Machine automatique pour la fabrication des fermoirs à curseur. La présente invention a pour objet une machine automatique pour la fabrication des fermoirs 'à curseur. Cette machine est caracté risée par le fait que -des crampons provenant d'un magasin distributeur sont sertis sur un ruban-support qui se déplace d'une manière continue.
D'une manière générale, les machines semblables connues travaillent par saccades, c'est-à-dire qu'à chaque sertissage d'un cram pon sur le ruban, celui-ci est immobilisé ou tout au moins fortement ralenti. Il en résulte que les mécanismes sont soumis à des efforts d'inertie répétés et que, d'autre part, la, pro duction de la; machine est réduite du fait des arrêts périodiques. Ces inconvénients sont éli minés dans la machine suivant l'invention.
Les dessins annexés représentent, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig: 1 est une vue en élévation sché matique de l'ensemble de la machine; <B>'là</B> fig. 2 est une vue latérale schématique de l'ensemble -de la machine; la fig. 3 est une vue latérale avec coupe partielle d'un tambour distributeur de cram pons; la fig. 4 est une vue en élévation.- d'un dispositif culbuteur des crampons vers le ma- Basin vertical; la fig. 5 est une vue schématique, à échelle agrandie, des éléments principaux du dispo sitif culbuteur;
la fig. 6 est une -coupe suivant la ligne VI-VI des fig. 1 et 4; la fig. 7 est une coupe suivant la ligne VII-VII de la fig. 4; la fig. 8 est une -coupe suivant la ligne VIII-VIII de la fig. 1; la fig. 9 est une coupe longitudinale laté rale par le magasin vertical; la fig. 10 est une vue perspective schéma tique des éléments principaux formant le magasin vertical;
les fig. 11 et 12 schématisent le méca nisme contrôlant la sortie des crampons du magasin vertical; la fig. 13 est une vue en élévation de la partie inférieure de la pièce dorsale du magasin vertical; La fig. 14 est une perspective du méca nisme schématisé aux fig. 11 et 12; la fig. 15 est une demi-vue en plan du mécanisme de sertissage ou de fixation des crampons sur le ruban;
la fig. 16 est unë coupe suivant la ligne XVI-XVI de la fig. 15; la fig. 17 est une vue en élévation par tielle du pied du magasin et des éléments de sertissage; la fig. 18 est une vue en plan des dispo sitifs de 1a fig. 17; la fig. 19, est une vue schématique du dis positif de réglage de la longueur de fermoir fabriqué; la fig. 2.0 est une vue du dispositif précé dent, mais placé dans sa seconde position ca ractéristique;
la fig. 21 est une vue en élévation d'une forme d'exécution du dispositif .de réglage de la longueur de fermoir fabriqué; la fig. 22 est une vue perspective de l'élé ment d'enclenchement dans sa position active; 1a fig. 23 est une coupe suivant la ligne XXIII-XXIII de la fig. 21;
la fig. 24 est une coupe partielle du m#- canismë amortisseur du dispositif de réglage; la fig. 25 est une coupe suivant la ligne =II-XXV de la fig. 21; la fig. 26-est une coupe suivant la ligne XXVI-XXVI -de la fig. 21; la fig. 27 est une coupe suivant la ligne XXVIÏ-XXVII de la fig. 21.
Suivant cette exécution donnée à titre d'exemple, la machine se compose de trois parties essentielles: le distributeur de cram pons, le magasin et les mécanismes de fixa tion et autres.
Le distributeur de crampons comporte substantiellement deux coquilles 1, 2, oppo- siées et légèrement écartées d'une distance un peu supérieure à l'épaisseur des jambes des crampons. Cette distance est d'ailleurs va riable et réglable. L'une des coquilles com- porte des rainures 3, dont la section est légè rement supérieure à la section des bossages des crampons. Ces deux coquilles sont soli daires l'une de l'autre et tournent d'un mou vement continu autour de leur axe. Dans ce. but, l'une des coquilles est solidaire d'un disque ou plateau 4, en contact permanent avec un pignon au bout d'axe 5, dont la sur face est adhérente.
Par exemple, ce pignon d'entraînement 5 est recouvert d'une enve loppe en caoutchouc. L'axe 6 de ce pignon porte une poulie 7, qui est entraînée direc tement ou indirectement par un moyen mo teur approprié. En l'occurence, tla poulie 7 est actionnée par une courroie 8 du moteur (non représenté) à l'intervention d'une courroie intermédiaire 9 entourant deux poulies 10, 11, supportées par des axes secondaires. De ce fait, on peut, en établissant judicieusement les diamètres des différentes poulies 7, 10 et 11, du pignon 5 et du disque 4, obtenir l'en traînement du distributeur, suivant un mou vement continu et à une vitesse dûment pré réglée.
