Procédé de production de chaleur à partir d'huiles lourdes et dispositif pour la mise en #uvre de ce procédé. L'emploi des huiles lourdes de pétrole n'est pas possible dans les gazéificateurs déjà utilisés pour les combustibles légers, du fait que, dans les conditions de température auxquelles l'huile se trouve soumise et à cause de la disposition des conduits, il se produit constamment des dépôts de charbon et de goudron qui obstruent rapidement l'ap pareil.
L'objet de la présente invention est un procédé de production de chaleur à partir d'huiles lourdes, pouvant plus spécialement être mis en oeuvre avec des appareils tels que poêles, chaudières à eau, radiateurs, appa reils de chauffage, réchauffeurs d'air, etc., où il est nécessaire d'écarter tout système à base de pulvérisation du combustible liquide froid.
L'invention se réfère également à un dis positif pour la mise en #uvre de ce procédé. Suivant, ce procédé, l'huile est soumise à un chauffage à température très élevée dans un dispositif de gazéification, de manière à en produire une -décomposition et à obtenir un mélange .de gaz, de vapeurs et de poudre de charbon finement divisé, mélange qui est en suite brûlé avec addition -d'air à l'aide -d'un brûleur dont la flamme sert en même temps à chauffer le dispositif de gazéification. Cela permet de soumettre l'huile à un processus thermique bien -déterminé, de manière à ob tenir un fonctionnement continu, sans obs truction des conduits.
Suivant la température à laquelle l'opé ration se passe, on pourra former un produit gazeux à molécules plus ou moins légères.
La transformation agit utilement sur l'huile en engendrant des hydrocarbures moins denses, ,de l'hydrogène libre et du coke de pétrole, ce qui permet d'obtenir un mé lange gazeux parfaitement comburant, qui brûlera sans inconvénients.
Le traitement chimique peut être conduit de façon que le cracking soit suffisamment efficace pour éviter toute formation -de rési- dus denses et de goudrons dans les conduits, etc.
Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, représente une forme d'exécution d'un dis positif pour la mise en oeuvre de ce procédé.
La fig. 1 la représente partiellement vue par-dessus avec coupes partielles; La fig. 2 en est une coupe verticale dans le sens longitudinal de fig. 1; La fig. 3 montre en coupe une variante de la chambre de surchauffage représentée en fig. 1; La fig. 4 est une variante d'une buse -de mélange de gaz et d'air; La fig. 5 montre une vue partielle laté rale de la buse avec l'embouchure du gazéifi- cateur en coupe ainsi qu'un dispositif à poin teau de réglage et de nettoyage prévu sur ladite embouchure; La fig. 6 est une vue en plan, partie en coupe, de la buse, avec l'embouchure du ga- zéificateur et le dispositif à pointeau.
Le combustible froid qui provient d'un réservoir sous pression d'un système connu, arrive à la buse 2 qui présente un orifice 3 à débit réglé, de manière qu'il ne puisse passer qu'une quantité de combustible en rapport avec celle que le réchauffeur ou gazéificateur peut transformer.
L'huile passe ensuite dans un tube 4 qui est chauffé légèrement à son extrémité, mais qui l'est de plus en plus au fur et à mesure qu'il se rapproche,, de la flamme du brûleur situé sous la chambre de surchauffage 1, dans laquelle débouche ledit tube 4.
Par ce moyen, on évite la formation de coke dans la buse 2, mais non dans le tube 4. dans lequel commence le cracking qui se prolonge jusqu'à la sortie. Pour que des dé pôts n'obstruent pas ce tube évaporateur, on lui donne un diamètre suffisamment grand et on prévoit son démontage facile pour per mettre son nettoyage.
Dans la chambre de surchauffage 1 qui a une forme de cuvette plate logée dans le cratère du brûleur, se produit le réchauffage destiné à provoquer la décomposition de l'huile en hydrocarbures légers, de constitu- tion chimique plus simple, avec précipitation ,de carbone. Ce carbone se trouve à l'état fine ment divisé et il peut suivre sans obstacle le chemin parcouru par le gaz, qui entre dans un .serpentin 5 enroulé en une ou plusieurs spires autour de la chambre 1. Finalement, les gaz sortent par l'embouchure -de sortie 6. Dans ledit tube 5, l'opération :du cracking se termine en raison -de la température maxima qui y règne, puisque ce tube se trouve placé directement en contact avec la flamme.
