CH230066A - Procédé de fabrication de l'alumine à partir d'aluminates de chaux bruts. - Google Patents

Procédé de fabrication de l'alumine à partir d'aluminates de chaux bruts.

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CH230066A
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    • C01INORGANIC CHEMISTRY
    • C01FCOMPOUNDS OF THE METALS BERYLLIUM, MAGNESIUM, ALUMINIUM, CALCIUM, STRONTIUM, BARIUM, RADIUM, THORIUM, OR OF THE RARE-EARTH METALS
    • C01F7/00Compounds of aluminium
    • C01F7/02Aluminium oxide; Aluminium hydroxide; Aluminates
    • C01F7/04Preparation of alkali metal aluminates; Aluminium oxide or hydroxide therefrom
    • C01F7/12Alkali metal aluminates from alkaline-earth metal aluminates

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Description


  Procédé de fabrication de l'alumine à partir d'aluminates de chaux bruts.    On connaît un procédé de fabrication de  l'alumine qui consiste à lessiver des alumi  nates de chaux bruts,     anhydres    et solubles  dans l'eau, par une solution alcaline étendue,  solution de bases alcalines ou de sels alcalins,  par exemple de soude NaOH ou de Na2C03.  La liqueur obtenue est séparée des résidus in  solubles et on y précipite l'alumine par un  agent approprié, C02 par exemple.  



  La façon d'obtenir les aluminates de  chaux solubles est connue. Il y a lieu cepen  dant de préciser qu'ils se distinguent des alu  minates de chaux insolubles de la façon sui  vante: Les aluminates anhydres qui ne sont  pas saturés en CaO sont solubles dans l'eau,  cependant que les aluminates anhydres satu  rés en chaux ou contenant un excès de CaO  sont relativement insolubles dans l'eau.  



  Il est connu de traiter les aluminates de  chaux en général par des lessives alcalines  soit au moyen de lessives relativement con  centrées, soit au contraire au moyen de les  sives très diluées. Dans ce qui suit, les te  neurs en alcali indiquées pour les lessives sont  le résultat de titrages alcalimétriques de la    lessive filtrée. Ils sont chiffrés en grammes  de Na2CO3 par litre. Si la lessive contient  d'autres sels alcalins dissociables, sulfures  par exemple, leur alcali entre également en  ligne de compte pour le calcul de la teneur.  Les lessives concentrées contiennent toujours  plus de 30 gr d'alcali par litre, compté en  Na2C03. Mais, en général, on utilise des li  queurs très concentrées allant, par exemple,  jusqu'à 3,80 gr de     Na,C03    par litre.

   Les  liqueurs très diluées au contraire contiennent  moins de 5     gT    de     Na2C03    par litre et de     pré-          f        érence    moins de 1 gr.  



  Avec les lessives concentrées, on obtient  des liqueurs n'ayant pas la pureté requise  parce qu'il passe trop de silice en     solution.     Avec les liqueurs très diluées, c'est-à-dire  contenant par litre moins de 5 gr d'alumine  et moins de 5 gr d'alcali compté en.     Na2C03     et de préférence moins de 1,5 gr d'alumine  et moins de 1 gr d'alcali, il est connu d'obte  nir au contraire des     solutions    pauvres mais  relativement pures, à la condition d'assurer  la présence dans la liqueur de sels s'opposant  à la solubilisation de la silice,     tels    que sul-           fures,    sulfates ou chlorures alcalins et alca  lino-terreux en proportion appropriée.  



  La présente invention a pour objet un  procédé de fabrication de l'alumine par mise  en solution d'aluminates de chaux dans une  lessive alcaline étendue, contenant plus de  5 gr et moins de 30 gr d'alcali par litre,  compté en Na2CO3, suivie de 1a séparation  des résidus insolubles et de la précipitation  de l'alumine par C02, caractérisé en ce que,  au cours de la mise en solution de la matière  de départ, la proportion de celle-ci par rap  port à l'alcali contenu dans le liquide dissol  vant, et la durée du maintien de la matière à  dissoudre en présence du dissolvant sont ré  glées de telle façon que la solution obtenue en  fin de lessivage contienne toujours une petite       proportion    d'aluminate de chaux dissous,  mais non transformé en aluminate alcalin,

   de  façon à obtenir une alumine pratiquement       exempte    de silice.  