Les crampons sont amenés dans le distributeur par la partie centrale de la co quille 1, à l'intervention d'un conduit 12 pro longé dans sa partie supérieure par un récep tacle généralement en forme d'entonnoir (non représenté) contenant une certaine réserve de crampons. Ce distributeur est placé de telle manière que l'espace circonférentiel qui sé pare les deux coquilles 1 et 2 se trouve placé en regard de l'espace qui sépare deux plaques 13, 14 et qui entourent complètement le dis tributeur en se prolongeant vers le bas où elles sont limitées par un guide incliné 15.
La distance qui sépare les plaques 13 et 14 est substantiellement la même que celle comptée à partir du fond des rainures 3 jusqu'au bord de la coquille 2; cette distance est donc tris légèrement supérieure à l'épaisseur des cram pons, bossages compris. Il résulte de cette disposition que les crampons ne peuvent être évacués du distributeur proprement dit qu'à la condition que leurs bossages soient dirigés vers les fentes 3. Tous les crampons tombent donc entre les plaques 13 et 14 avec leurs bossages dirigés d'un môme côté. La plaque antérieure 13 sera avantageusement transpa rente.
Le guide incliné 15 est réalisé d'une ma nière très simple, puisqu'il suffit de substi tuer en cet endroit, à la plaque 13 par exem ple, une plaque 16 d'épaisseur plus grande que la première. L'épaisseur de la plaque<B>16</B> doit être telle -que l'espace qui subsiste entre elle et la plaque arrière 14 soit légèrement supérieur à, l'épaisseur des jambes des cram pons. Par ce fait, cette plaque 16 fait saillie vers l'intérieur de l'espace compris entre les plaques 13 et 14 et présente aux bossages des crampons un appui incliné, qui débouche dans le magasin vertical 17, à l'intervention d'un mécanisme de redressement 18.
L'ache minement des crampons vers le mécanisme 18 est facilité par un état de trépidation ou de vibration entretenu dans les plaques 13, 14 et 16, à l'intervention d'un dispositif vibreur actionné en l'occurence par un petit compres seur. Substantiellement, le vibreur est consti tué d'un piston 19, logé ,dans un cylindre 20, relié par un conduit 21 au compresseur 22. Le même compresseur alimente, via un con duit 23, un deuxième cylindre 24, dont le piston 25 sollicite la partie inférieure du ma gasin vertical 17.
Par une répétition à grande fréquence des mouvements alternatifs de pis tons 19 et 25 sollicitant la partie dorsale des guides et magasin, on provoque la trépidation des crampons en facilitant, par ce fait, leur acheminement vers l'endroit du sertissage.
Le guide incliné 15 débouche donc dans le mécanisme de redressement 18. Celui-ci est substantiellement constitué par un disque ro tatif 26 tangent au prolongement 27 du guide incliné 15 et à, l'origine 28 -du magasin-ver- tical 17. La périphérie du disque 26 est ren due rugueuse ou adhérente, par exemple, par un moletage ou une dentelure appropriée. Ce disque est monté sur un axe 2-9 qui porte une poulie 30 entraînée par une courroie 31 s'en roulant autour d'une poulie intermédiaire 3'2, elle-même 'entraînée par la courroie secon daire 9 déjà nommée.
La rainure ou ouver ture 33 prolongeant le guide incliné 15 se prolonge au droit de son point de tangence avec le disque 26 par un coude 34 et présente, dans sa partie terminale, un redent 35 for mant butée. A partir du coude 34, la largeur de la fente ou ouverture pour le.guidage des crampons est légèrement plus large, de ma nière à être supérieure à la largeur des bos sages. Cette disposition est maintenue sur toute la hauteur du magasin vertical 17.
Dès lors, les crampons tels que<B>%</B> 36 par exemple, venant du guide incliné 16, sont, en fin de course, entraînes par le disque rota tif 26 dans le sens indiqué par -la flèche f: Les crampons butent, par leurs bossages, contre le redent 3'5, tandis que leurs jambes continuent d'être sollicitées par le disque 26. Par ce moyen, les crampons culbutent, les branches dirigées vers l'avant et sont, dans cette position, entraînées d'une portion de tour par le disque 26, tout en étant guidés par - le prolongement de la fente ou ouver ture 3'3. Automatiquement, les - crampons sont ainsi amenés dans le magasin- vertical 17 avec leurs jambes dirigées vers le bas.
Le magasin 'vertical est constitué substantielle ment de deux montants 3@7, 38, écartés d'une distance légèrement supérieure à la largeur des crampons. Vers l'avant sont appliquées deux lattes longitudinales-<B>$</B>9, 40, laissant entre elles un espace légèrement. supérieur à la largeur du bossage -des crampons.
L'épais; seur des montants 37, 318 est supérieure à l'épaisseur des crampons. Le long de leur arête intérieure postérieure, ces montants 37, 38 présentent une encoche; respectivement 41, 42, dans lesquelles prend appui une tringle 43, maintenue en position correcte, par une série de vis 44, traversant la pièce dorsale 45. Les vis - de réglage 44 sont pourvues d'un contre-écrou 46.
