Corps de rembourrage pour coussins, matelas, sièges etc. et procédé pour sa fabrication. La présente invention se rapporte<B>à</B> un corps de rembourrage pour coussins, matelas, sièges, etc., ainsi qu'à un procédé pour la fa brication de ce corps de rembourrage.
Il a, été reconnu, jusqu'à ce jour, qu'une couche formée de crins (ou de fibres) enduits et réunis, à leurs points de contact, au moyen d'une substance agg lutinante élastique, pou- vait être avantageusement utilisée comme vorps de reiiiboiirrawe; mais l'arrangement de, fibres au hasard, que l'on a proposé jus qu'à présent dans la couche en question, exi geait l'emploi d'une grande quantité de ma <B>D</B> tière fibreuse et les avantages de la couche n'étaient pas complètement utilisés; d'autre part, la fabrication expéditive, au moyen de la couche dont il s'agit, d'éléments de garni ture, ayant, des dimensions et des formes con- veilables, a rencontré certaines difficultés.
La présente invention vise à un corps de rembourrage présentant de grandes qualités de mollesse et d'élasticité, avec une graude approximation dans le rapport que l'on veut obtenir entre le fléchissement de la matière et la charge appliquée; elle tend aussi à réa liser, en économisant de la matière, un corps de rembourrage susceptible de conserver les qualités précitées pendant un long usage, et enfin<B>à</B> faciliter la fabrication de l'objet dont il s'aoit.
Lecorpsde rembourrage faisant l'objet de l'invention comporte au moins une couche élastique -de fibres traitées avec un agglu tinant flexible pour les réunir, et il se carat- térise en ce que ladite couche présente une structure -cellulaire avec -des parois decellules constituées par un amas -de, fibres -établi sous la forme -d'une feuille mince.
Le procédé sui vant l'invention se caractérise en ce qu'on prend une nappe de fibres librement-, emmê lées et agglutinées sous la forme 4'une feuille mince et qu'on en -confectionne au moins une couche élastique ayant des cel- Iules allongées.
Sur le dessin annexé, on a représenté, uni- quem#ent <B>à</B> titre -d'exemples, plusieurs formes d'exécution du corps de rembourrage suivant l'invention.
La fig. 1 est une perspective d'un matelas avec coupe partielle; La fig. 2 est une vue, en perspective, d'un appareil permettant de donner une structure cellulaire à la couche de fibres; La fic. 3 est une vue, 4e côté, d'un élé ment de rembourrage; La fig. 4 est une vue, en perspective, d'un corps de rembourrage formé d'un certain nombre d'éléments semblables à celui de la fig. 3; La fig. 5 est une vue, en perspective, d'une variante de l'élément de rembourrage; La fig. 6 est une vu, e, en perspective, d'un corps de rembourrage formé d'éléments tels que celui de la fiog. 5; La fiu. 7 est une vue, en perspective, avec arrachements partiels, d'un corps de rembour rage modifié, composé d'éléments tels que ce lui de la fig. 5; <B>c</B> Les fig. 8, 9 et 10 sont des vues, en pers pective, représentant d'autres variantes de corps de rembourrage;
La fig. 11 est u ne vue de côté d'un autre corps de rembourrage; La fig. 12 est une vue, en perspective, d'un élément du corps de rembourrage de la fig. 11; Les fig. 13 et 14 sont des vues respecti vement analogues aux fig. 11 et 12, mais qui représentent une variante du corps de rem bourrage; La fig. 15 est une vue, en perspective, atvec arrachements partiels d'un matelas com prenant un corps de rembourrage tel que celui de la fig. 11; La fig. 16 est une vue, en élévation laté rale, avec arrachements partiels, d'un appa reil permettant de tirer ide la couche une bande, longue et de forme tubulaire.
Le corps amortisseur du matelas repré senté à la, fig. 1 est établi à partir d'une feuille élastique A, laquelle est repliée sur elle-même, suivant une courbe sinueuse, en formant un certain nombre de boucles ou de cellules 20, alternant avec d'autres boucles semblables (mais renversées) 21 (fig. 3), de façon à former un élémentcellulaire en forme de, plaque 22.
