Machine à fabriquer des nattes Les machines à fabriquer des nattes actuellement connues permettent la fabrication de nattes, de lon gueur quelconque, mais de largeur fixe, celle-ci ne pouvant être changée que par l'utilisation . de ma chines différentes.
La présente invention a pour objet une machine à fabriquer des nattes, notamment en paille, en roseaux, en baguettes de bois ou de matière plas tique, comprenant une table de travail munie de liteaux de guidage formant gabarit pour la natte, une série de dispositifs rotatifs, par exemple, de ceux décrits dans le brevet suisse No 366732 alignés sur le bâti au-dessus de la table, et des couteaux dis posés aux extrémités des bords latéraux de celle-ci, parallèlement à la direction de formation de la natte et destinés à en égaliser les bords, caractérisée par le fait qu'elle présente une série de supports associés à un train mobile et conduisant chacun un fil de nouage à un organe préhenseur équipant et alimen tant chaque dispositif de nouage, des moyens de commande des organes préhenseurs,
des ensembles de commande des dispositifs de nouage, des méca nismes d'alimentation de la machine en fil de nouage et de mise sous tension de celui-ci, le tout agencé de façon à permettre la fabrication de nattes de longueurs et de largeurs diverses.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention. La fig. 1 est une vue de face de la machine, La fig. 2 en est une vue de côté, Les fig. 3 à 8 représentent les diverses phases du fonctionnement d'un des dispositifs de nouage que comprend la machine.
Cette machine à fabriquer des: nattes comprend une série de dispositifs de nouage 1, situés au-dessus d'une table de travail 2, une série de supports 3 fixés à un train mobile 31, une barre de commande 4 entraînant des organes préhenseurs 11 des dispo sitifs 1, un arbre 5 commandant par des, engrenages 51 lesdits dispositifs 1, une série de mécanismes 6 destinés à l'alimentation en fils de nouage 7 et à leur mise sous tension.
Le dispositif rotatif de nouage 1, décrit dans le brevet suisse No 366732, comprend comme repré senté en fig. 3, une roue dentée 12 munie d'une en coche entraîneuse 13, un récipient 14 pour une pelote de fil de chaîne 8 étant solidaire de la roue 12, cette dernière étant entraînée en rotation par un jeu d'engrenages 15 et 16 portés par une base commune 17 (fig. 2). Cette base 17 porte en outre l'organe préhenseur 11 constitué par un levier à deux bras 18 et 19, le bras 19 présentant une dent 20, le bras 18 un doigt 21 (fig. 3).
La table 2, entière ment couverte par une tôle présentant des ouver tures 22 pour le passage des supports 3, est munie de liteaux de guidage 23, la natte étant formée dans l'espace compris entre ces liteaux et la table. Un peigne 25 glissant sur la table 2 amène les bottes à nouer vers un agrippeur 24 serrant, pendant le nouage, la dernière botte amenée contre la partie déjà formée de la natte. Des contrepoids mobiles 29, 29' sont reliés, de chaque côté de la machine, à une extrémité de câbles 28, 28', l'autre extrémité de ceux-ci étant fixée au bâti de la machine en 32.
Les câbles 28, 28' passent en outre sur des poulies de renvoi 30, 30' fixées au train mobile 31 de façon que le peigne 25 se déplace alternativement vers la gauche et vers la droite lors du mouvement ascen dant et descendant du train 31. Les supports 3 sont constitués par des tubes aplatis à leur partie supé rieure présentant une extrémité munie d'un bec 33 et sont fixés' au train 31 par des fourreaux 34, dans lesquels ils sont introduits, les fourreaux étant soli daires de plaques 35 munies de butées 36 et de pou- lies de renvoi 37 pour le fil de nouage 7.
Ces pla ques sont fixées au train 31 au moyen de vis non représentées, permettant de déplacer à volonté les supports 3 le long du train mobile 31. Ce dernier est constitué par une poutre présentant à ses extré mités des patins, non représentés, et glissant à l'in térieur de guides 38 et 39, respectivement 38' et 39' des contrepoids 40 fixés à ses extrémités équili brant l'ensemble de manière que le moteur d'entraî nement n'ait à fournir que la puissance nécessaire pour vaincre les frottements.
Deux ensembles de bielles et manivelles 71 et 72, commandés par un arbre 73, entraînent le train 31, alternativement vers le bas et vers le haut. L'arbre 73 est entraîné en rotation par une roue 74 portant une came cylin drique 75, sur laquelle s'appuie l'extrémité d'un des bras d'un levier 76 pivoté en 77, muni de ressorts de rappel 78, et dont l'autre extrémité comporte une fourchette 79 saisissant un ergot 41 fixé à la barre de commande 4. Le mouvement pendulaire commu- niqué au levier 76 par la came 75 est transformé par la fourchette 79 et l'ergot 41, en un mouve ment linéaire de va-et-vient transmis à la barre 4.