Le but de cette disposition est de pou voir créer entre les crampons 3,6 et au moins l'un des éléments constitutifs du magasin vertical, en l'occurence la tringle 43,, un mou vement de glissement alternatif, dans le but de faciliter l'acheminement des crampons vers le mécanisme de sertissage tout en empêchant l'immobilisation des crampons, soit par ac crochage, soit pour toute autre raison. Ce mouvement alternatif peut être créé par -des dispositifs cinématiques divers.
Un mode d'exécution est schématisé aux fig. <B>9</B> et 10 annexées. Dans ce mode d'exécution, la pièce dorsale 45 présente à sa partie infé rieure une fenêtre 47 traversée par un étrier 48, solidaire de la tringle mobile 4 & Chaque branche de l'étrier 48 est traversée par une vis de réglage, respectivement 49, 50 et entre les points de ces vis vient se loger l'extrémité d'un levier 5,1 animé d'un mouvement alter natif d'oscillation.
Ce mouvement lui est com- muniqué par un idispositif simple à commande desmodromiquë. En effet, le levier 51 est so lidaire de l'une des extrémités d'un axe 52, dont l'autre extrémité est garnie d'une mani velle 53,, dont le bout libre est terminé par un galet 54, logé dans une rainure hélicoïdale 55 d'un disque ou tambour rotatif 56.
Celui- ci étant animé d'un mouvement de rotation continu, déplace le galet 54 d'un mouvement alternatif, lequel entraîne dans le même mou vement la manivelle 53, l'axe 52 et le levier 51. Ce dernier transmet donc à la tringle mo bile 43, via l'étrier 48, un mouvement recti ligne a)lternàtif.
Les crampons 36 sont appelés à s'ache- miner par gravité dans le magasin vertical. Ils se déplacent donc de haut en bas, les jambes dirigées vers le bas.
La tringle mobile 43\, qui constitue le guide postérieur des crampons, est animée d'un mouvement alternatif vertical, dont la fréquence est relativement élevée. On entre tient donc par ce fait en, permanence un mouvement relatif entre la tringle 43 et les crampons, ce qui empêche systématiquement ceux-ci d'être immobilisés dans le magasin. En effet, tout équilibre tendant à une telle immobilisation serait immédiatement rompu par la mobilité de la tringle 4,3 et les frotte ments que celle-ci entraîne.
Les différentes vis de réglage 44 s'échelonnant sur toute la hauteur de la pièce dorsale 45 du magasin vertical, permettent de régler d'une manière très précise la position de la tringle mobile 43 sur toute sa longueur. Les crampons 36 sont ainsi acheminés vers le pied du magasin vertical. Vers cet endroit, la pièce dorsale 45 (fig. 13) est tra versée par une ouverture 57, dont le profil rappelle celui du ruban-support et se compose donc d'une partie supérieure cylindrique, in férieurement prolongée par une partie droite.
Le ruban-support 58 traverse cette ouverture 57 par sa partie supérieure et la hauteur de cette ouverture est telle que les crampons 36 chevauchant le ruban, présentent l'extrémité libre de leurs jambes approximativement au niveau de la table de la machine.
Au-dessus de cette ouverture 57, la pièce dorsale 45 est traversée par un doigt d'arrêt 59, faisant normalement saillie vers l'inté rieur du magasin vertical et sollicité en per manence dans cette position active par un élément élastique 60, en l'occurrence un res sort à lame, dont une extrémité est fixée sur la pièce dorsale 45. Ce doigt 59 est destiné à supporter la colonne de crampons 3,6 du ma gasin vertical. Dans ce but, le doigt 59 est disposé à une hauteur telle qu'en position ac tive, il se place exactement sous le pénul tième crampon de la colonne de crampons se trouvant dans le magasin vertical. Un nou veau crampon ne peut être extrait du maga sin que par l'effacement du doigt d'arrêt 59.
Cette condition est obtenue par l'actionne ment périodique .d'un levier tâteur, dont la fonction est de s'introduire entre les deux derniers crampons de la colonne supportée par le doigt d'arrêt 59 et d'appuyer sur le dernier crampon, de manière à réaliser- simul tanément le refoulement du doigt d'arrêt 59 et l'application @du crampon sous-jacent sur le ruban 58.. Comme ce dernier est animé d'un mouvement longitudinal continu, le crampon ainsi appliqué est automatiquement évacué du magasin vertical, dont les lattes faciales 39, 40 sont écourtées à leur partie inférieure, de manière à permettre le libre passage des crampons.
Le levier tâteur 61 est en l'occur rence profilé de manière à présenter une extrémité libre en forme de sifflet, l'autre extrémité étant librement montée autour d'un pivot 62t. Le bord supérieur de ce levier présente une :dépression 63 qui, coopérant avec une butée ou galet 64, transforme le mouvement longitudinal alternatif du pivot 62 en un mouvement de galop de l'extrémité libre 65.
Celle-ci se déplaçant vers l'avant entre en contact avec le bord supérieur du dernier crampon 36' de la colonne du magasin ver tical, abaisse ce crampon, puis se retire pour recommencer les mêmes opérations au tour suivant. Le levier 61 est appliqué en perma nence contre la butée 64, par un élément élastique 66, en; l'occurrence un ressort à lame, dont l'une des extrémités est fixée sur le support 67 sur lequel est fixé le pivot 62.
