi les cliquets 206M et 205d ne peuvent exercer aucune action sur les roues à rochets et donc sur l'arbre 81.
Au contraire, lorsque le déclencheur des vitesses décide d'un changement de vitesses, il ferme, par son levier témoin 21a, le circuit électrique sur un de ses plots, par exemple le plot 23m. L'avaleur 208m, alimenté par cette opération, fait pivoter le guide 201, mettant ainsi le cliquet 206m en position active par rapport à la roue à rochets 206. Le bascule- ment,du guide 201 ferme le contact 24f qui alimente le plot 24d, mettant ainsi en marche l'enclencheur d'embrayage.
Ce dernier desserre d'abord l'embrayage pendant la course a-b du levier 69 puis, pen dant la course b-c, entraîne la plaque 200 en la. faisant glisser sur son guide 201. Le cliquet 206m accroche la roue à rochets 206 et lui fait faire un sixième -de tour dans. le sens Lontant. L'arbre 81 est entraîné en même temps.
En fin de course, le courant est coupé au distributeur 24f, ce qui laisse reve nir l'enclencheur -d'embrayage à sa position initiale, de manière que le mécanisme -d'em brayage puisse se resserrer sur la nouvelle combinaison qui a été mise en jeu par la ro- taticn d'un sixième de tour de l'arbre 81.
L'unique enclencheur d'embrayage peut ainsi assurer, à la fois, la manoeu-vre -de l'em brayage et celle de la boîte de vitesses.
La forme d'exécution selon la fig. 21 comprend encore -d'autres dispositifs montrés en détail sur les figures précédentes. On s'est évertué de réduire autant que possible l'échelle à. laquelle ces différents mécanismes sont indiqués, afin qu'on puisse se rendre compte de leur encombrement. Toutefois, il y a lieu de noter que, -cet encombrement est en- eor.c bien supérieur à ce qu'il est en réalité.
D'autres -dispositifs - et parmi .ceux-ci la commande et la distribution pour obtenir la mise au point mort, la marche avant et la marche arrière (manette 96 de la fig. 1), ainsi que le .dispositif (manette 56 de la fig. 1) par lequel on peut modifier le ré gime de fonctionnement de l'ensemble des dé- -clencheurs - n'ont pas été montrés sur la fi-. 21 comme étant superflus à sa com préhension.
Par contre, -cette fig. 21 montre un ensemble déclencheur .A. analogue à celui des fig. 4 à. 10, un enclencheur d'embrayage B, analogue à. celui de la fig. 19, un disposi tif de commande C pour la. marche en roue libre, analogue à celui montré sur la fig. 1, ainsi qu'une liaison IJ entre la pédale de l'accélérateur 48 et l'ensemble des déclen cheurs A. Quant à l'enclencheur des vitesses E, il vient d'être décrit en dernier lieu.
Les transmissions décrites présentent également un dispositif par l'intermédiaire duquel on obtient le serrage des freins dès que le véhicule tend à. prendre un sens de marche contraire .à celui que le conducteur a décidé par la manoeuvre -de la manette 96.
A #t effet et comme montré sur la fi-. 1 - sur la fig. 21 on n'a plus indiqué -ce dis positif bien qu'il existe - on établit sur l'arbre conduit 5 deux roues libres 991 et 992 agissant en sens inverses, ,c'est-à-dire que l'une ne devient solidaire de l'arbre 5 que dans un sens -de rotation, et l'autre que dans l'autre sens.
Avec chacune de #s roues libres coopère un dispositif d'accouplement à -clabotsc ou à griffes 1001 ou 1012, dont les dents peuvent avoir leurs deux flancs droits comme montré sur la figure, ou deux flancs droits précédés d'un profil aminci pour faciliter l'emprise, ou encore un flanc droit travaillant dans le sens où le mouvement doit être transmis et l'autre flanc incliné.
La partie mobile de ces clabots est por tée par un manchon 1.01 engagé à clavette longue sur l'arbre- conduit 5, de façon à. pou voir coulisser sur celui-ci sous la commande d'une fourchette montée élastiquement sur une tige 14d. Cette tige se termine par un galet engagé -dans une rainure 20d en forme -de came ménagée dans la face arrière du plateau 19 (ou dans un plateau séparé) porté par l'arbre de -commande 81.
La forme de la came est telle que, pour toutes les positions caractéristiques de l'arbre 81, correspondant au point mort et à la marche avant, l'acaoii- plement soit obtenu par 1001 pour lequel seule la roue libre 991 intervient. Cette roue est telle qu'elle reste inactive pendant la ro tation de l'arbre conduit dans le sens de la marche avant.
Par contre, si pour une rai son quelconque, par exemple par suite du re cul intempestif -du véhicule, cet arbre teild à tourner en sens inverse, la roue libre 991 entraîne une came 1021 qui agit sur un levier 10,31 commandant la timonerie 104,des freins pour provoquer automatiquement leur ser rage. Quand 1c plateau de commande 19 oc cupe sa position -caractéristique -de marche arrière, la came 20d fait coulisser la com mande 14d, de façon à rompre la liaison 1001 et à établir la liaison 1012 pour la marche ar rière.
Si, dans -ce cas, le véhicule a une ten dance à. avancer, la ,came 102\ déplace un le vier 103= et la timonerie 104 des. freins, pour provoquer le serrage de ceux-ci.
Dans toits les cas, l'énergie du serrage est fournie par la force perturbatrice qui tend à déplacer le véhicule dans le sens interdit: La disposition à roue;
. libres pourrait être remplacée par des dispositifs techniquement équivalents, tels que,des roues à rochets, des roues à cliquets, des dispositifs formant liai , son pour un sens de rotation, et gardant toute liberté pour l'autre, etc. Les commandes par cames 102' et 1022 pourraient également "être remplacéés par des commandes à vis et écrous rotatifs,
ces deux organes restant immobiles l'un par rapport à l'autre aussi longtemps qu'ils sont entraînés en synchronisme et étant animés d'un mouvement relatif -dès que la vitesse d'un -de .ces organes devient différente de celle de l'autre. Ce mouvement relatif est alors utilisé pour commander, dans le sens voulu, la timonerie,du frein.
Au lieu d'avoir recours à un dispositif de commande des freins pour éviter le recul in volontaire du véhicule lorsque la marche avant est -décidée et à un autre dispositif analogue pour empêcher son avancement con tre la volonté du conducteur lorsqu'il désire la marche arrière, on pourrait se contenter de la première disposition intervenant seulement pour le fonctionnement en marche avant et, le cas échéant,
lorsque la transmission est au point mort.
En adoptant le même principe, on pour rait même prévoir les dispositions telles que décrites pour la marche avant et pour la mar che arrière, mais en réglant ces deux dispo sitifs -de manière qu'ils se chevauchent à la position "point mort" & la manette 96, de sorte qu'à cet état -de marche particulier, le véhicule soit automatiquement immobilisé.