  Au cours des expériences, on a constaté  en effet qu'on peut obtenir sans difficultés  une solution finale pratiquement pure en  silice. On a constaté aussi qu'il suffit d'une  proportion très faible d'aluminate de chaux  dans ce mélange pour obtenir la pureté re  quise. On a constaté enfin que, contrairement  à ce qu'on croyait généralement, et à ce qu'on  aurait dû attendre, il est possible d'obtenir de  telles     solutions    avec des concentrations en, al  cali et en alumine relativement élevée,     c'est-          à-dire    avec des teneurs en alcali pouvant  atteindre dans certains cas     jusqu'à    20 à 25 gr  au litre et avec des teneurs en, alumine avoi  sinant 15 gr.

   En général, avec les aluminates  de chaux bruts de qualité courante, la limite       pratique    est plus basse que celle indiquée     ci-          dessus    et se tient aux environs de 18 à 19 gr  de     carbonate    de soude par litre. En fait, avec  ces     aluminates    de qualité courante, on uti  lisera généralement en pratique 16 à 18 gr,  ceci de façon à. obtenir une mise en solution  qui ne demande pas une durée d'attaque trop  grande. Bien. entendu, on pourra utiliser sans  aucune difficulté des teneurs plus faibles et  des durées d'attaque     réduites.     



  Ces résultats sont d'autant plus surpre-         nants    qu'à     cet    égard on devait s'attendre à       ce    que (en raison de l'insolubilité de la chaux  dans les solutions     alcalines    et en raison des  lois générales de la. solubilité) les aluminates  de chaux soient rapidement insolubilisés en  présence     d'aluminate    alcalin. C'est la raison  pour laquelle on n'avait envisagé jusqu'ici  comme utilisables, comme     dissolvants,    que les  solutions à     teneur    alcaline très basse; moins  de 5 gr de     Na2C03    par litre et de     préférence     moins de 1 gr.

   On n'avait jamais aperçu,  d'autre part, jusqu'ici, la     condition    indispen  sable qui vient d'être     mentionnée    pour obte  nir une liqueur pure, même dans le     cas    d'em  ploi d'un dissolvant très dilué, à savoir le  maintien, entre l'alcali et l'alumine     présents     dans la solution, d'un rapport quantitatif  convenable assurant la     persistance    d'une pe  tite proportion     d'aluminate    de chaux.  



  Dans la mise en     oeuvre    du     procédé    de l'in  vention, on pourra donc pousser la concentra  tion en alcali du liquide dissolvant jusqu'à la  limite compatible avec     l'existence    simultanée  d'aluminates     alcalins    et     d'aluminates    de  chaux, sans avoir à ajouter de sels     destinés     à.     s'opposer    au passage de la     silice    en solu  tion, comme on était forcé de .le faire jusqu'à  présent.

   Pour     éviter    le passage de la     silice     en solution, il suffira, d'une part, de mainte  nir entre la quantité d'alcali     présente    dans  un volume donné de liquide dissolvant et la  quantité de     matière    attaquée par     ce    volume,  un     rapport    qui     permette    d'éviter la présence  d'un excès d'alcali, ce qui aurait pour effet  de faire disparaître l'aluminate de chaux de  la solution, d'autre part, de régler le     temps     d'attaque de façon à avoir toujours de l'alu  minate de chaux non     transformé    dans la so  lution finale.  