Les fig. 11 et 12 schématisent ce dispo sitif d'extraction, respectivement au début d'une opération et en fin d'une opération d'extraction. Il importe néanmoins d'apporter à l'exécution du dispositif d'extraction le maximum de soin, étant donné que le levier 61 .doit opérer avec une grande précision et une grande vitesse.
I'1 faut prévoir notam ment l'éventualité d'un contact brutal entre l'extrémité du levier 61 et un élément r6sis- tant, tel par exemple un crampon, qui n'oc cuperait pas sa place exacte; ou bien encore qui présenterait une déformation accidentelle ou pour toute autre cause.
Ce dispositif doit donc prévoir un moyen élastique capable d'absorber ces chocs fortuits. En outre; il importe d'utiliser un moyen cinématique en traînant le minimum d'usure et le minimum d'effet d'inertie; eu égard au mouvement al ternatif à fréquence élevée, dont il convient d'entraîner le levier tâteur 61.
Un mode d'exécution - particulièrement favorable -est schématisé en vue perspective à la fig. 14. Suivant cette exécution, le levier tâteur 61 est monté à l'intervention d'un pi vot 62 sur un chariot ou support mobile 67. Un ressort de rappel 66 est fixé sur ce cha riot 67 et- vient présenter son extrémité libre contre le bord inférieur du levier 61.
La butée 64 est solidaire d'une partie fixe de la machine.-Le bord supérieur du levier 61 est profilé de manière à présenter, -à la butée 64 un tracé -correspondant- au mouvement que doit suivre l'extrémité libre du levier 61 pour s'introduire entre les deux derniers crampons de la colonne du magasin vertical, pour abaisser le dernier crampon et ensuite pour se retirer normalement du magasin.
Le .chariot 67 est guidé. dans un support fixe 68, dans lequel il s'introduit par un pro longement inférieur 69, dont la section est en forme de T -renversé. Le chariot 67 est en per manence sollicité vers la position arrière ou effacée par un ressortde rappel 7 0,, fixé, d'une part, à une partie fige 71 -du bâti de la ma chine et, d'autre part, à une languette 72 solidaire du chariot.
Sur le chariot 67 est monté, à pivot, une butée<B>73</B> en forme de<B>T</B> dont la branche ver ticale est reliée à la languette 72 par un res sort 74 plus puissant que le ressort 7G. L'une des branches horizontales est traversée par le pivot de fixation sur le chariot 67 et l'autre branche horizontale est placée en regard du galet de manoeuvre 76. La butée 73, est tra versée par une vis ;de réglage 75 dont la pointe est opposée au galet de manoeuvre 76 terminant le dispositif - cinématique capable de solliciter le levier tâteur suivant un mou vement périodique.
Ce dispositif cinématique est similaire à celui utilisé dans le dispositif de la fig. 10. En effet, le galet 76 garnit l'extrémité libre d'un levier 77, solidaire -d'un arbre 78, dont l'autre extrémité est terminée par un ileviercoudé 79 garnl,d'um galet 80. 1 Ce dernier est logé dans une rainure hélico- dale 81 d'un tambour 812 animé d'un. mouve ment de rotation continu.
Dans ces condi tions, -le mouvement de rotation continu du tambour 82 se traduit par un mouvement alternatif du galet 76, lequel entraîne pério diquement la pièce de jonction 73, 1c - chariot 67 et le levier tâteur 61 dans un mouvement longitudinal: Le retour de ces pièces est assuré par le rappel du ressort 70, -dont .la résistance est moindre que celle du ressort 74. Ce dernier intervient seulement lorsque, pour une cause fortuite, l'extrémité- du levier, tâteur 61 rencontre brusquement une résis tance.
Dans un tel cas, le galet .76: actionne normalement la pièce de jonction 73, mais celle-ci détend simplement le ressort 74, de telle manière que le levier tâteur 61 se trouve en quelque sorte déclenché. Par ce moyen simple, on empêche la destruction du méca nisme lors d'une immobilisation intempestive du levier tâteur 61.
Dès lors, les crampons 36 sont contrôlés un à un à leur sortie du magasin.. vertical; ils sont normalement appliqués sur le ruban support 58 et évacués du magasin vertical, étant entraînés par le ruban-support. Celui-ci se déplace d'une manière continue devant le dispositif de sertissage où les crampons sont définitivement fixés sur le ruban, après avoir été éventuellement rectifiés dans leur posi tion.
Contrairement aux machines actuelle ment connues dans lesquelles le ruban se dé place d'un mouvement saccadé, le ruban 36, conformément à l'invention, se déplace d'une manière continue, le sertissage se faisant par deux marteaux travaillant opposément et ani més d'un mouvement tel que leur action sur les crampons est quasi instantanée. Dans ces conditions, on augmente fortement le débit de la machine, tout en écartant les effets d'iner tie qui affectent les machines connues et qui sont dus aux arrêts périodiques des méca nismes de sertissage et d'entraînement du ru ban.
