CH208587A - Procédé pour réaliser des réactions entre un métal à l'état liquide et une matière réagissante solide. - Google Patents

Procédé pour réaliser des réactions entre un métal à l'état liquide et une matière réagissante solide.

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CH208587A
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Societe D Electrochimie Ugine
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Electrochimie Electrometallurg
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Description


  Procédé pour réaliser des réactions entre un métal à     Pétat    liquide  et une matière réagissante solide.    Il est de pratique courante en métallurgie  de traiter des bains de métaux fondus à l'aide  de matières solides. C'est ainsi qu'il est  connu, par exemple, de traiter l'acier fondu  par le carbone en vue de la désoxydation et  éventuellement de la     recarburation.    On a  même suggéré de brasser l'acier avec du car  bon-e par basculement du convertisseur et  très courts soufflages ou par transvasements       sans    indiquer d'ailleurs les conditions d'une       telle    opération.  



  Il est également connu de traiter le cuivre  par des matières renfermant du carbone, en  vue d'obtenir une désoxydation poussée, mais  les réactions sont généralement lentes et doi  vent être     effectuées    dans des fours.  



  On a proposé, en particulier pour le cui  vre, pour améliorer le contact entre les ma  tières réagissantes, de noyer le carbone au  sein du cuivre en remplissant complètement  de morceaux de coke le four électrique où l'on    opère, mais, malgré ces précautions et malgré  l'amélioration qui en résulte, il     est    indispen  sable     pratiquement    de faire des apports de  chaleur extérieure et, en outre, il est néces  saire de mettre en     oeuvre    des quantités de coke  considérables, ce qui provoque une consomma  tion d'énergie électrique encore accrue.  



  Enfin, qu'il s'agisse de traiter par     des    ma  tières solides du fer, du cuivre ou d'autres  métaux, les méthodes     mises    en     oeuvre    par la       pratique    actuelle, non plus. que celles suggé  rées jusqu'ici, ne peuvent conduire, sans au  tre, à l'équilibre avec les corps réagissants,  ce qui entraîne la nécessité d'employer ces  corps en grand excès et, en outre, conduit à  des résultats très irréguliers d'une opération  à l'autre.  



  La présente     invention    a pour but     d'éviter     les inconvénients     qui    viennent d'être rappelés  et, notamment, de provoquer des réactions ra-      Aides et régulières entre un métal à l'état  fondu et un     corps    solide.  



  Cette     invention    comporte un procédé pour  réaliser des réactions entre un métal à l'état  liquide et une matière réagissante solide, par  transvasements, caractérisé en ce que, pour  obtenir une réaction rapide, poussée et don  nant un résultat prédéterminé entre le métal  et une matière     réagissante    solide difficile à  mêler avec le métal traité, on soumet simul  tanément le métal liquide et la matière solide       réagissante    à des versements     successifs    que  l'on réalise avec une énergie suffisante pour  assurer, au cours des versements, un mélange  intime et turbulent de la matière solide     réa-          gissante    et du métal.  



       Le    procédé est particulièrement utile dans  le     cas    on la matière solide réagissante est de  densité plus faible que le métal.  



  De préférence, dans la mise en     oeuvre    du       procédé,    l'ensemble des éléments est soumis à  des     intermélanges        énergiques        successifs    répé  tés à de courts intervalles de temps, en utili  sant, par exemple, à cet effet, un appareil  formé de deux capacités, opposées bouche à  bouche et se prolongeant en quelque sorte  l'une l'autre et disposées de manière que leur  contenu puisse être déversé de l'une dans l'au  tre et réciproquement, ces capacités étant ani  mées, à     cet    effet, de mouvements d'oscillation  ou de rotation.

   Le métal liquide et le corps  solide que l'on désire faire réagir, sont in  troduits dans l'appareil et celui-ci est     soumis     à une série d'oscillations ou de rotations suc  cessives.     Le    rapport entre le volume de cha  que capacité et la charge de métal et de     corps          réagissant    solide qui y est introduite pour  traitement est choisi tel que la hauteur de  chute de ladite charge d'une des capacités  dans l'autre soit suffisante pour que le corps  solide soit entraîné dans le métal et fortement  mélangé avec lui et qu'il se produise de forts  remous.  