  On sait que les liqueurs     d'aluminates    al  calins sont instables, sauf quand elles sont       très    diluées. Or, on a trouvé que les boues  agissant comme     stabilisateur    des liqueurs ob  tenues. On     entend    par boues     les        résidus    mêmes  de     l'extraction    de la matière     brute.    Ceci     pré-          sente    le grand avantage que la liqueur est  spontanément     stabilisée    jusqu'au moment de  sa     filtration.    Or, après la filtration,

       il    n'y a      plus à se préoccuper autant de la     stabilité,     car à     ce        moment    la liqueur qui a subi un  traitement d'extraction plus ou moins long à  partir de la matière brute va rapidement à  la décomposition, qui est obtenue par les  moyens connus et, au cours de     cette    dernière  opération, il n'y a naturellement plus à se  préoccuper de la stabilité. On peut donc aug  menter sans     inconvénient    les concentrations  utilisées et de les porter au maximum en  ramenant ou en maintenant dans     l'enceinte     d'extraction les boues d'une extraction anté  rieure.

   On peut de cette manière poursuivre  l'attaque de la matière brute pendant plu  sieurs heures sans inconvénient et     obtenir     ainsi les rendements     maxima.     



  Enfin, on a constaté que la précipitation  de l'alumine par l'acide carbonique à partir  des liqueurs     d'aluminate    de soude obtenues  conformément à l'invention, peut être obtenue  à volonté, soit à l'état amorphe, soit dans un  état     cristallin    nouveau suivant la tempéra  ture à laquelle se produit la précipitation.  En travaillant à     température    relativement  basse, aux environs de 30  C par exemple, on  obtient de l'alumine amorphe. En montant  la température aux environs de 50  C par  exemple, on obtient une alumine cristalline    qui parait répondre approximativement à la  formule Al20 2 H20.  



  Dans     les    deux     cas,    le précipité     obtenu    est  trop fin pour être manipulé et utilisé avan  tageusement, mais il peut être rendu grenu et  facile à décanter, à filtrer et à laver en effec  tuant la précipitation en présence d'une  amorce convenable.

   On utilise avantageuse  ment comme amorce un précipité initial ob  tenu conformément au procédé de l'invention  et en     continuant        ensuite    à utiliser comme  amorce le premier précipité pour une  deuxième précipitation et ainsi de suite, un  grand nombre de fois, jusqu'à ce que les     pré-          oipités    antérieurs accumulés et     constamment     réutilisés comme amorce au cours d'opéra  tions ultérieures aient atteint les propriétés  requises, ceci grâce à la multiplication des  précipitations successives sur le précipité ini  tial enrichi des précipités nouveaux et resser  vant ainsi continuellement d'amorce cumulée.  



  Pour obtenir l'alumine pure à partir des  solutions mixtes d'aluminates de soude et  d'aluminates de chaux, on utilisera avanta  geusement le     procédé    de précipitation frac  tionnée connu, qui consiste à faire agir sur  la solution un sel de soude, par exemple le  carbonate de soude suivant la réaction:    (1) x A1203Na20 + y Al203Ca0 + y Na2C03 = (x + y) A1203Na20 + y CaCO3.    Cependant, cette réaction connue en soi  est pratiquée d'une façon particulièrement  avantageuse en utilisant les techniques     ci-          après     a) Utilisation d'un excès de Na2C03 par  rapport à la quantité de A1203CaO à décom  poser.  



  b) Précipitation au cours de la réaction (1)  en     présence    d'une     amorce    de carbonate de  chaux convenablement agitée.  



  Cette dernière précaution a pour résultat  de rendre rapide la disparition des éléments  colloïdaux de carbonate de chaux qui se for  ment au cours de la réaction (1) et d'assurer  ainsi que la liqueur filtrée n'entraîne pas     mé-          caniquementdes    impuretés calciques non en  core concrétisées.