En l'occurrence, le ruban 36 venant d'une. bobine 83 traverse l'orifice profilé 57 de la pièce dorsale 45 du magasin vertical et est entraîné par deux disques tangentiels 84, 85, tournant à une vitesse uniforme autour de leur axe respectif. Ces disques sont mis en mouvement à l'intervention d'un moyen moteur approprié et généralement il sera fait usage d'un variateur de vitesse (non repré senté) interposé entre -ces disques et le moyen moteur.
Les disques 84, 86 sont placés de manière telle -que leur face supérieure se trouve au niveau de l'extrémité libre des jambes des crampons H. Les .dispositifs de sertissage opèrent au-dessus,des disques d'en traînement. Chaque dispositif de sertissage est constitué d'un marteau 86 interchangea ble, fixé à l'intervention d'une bielle 87, solli citée par un excentrique 88, tournant autour d'un. axe 89 concentrique @à l'axe du plateau sous-jacent.
La bielle 87 présente une ouver ture oblongue 90, est guidée par un tenon fixe 91 et est rappelée en permanence vers la position effacée par un élément élastique approprié 92. L'excentrique 88 agit contre deux chemins de roulement 93, 94, dont les bossages assurent une accélération du mouve ment du marteau aux moments opportuns, c'est-à-dire à l'instant du contact avec le crampon à sertir et au moment du retrait. Ces chemins de roulement 93 et 94 font partie d'une pièce centrale 9,5 capable de cou lisser dans le logement 96 prévu dans la partie centrale de la bielle 87. Cette pièce centrale 95 est maintenue en position exacte par des vis de serrage 97, opposées par paires.
En agissant sur ces vis de serrage, on peut parfaitement régler le mouvement du -mar teau. On peut aussi rattraper le jeu dîi, par exemple, à l'usure. La bielle 87 est gui dée dans son mouvement rectiligne à la fois par le tenon fige 91 et par des galets laté raux 98, garnissant l'une des extrémités des leviers 99, dont l'autre extrémité-,est montée à pivot fixé au bâti de la machine.
Ces leviers 99 butent chacun contre une- vis de réglage 100, de telle sorte que leur position peut être parfaitement réglée et que l'on peut aussi, en opérant sur ces vis de réglage, rattraper le jeu entre les galets 98 et la bielle 87.
L'extrémité des marteaux 86 est crénelée d'une manière dépendant de l'épaisseur et de la distance des crampons placés sur le ruban- support. Ce profil particulier de l'extrémité libre des marteaux constitue un moyen effi cace pour contrôler la position des crampons sur le ruban et éventuellement pour corriger cette position, de manière à n'opérer le ser tissage que sur des crampons en position cor recte.
Le deuxième marteau -du dispositif de ser tissage et son mécanisme d'actionnement sont conçus et réalisés d'une manière identique au premier, mais son action est dirigée dans le sens opposé au premier marteau.
Moyennant ce mécanisme double, chaque crampon se déplaçant d'une manière continue avec le ruban-support estinstantanémentsolli- cité par un in ouvemérit de frappe énergique par les deux marteaux agissant respective ment de part et d'autre du ruban.
Parla combinaison de l'excentrique et de ses chemins: de roulement particuliers, on ob tient un déplacement rectiligne accéléré des marteaux, qui est notoirement distinct - de celui qu'on a déjà réalisé par un simple excentrique et qui déplace le marteau par un simple mouvement sinusoïdal. Contrairement à ce que l'on obtient par ce dispositif connu;
le marteau de la machine décrite est appliqué instantanément contre les branches des cram pons, de telle manière que. l'opération de ser tissage et le retrait des marteaux se font à une vitesse telle que le ruban peut se déplacer d'une manière continue à l'encontre des dis positifs connus- dans lesquels le ruban doit obligatoirement se déplacer d'une manière saccadée. La disposition concentrique des pla teaux d'entraînement 84 et de l'axe 89 des excentriques 88, rend très aisée l'obtention du: synchronisme pratiquement parfait entre le déplacement continu. du ruban 58 et les mouvements répétés des marteaux 86.
Un dispositif variateur de vitesse pourra être avantageusement prévu entre les dis qûes d'en traînement du ruban et le dispositif tâteur (trigger, fig. 11, _ 12, 18 et 14) contrôlant le pas et la position des crampons sur le ruban, afin de pouvoir régler et synchroniser en per manence le mouvement de ces organes.
Les différentes parties de machine qui viennent d'être décrites peuvent faire partie d'izn même support capable d'être fixé ou enlevé<B>dû</B> bâti proprement dit portant les mécanismes de sertissage, d'avancement et d'évacuation des éléments de fermoir. Cette caractéristique est particulièrement originale et avantageuse, car elle permet de réaliser,des machines universelles, c'est-à-dire des ma chines qui permettent de fabriquer des élé ments de fermoir de différents modules.