  En opérant ainsi, la. rapidité des réac  tions est telle que, même dans le cas de réac  tions endothermiques, aucun apport de cha  leur n'est nécessaire.    II importe toutefois de bien préciser com  ment doivent être effectués ces     intermélanges          successifs    pour la réussite de l'opération.

   Si  l'on     suppose    que l'une des poches de l'appa  reil     contient    du métal liquide sur lequel on  a jeté, par exemple, des morceaux de char  bon de bois et que l'on verse lentement le  métal de     cette    poche dans l'autre poche de  l'appareil, le charbon de bois ayant une den  sité beaucoup plus faible que le     métal,    reste  à la surface du bain et il ne produit qu'une  réaction très lente et irrégulière.  



  Si, au     contraire,    le métal est versé avec  force, la. totalité ou une grande partie du  charbon est entraînée au sein du métal et mé  langée énergiquement avec lui et     l'expérience     montre qu'alors la rapidité de la réaction  augmente dans     des    proportions très impor  tantes ainsi que la     régularité    des     résultats     obtenus.  



  C'est     ce    phénomène d'entraînement et de  mélange énergique du corps solide au sein du  métal qu'il y a lieu de rechercher;     cet        entra.î-          n.ement    est du reste aussi     facilité    par les re  mous qui se produisent lors du choc du mé  tal fondu     contre    les parois.  



  Il importe, en tout     cas,    que le versement  du métal et du     corps        réagissant    soit suffi  samment énergique pour qu'il y ait pénétra  tion des     morceaux    de l'élément réagissant au  sein du     métal    et. production de forts remous,  condition d'autant plus difficile à réaliser que  les différences de densité entre le     corps    réa  gissant et le métal sont plus élevées. Ce ré  sultat peut être obtenu de la façon la plus  simple, par exemple dans le     type    d'appareil  décrit ci-dessous.

   A chaque     oscillation,    il se  produit un fort, mélange avec interpénétra  tion     des    éléments en présence; au bout d'un  certain nombre de     versements    énergiques  d'une capacité dans l'autre, et réciproque  ment, l'équilibre entre le métal et le     corps     réagissant est atteint.  



  Plus la force du versement. sera grande,  plus les réactions seront rapidement effec  tuées, toutes choses étant     égales    par ailleurs.  



  Si la réaction entre le corps solide et le  métal donne lieu à la production d'un     corps         solide ou liquide peu volatil, il y a intérêt  à verser le plus rapidement possible. Il con  vient également, dans ce cas, que le corps so  lide soit de préférence introduit dans l'appa  reil sous une forme suffisamment divisée, par  exemple sous forme de petits morceaux, de  grains, ou même     éventuellement    de poudre.  



  Si, au contraire, l'action du corps solide  sur le métal donne naissance à un     corps    ga  zeux -ou très volatil, des précautions devront  être     prises    pour que la rapidité de la réaction  ne soit pas telle qu'elle conduise à une expul  sion de métal hors de l'appareil ou même à  une explosion. Outre que l'appareil devra être  convenablement ouvert pour permettre la sor  tie des gaz au fur et. à mesure de leur for  mation, deux moyens d'action pourront être  mis en     ceuvre    pour régler l'allure de la réac  tion:  1.

   Ralentir la rapidité des versements suc  cessifs.     Mais,    dans     ce    cas., il faut cependant  que le versement reste suffisamment éner  gique pour qu'il y ait pénétration du corps  solide au sein du métal fondu et mouvements  de remous de la masse, conditions essentielles  pour qu'ils y ait réaction rapide.  



  2. Introduire périodiquement, par frac  tions, les     quantités    de matières solides en pro  portions dosées (à chaque versement par  exemple), ou encore sous une forme moins  divisée. Il y a, dans ce cas, intérêt à ne pas  utiliser de poudre trop fine, celle-ci risquant  d'être entraînée     partiellement    par les gaz qui  se dégagent.  



  Le réglage sera effectué pour chaque trai  tement particulier, par des essais préalables.  Le procédé faisant l'objet de l'invention  est susceptible d'être appliqué dans des condi  tions avantageuses dans un appareil du     type     représenté     schématiquement,    à titre d'exem  ple, au dessin ci-annexé.  