      A titre d'exemple, on va décrire l'appli  cation du procédé de l'invention au traite  ment     d'hn        aluminate    -de chaux brut soluble  dans l'eau.     L'aluminate    da chaux brut utilisé,       obtenu    par     cuisson    de     bauxite    et de     Qalcaire     au four rotatif,     répondait    à l'analyse     ci-          après:

       
EMI0003.0037     
  
    A1203 <SEP> 39,45
<tb>  SiO2 <SEP> 2,50
<tb>  Ca0 <SEP> 35,45
<tb>  Fe2O3 <SEP> 15,74
<tb>  FeO <SEP> <B>5,10</B>
<tb>  TiO2 <SEP> 1,9.5
<tb>  <B><I>MgO</I></B> <SEP> 0,33
<tb>  Perte <SEP> au <SEP> feu <SEP> 0,26
<tb>  100,78         Cette matière brute traitée par le carbo  nate de soude à 3 gr au litre et à raison de  9 gr de matière par litre de solution donnait  une concentration de 2,2 gr     d'alumine    au     litre     et un rendement d'extraction de 62% . La  solution ne contenait pas d'aluminate de  chaux. Précipitée par C02, l'alumine conte  nait 0,2 % de SiO2, ce qui dépasse les normes  acceptables.  



  La, matière traitée à raison de 18 gr de  matière brute pour un litre de solution à  5,6 gr de Na2C03 par litre contenait 4,365 gr  d'A1203 par litre, soit un rendement de  61,5%. Mais la solution contenait dans ce  cas environ 5 % d'aluminate de chaux et  après précipitation par CO, il y avait moins  de 0,05 % de SiO2, ce qui est très en dessous  des normes requises.  



  La même matière brute traitée à raison  de 45 gr de matière brute par litre et de  20 gr de carbonate de soude donnait une so  lution ne contenant pas d'aluminate de chaux.  La concentration était de 12,2 gr d'alumine  au litre et le rendement était de 68%, mais il  y avait 0,27% de SiO2; traité de même à  45 gr de matière et 16 gr de carbonate, le  rendement était de 68,5% avec une concen  tration de 12,25 gr d'alumine au litre et une  teneur en SiO2 de 0,06 5 vo. Mais il y avait en  viron 2 % d'aluminate de chaux en solution  pour 98% d'aluminate de soude.  



  Ces exemples montrent l'importance du  dosage en Na2C03 par rapport à l'alumininate  brut. Un rapport trop faible donne des ren  dements insuffisants sans nuire à la pureté.  Un rapport trop fort donne de la     silice    en  solution en quantité prohibitive.  



  Il est cependant impossible de fixer à  priori le rapport optimum parce que ceci dé  pend nécessairement de la constitution des  aluminates bruts qui servent de matière de  départ et du degré de sous-saturation en  chaux qui les caractérise (par rapport aux  aluminates insolubles saturés), mais il est  facile de résoudre ce point par des expé  riences préliminaire, le point optimum étant  celui pour lequel on a la pureté en silice re  quise avec la quantité minimum d'aluminate    de chaux en solution.

   En général, le rapport  moléculaire optimum     entre    l'alumine totale  de l'aluminate brut utilisée par litre et la  quantité de Na2C03 étalement utilisée par  litre, oscille aux environs de 1 et est compris  entre 0,8 et 1,25 (molécules de Na2C03 dans  la liqueur d'attaque par litre/molécules A1203  dans la matière brute, par litre). Mais ceci  n'est naturellement qu'une indication à con  trôler expérimentalement.  



  En fait, il résulte des expériences que la  silice apparaît en quantité     excessive    dès qu'il  n'y a plus d'aluminate de chaux en solution,  que cette même silice est en quantité accep  table dès qu'il y a un peu d'aluminate en so  lution, que un pour cent d'aluminate de  chaux par exemple donne une teneur en si  lice inférieure à 0,1 % et qu'ensuite l'alumine  est pratiquement pure pour une teneur en  A1203CaO supérieure à un pour cent.  



  En fait, comme on ne requiert pour la  qualité standart de l'alumine qu'une teneur  en Si02 inférieure à 0,15 %, on peut dire que  l'alumine produite par le procédé est toujours  (le qualité satisfaisante.  