Il suffirait en effet d'enlever purement'et simplement le support commun aux appareils de distribution d'acheminement et d'emmaga sinage .des crampons -et de le remplacer par un dispositif similaire, mais -.dont les dimen- siôns seraient appropriées à l'élément dé\ fer moir à réaliser. Un simple réglage du méca nisme de sertissage suffirait pour trarisfôr- mer ainsi la machine dans des conditions qui la rendent capable de fabriquer les éléments de fermoirs -désirés.
Le support commun des appareils de dis tribution d'acheminement et @d'ëmmagasinage peut être fixé sur le bâti sousjacent par des moyens divers et d'ailleurs accessoires.
Il importe, dans les machines de ce genre, de pouvoir pxérégler la longueur des éléments de fermoirs. à réaliser. D'une manière géné rale, ce préréglage s'obtient par un arrêt pé riodique<B>du</B> débit -du magasin vertical, de, telle sorte qu'un tronçon de ruban se déplace .non garni de crampons, la longueur des tron çons garnis étant dûment déterminée pa,r la durée du débit continu du magasin vertical.
En variant la durée ,du débit du magasin ver tical et l'arrêt de ce débit, on règle d'une ma nière automatique respectivement la longueur des éléments de fermoirs fabriqués et la lon- gueur:
de ruban non. garni séparant chaque élément de fermoir. D'une manière générale, on a fait contrôler le débit du magasin ver tical par un ruban sans fin servant de sup port à un levier d'arrêt. Celui-ci était libéré périodiquement par la disposition judicieuse dans ce ruban-support d'ouvertures ou ajoure- ments capables de libérer momentanément le levier.
Ce moyen exige un certain nombre. de rubans-supports et 'des manaeuvres diverses pour le remplacement et le réglage de ces rubans-supports au prorata des longueurs d'éléments de fermoir -à réaliser.
La machine décrite présente -un méca nisme de réglage à la fois simple et capable de régler la machine pour réaliser toute lon gueur entre un =minimum et un. maximum prédéterminés. Le changement de, réglage de la machine est -extrêmement simple et rapide. Le mécanisme est robuste et .de. fonctionne ment systématique..
Un exemple de réalisation est schématisé aux fig. 19 à 2-7: Conformément aux fig. 19 et 20, lé prin cipe essentiel sur lequel est basé cet appareil réside dans le fait qu'une butée 101, se dé plaçant d'un mouvement, en l'occurrence ro tatif, est capable d'influencer, après une du rée correspondant à la longueur de fermoir à fabriquer, le mécanisme contrôlant le débit des crampons, dans le but de suspendre ce débit lorsque la longueur est atteinte.
En l'occurrence, la butée mobile 101 peut venir en contact avec le tenon 102, d'une manivelle 103, reliée è, une bielle 104. Celle-ci peut, sous l'influence de la butée mobile 10-1, être animée d'un mouvement de translation. Entre cette bielle 104 et un balancier 105 est inter posé un élément élastique 106, dont la fonc tion est .de déplacer brusquement le balancier 105, lorsque la butée mobile 101 a entraîné la manivelle 103'.
Le balancier 105 peut oscil ler autour d'un axe fige 107 et son extrémité libre supérieure est solidaire d'un organe ap proprié 108, capable d'immobiliser le méca- nisme contrôlant le débit des crampons de la machine. Autour du même axe 107 tourne une roue dentée motrice 109, animée d'un mouvement de rotation continu. Cette roue dentée 109 engrène en permanence avec une seconde roue dentée 110., qu'elle entraîne donc d'un même mouvement uniforme de rotation.
A l'origine du mouvement, c'est-à-dire lors que la butée 101 est dans sa position de dé part, la roue dentée 110 engrène avec une grande roue dentée 111, qui forme le support de la butée mobile 101. Dès lors, à l'inter- vention des roues dentées 109e, 110, la roue 111 se déplace d'un mouvement uniforme entraînant la butée 101. Lorsque celle-ci re pousse la manivelle 103, la bielle 104 est déplacée longitudinalement et l'élément élas tique 106 repousse brusquement le balancier 105 séparant la roue dentée 110 de la grande roue dentée 111 supportant la butée mobile.
Instantanément, cette grande roue 111 est dé gagée du mouvement d'entraînement de la roue dentée 110 et elle est ramenée dans sa position initiale, en même temps que la butée 101, par la réaction d'un ressort en spirale 112 par exemple. Pendant que le balancier 105 occupe cette deuxième position, le méca nisme contrôlant le débit des crampons est immobilisé. La durée pendant laquelle la butée 101 reste immobile, correspond à la durée pendant laquelle le ruban se déplace dans la machine, sans recevoir de crampon.
On peut mettre à profit cette deuxième posi tion caractéristique du balancier 105 et plus particulièrement de la roue dentée entraîneuse 110, d'une manière d'ailleurs variable si l'on veut, la durée de suspension -du débit des crampons. En effet, il suffit d'amener la roue entraîneuse 110 en relation avec une roue dentée 113 via une roue intermédiaire 114 par exemple, pour provoquer le déplace ment d'une manivelle 115 dont la position initiale est prédéterminée par la position d'une butée d'arrêt 116. La manivelle 115 ainsi entraînée rencontre en fin de course une tringle 117, solidaire de la bielle 104.