La feuille élastique<B>A</B> peut être très mince. Elle est, de préférence, formée de fibres (telles que du crin animal ou des fibres végétales) librement emmêlées et dont une <B>c</B> grande partie est, de préférence, dirigée dans <B>D</B> le sens de la longueur de la feuille. A leurs points de contact, les fibres sont enduites et réunies au moyen d'une substance aggluti nante élastique. Cette substance peut être une colle flexible ou uncomposé à base de nitro cellulose, mais elle est, de pr6fé6rence, cons tituée par une composition de caoutchouc -dé posée sur les fibres, en partant d'une disso lution de caoutchouc ou 4'une dispersion aqueuse de caoutchouc telle que le latex.
On peut-, préparer la feuille<B>A</B> -en étalant sur une surface plane les fibres, librement em mêlées ensemble comme -on ledésire, avec ou sans l'assistance d'une machine<B>à</B> carder. On enduit et on réunit ensuite les fibres en pro jetant sur elles par pulvérisation la #substan# formant enduit.
Cette substance se présente sous la forme d'un liquide qui,,d.e préférence, est une dispersion naiurelle ou artificielle -de caoutchouc renfermant les agents vulcanisants et autres ingrédients nécessaires ou désirables pour assurer,dans le produit vulcanisé final, une réunion élastique et permanente des fibres en ec>utaet. Il est préférable, mais non nécessaire, 4,e recouvrir chaque fibre, sur toute sa longueur, d'une couche, de matière élastique. Une fois que les fibres emmêlées ont été arrosées au moyen de l'enduit liquide et séchées, la feuille -de fibres emmêlées se tient suffisamment, pour pouvoir -être facile ment manipulée.
La feuille peut alors être soumi.se <B>à</B> un revêtement -supplémentaire -des fibres, par exemple par immersion -dans un bain -de liquide. Après un autre séchage, qui a pour but -d'enlever- l'excès U'humidité, la feuille -de fibres emmêlées et enduites,<B>à</B> l'état non vulcanisé et collant, est prête<B>à</B> recevoir une forme cellulaire telle que celle du corps ,de rembourrage 22. Pour que les fibres puissent fléchir d'une manière un tant sait peu indépendante, on les associe, de préférence assez librement et d'une manière assez lâche ou clairsemée pour que la feuille, une fois incorporée dans la structure cellulaire, constitite un dispositif à mailles quelque peu ouvertes.
La feuille peut recevoir sa forme cellu laire au moyen du procédé et de l'appareil représentés sur la, fig. 2. L'appareil coin- prend une table 23 constituée par un châssis eonvenable supportant une partie supérieure 24. La partie de la table, par laquelle arrive la matière est recourbée vers le bas en 25, tandis que la partie par où sort la matière présente un plan incliné<B>26</B> se terminant par une paroi verticale 27. Une plateforme 28 supporte une provision de matière en feuille A qui se présente sous la forme d'un raban.
De cette plateforme le ruban est amené pro- gcepssivement sur la partie recourbée 25, puis sur le sommet plat 24 de la table et descend à un endroit du plan incliné 26 où se for ment les boucles.
Au-dessus du sommet 24 de la table, des colonnes 29, 29 de peu de hauteur, suppor tent une tablette inférieure 30 et une tablette s uperieure 6 31 écartées verticalement l'une de l'autre pour laisser passer librement le ru ban A entre elles. Chaque tablette est orga nisée de façon<B>à</B> recevoir un certain nombre de tiges cylindriques 32, 32 destinées à for mer les boucles dans la matière et dont cha cune a, une longueur un peu supérieure à la larceur de la feuille A. Chaque tablette est, <B>c</B> de préférence, légèrement inclinée vers le côté de l'appareil par où sort la feuille, de façon que les tiges, lorsqu'elles sont pla- eées transversalement sur la tablette comme le montre la fig. 2 roulent vers l'extré mité de sortie.
Les tablettes présentent res pectivement des rebords extrêmes 34 et<B>35</B> qui limitent le libre parcours des tiges tout en permettant d'enlever facilement à la main chacune de celles qui sont au bout des ta blettes.
La partie inclinée<B>26</B> de la table porte une paire de lames de guidage 36 et 37 qui s'é- tendent sur les côtés de la table eu laissant entre elles un espace suffisant pour recevoir librement la largeur du ruban ou feuille et pour pouvoir être franchi par les tiges<B>32</B> lorsque ces dernières sont placées sur elles en travers de la table et en contact avec les lames de guidage. Les lames 36 et 37 en ques tion sont fixées<B>à</B> la table, par leur extrémité inférieure seulement, au moyen de blocs for mant cales 38 et 39 respectivement; elles montent à la manière d'un cantilever le long de la partie inclinée 26 de la table en lais sant entre cette dernière et elles un espace un peu supérieur au diamètre d'une tige 32.
