Garniture de friction pour frein. La présente invention a pour objet une garniture de friction pour frein des véhicules antomobiles et autres, mais convenant aussi à différents autres usages.
Elle est caractérisée en ce qu'elle est cons tituée de laine minérale formée de scories de haut-fourneau agglomérée avec un liant.
Ce liant peut être une résine synthétique, la bakélite par exemple, du latex, ou tout autre produit, mélangé ou non avec d'autres.
Les garnitures de friction pour frein faites en cette matière très adhérente sont très ré sistantes à l'usure et ont un coefficient de freinage très élevé.
A titre indicatif et non-limitatif, il est donné les proportions approximatives d'un mélange permettant d'obtenir une matière donnant satisfaction et constituée: de laine minérale de scories de hauts-fourneaux: 500 gr environ, liant: bakélite, latex ou tout autre produit: 500 gr.
Ce mélange peut varier et) proportions et comporter encore des produits autres que ceux énumérés ci-dessus, En particulier, il peut y être ajouté des produits de charge tels que: un calcaire en poudre, de la sciure, fibres ou poussière de bois, un charbon ou un métal en poudre, etc. L'adjonction de l'une ou l'autre de ces matières ou de plusieurs d'entre elles peut être faite pour en augmenter le volume ou diminuer son coefficient d'adhérence et par suite aug menter sa résistance à l'usure, ou bien encore pour l'assouplir.
La garniture selon l'invention peut être préparée comme suit: Après brassage des divers produits pour obtenir une masse homogène, le mélange est versé dans un moule métallique comportant un couvercle dont la face interne est aména gée pour tracer à la surface de la matière moulée et plus ou moins profond, des stries, par exemple, ou tout autre dessin.
Contre la face interne du moule inférieur peut être disposé un treillage métallique, un tissu ou autre destiné à renforcer la gar niture notamment dans le cas où la face in terne de la partie supérieure du moule ou couvercle comporte des nervures ou stries profondes; puis par le moyen de vis de pres sion, par exemple, la matière est comprimée par serrage des deux parties du moule.
On retire ensuite le couvercle du moule dont le dessin figurant sur la face interne est imprimé par compression dans la matière et on place ledit moule et la matière conte nue dans une étuve chauffée pendant le temps nécessaire à la cuisson du mélange. La durée de cette opération et la température de chauf fage varient suivant le liant employé et l'épais seur des pièces.
Avant ou après la cuisson, on peut aussi employer tout autre procédé que celui in diqué ci-dessus, par exemple le cylindrage, pour imprimer des striures dans la matière.
On obtient ainsi toute largeur ou toute longueur de garniture désirée employable telle que, ou débitée en segments ou bandes de dimensions inférieures, cette matière ayant l'avantage de donner des coupes franches.
Après refroidissement et démoulage du moule inférieur, rectification de ses surfaces, et s'il y a lieu vernissage ou peinture, cette matière est prête à être utilisée.
Les garnitures de frein ainsi obtenues sont faciles à fabriquer et économiques et possèdent une adhérence et une grande résistance à l'usure.
Le dessin schématique ci-annexé, donné à titre d'exemple, représente un moyen de mou ler la garniture de frein objet de l'invention.
Fig. 1 montre la partie inférieure du moule garnie de matière.
Fig. 2 montre le moule fermé.
Fig. 3 montre la partie inférieure du moule garnie après l'enlèvement du couvercle. Dans la partie inférieure a du moule, où peut être étendu un treillage métallique b par exemple, destiné à renforcer la garniture, on étend le mélange c.
Puis on ferme le moule avec le couvercle d dont la face interne comporte le dessin à obtenir dans la matière, par exemple des stries allant jusqu'au treillage métallique ou pres que, afin de produire le découpage destiné â lui permettre de mieux épouser la forme des mâchoires de freins à garnir. Une pression est ensuite exercée par une presse, une vis ou autre moyen pour bien imprimer définiti vement les formes de cette face du moule, que l'on enlève pour la cuisson à l'étuve de cette matière toujours contenue dans la partie inférieure du moule.
A la sortie de l'étuve, la matière est retirée du moule inférieur en vue de sa finition.