Le mouvement -de la manivelle 115 et le sens de déplacement -de la tringle 117 sont tels que la bielle 104 est ramenée dans sa position initiale, ce qui a pour but d'inverser la posi tion de l'élément élastique, lequel ramène énergiquement la roue entraîneuse 110 en re lation avec la grande roue dentée 111 portant la butée mobile. Dans le même instant, la roue entraîneuse 110 libère le dispositif d'es pacement. Et les mêmes opérations peuvent ainsi se reproduire indéfiniment, un ressort de rappel 116 ramenant la manivelle 115 dans sa position initiale lorsque la roue den tée entraîneuse 110 a été ramenée vers la roue dentée 111-.
La butée 101 peut être déplacée sur son support 111 et occupe toute position compa tible avec la longueur exacte d'éléments de f ermoir â fabriquer.
Ces éléments essentiels du dispositif sont matérialisés dans une exécution représentée aux fig. 21 et suivantes. En effet, la butée mobile 10,1 est fixée sur la grande roue den tée 111 dans une rainure 119, dans laquelle elle peut être fixée. Sa position initiale sera déterminée par la longueur des éléments de fermoir à fabriquer. Dans ce but, le flanc extérieur de la roue dentée 111 porte une échelle graduée 120, devant laquelle se dé place, en même temps que la butée 101, un index 121. On aura reporté sur l'échelle les indications de longueur d'éléments de fer moir. La manivelle 103 est reliée à la bielle 104, laquelle est dûment guidée dans des coulisses appropriées 122, 123.
L'élément élastique interposé entre la bielle 104 et le balancier 105 est en l'occurrence formé par un levier en<B>T</B> renversé 125. La branche droite de ce levier est réunie à la bielle 104 par un ressort à boudin 12i6 travaillant à traction. L'extrémité :des deux autres bran ches est susceptible d'enclencher le balancier 105, de manière à faire osciller instantané ment celui-ci dans un sens ou .dans l'autre, suivant le sens de traction du ressort ù bou din 12H Le balancier 105 peut donc osciller autour de l'axe 107. Autour de ce dernier tourne également la roue dentée motrice 10,9, qui engrène en permanence la roue entraî neuse 110.
L'extrémité supérieure du balan cier 105 peut osciller entre deux vis de ré glage, respectivement 127, 128, dont la fonc tion est de limiter strictement l'amplitude d'oscillation du balancier 105, dans: le but de limiter la pénétration des dents de la roue entraîneuse 110 entre les dents, respective ment des roues dentées 111 et 114. Par ce fait, on réduit le frottement et, par consé- quent, les résistances mécaniques en jeu. La tringle supérieure 108 peut, tel que schéma tisé à la fig. 22, venir se placer en arrière du mécanisme 129, contrôlant le débit des cram pons dans la machine.
La roue dentée 114 engrène en permanence avec la roue dentée 113, solidaire de la manivelle 1l5. La posi tion initiale de cette manivelle 115 est limitée par une butée d'arrêt 116, logée dans une rai nure 130, dans laquelle elle peut être dépla cée et fixée, afin de varier la position de dé part de la manivelle 115. La tringle 117 pré sente une courbure telle que dans sa branche inférieure elle laisse librement passer le bout d'axe<B>131,</B> porté par la manivelle 115, tandis que sa branche supérieure est profilée de manière à pouvoir être rencontrée par ledit bout d'axe.
Celui-ci peut donc entraîner la tringlé 117 dans un mouvement de rotation qui provoque la: translation de la bielle. Le fonctionnement de ces différents organes est semblable à celui exposé dans le principe illustré aux fig: 19 et 20. Il importe néan moins de prévoir certains accessoires néces saires au bon fonctionnement du dispositif, qui doit fonctionner sans arrêt et d'une ma nière très précise.
Notamment, le retour de la roue dentée 111 @et de sa butée 101 dans leur position initiale .exige la présence d'un moyen d'immobilisation et- aussi d'amortisse ment .du choc provoqué par le retour brusque de la-roue 111 sous l'effet de détente du res sort spirale 11-2. Dans ce but, le dos- de la roue 111 porte un bouton 132, dont la partie avant est profilée de manière à présenter substantiellement deux flancs angulaires.
A l'endroit de la position de départ occupée par ce bouton, est disposé un élément élastique 133-, substantiellement en forme de<B>U,</B> soli daire d'une tige 134# pouvant coulisser dans un guide.135ï et ramenée en permanence vers la position initiale par un ressort à boudin 13,6. La tension initiale de ce ressort à bou din peut être réglée par une vis de réglage 137. L'élément 133e en forme de U a pour fonction de retenir le bouton 1â\2 dans sa po sition initiale.
