Dispositif de commande automatique d'un moteur électrique en dépendance de variations de niveau d'un liquide. La mise en route et: l'arrêt automatique de moteurs électriques de commande de pompes, vannes ou autres appareils dont le service est contrôlé par les variations de ni veau d'un réservoir s'effectuent généralement par l'intermédiaire de flotteurs qui, en s'éle vant ou s'abaissant au delà d'un niveau .dé terminé, agissent par une transmission méca nique sur le levier d'un interrupteur de cou rant. Cet interrupteur peut ouvrir ou fermer le circuit principal du moteur commandant le ou les appareils, ou un circuit auxiliaire -de relais de contacteurs ou de disjoncteurs.
La transmission du mouvement du flot teur au levier -de l'interrupteur est habituel lement réalisée par un système de câbles, pou lies, chaînes et tringlages plus ou moins com pliqué selon les conditions d'installation. Ces différents organes sont sujets à coincements, grippages et ruptures qui sont cause de per turbations fréquentes dans le fonctionnement de la commande automatique et la rendent souvent inopérante. Par ailleurs l'encombre ment et l'équilibrage du flotteur peuvent être -également une source d'ennuis et même empêcher complètement l'emploi -du système dans certains cas.
Pour éviter ces inconvénients, on a déjà préconisé, pour la commande ,de tels moteurs, l'emploi 4'é1eetrodes pouvant venir au co*n- tact du liquide et fermant alors un circuit électrique -de commande.
Mais -dans ces ins tallations connues, l'alimentation des élec trodes ne se fait pas. par un circuit principal à retour par la terre, mais par une source de courant distincte, par exemple par l'inter médiaire .d'un transformateur, le circuit auxi liaire des électrodes comportant seul une mise à la terre. Cette disposition rend précaire le fonctionnement du système. En effet, son bon fonctionnement exige que l'impédance & la bobine & relais prévue pour la commande du moteur soit très grande par rapport à la. résistance propre du circuit.
Il faut pour cela que la terre soit très franche et de résistance faible.
A cet effet, dans le dispositif selon l'in vention de commande automatique d'un mo teur électrique en .dépendance -de variations du niveau d'un liquide .dans un réservoir -à l'aide d'au moins une électrode pouvant ve nir au contact du liquide et fermant alors un circuit,
l'électrode est alimentée par un ré seau électrique ayant son neutre ou son re tour normal par la terre et est connectée de façon à fermer ledit circuit par la terre. On réalise ainsi une terre -de résistance pratique ment nulle permettant le fonctionnement correct -du dispositif dans tous les cas, que l'électrode soit intercalée dans le circuit d'ali mentation du moteur ou que la commande de ce dernier circuit se fasse à l'aide d'une bo bine .de relais.
On peut imaginer de nombreux modes de réalisation et .d'application ,de l'invention. Les descriptions qu'on donne ci-après à titre d'exemple ne sont pas limitatives.
<I>Exemple 1:</I> Emploi d'une électrode unique insérée sur le circuit principal d'un groupe électro- pompe.
Soit à régler les niveaux .d'un bassin d'as piration de telle sorte que la pompe démarre au point haut et s'arrête lorsque le niveau de l'eau est redescendu d'une quantité détermi née.
Une des bornes -du moteur est reliée au fil -de phase, l'autre à l'électrudedisposée .dans le bassin .de telle sorte qu'elle vienne au con tact -de l'eau pour un niveau déterminé. A ce moment, le courant s'établit entre phase et terre à travers le moteur, l'électrode et l'eau du bassin formant prise .de terre. Le groupe motopompe est mis -en route. Il s'arrêtera au tomatiquement quand le contact sera rompu entre l'électrode et l'eau du bassin.
Pour pro longer la durée du contact de l'eau et -de l'électrode .de façon à éviter,de trop fréquents démarrages et arrêts -du groupe, l'électrode peut ,être logée dans un tube solidaire .du bassin, ouvert à la hauteur ,du niveau de dé- marrage, et muni à -sa partie inférieure d'un ajutage de faible section retardant l'é.c0u1e- ment de l'eau à l'intérieur du tube, lorsque le niveau du bassin commence à baisser.
Les dimensions .du tube et de l'ajutage détermine ront la durée de l'écoulement en fonction (le l'abaissement du plan d'eau dans le basin. <I>Exemple 2:</I> Emploi -de deux électrodes.
A) Cas -de moteurs contrôlés par les hau teurs d'eau d'un réservoir, de telle sorte qu'ils démarrent au niveau supérieur et s'arrêtent au niveau inférieur.
La figure du .dessin .donne le schéma .du dispositif qui comporte: Une électrode A placée au niveau supé rieur du réservoir R et reliée .à l'extrémité d'une bobine de relais B dont l'autre extré mité est connectée à une phase -ou à un pôle d'un circuit se fermant par la terre, Une électrode C placée au niveau infé rieur et reliée -à la même extrémité de la bo bine B, Un contacteur D à un ou plusieurs pôles commandé par la bobine de relais B et fer mant ou ouvrant le circuit d'alimentation M -d'un ou plusieurs moteurs ou .de leurs .dé marreurs, Un contacteur E mécaniquement solidaire du contacteur D,
et agissant dans le même sens pour fermer ou ouvrir le circuit reliant l'électrode inférieure C à la bobine de re lais B.