  L'appareil comprend deux capacités 1 et  2 relativement     profondes,    réunies l'une à l'au  tre bouche à bouche et communiquant entre  elles avec ouverture à l'air libre par le moyen  d'une embouchure médiane 3. Ces deux capa  cités sont     constituées    par une enveloppe mé  tallique 4 pourvue d'un garnissage réfrac-    taire 5. L'ensemble est monté sur un axe 6,       susceptible    de     tourner    dans des     paliers-          supports    7 et reçoit un mouvement alternatif       d'oscillation    au moyen d'un     mécanisme    mo  teur approprié de type connu (non repré  senté).

   Ce mouvement amène tour à tour cha  cune des capacités 1 et 2 dans une position  alternativement et respectivement haute ou  basse avec une     inclinaison        suffisante    pour  que son contenu se précipite énergiquement  de la plus grande hauteur possible dans l'au  tre capacité. Cet effet peut être facilité en  donnant d'abord une vitesse     suffisante    pour  que la     force    centrifuge maintienne ou tende à  maintenir la charge vers le fond de la capa  cité qui la contient, puis en faisant décroître  brusquement     cette    vitesse lorsque le fond du  récipient va atteindre ou     atteint    1e haut de  sa course.  



  On peut parfaitement     utiliser    un appareil  animé non pas d'un mouvement d'oscillation,  mais d'un mouvement de rotation à vitesse  constante ou au contraire variable comme  précisé ci-dessus pour l'appareil     oscillant,    et  dans lequel l'orifice de chargement et de cou  lée serait placé dans la     partie    centrale de  l'appareil, le bec de coulée se trouvant dirigé  parallèlement à l'axe de rotation, et     ménagé,     par exemple, dans     l'épaisseur    d'un tourillon.  



  On a donné ci-après trois exemples d'ap  plications du présent procédé à diverses opé  rations métallurgiques.:  <B><I>10</I></B>     Désoxydatiov   <I>du cuivre.</I>  



  On a introduit dans     l'appareil    une tonne  de cuivre fondu très oxydé contenant 1,1  d'oxygène. On a ajouté en même temps 5 kg  de charbon de bois préalablement chauffé et  l'on a effectué plusieurs     oscillations.    A cha  que versement, il se produisit un bouillonne  ment très actif. On ajouta 800 grammes de  charbon de bois toutes les quatre oscilla  tions. Au bout de quelques minutes, la te  neur en oxygène était tombée à 0,02 %. Le       cuivre    était     resté    parfaitement fondu.  



  <I>20 Désoxydation de l'acier.</I>  



  On a introduit dans un appareil analogue  à celui décrit ci-dessus, trois     tonnes    d'acier      extra doux dont la teneur en oxygène était  de<B>0,070%.</B> On a introduit en même temps  12 kg de coke non sulfureux. On fit osciller  l'appareil et au bout de deux minutes envi.       ron,    on obtint. un acier renfermant 0,4% de  carbone et dont la teneur en oxygène était       tombée    à     0,008%ü.     



  On a. donc pu ainsi, en partant d'un acier  extra doux très oxydé, obtenir en très peu  de temps un acier mi-dur dont la teneur en  oxygène était très basse.  



  Cet exemple montre que, grâce à la mise  en a     uvre    du procédé, on a pu arriver à réa  liser l'équilibre entre le carbone et l'oxygène  dans l'acier, équilibre qui n'est jamais atteint  dans les fours métallurgiques.  



  En outre, le rendement du carbone mis en  jeu a atteint un chiffre beaucoup plus élevé  que ceux que l'on atteint dans la pratique  avec les procédés déjà connus.  



  Rien ne s'oppose par ailleurs, si l'on veut  réaliser, au lieu d'un acier au carbone ordi  naire, un acier spécial. à ce que l'on ajoute  dans l'appareil, de     préférence        après    l'opéra  tion, des     éléments    d'addition à l'état solide  ou liquide, tels que silicium, manganèse,  chrome. nickel, etc., sous une forme de mé  tal ou d'alliage.  



  <I>30</I>     Fabrication   <I>de</I>     fonte.     