Cet espace peut aussi recevoir un groupe<B>de</B> tiges introduites sous les lames,<B>à</B> partir de l'extrémité supérieure 4e ces dernières, avec la feuille formant des boucles autour des tiges et arrangée entre les lames.
Un dispositif de retenue convenable cons titué par des rails 40 et 41 est fixé<B>à</B> la ta ble au voisinage -de la paroi verticale<B>27</B> -de cette -dernière par une entretoise 42, Un es pace ouffisant est ménagé entre les rails et la aroi -de la table pour laisser passer la ma tière après que cette dernière a, formé les boucles qui lui -donnent une structure cellu- aire.
Dans l'application du procédé précité pour la formation de la feuille plissée, le ruban<B>A</B> est amené de la plateforme #d'alimentation <B>28,</B> sur le pont -de la, table, entre les tablettes<B>30</B> et<B>31.</B> Le ruban descend ensuite sur la partie inclinée<B>26</B> de la table -où il forme progres sivement des boucles grâce aux tiges<B>3-9.</B> Celles-ci sont transportées<B>à</B> la, main une<B>à</B> une alternativement de l'extrémité -de chaque tablette, le long -de la ban-de <B>A,</B> jusqu'à des positions situées au-dessus -et au-dessous des lames de guidage<B>36</B> et<B>37</B> -en contact avec la matière.
Les tiges 4e la tablette inférieure sont placées sur la partie supérieure -des lames ,de guidage et les tiges -de la tablette supé rieure au-dessous -des mêmes lames, en alter nance avec les autres tiges et avec la ma tière. Sur la fie. 2, la tige 32a qui vient ,d'être retirée de la tablette inférieure se trouve sur le point d'être placée le long des tiges disposées précédemment sur les lames de guidage et la tige extrême de la tablette supérieure 31 peut alors, par le déplacement lougitudinal du ruban, être amenée le loue, des tiges précédemment placées sous les lames de guidage. Le ruban A est ainsi amené à <B>ID</B> formerdes boucles qui serpentent autour des tiges.
En répétant cette mise en place des tiges en contact avec la matière, alternative ment au-dessus et au-dessous des lames de ,guidage on obtient une feuille continue plissée. Les tiges sont retirées des boudes lon gitudinalement, après que la feuille a été plissée sur une longueur considérable le long des lames de guidage et la matière est en traînée vers le bas, le long de la paroi verti- eale 27, pour faire place à une nouvelle lon gueur de ruban à boucler.
Les parois latérales des boucles voisines sont serrées ensemble de préférence pendant que les figes se trouvent encore dans les bou- des, de façon<B>à</B> provoquer l'adhérence intime de la matière collante qui enduit les parais des boucles, le long des zones 20a et 21a (voir fig. 3). Cette adhérente est rendue perma nente par une vulcanisation ultérieure.
La feuille fraîchement plissée peut être ,enlevée sans arrêt de la partie où se forment ses boudes, par tout moyen convenable, par exemple par une courroie de transporteur; ou bien encore la matière bouclée, après avoir été descendue entre les rails de guidage 40 et 41, d'une part, et la paroi verticale 27 de la table, d'autre part, peut être tronçonnée et re tirée, en pièces, de derrière les rails de gui dage. Le dispositif de guidage est ouvert ,d'un côté pour faciliter cette opération.
On peut alors vulcaniser la feuille à cel lules 22, mais il vaut mieux, d'abord, pendant que cette feuille est encore collante, lui don ner les dimensions et la forme voulues pour Futiliser comme élément de garniture, par exemple pour le corps de rembourrage repré senté sur la fig. 4 Pour établir ce corps de rembourrace, on empile un certain nombre de couches superposées encroisant les couches voïsinès. Le corps de rembourraoge, une fois C assemblé, est de préférence co mprimé modé rément, de façon à obliger la matière aggluti- naute des touches à se coller aux très nom breux points de contattexistant entre les cou ches voisines.
Avant la vulcanisation éoale- ment, le corps de rembourrage peut, si on le désire, être enveloppé ou formé en un produit complètement ou à moitié garni, comme, par exemple, le matelas représenté sur la fig. 1, dans lequel une couche de matière de rem bourrage 43 entoure le corps de rembourrage, le tout étant renfermé dans une enveloppe 44. Le rembourrage 43 a pour but de donner une surface unieetdouce et d'empêcher les fibres de traverser l'enveloppe.