L'embouchure 6 présente la caractéristi que d'avoir son orifice -de sortie 16 en forme -de cône renversé, c'est-à-dire avec la pointe rentrant .dans l'intérieur du tube 5. De cette manière, les particules -de coke entraînées tendent à s'accumuler à la base -du cône, à une certaine distance de l'orifice de sortie et non pas vers cet orifice ou .dans cet orifice même, comme cela se produit dans les embouchures ordinaires à fond plat ou conique, dont la pointe est dirigée vers l'extérieur.
Finalement, à la sortie de l'embouchure 6, les gaz passent dans la buse 7 et arrivent à la bouche 8 pour se diriger dans le brûleur 9, où se complète le mélange avec l'air.
Le mélange gazeux qui sort par la bouche 8 pénètre dans un distributeur annulaire 19 et sort par une série de petits orifices laté raux 10, grâce auxquels on obtient une flamme en forme de couronne, dirigée vers l'intérieur et qui permet de chauffer, outre l'ustensile posé sur l'appareil, également le dispositif qui transforme par l'opération du cracking, l'huile lourde en gaz combustible.
Enfin, pour -que le combustible, par exemple l'alcool, qu'on verse dans le brûleur pour le réchauffer lors de la mise en marche, tombe bien sur le plateau inférieur 29 et ne puisse se répandre, on pourrait prévoir facul tativement un tube 11 (fig. 3) qui traverse la chambre 1 et qui serait assemblé avec ses pa rois supérieure et inférieure, contribuant ainsi à augmenter la solidité -de ladite cham bre.
Dans la variante fig. 4, on a agencé sur. la buse 7, à sa. partie basse, une purge cons- tituée par une cavité ou poche 12, avec ro binet d'un système quelconque. Sur le dessin, on remarque la cavité 12 pourvue de canaux 13 et 14 et d'un pointeau 15, dont la combi naison permet d'évacuer à l'extérieur les dé pôts liquides qui pourraient s'accumuler dans la buse et qui rendraient difficile la marche du brûleur, plus particulièrement à l'allu mage.
Le dispositif de pointeau représenté en fig. 5 et 6 a pour but d'obtenir et de mainte nir facilement une marche régulière et par faite du brûleur et de permettre de régler la force de la flamme ainsi que de nettoyer, quand il convient, l'orifice de l'embouchure 6 du gazéificateur. Ce dispositif est composé d'une aiguille conique 17, prolongée par un bras 21 qui sert à la fixer dans une tige 18, guidée, par exemple, en 25 et 28. La tige peut être munie d'un bouton de commande 24, à ressort de rappel 23 et d'une vis de fixation 20, permettant le changement de l'aiguille.
L'aiguille 17 pénètre toujours dans l'ori fice de l'embouchure 6 par où sort le gaz à travers une section plus ou moins grande, suivant que l'aiguille pénètre plus ou moins dans ledit orifice.
Le réglage a lieu par le déplacement dans un sens ou dans l'autre de la tige 18. Avec cette disposition, on pourrait combiner tout mécanisme connu de freinage, de blocage ou de commande par vis, pour fixer l'aiguille dans sa position.
Pour nettoyer l'orifice de l'embouchure 6, il suffit de pousser en avant la tige 18, son mouvement étant limité toutefois de manière que l'aiguille ne puisse fermer totalement l'orifice en question, ce qui risquerait d'é teindre le brûleur.
Les divers détails accessoires qui sont en core représentés au dessin sont: un ressort- tampon 23, des guides 26 et 22 de l'aiguille et une rainure 27 dans la bouche de la buse, destinée à permettre l'entrée de l'air.
Cette aiguille extérieure, de position va riable, a beaucoup d'avantages: Tout d'abord elle permet en effet de nettoyer l'orifice de la bouche sans recourir à des aiguilles séparées, d'emploi incommode et souvent impossible. Ensuite, on peut régler la force de la, flamme d'une manière simple et avec un dispositif complètement extérieur au gazéificateur, de sorte que ce réglage est par suite beaucoup plus simple.
L'aiguille peut en outre être facilement remplaçable et sa position dans l'orifice de l'embouchure 6 a pour conséquence d'empê cher l'accumulation du carbone sur ledit ori fice.