  On a introduit dans l'appareil, d'une part,  trois tonnes d'acier doux liquide provenant  d'une opération de convertisseur Thomas. La  teneur en carbone de cet acier était de 0,05 % ;  on ajouta, d'autre part, 20 kg de     coke    à faible  teneur en soufre.  



  On donna à l'appareil une série d'oscilla  tion... Il se produisit un bouillonnement actif  <B>dû</B> à l'action du coke sur l'oxygène dissous  dans le métal.     Le    bouillonnement     se    ralentit  au fur et à mesure que les oscillations se  poursuivaient.  



  On ajouta 20 kg de coke toutes les six       oscillations,    et, au bout de quelques minutes,  on obtint une fonte dont la     teneur    en carbone  était de 3,2 %.  



  On voit, que, alors qu'une telle carbura  tion effectuée dans un four aurait été extrê-         mement    longue, surtout si l'on avait cherché,  comme dans l'application qui vient d'être dé  crite, à atteindre des teneurs en carbone re  lativement élevées, cette application du pro  cédé a permis d'effectuer l'opération en quel  ques minutes sans aucun apport de chaleur  extérieure et.     ceci,    en     partant    d'un acier extra  doux     suroxydé.     



  On peut ainsi fabriquer très facilement; et  économiquement, en particulier, des fontes  non phosphoreuses en partant d'acier Thomas  extra. doux.  



  En arrêtant l'opération plus tôt, on aurait  obtenu un acier désoxydé dont. la teneur en  carbone aurait. été plus élevée que celle de  l'acier de départ et aurait. été réglée par le  moment où l'arrêt de l'opération aurait été  effectué.  



  Dans le     cas    où la température de fusion  du métal final est notablement inférieure à       celle    du métal initial, on peut utiliser des ca  lories devenues disponibles par suite des dif  férences de température en question. pour  augmenter finalement, sans dépense de cha  leur extérieure ou sans avoir à développer né  cessairement de la chaleur intérieure, le poids  du     métal    initial et cela sans modifier sensi  blement sa composition ou en la modifiant  dans le sens d'une addition d'élément d'al  liage.

   A     cet        #4fet,    on ajoute au bain de mé  tal, soit au cours de     l'opération    de traitement  par la matière solide, soit à la fin de l'opé  ration, c'est-à-dire une fois la transformation  du métal initial terminée, des morceaux, frag  ments ou déchets de métal ou d'alliage. Grâce  au fait que le bain métallique est à une tem  pérature supérieure à son point de fusion et       grâce    également à la rapidité des versements  successifs, les éléments ainsi ajoutés se dissol  vent rapidement: dans le bain, même s'ils sont       introduits    froids, et cela sans que le bain se  refroidisse au-dessous de la température qu'il  doit conserver par son utilisation ultérieure.  



  On obtient finalement, par récupération  des calories en excès qui, autrement, seraient  perdues, un poids de métal supérieur à celui  du métal initial augmenté de celui de la ma  tière solide     réagissante    qui a passé. dans le      métal; par exemple, s'il s'agit de la fabrica  tion d'une fonte, un poids de fonte supérieur  à celui de l'acier initial augmenté de celui  du carbone qui a passé dans la fonte.  



  La proportion des morceaux ou frag  ments de métal ou de déchets ou d'éléments  d'alliage qu'il est possible d'incorporer ainsi  au bain de métal est importante, pouvant  atteindre pratiquement 5     %,    et même davan  tage, du poids initial du métal, mais elle est  naturellement limitée par la quantité de ca  lories en excès disponible dans le cycle. Elle  dépend aussi de l'état de division dans le  quel se trouvent les matières à fondre; par  exemple, une mitraille ou ferraille fines ou  de la tournure seront     susceptibles    de se dis  soudre très rapidement.

   On peut déterminer  aisément cette proportion, dans chaque cas,  par le calcul ou mieux encore par     l'expé-          rience.    L'intérêt de     telles    additions métalli  ques dans l'appareil spécial mis en     oeuvre    ré  side dans l'utilisation particulièrement écono  mique qui est ainsi faite de ces matières et  des calories en excès, matières que l'on utilise  normalement par fusion au four électrique ou  au four Martin, c'est-à-dire avec dépense de  calories     extérieures.     