Le fonctionnement de ce .dispositif est le suivant: Le réservoir est supposé mis électrique ment -à la terre.
Soit les contacteurs D et E en position d'ouverture. L'eau s'élevant dans le réservoir B vient au -contact de l'électrode A. Il s'éta blit alors un circuit entre phase -et terre au travers de la bobine de relais, provoquant le passage d'un courant et le mouvement des contacteurs. D et E qui viennent fermer leurs circuits respectifs. Le moteur démarre.
Lors que l'eau redescend à l'intérieur -du réservoir B et qu'elle quitte le contact de l'électrode su- périeure A, le courant n'est pas interrompu clans la bobine de relais, grâce à l'électrode inférieure C qui, par l'intermédiaire du con tacteur E, maintient la fermeture du circuit entre phase -et terre. C'est seulement au mo ment où le niveau descendra au-dessous de l'électrode C que ce circuit sera interrompu.
Vil ressort, un contrepoids ou tout autre dis positif .de rappel ramène alors les contacteurs D et E dans leur position d'ouverture. Le mo teur s'arrête.
Lorsque l'eau remonte dans le réservoir, elle revient tout d'abord au -contact de l'élec trode inférieure C. Mais celle-ci se trouve à ce moment isolée de la bobine de relais du fait de l'ouverture du .contacteur E. Aucun courant ne s'établit dans la bobine jusqu'au moment où l'eau revient au eolntact,de l'élec trode supérieure A et rétablit le circuit entre phase et terre de la bobine. Le cycle recom mence alors comme précédemment.
B) Cas de moteurs contrôlés par les hau teurs d'eau d'un réservoir de telle sorte qu'ils démarrent au niveau inférieur et s'arrêtent au niveau supérieur.
La. fig. 2 donne le schéma du dispositif convenant à ce cas et qui est analogue au pré cédent. Il comporte également: une électrode supérieure A, une électrode inférieure C, une bobine de relais B commandant: un contaeteu.r D sur le circuit d'alimenta tion du moteur M, un contacteur E sur le circuit reliant l'électrode inférieure à la bobine de relais.
A la différence du premier dispositif, le contacteur E agit en sens inverse du contac teur D. Il s'ouvre quand celui-ci se ferme et inversement. Le courant dans la bobine de relais agit dans le sens de l'ouverture du -cir cuit du moteur M.
Dans ces conditions, 1_e fonctionnement du dispositif est l'inverse du précédent.
Lorsque l'eau à l'intérieur -du réservoir s'abaisse au-dessous de l'électrode C, le cou rant du relais est rompu. Un dispositif de rappel F ouvre le contacteur E et ferme le ,contacteur <I>D</I> du circuit 1V1. Le ou les moteurs démarrent.
L'arrêt est provoqué par le contact de l'eau avec l'électrode supérieure A qui, en ré tablissant le circuit de la bobine, ouvre le -contacteur Det ferme le contacteur E.
Ces dispositifs sont applicables en parti culier à la commande de groupes moto pompes destinées à maintenir les niveaux d'un réservoir entre .des limites déterminées. Ils conviennent aussi bien @à des réservoirs ouverts qu'à des réservoirs fermés et sous pression. Exemple <I>3:</I> Emploi de -deux électrodes pour la com mande de vannes de réglage.
Soit à régler l'ouverture d'une vanne pla- eée sur l'écoulement d'un réservoir tampon, de façon à maintenir à peu près constant le niveau du réservoir.
Quand le niveau tend à monter, la vanne doit être mue dans le .sens de l'ouverture. In versement elle doit se fermer lorsque le ni veau a tendance à baisser. La commande de la vanne doit donc .comporter deux sens -de rotation.
A cet effet, on .disposera de part et d'au tre .du niveau à régler, et à une -di-stance,d'au- tant plus faible que -ce réglage .devra être plus précis, deux électrodes. L'électrode supérieure fermera au -contact de l'eau, lors du mouve ment ascendant du niveau, un circuit auxi- liaïre de contacteur provoquant l'enclenche ment -de ce dernier et le démarrage .du moteur dans le sens voulu.
Tant que le contact subsiste, le moteur tourne et la vanne conti nue à s'ouvrir jusqu'à ce que le niveau s'a baissant au-dessous -de l'électrode supérieure, le contact est rompu et le contacteur .déclen ché, arrêtant ainsi le mouvement :du moteur et de la vanne. Si le niveau continue à baisser, il rompra le contact avec l'électrode infé rieure.
Cette dernière -est insérée sur le circuit d'un solénoïde ou d'un électro-aimant dont l'armature, lorsqu'elle est libérée par manque de courant, vient fermer un autre circuit auxiliaire -d'un deuxième contacteur provo quant le démarrage du moteur de la vanne dans le sens inverse du premier.
La vanne se meut alors dans le sens -de la fermeture et le mouvement -continue jusqu'à ,ce que le ni veau en remontant rétablisse le contact avec "électrode inférieure. A ce moment, l'arma ture est rappelée, ouvrant ainsi le circuit auxiliaire du deuxième -contacteur qui, par son déclenchement, provoque l'arrêt ,du mo teur. Le processus continue jusqu'à ce que le niveau retrouve son équilibre entre les deux électrodes.