  Des résultats équivalents ont été     obtenus     à partir d'un aluminate brut de la composi  tion suivante:  
EMI0004.0007     
  
    CaO <SEP> 50,22
<tb>  A1203 <SEP> 13,90
<tb>  Si0_ <SEP> 18,21)
<tb>  Fe103 <SEP> 8,55
<tb>  <B><I>MgO</I></B> <SEP> 6,65
<tb>  S03 <SEP> traces
<tb>  CaS <SEP> 0,56
<tb>  TiO2 <SEP> 0,45
<tb>  Gain <SEP> au <SEP> feu <SEP> <U>1,</U>1<U>5</U>
<tb>  99,68       La teneur obtenue en silice pour       A1203Ca0    =<B>0,53</B> % et     A1103I@@a.20    - 99,5  a été, en ce cas, de 0,05 %. On remarquera  que la richesse extrême de     cet        aluminate    brut  en     silice    n'a pas entraîné de difficultés pour  le procédé.

   D'autre part, un point     surprenant     et extrêmement intéressant est que, contrai  rement à ce qu'on aurait pu craindre, il ne se  forme pas de     silieo-aluminate    de soude, en      sorte qu'il n'y a pas de pertes chimiques en  soude. Ceci sans qu'il y ait lieu d'introduire  aucun sel spécial pour empêcher la silice de  passer en solution.  



  On notera qu'il est facile de régler la com  position de la solution obtenue en agissant  sur le temps de dissolution de telle sorte que  l'on peut pousser la dissolution jusqu'à ce que  soit atteint le rapport voulu entre les alumi  nates de soude et les aluminates de chaux qui  doivent passer en, solution.  



  Au cas où, par suite d'une solubilité acci  dentellement insuffisante de la matière     brute,     il n'y     aurait    pas     d'aluminate    de chaux en  solution, il suffirait généralement d'ajouter  un excès de matière brute. Il est toutefois né  cessaire que la proportion absolue de carbo  nate de soude ne dépasse pas les limites expé  rimentales au delà     desquelles        l'aluminate    de  chaux de la matière brute utilisée serait inso  luble dans la liqueur, comme on l'a expliqué  plus haut. La concentration des solutions  obtenues croît avec la température. On pourra  donc utiliser à volonté la chaleur pour activer  les opérations.

   En général, une température  de 50 à 60  C donne de bons résultats, mais  on peut sans inconvénient utiliser des     tempé-          ratures    plus bases ou plus élevées.  



  L'emploi de solutions obtenues comme  spécifié présente un intérêt technique parti  culier. C'est que la récupération de l'alcali  est très simplifiée dans le travail industriel  en circuit fermé. Dans les solutions habi  tuelles qui dissolvent de la silice, il est né  cessaire soit de procéder à l'épuration de la  silice, soit de précipiter par auto-cristallisa  tion, soit même de combiner les deux procédés.  Dans la plupart des cas, il y a une perte en  soude coûteuse par fixation chimique et dans  tous les cas l'opération d'épuration elle-même  est onéreuse.  



  Enfin, l'emploi de solutions concentrées  présente l'inconvénient de     nécessiter    un la  vage complet des boues et une     reconcentra-          tion    des eaux de lavage, ce qui implique des  frais importants. Au contraire, le taux de di  lution reste assez bas pour que l'on puisse  négliger la récupération de l'alcali contenu    dans l'eau finalement entraînée par les boues  et les autres pertes inévitables.

   Par exemple,  dans le cas des bauxites, on aura, en traitant  la quantité voulue de matière brute pour  obtenir 1 tonne d'alumine par une lessive al  caline à 16 gr de carbonate par litre avec  68% de rendement, une masse de boues ré  siduaires de 2700 kg environ qui, après fil  tration et lavage sommaire par mille litres  d'eau sur filtre rotatif à vide, entraînera seu  lement 1000 litres d'eau de mouillage envi  ron, à moins de 7 gr de Na2C03 par litre,  soit une perte négligeable en Na2C03 de  7 kg par tonne d'alumine récupérée. En  outre, la boue ne contiendra elle-même qu'une  quantité négligeable de carbonate de soude  de 7 : 2700 = 0,26%, ce qui permet de l'em  ployer directement à tous usages.  