  On peut faire les remarques     suivantes    au  sujet de l'influence de la fréquence ou ca  dence des versements successifs et de la fré  quence d'introduction par fractions de la ma  tière réagissante.  



  Lorsque l'on fait basculer ou tourner au  tour de son axe l'appareil qui produit le  brassage du métal liquide et de la matière       réagissante    solide, le renouvellement des sur  faces de     contact    entre le métal et la matière  solide est d'autant plus important au cours  d'un temps déterminé que le nombre des ver  sements successifs du métal et du solide est  plus grand dans le temps en question.  



  Comme la rapidité de la réaction entre le  métal et le solide dépend en grande partie de  la rapidité de renouvellement de la. surface de  contact en question, l'opération sera     terminée     d'autant plus vite que la fréquence ou ca  dence des versements aura été, elle aussi, plus  rapide.    On peut en effet se représenter les phéno  mènes qui se passent dans chaque versement,  de la façon suivante: le métal et le solide sont  précipités d'une des chambres ou     capacités    de       l'appareil    dans l'autre chambre ou capacité.

    En tombant, le métal rencontre tout d'abord  le fond de la capacité où il tombe et rejaillit  sur les côtés de la     capacité    pour rebondir et  retomber vers le milieu de la     capacité.    Le so  lide entraîné par le métal pénètre sous la sur  face de     oelui-ci    et participe aux mouvements  de     rejaillissement,    de rebondissement et de  tourbillonnement du métal.

   Les vitesses du  métal et du solide sont différentes en raison  de leur différence de densité et des     rejaillis-          sements,    qui peuvent être     différents,    du métal  et du solide sur le fond de la capacité et     sur          ses    côtés. La matière .solide,     moins    dense que  le ,métal,     tend    à être ramenée en     surface        mais     elle reçoit l'impact du métal qui continue à  tomber dans la capacité et aussi     celui    du mé  tal qui a rejailli sur les côtés de celle-ci.

   Elle  est donc     entraînée,    mais sa     vitesse    n'est pas  forcément, à tout moment, la même que     celle     du filet de métal dans     lequel    elle se     trouve     plongée. D'autre part, il se produit des tour  billonnements     locaux    dans des     directions    dif  férentes de celle que prend le filet de métal,  ce qui     donne    lieu à d'autres différences de vi  tesse     entre    le métal et le solide.  



  L'idéal serait évidemment, lorsqu'il n'y a  pas de danger à le faire,     d'entretenir    avec le  maximum de vitesse relative et de tourbillon  nement, 1e brassage du métal et du solide,  mais une fois qu'une des capacités s'est     vidée          dans    l'autre,     il    faut soulever la     deuxième     capacité pleine de métal et de matière solide  et reverser le tout dans la première capacité.  Donc une fois que le contenu d'une capacité  a entièrement passé dans l'autre, il     s'écoule     un certain temps avant que la masse ainsi  versée puisse être reversée dans la première  capacité.

   Pendant le temps qui s'écoule pour  faire     cette        opération,    il n'y a plus d'impact  vertical ou     quasi-vertical    de métal sur la ma  tière solide; il n'y a plus que des tourbillon  nements et ceux-ci diminuent rapidement  d'intensité. Une     fois    le versement en     question         effectué, il y a donc ralentissement du renou  vellement des     surfaces    de contact. On peut  dire qu'il y a une sorte de temps mort pen  dant lequel la vitesse de la réaction se ra  lentit.  



  On     peut    réduire     ce    temps. mort en aug  mentant la     fréquence    ou     cadence    des verse  ments. Plus la     fréquence    et. la     cadence    seront  rapides, moins il y     aura    de temps mort et  plus l'intensité moyenne du brassage au cours  des versements     successifs    sera élevée.  



  La cadence des versements successifs est  de préférence comprise entre deux et dix ver  sements par minute.  



  Lorsque la matière réagissante donne lieu  à une réaction très vive, il peut y avoir ten  dance à se produire des phénomènes qu'il con  vient d'éviter. Il peut, par exemple, y avoir,  par suite de la réaction du métal sur la ma  tière réagissante et inversement, un dégage  ment     de'chaleur    élevé par unité de poids des  matières en jeu. Il peut y avoir aussi déga  gement important de gaz par l'effet de la  réaction.