Grâce à la surface irrégulière et collante du dispositif amortis seur, particulièrement lorsque ledit disposi tif est vulcanisé au contact du rembourrage, on empêche sérieurementce dernier de se dé placer et de former des bosses, inconvénients qui constituent une caractéristique fâcheuse de la matière de rembourrage la plus ordi- maire quand elle n'est pas convenablement re tenue.
Après la vulcanisation, qui peut être ef- fettuée <B>à</B> laebaleur eu vase nonclos, les sur faces -des parois en contact, -comprenant les zones 2oact 2la des parois des boucles, les surfaces de contact -des couches adjacentes et, si l'élément est cuit- au contact d'une cuve- loppe ou -d'un rem-bourrage, les surfaces -de contact ainsi déterminées, sont réunies d'une façon -définitive par la vulcanisation de l'en duit élastique et l'on -obtient uncorps -de rem bourrage élastique,
-dans lequel la matière qui joue le rôle d'amortisseur ne peut ni se -clépla- cer, ni former des boules d'une manière per- inau-ente, pendant Putilisation -du dispositif. Comme la feuille de fibres emmêlées peut être très mince et comme<B>le</B> rapport entre la quantité, de matière et le volume de l'élément ,du dispositif est relativement, petit, les ré sultats -désirés peuvent être obtenus avec éco nomie -de matière.
Une grande partie de la matière en feuille qui forme les cellules peut fltée.liir sous une charge et une grande partie de l'élasticité de la matière se trouve utilisée pour un amortissement efficace. Le,s#ce1lules qui affectent la forme de la fig. 3 sont contre- ventées latéralement par les cellules voisines et l'effet élastique est obtenu par une flexion bien distribuée plutôt que localisée ou par une simple distension latérale des cellules. La longue durée d'usage de ce dispositif est en outre due au fait que l'usure par frottement est faible ( si elle existe) entre les parois des ,cellules en contact.
Il existe en effet un es pace étendu pour la déformation 6lastiquedes parois sans contaet de glissement sensible et le frottement des parois est également em- péché par l'adhérence qui se produit sur les zones<B>de</B> contact nombreuses et bien réparties des parois.
Bien que le collage de toutes les surfaces de contact des eellules soit désirable, il n'est pas nécessaire dans tous les cas; par exem ple, lorsque le dispositif est convenablement maintenu par l'enveloppe d'un élément de garniture, les cellules, grâce à l'élasticité de la matière, sont obligées de conserver, dans la masse, leur forme et leur disposition conve nable, même après un grand nombre de flexions sans qu'il<B>y</B> ait fatigue ou décollage sérieux des fibres et tout en conservant les propriétés élastiques.
Le corps de rembourrage peut recevoir d'autres formes cellulaires pour donner les ré sultats d6sirps. Suivant les fig. 5, 6 et 7, la matière élastique en fouille A forme des tubes indépendants 50, 50 qui peuvent être obtenus en réunissant les bordz d'une bande de ma tière et en les collant l'un sur l'autre en 51. Les tubes en question peuvent former plu sieurs couches, les tubes de chaque couche étant disposés parallèlement les uns aux au tres et les couches voisines étant croisées comme le montre la fig. 6. Le dispositif com posé est, de préférence, assembl6 avant la vul canisation. On obtient ainsi, à la cuisson, une réunion par vulcanisation, aux points de con tact des tubes appartenant à des couches voi sines, lesquels sont maintenus dans la posi tion voulue.
On peut, si on le désire, placer entre les couches une feuille, intercalaire de matière 52 et les couches de, tubes peuvent être parallèles, comme le montre la fig. 7, au lieu d'être croisées.
Les tubes dechacune des couches peuvent être placés côte à côte, mais il est préférable de les espacer suffisamment pour permettre une libre dilatation latérale des parois des tubes pendant le fléchissement de l'ensemble. Pendant la compression du corps de rein- bourrage, il se produit un aplatissement par tiel des tubes, au début cylindriques, avec extension des surfaces de contact des couches entre elles, par un contact de roulement des parois flexibles plutôt que par un glissement fâcheux. La résistance élastique au flkhisse- ment est conservée sous des charges relative ment fortes aussi bien que sous les charges ulus légères.