  Dans le cas de l'aluminate riche en silice  dont on a donné l'analyse plus haut, on aura       environ    9     tonnes    de résidu pour 1 tonne d'alu  mine, la perte en carbonate dans les mêmes  conditions sera de l'ordre de     M    kg par tonne       d'a.lumine    et la boue filtrée et lavée aura la  même teneur en     carbonate    de soude que pré  cédemment, soit 0,26 % de     Na2C03    ou Seule  ment O,152 % de     NazO,    ce qui permet, .comme  précédemment,

       l'emploi    .direct à tous usages  et en particulier les     utilisations    en cimenterie  pour lesquelles il est important d'avoir une  matière de départ pauvre     eni    alcali.  



  Cette technique permet donc de suppri  mer toutes les opérations thermiques d'éva  poration des eaux de lavage avec tous leurs  frais accessoires. De plus,     lorsque    l'on recourt  à la méthode indiquée plus haut et suivant  laquelle, avant     carbonatation,    l'aluminate de  chaux     contenu    .dans la liqueur provenant de  l'extraction est transformé     en:

      aluminate de  soude et     carbonate    déchaux par réaction avec  du     Na2C03,    on peut     utiliser    pour produire       cette    réaction le     Na,C03    d'appoint introduit  dans le cycle des opérations pour compen  ser les pertes dues au lavage ou à toute autre  cause. La     quantité    de     Na,C03    introduite à  titre d'appoint est, en effet, dans beaucoup  de cas     suffisante    pour éliminer     toute    la chaux       contenue    dans     la=    liqueur provenant de l'ex-      traction.

   Cette façon de procéder entraîne  une simplification également appréciable du  cycle opératoire, lequel se réduit alors au  schéma du dessin annexé qui se rapporte à  un exemple de mise en     #uvre    du procédé.  



  L'appareil de dissolution a reçoit l'alumi  nate brut en 1 et la liqueur en retour addi  tionnée des eaux de filtration et de lavage en  2 à partir du réservoir collecteur e. Les boues  épuisées sont essorées et lavées sur le filtre  F1 d'où elles sont évacuées en 3, tandis que  les eaux d'essorage et de lavage retournent  en e par la pompe P1 et la canalisation 4. La,  liqueur saturée sortant de a est filtrée en F2  et renvoyée dans le réservoir b oi le Na2C03  d'appoint reçu en 5 assure la précipitation de  CaCO3 à partir des aluminates de chaux en  solution.  



  CaCO3 est essoré et lavé sur le filtre F3  et ensuite évacué en 6, les eaux d'essorage et  de lavage retournent en 8 par la canalisation  7 et la pompe F2. Une dérivation 8 sur le bac  c, contenant la liqueur de Na2C03 régénérée  permet de compléter la réaction en admettant  une quantité appropriée de liqueur de retour,  dans le cas où la quantité de Na2C03 d'ap  point serait insuffisante.  



  De b, la solution d'aluminate de soude  purifiée et ne contenant plus d'aluminate  de chaux passe par 9 à la filtration sur F4,  puis par 10 à la carbonatation en c; 11 re  présente l'injection de C02 nécessaire à cette  opération qui se fait en présence d'amorce  continuellement réinjectée par 12. La liqueur  carbonatée passe par 13 au décanteur d, d'où  elle est renvoyée continuellement par 12 en  c comme amorce jusqu'à grossissement conve  nable. A partir de ce moment, une partie est  prélevée par 14 pour la consommation, le  reste continuant à assurer le grossissement en  cycle fermé.