On peut faire varier la résis tance offerte par cet élément en forme de U à l'entrée du bouton 132, en, agissant par exemple sur l'une de ses branches; dans le but soit d'en augmenter la raideur, soit de réduire le passage de l'entrée. Dans ce but, une lame élastique 13'8 prend appui sur le guide 135, repose sur la branche supérieure de l'élément en<B>U</B> 133, et son extrémité libre est placée sous une vis de réglage 139.
En agissant sur celle-ci, on bande plus ou moins la lame élastique 138, laquelle sollicite d'une manière correspondante l'élément en U 133. Pour régler ce dispositif, il suffit d'observer le retour brusque. de la roue 111 portant la butée 101 et agir sur la vis de réglage 139, jusqu'au moment où l'on estime que le bou ton -arrière 132 pénètre normalement dans l'élément 133 et y est aisément immobilisé. On a également recherché de pouvoir con trôler des longueurs relativement considéra bles d'éléments de fermoir moyennant l'ap plication d'organes mécaniques d'encombre ment réduit.
Or, la longueur maximum con trôlable est déterminée par le temps qui s'écoule entre la mise en route de la butée 101 et le moment où elle rencontre le tenon 102 de la manivelle 103. On a augmenté con sidérablement cette durée en donnant à la roue dentée 111 un mouvement hélicoïdal, c'est-à-dire à la fois un mouvement de rota tion et un mouvement de translation le long de son axe. Il suffit dès lors de régler la hau teur de la butée mobile 101, de manière à retarder le moment de son entrée en contact avec le tenon 102.
En effet, si la hauteur de la butée 10,1 est réduite, celle-ci pourra se dé placer de un ou plusieurs tours même avant de rencontrer le tenon 102, cette rencontre ne pouvant se produire que lorsque ces deux éléments mécaniques se trouvent substantiel- lement dans le même plan perpendiculaire à l'axe de rotation. Dès lors, on peut varier la longueur des éléments de fermoir fabriqués 'en modifiant la hauteur de la butée mobile 101 et/ou en modifiant la position de départ de celle-ci. Il suffira de disposer d'un certain nombre de butées de hauteur différente, ces butées étant interchangeables.
Dès lors, l'axe de rotation 140 de la roue dentée<B>111</B> est fileté de même que le moyeu de cette der nière. Sous l'action de la roue dentée entraî neuse 110, la roue<B>111</B> se dévisse en quelque sorte déterminant ainsi un mouvement héli coïdal -de la butée mobile 101. Lorsque la roue dentée 111 sera rappelée en position ini tiale par le ressort en spirale 11.2, elle sera en quelque sorte vissée sur son axe, ce qui la replace donc dans sa position exacte de départ.
Dès lors, on peut, moyennant une roue dentée portant la butée mobile de diamètre déterminé, contrôler des éléments de fermoir de longueurs multiples de la périphérie de cette roue porteuse. Des longueurs ainsi con trôlées peuvent être considérables, étant donné que le dévissage de la roue portant la butée mobile peut se poursuivre sur un très grand nombre ,de tours.
On pourrait compléter ce dispositif de ré glage par des accessoires -divers capables de faciliter ou de compléter le fonctionnement de certains organes. Par exemple, on peut faire porter par la tringle 117 une butée 141 (représentée en traits mixtes à la fig. 21), venant se placer en regard du levier 125. Cette butée a pour fonction de refouler, au moment opportun, la partie supérieure du levier 125, de manière à aider celui-ci dans son mouvement brusque d'inversion.
D'ailleurs, d'une manière générale, les différents organes de la machine décrite pré cédemment peuvent présenter des variantes d'exécution qui s'étendent d'ailleurs d'une façon générale à des équivalents mécaniques.
Par exemple, comme variante d'exécution du mécanisme de redressement 18, on peut prévoir le remplacement du disque rotatif par un élément mobile animé d'un mouvement circulaire, rectiligne ou mixte quelconque, pour autant que les crampons soient culbutés et déplacés vers le magasin vertical où ils prennent place avec leurs branches dirigées vers le bas.
L'entraînement des crampons par l'élé ment entraîneur peut être facilité par tout autre moyen que le moletage ou la dentelure. En effet, l'élément entraîneur pourrait être constitué partiellement ou totalement par une matière adhérente ou rugueuse, ou bien encore la partie de l'élément entraîneur ve nant en contact avec les crampons peut être rendue adhérente ou rugueuse par un moyen quelconque.
Le déplacement angulaire des crampons, lors de leur culbute, dépend essentiellement de leur position à leur entrée dans le dispo sitif culbuteur.
On remarquera, d'autre part, que le mé canisme de sertissage est d'application abso lument générale, étant donné l'interchangea bilité des marteaux proprement dits et le ré glage aisé des mouvements des différents or ganes. Il suffirait donc pour rendre la ma chine applicable à un autre module de cram- pon, de changer les marteaux proprement dits et de régler les vitesses de débit du magasin, de déplacement du ruban et la .fréquence des mouvements de sertissage des marteaux. Ces différentes opérations peuvent se faire par des moyens simples et rapides.