Le fléchissement se traduit prin cipalement par une distension latérale des boucles eourbées avec diminution des rayons de courbure et non par un affaissement no table des éléments de la structure ou par un simple affaissement localisé de la matière.
L'élasticité et la flexibilité d'une grande partie de la matière des cellules affectant la forme en question permettent d'obtenir un amortissement efficace. On évite ainsi un ef fort local ou une flexion excessif et comme il n'existe pas de frottement sensible entre les surfaces des parois, l'usure fâcheuse par frot- tement et le -décollage deus fibres emmêlées se, trouvent évités -dans une large mesure.
La fig. <B>16</B> représente un appareil -destiné <B>à</B> donner, d'une manière expéditive,<B>à</B> la ma tière en ruban, la forme -d'un tube très long que l'on peut ensuite, #selon les besoins, cou per en tronçons plus courts et assembler -de diverses manières en corpp de rembourrage ainsi qu'on l'a -décrit plus haut.
Dans un châssis--support convenable dont les éléments sont dêsignés, par<B>100, 100,</B> est monté un mandrin vertical cylindrique<B>101</B> dont l'extrémité supérieure est fixée au châosis et qui -est -suspendu ià ce -dernier, de façon que son extrémité inférieure 102 soit libre.
Deux roues -d'enroulement<B>103</B> et 104 sont montées dans le châssis et tournent en wns s inverses sur un axe qui coïncide avec ce- lui du mandrin. Les roues sont pourvues res- peetivement de dents 105 et 106 qui engrè nent avec des pignons correspondants 107 et 108, lesquels sont entraînés par undispositif convenable non figuré.
Les roues 103 et 104 qui tournent en sens inverses portent respectivement des bobines 109 et 110 de matière en ruban A. Elles en roulent en hélice le ruban sur le mandrin en couches superposées d'hélices tournant en sens inverses. Un mécanisme représenté par une paire de cylindres de pincement 111 et 112, entraînés par l'intermédiaire de roues dentées coopérantes correspondantes 113 et 114, entraîne sans arrêt le tube enroulé, à par tir de l'extrémité libre du mandrin.
Pour supporter la bobine 109 sur la roue 103, la face de cettedernièrqa porte une paire de supports parallèles 115, 116, dirigés obli- quement vers le mandrin. Ces supports pré sentent respectivement des rainures longitu dinales 117, 118 où glissent des coulisseaux flottants 119, 120 dans lesquels tourne un arhre amovible 1921 de rouleau à ruban. Aux extrémités des supports 115 et 116 tourne un arbre amovible 122 sur lequel est monté un cylindre 123 tharg6 d'enrouler de nouveau une feuille isolante; en effet le ru ban de, la bobinp 109 est, de préférence, en- rouM avec une feuille isolante destinée à em pêcher l'adhérence indésirable de la matière collante.
La bobine 109 est poussée élastiquement vers l'extrémité des bras-supports par des ressorts 124 et 125, travaillant à la tension, lesquels sont fixés, d'une part, aux coulis- seaux flottants 119 et 120 et, d'autre part aux bras-supports rigides.
Liappareil est construit de façon que la bobine 109 soit poussée élastiquement contre le cylindre 123 sur lequel s'enroule la feuille isolante. Lorsque le ruban A se déroulede la bobine 109, sur le mandrin, la feuille isolante est obligée de s'enrouler sur le rouleau 123. Pour renouveler la provision de ruban, on peut enlever les bobines 109 et 123 en reti rant les arbres 121 et 122 dans le sens de leur axe et on peut introduire à leur place de nouvelles bobines.
Pour la bobine à ruban 110, il existe sur la roue d'enroulement 104 un support 126 semblable en tous points à celui qui a été dé crit précédemment pour la bobine, 109, avec cette différence que la bobine 110 et son sup port 126 sont disposés de façon à permettre au ruban de la bobine 110 de s'enrauler sur le mandrin, en sens contraire du ruban de la bobine 109, les roues 103 et 104 tournanten sens inverses.
Pour faciliter le glissement de la matière collante sur le mandrin, on amène une gar niture 127 formée d'une feuille de matière, convenable, telle que du tissu ou du papier, sur Fextrémité supérieure du mandrin. Cette garniture vient d'une bobine d'alimentation <I>n</I> 128 montée dans le châssis et passe par un entonnoir 129 qui enroule la bande 127 sur le mandrin. Le ruban est ensuiteenroul6 sur la bande<B>127</B> et le tube garni est retiré par l'extrémité libre, -du mandrin.