   La liqueur décantée est ren  voyée par la pompe P3 et la canalisation 15  au bac e L'alumine est filtrée sur F', les  eaux sont renvoyées par la pompe P4 et la  canalisation 16 au bac e, et l'alumine est     éva-          euée    en 17. Dans le bac e, on procède éven  tuellement à la neutralisation des eaux de  retour par une addition de lait de chaux, par    exemple admis en 18, dans le cas où la car  bonatation obtenue en c aurait dépassé la  limite et où les eaux contiendraient en con  s s équence du bicarbonate.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé de fabrication de l'alumine par anise en solution d'aluminates de chaux dans une lessive alcaline étendue, contenant plus de 5 gr et moins de 30 gr d'alcali par litre, compté en Na2C03, suivie de la séparation des résidus insolubles et de la précipitation de l'alumine par C02, caractérisé en ce (lue, au cours de la mise en solution de la matière de départ, la proportion de celle-ci par rapport à l'alcali contenu dans le liquide dissolvant,
    et la durée du maintien de la ma- fière à dissoudre en présence du dissolvant sont réglées de telle façon que la solution obtenue en fin de lessivage contienne tou jours une petite proportion d'aluminate de chaux dissous, mais non transformé en alu- ninate alcalin, de façon à obtenir une alu- nine pratiquement exempte de silice. SOUS-REVENDICATIONS 1.
    Procédé suivant la revendication, ca- ractérisé en ce que la teneur du liquide dis solvant en carbonate alcalin, comptée en Na_CO," est. inférieure à 25 gr par litre. ?. Procédé suivant la revendication, ca- ractérisé en ce que le rapport entre le poids de carbonate de soude contenu dans un volume (tonné du liquide dissolvant et le poids d'Al203 contenu dans le poids de matière de départ soumis à l'attaque de ce volume est compris entre 0,8 et<B>1,25.</B> 3.
    Procédé suivant la revendication, ca ractérisé en ce que l'attaque de la. matière de départ par le dissolvant s'effectue en pré sence de boues résiduaires provenant d'une extraction antérieure. 4. Procédé suivant la revendication, ca ractérisé en ce que la solution mixte d'alumi- mi.te de soude et d'aluminate de chaux obte nue est soumise, après séparation des rési <B>dus</B> insolubles, à un traitement par une so lution d'un sel alcalin pour décomposer l'aluminate de chaux et former un sel de chaux insoluble, après quoi la solution,
    sépa- rée dudit sel de chaux précipité, est traitée par C02 pour précipiter l'alumine. 5. Procédé suivant la revendication et la sous-revendication 4, caractérisé en ce que la décomposition de l'aluminate de chaux dans la solution mixte d'aluminate de soude et d'aluminate de chaux se fait à l'aide de car bonate de soude et s'effectue en présence d'une amorce de carbonate de chaux cristal lin. 6.
    Procédé suivant la revendication et la sous-revendication 4 avec emploi de carbonate de soude comme alcali, caractérisé en ce que les diverses opérations s'effectuent suivant un cycle dans lequel la solution de carbonate de soude circule en circuit fermé, les eaux provenant du lavage et de l'essorage des dif férents précipités ainsi que la solution de carbonate de soude régénérée provenant du traitement final par C02 étant constamment reprises et rassemblées pour agir à nouveau sur la matière de départ. 7.
    Procédé suivant la revendication et les sous-revendications 4 et 6, caractérisé en ce que le carbonate alcalin d'appoint destiné à compenser les pertes est utilisé d'abord pour décomposer l'aluminate de chaux de la solu tion mixte d'aluminate de soude et d'alumi nate de chaux. 8. Procédé suivant la revendication, ca ractérisé en ce -que, pour obtenir de l'alumine dense, facile à décanter et à filtrer, on pré cipite un grand nombre de fois successives de nouvelles quantités d'alumine en présence, de précipités antérieurs accumulés etconstamment renvoyés en arrière. 9.
    Procédé suivant la revendication, ca- ractérisé en ce que le traitement par C02 s'effectue à la température d'au moins 50 C en vue d'obtenir de l'alumine cristalline, ap- proximativement bihydratée. 10.
    Procédé suivant la revendication, ca ractérisé en ce que le traitement par C02 s'effectue à une température voisine de 30 C en vue d'obtenir de l'alumine amorphe.
CH230066D 1941-06-14 1942-06-01 Procédé de fabrication de l'alumine à partir d'aluminates de chaux bruts. CH230066A (fr)

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