Celle-ci présente une série de cages d'entraînement 42, pouvant être glissées pour être mises en place sur la barre 4 et y être bloquées au moyen de vis non représentées, chacune de ces cages enveloppant un doigt 21 de l'organe préhenseur correspondant 11. Une série d'engrenages 51, fixés sur l'arbre 5, et coulissables au besoin sur celui-ci, entraînent les dispositifs de nouage 1 en engrenant sur les pignons 16. L'arbre 5 est commandé par un accouplement 52 à clavettes, de type classique, cet accouplement étant entraîné par un moteur auxiliaire non représenté, et verrouillé par un levier 53 pivoté en 54 et basculé par un ergot 55 fixé à l'arbre 73.
Les fils de nouage 7 provenant de pelotes non représentées sont em magasinés momentanément dans le dispositif 6, cons titué par des leviers, l'un fixe 61, l'autre mobile 62 et pouvant tourner en 63, chaque levier portant à son extrémité une série de poulies 64 et 65 -placées côte à côte, les fils de nouage étant tendus d'un levier à l'autre. Le levier mobile 62 possède à son extrémité un éperon 66.
Quant au fonctionnement de la machine décrite on se référera aux fig. 3 à 8 du dessin. Au début du cycle, un noeud ayant à peine été bouclé et une nouvelle botte amenée contre la partie déjà formée de la natte par le peigne 25, le bras 19 et la roue dentée 12 sont immobiles comme représenté à la fig. 3, le train mobile 31 se trouvant en son point extrême inférieur. Le support 3 est situé tout entier en dessous de la table de travail 2, la butée 36 ap puyant fortement sur l'éperon 66, de façon que le fil 7 soit tendu et le noeud serré.
Dans une seconde phase (fig. 4), le train mobile 31 se dirige vers le haut, entraînant dans sa course le support 3 de ma nière à amener le fil de nouage 7 dans le rayon d'action de la dent 20 ; le bras 19 commence à se déplacer en direction B, la came 75 entrant en action cause le déplacement de la fourchette 75 et de l'er got 41 vers la droite.
Le train 31 continue sa marche jusqu'en son point extrême supérieur tandis que le bras 19 con tinue sa rotation dans le sens B jusqu'à une position extrême représentée à la fig. 5, position dans la quelle le fil 7 appuie sur une buteé 81 en reliant d'une part la dent 20 du bras 19 à la botte à nouer par une ligne brisée et ladite dent au support mobile 3 de l'autre, le fil 7 se présentant droit au-dessus de l'encoche entraîneuse 13.
Dans une quatrième phase du cycle (fig. 6), le train mobile 31 reprend sa marche vers le bras en entraînant simultanément le support 3. Le fil 7 est à ce moment glissé dans l'encoche entraîneuse 13 de la roue 12 ; cette dernière commence alors sa rotation dans le sens C, l'ergot 55 ayant déverrouillé l'accouplement 52. Le support 3 descendant, le levier mobile 62 s'éloigne momentanément du levier fixe 61, le fil de nouage superflu revenant se placer dans le distributeur 6.
La fig. 7 représente la cin quième phase du cycle, la roue 12 ayant tourné de 180,1 et le fil 7 passant par l'encoche 13 dans l'es pace toroïdal délimité par le récipient 14 d'une part et une ouverture circulaire pratiquée dans la base 15, au travers de laquelle est passé ledit récipient, ce fil s'enroulant autour de celui-ci. Pendant ce temps le train mobile 31 continue sa marche vers le bas, le bras 19 retournant vers la position pri mitive de la fig. 3.
Le fil de nouage s'enroulant sur le récipient du dispositif de nouage, le levier mobile 62 se rapproche du levier fixe 61, de façon que le distributeur puisse livrer la longueur de fil néces saire à cette opération.
Dans une sixième et dernière phase de ce cycle, la roue 12 ayant terminé sa révolution et le support 3 continuant à descendre vers le bas, la boucle du fil 7 formée autour du récipient 14 tombe sur le fil de chaîne 8 sortant de ce dernier, et le bras 19 continue son voyage de retour. Après chute de cette boucle, le fil 7 présentant une longueur libre super flue, le distributeur 6 récupère le tout par déplace ment vers le bas du levier mobile 62.A cet instant le peigne 25 amène une nouvelle botte à nouer à la suite de la natte. La boucle sera serrée lors de la première phase du cycle suivant, par appui de la butée 36 sur l'éperon 66.
Les couteaux non représentés et disposés à cha que extrémité des bords latéraux de la table de la machine pour égaliser, en cours de fabrication, les bords de la natte, pourraient par exemple être montés sur des supports coulissables de manière à pouvoir être déplacés sur toute la longueur de la table et à couper des bords de natte de largeurs différentes. Dans une variante non représentée on pourrait, par exemple, remplacer les couteaux par des fraises qui seraient entraînées par un moteur auxiliaire.
La machine représentée permet la fabrication de nattes de n'importe quelle longueur mais, aussi de diverses largeurs ; les organes nécessaires à la fabri cation peuvent en effet être déplacés, démontés et remontés selon des combinaisons différentes, de manière à pouvoir varier à volonté le nombre et la distance des coutures ainsi que l'écartement des couteaux.