La garniture facilite le libre déplacement -de la matière collante sur la surface -du mandrin. Ellecon- serve également au tube enroulé sa, forme et facilite son accrochage par les cylindres -de pincement<B>111,</B> 112 en renforçant le tube con tre -un affaissement excessif -de ses parois.
Le tube peut être coupé en trançans as semblés en éléments et vulcanisés avec la garniture<B>127</B> dans le tube, particulièrement si on fait usage d'une matière<B>de</B> garniture qui ne se froisse pas, de façon<B>à</B> rester silen cieuse sous la flexion, tout en étant suffisam ment flexible pour ne pas affecter, d'une fa çon fâcheuse, la propriété que possède le cous- sin,de céder<B>à</B> la pression.
Danscertains corps de rembourrage, la présence de la garniture peut être,désirable comme renfort supplémen taire, sans nuire<B>à</B> l'élasticité<B>de</B> l'élément. T-autefois,. on peut, si on le désire, retirer la garniture suivant l'axe<B>*</B> -du tube, avant de procéder<B>à</B> la euissan.
Grâce aux hélices inverses que forment- les spires de rubans superposées, la structure tu bulaire possède une très grande résistance<B>à</B> la déformation, résistance<B>à</B> laquelle- contribue l'adhérence permanente des fibres envelop pées en contact après la vulcanisation. Si on le désire, Findéformabilité de la structure élastique peut être encore augmentée en en- dluisant encore la matière d'une substance adhésive, que Fon pulvérise, par exemple, sur le ruban pendant lenroulement.
De préférence, le ruban de chacune, des couches est enroulé, avec les bords des spires adjacentes en contact intime, de façon à for mer une suture solide par l'adhérence due à la vulcanisation des enduits des bords en con tact. Comme il existe une symétrie notable dans la structure des hélices opposées et que l'épaisseur des parois est sensiblement uni forme partout, on facilite la flexion uniforme des parois des cellules, avec répartition uni forme des efforts dans la matière.
On peut obtenir de bons résultats en don nant aux corps de rembourrage la forme de canaux semi-circulaires qui peuvent être, soit <B>à</B> simple, cloison, comme on l'a représenté en 60-60 à la ficg. 8, soit à double cloison, ce qui peut se faire en amenant en contacet les parois d'un tube, de façon à réaliser un élé ment à double cloison en forme de C. Les éléments sont, de préférence, latéralement es pacés et collés à une feuille 61, ce qui facilite la construction d'un corps de rembourrage à plusieurs couches, stabilise la structure etem- pêche un glissement indésirable des éléments qui composenttette structure.
Le corps de rembourrage peut encore être formé de plusieurs paires d'éléments en forme de eanaux, les éléments de chaque paire étant opposés cemme on l'a indiqué en 692, 63 sur la fiog 9. lies éléments sont maintenus dans la positien relative voulue (et de préférence suffisamment écartés pour permettre une libre distension latérale) par collage sur la feuille de base supérieure 64 et sur la feuille de base inférieure 65, lesquelles sont consti tuées également par de la matière en feuille élastique A.
L'invention se prête bien<B>à</B> l'obtention de propriétés élastiques diverses au moyen d'ex pédients simples, tels que ceux qui consistent à modifier l'épaisseur de la, feuille, ou la den sité des fibres emmêlées et de l'enduit ou à donner aux cellules la forme, les dimensions et la, disposition dans la masse, convenables. On peut obtenir d'autres variantes en for mant des couches présentant des propriétés élastiques différentes qui se combinent de fa çon à donner à l'élément entier les qualités désirées. On peut, par exemple, assembler des ,couches formées de la, même façon mais d'é paisseurs différentes (et qui possèdent par suite, à des deogrés différents, la faculté de céder sous le poids et l'élasticité) pour obte nir un ensemble présentant les qualités dési rées, ainsi qu'on l'a représenté dans la fig. 10.
Ici chacune des couches affecte la forme cel lulaire de la fig. 3, mais l'épaisseur des cou ches diminue progressivement d'une face<B>à</B> l'autre; la couche 70 qui a la plus faible épaisseur et qui cède le moins sous la charge est disposée au bas du dispositif, tandis que la couche 71 qui est la plus épaisse et qui cède le mieux sous la charge est placée au haut du dispositif. L'épaisseur descouches in termédiaires et la propriété qu'elles ont de céder sous une charge varient progressive ment.