   Si dans l'un et 'l'autre     cas    on charge  simultanément     toute    la matière     réagissante    et  que l'on     procède    à un versement. violent, le  phénomène redouté se produirait     parce    que  le dégagement de chaleur, ou de gaz, instan  tané, serait trop grand. Dans le premier cas,  l'appareil pourrait être détérioré; dans le  deuxième cas les matières en réaction pour  raient être expulsées de l'appareil.  



  C'est pour     cela    que dans des éventualités  comme     celles    qui sont     rappelées    ci-dessus il       convient    d'introduire par fractions la matière  réagissante solide dans l'appareil, au cours  de versements successifs.  



       On    a intérêt évidemment à fractionner  le moins possible la matière     réagissante,    car  chaque fois que l'on veut introduire une frac  tion de     celle-ci    dans l'appareil il faut arrê  ter le mouvement de ce dernier,     ce    qui     cause     une perte de temps, donc une     augmentation     des frais de     production.    On cherchera donc à  diminuer le nombre des chargements tout en  se mettant à l'abri des phénomènes fâcheux.  



       Comme,    ainsi que nous l'avons vu, la ra  pidité de la réaction est fonction du renou-         vellement    des     surfaces    de contact entre le mé  tal et la matière     réagissante,    l'on a à sa dis  position, par le réglage de la     fréquence    ou       cadence    des     versements        successifs,    le moyen  de     fractionner    le moins     possible    le     total    de  matière réagissante à faire intervenir, sans  donner lieu aux phénomènes que l'on aurait  lieu de redouter.

   Dans     ce    sens, on fraction  nera la     matière        réagissante    de     manière        te'lde     que, pour un versement, le phénomène re  douté ne se produise pas, c'est-à-dire, par  exemple, que l'appareil ne soit pas détérioré  par .la chaleur ou que son contenu ne soit pas  expulsé par     les    gaz formés.

   Il faudra laisser       s'écouler    entre deux versements     successifs    un  temps suffisant pour que la     réaction    de la  fraction de matière     introduite    dans l'appareil,  sur le     métal,    soit terminée avant de faire un  deuxième versement.

   Ayant donc versé la  fraction maximum compatible avec une bonne  marche d'un versement, on ne fera pas le  deuxième versement avant que le tourbillon  nement, c'est-à-dire le brassage du métal et  du solide, ne soit     terminé,    ou tout au moins  suffisamment calmé pour ne pas craindre une  mauvaise marche de     l'opération.    On pourra       aussi,    avec cette même     fraction,    faire plu  sieurs versements à des intervalles plus  grands, jusqu'à     ce    que l'on puisse, sans dan  ger, introduire une nouvelle fraction et pour  suivre les versements.  



