Baratte à tambour rotatif. L'objet de la présente invention est une baratte à tambour rotatif, caractérisée par un tambour tournant dans une enveloppe concentrique et laissant un espace libre entre ces deux organes pour former chambre à vacuum, des moyens étant prévus pour y faire le vide, au moins une soupape à ressort de rappel étant adaptée au tambour et actionnée par un moyen permettant d'établir pendant un laps de temps donné, lorsqu'elle se trouve à la partie supérieure de sa course, la com munication entre l'intérieur du tambour et la chambre à vacuum afin de vider par aspi ration l'air et les gaz dégagés dans le tambour pendant le barattage.
Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, représente schématiquement une forme d'exé cution de la baratte suivant la présente invention.
La fig. 1 est une vue en bout de l'appareil; La fig. 2 en est une vue latérale; La fig. 3 est une section transversale à travers l'enveloppe et le tambour; La fig. 4 est une section longitudinale de l'enveloppe montrant le tambour qu'elle renferme; Les fig. 5 et 6 sont, en coupe et en vue, des détails d'une soupape semblable à celles adaptées au tambour de la baratte.
Dans ces figures, A représente le tambour de la baratte, de forme cylindrique, construit de la manière habituelle et pourvu de moyens connus pour le remplissage et le vidage de son contenu.
Le tambour est pourvu d'un certain nombre de soupapes B, disposées toutes dans sa paroi cylindrique et dans un même plan transversal. Chacune de ces soupapes, dans la forme d'exécution représentée en détail dans les fig. 5 et 6, comporte une tige E dont la tête C, en forme de champignon, disposée à l'intérieur du tambour, repose sur un siège D adapté à la paroi du tambour A. La tige E est guidée dans le siège D et se prolonge vers l'extérieur pour se terminer par une chape G avec galet de roulement .FI tournant sur un tourillon parallèle à l'axe du tambour.
Entre le siège D et l'épaulement de la chape G est intercalé un ressort de rappel F qui a la tendance de faire appuyer d'une manière étanche la tête C sur son siège D.
Le tambour 9. est disposé dans un carter ou enveloppe concentrique J, assez spacieuse pour qu'il puisse tourner librement sur des galets g supportés par la partie inférieure de l'enveloppe, afin de permettre la rotation du tambour au moyen d'organes appropriés, adaptés à cet effet sur l'arbre M.
L'enveloppe J est pourvue d'un conduit N par lequel on fait le vide dans son intérieur, par exemple au moyen d'une pompe suscep tible de maintenir à un degré voulu ce vide dans l'espace libre compris entre la paroi de l'enveloppe et le tambour, constituant ainsi une chambre à vacuum. Uri conduit d'éva cuation 0, muni d'un robinet o, part de la partie inférieure de l'enveloppe.
L'enveloppe est construite en un matériel approprié au but envisagé. Elle comporte des regards d'observation P aménagés dans le fond et des ouvertures d'accès B fermées par des dispositifs étanches, aménagées dans sa paroi, donnant libre accès au tambour pour faciliter sa manutention. Dans le même but, le fond peut aussi être muni d'un cou vercle<B>S</B>.
A la partie supérieure du carter J et en saillie sur sa surface intérieure est disposée, sur une certaine longueur, dans le même plan transversal que les soupapes B, une came T en forme d'arc de cercle. A un moment donné, pendant la rotation du tam bour, les galets H roulent sur la came et ouvrent la soupape, en refoulant la tige E vers l'intérieur du tambour. Cela permet d'évacuer, par aspiration, vers l'intérieur de l'enveloppe J, l'air et les gaz renfermés dans le tambour A et cela pendant la durée de contact du galet sur la came. Sitôt que le galet quitte la came T, le ressort F referme la soupape.
Pendant la rotation, chaque soupape ouvre et ferme donc successivement la communication entre L'intérieur du tambour et l'enveloppe, la came assurant ainsi le jeu des soupapes afin de permettre le rétablisse ment du vide dans la chambre à vacuum.
Comme les soupapes B s'ouvrent seule ment pendant leur passage sous la came, donc à la partie la plus élevée du tambour, toute possibilité de projection de la matière liquide ou demi-liquide contenue dans la baratte est exclue pendant la durée d'ouver ture.
Les soupapes B peuvent également servir à vider la baratte des résidus liquides qui subsistent à la fin du barattage. Cela peut s'effectuer par leur ouverture au moyen d'un levier U, solidaire d'un axe W à manivelle W' fixée à une extrémité sortant de l'enve loppe. Lorsque la soupape B se trouve dans sa position la plus basse, on manoeuvre le levier U de façon que le contenu du tambour puisse s'écouler dans l'enveloppe et être évacué par le conduit 0.
Il va sans dire que les détails de cons truction des soupapes et l'adaptation de leur siège au tambour; aussi bien que leurs organes de commande, peuvent varier sans sortir du cadre de la présente invention.
De même, la forme de la chambre à vacuum pourrait varier suivant les circons tances, quitte à assurer le fonctionnement de chaque soupape B dans le but de relier l'intérieur du tambour avec l'espace qui l'entoure, en vue d'évacuer par aspiration l'air et les gaz engendrés pendant le barattage.
On pourrait également prévoir des moyens pour déplacer latéralement la came T et la faire sortir de son emprise avec les soupapes, pour le cas où, pour une raison quelconque, on voudrait supprimer leur fonctionnement. Une telle disposition serait avantageuse par exemple pour assurer la fermeture des sou papes pendant la première période de barat tage, lorsque la crème est encore très liquide, quitte à rétablir leur fonctionnement pour évacuer par le vide les gaz du tambour, lorsque le travail est plus avancé et que la masse est devenue plus ferme.