Dans la forme d'exécution représentée sur les fig. 11, 12 et 15, les éléments élastiques sont conformés de façon<B>à</B> pouvoir être placés verticalement dans le dispositif au lieu de l'être horizontalement, comme dans les formes d'exécution décrites précédemment. S,ar les fig. <B>11</B> et 12, chacun 4es éléments on dulés (lesquels sont -semblables au point de vuedes -dimensions et de la forme) est cons titué par plusieurs éléments secondaires<B>81</B> en fer-me dU tirés de la matière en feuille élastique.
Ces éléments secondaires s<B>-</B> out pla- .cés côte<B>à</B> côte, commie, on le voit nettement sur la fi '-. 12 et les bords -des éléments secon- daires voisins, <B>,</B> qui s'évasent vers l'extérieur, sont,collés l'un<B>à</B> l'autre -en<B>82,</B> de façon<B>à</B> constituer les éléments en feuilles ondulés ou sinueux<B>83.</B>
Des paires -d'éléments ondulés<B>83</B> sont assemblées dos<B>à</B> dos, commeon l'a, représenté en 83a,<B>83b,</B> et avec les paires respectives qui aboutissent<B>à</B> l'autre -extrémité en 84. Les paires d'éléments 83a et<B>83b</B> sont assemblées avec les pair-es -d'éléments<B>83e</B> -et<B>83d, 4e</B> manière que les bolleles qui portent les su- tures <B>82</B> faisant saillie vers l'extérieur soient en partie situées à l'intérieur des boucles non collées de la paire adjacente, comme on l'a repr6senté sur la fig. Il.
Les parois latérales en contact des boucles ou des cellules sont 'Collées en 85, 85 et ces zones d'adhérence donnent avec les zones 84, 84 des zones de jonction uniformément distribuées dans toute la masse et contribuent à la stabilité de la structure tout en facilitant une flexion effi cace. Le collage des surfaces en contact est, de préférence, obtenu par la vulcanisation des revêtements en contact pendant la cuisson de l'élément. Cette cuisson peut avoir lieu, soit avant, soit après l'assemblace de l'élément dans l'objet à garnir.
Ce dernier peut être, par exemple, un matelas comme celui de la fig. 15, sur laquelle 86 désigne un dispositif amortisseur construit de la manière décrite plus haut, tandis que 87 et 88 désignent res- peetivement une couclie de matière de rem bourrage et une enveloppe.
Lorsque l'élément préeit6 est comprimé, l'évasement latéral de chacun des éléments verticaux est contrarié par l'effetde contre- ventement" des autres éléments, obtenu par l'intermédiaire de zones de jonction nom breuses et bien réparties et spécialement par l'arcboutant des boucles 84, 84. Les boucles qui présentent les sutures 82-82 sont abli- gées dé s'engager plus loin dans les boucles non collées lorsqu'elles sont distendues et que leurs rayons de courbure sont raccourcis, lors de la compression de la, structure, ce qui offre l'avantage exposé plus haut, savoir: l'unifor mité de l'avantage mécanique de la ge nouillère constituée par les parois de cellules verticales arquées.
Il n'y a presque pas de con tact par glissement des parois avec utilisation de, l'élasticité et de la, flexion d'une grande partie de la matière plutôt que d'une simple flexion localisée ou d'une déviation latérale des parois de cellules, comme il s'en produi rait si les éléments en forme, d'U étaient pla- très verticalement debout dans la structure.
Pour faciliter la fabrication de l'élément, au lieu de le former d'un certain nombre d'é- léments secondaires en forme d'U, comme on l'a décrit plus haut, on peut le former d'un ruban (ou d'une feuille) continu 90, 90 (fig. 13 et 14) par un procédé convenable quelconque permettant d'obtenir les ondula tions. Le dispodzitif de la fig. 13 se com n pose d'uin certain nombre, des éléments ondulés en question assemblés d'une manière semblable à celle qui a été décrite à propos du mode de réalisatien de la fig. Il et qui fonctionnent de la même, manière.
Il est clair que les corps de rembourrages décrits peuvent être diversement combinés dans des objets qui doivent être rembourrés. D'autre part,<U>les</U> éléments cellulaires peuvent être combinés avec des ressorts, des matières de rembourrage et auitres formes connues de rembourrages, aussi bien dans un logement auxiliaire qu'à l'intérieur du corps de rem bourrage principal.