  On peut combiner la proportion de chaque  fraction de matière réagissante par rapport  à la     totalité    de     celle-ci,    avec     la        fréquence    des       versements,    de manière à     réaliser        dans    cha  que cas la marche la plus pratique, Il y aura  dans ce cas transaction entre le meilleur frac  tionnement et la plus grande rapidité de ver  sements     successifs    que     permet    l'appareil.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé pour réaliser des réactions entre un métal à l'état liquide et une matière réa- gissante solide, par transvasements, caracté risé en ce que, pour obtenir une réaction ra pide, poussée et donnant un résultat prédé terminé, entre le métal et une matière réagis- sante solide difficile à mêler avec le métal traité, on soumet simultanément le métal li quide et la matière solide réagissante à des versements successifs que l'on réalise avec une énergie suffisante pour assurer, au cours des versements, un mélange intime et turbu lent de la matière solide réagissante et du métal.
    SOUS-REVENDICATIONS: 1 Procédé selon la revendication, caractérisé en ce que les versements successifs sont effectués alternativement d'une capacité dans une autre. 2 Procédé selon la revendication et la sous- revendication 1, caractérisé en ce que les versements sont effectués dans un appa reil comprenant deux capacités placées bouche à bouche et montées sur un axe commun d'oscillation. 3 Procédé selon 1a revendication et la sous- revendication 1, caractérisé en ce que les versements sont effectués dans un appa reil comprenant deux capacités placées bouche à bouche et montées sur un axe commun de rotation.
    4 Procédé selon la revendication, pour ef fectuer une réaction entre un métal et une matière solide réagissante donnant .lieu à la formation d'un corps gazeux, caracté- risé en ce qu'on règle la force des verse ments de manière à faire pénétrer la ma tière réagissante dans le métal et à donner lieu à des remous de la masse sans tou tefois que le dégagement gazeux soit assez actif pour projeter à l'extérieur le con tenu de l'appareil utilisé pour l'opéra tion.
    5 Procédé selon la revendication, pour ef fectuer une réaction entre un métal et une matière solide réagissante donnant lieu à la formation d'un corps gazeux, caracté risé en ce qu'on règle la cadence des ver sements .de manière à faire pénétrer la matière réagissante dans le métal et à donner lieu à des remous de la masse sans toutefois que le dégagement gazeux soit assez actif pour projeter à l'extérieur le contenu de l'appareil utilisé pour l'opé ration.
    6 Procédé selon la revendication, pour effec tuer une réaction entre un métal et une matière solide réagissante donnant lieu à la formation d'un corps gazeux, caracté risé en ce qu'on règle la force et la ca dence des versements de manière à faire pénétrer la matière réagissante dans le métal et à donner lieu à des remous de la masse sans. toutefois que le dégagement gazeux soit assez actif pour projeter à l'extérieur le contenu de l'appareil utilisé pour l'opération.
    , 7 Procédé selon la revendication, pour ef fectuer une réaction entre un métal et une matière solide réagissante donnant lieu à la formation d'un corps gazeux, caracté risé en ce qu'on introduit la matière réa- gissante dans le cycle de fabrication par fractions successives dont 1a proportion, par rapport au métal, est suffisante pour assurer rapidement la réaction recherchée sans néanmoins conduire à une expulsion du métal hors de l'appareil utilisé pour l'opération.
    8 Procédé selon la revendication, .pour ef fectuer une réaction entre un métal .et une matière solide réagissante donnant lieu à la formation d'un corps gazeux, caracté risé en ce qu'on introduit la matière réa- gissante dans le cycle de fabrication par fractions successives dont la fréquence d'introduction est suffisante pour assurer rapidement la réaction recherchée sans néanmoins conduire à une expulsion du métal hors de l'appareil utilisé pour l'o pération.
    9 Procédé selon la revendication, pour ef fectuer une réaction entre un métal et une matière solide réagissante donnant lieu à la formation d'un corps gazeux, caracté risé en ce qu'on introduit la matière réa- gissante dans le cycle de fabrication par fractions successives dont la proportion, par rapport au métal, et la fréquence d'in troduction sont suffisantes pour assurer rapidement la réaction recherchée sans néanmoins conduire à une expulsion du métal hors de l'appareil utilisé pour l'opé ration.
    10 Procédé selon la revendication, caracté risé en ce que la matière solide réagis- sante est insoluble dans le métal en fu sion. 11 Procédé selon la revendication, caracté risé en ce que la matière réagissante so lide a une densité notablement. plus faible que celle du métal à l'état liquide. 1? Procédé selon la revendication, caracté risé en ce qu'on réalise les versements suc cessifs sans apport de chaleur extérieure.
CH208587D 1937-03-16 1938-03-11 Procédé pour réaliser des réactions entre un métal à l'état liquide et une matière réagissante solide. CH208587A (fr)

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Cited By (1)

* Cited by examiner, † Cited by third party
Publication number Priority date Publication date Assignee Title
DE1175256B (de) * 1961-04-25 1964-08-06 Rheinstahl Huettenwerke Ag Verfahren und Vorrichtung zum Entgasen von Metall-, insbesondere Stahlschmelzen, in einem evakuierbaren Schaukelgefaess

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* Cited by examiner, † Cited by third party
Publication number Priority date Publication date Assignee Title
DE1175256B (de) * 1961-04-25 1964-08-06 Rheinstahl Huettenwerke Ag Verfahren und Vorrichtung zum Entgasen von Metall-, insbesondere Stahlschmelzen, in einem evakuierbaren Schaukelgefaess

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