Variateur de vitesse. La présente invention a pour objet un va riateur de vitesse qui, interposé entre un arbre menant et un arbre mené, permet de faire tourner cet arbre mené à une vitesse pratiquement quelconque comprise entre deux valeurs déterminées.
Le dessin annexé en représente des sché mas de principe et une forme d'exécution don née à titre d'exemple.
Les fig. 1 et 2 sont des schémas qui expo sent le principe sur lequel est basée l'inven tion.
Les fig. 3 à 8 sont des figures schéma tiques se rapportant à une forme d'exécution. Les fig. 9 et 10 sont, à plus grande échelle, des vues de face des plateaux de l'appareil.
Si on considère deux plateaux parallèles 1 et 2 en forme, par exemple, de disques annulaires plats, dont chacun est mobile au tour d'un axe perpendiculaire à son plan, ces deux axes, respectivement o1-o2, n'étant tou- tefois pas en prolongement l'un de l'autre et se trouvant excentrés d'une distance a (fig. 1 et 2) et, si on suppose que ces deux plateaux sont en chaque instant accouplés en un point 5 situé au voisinage du prolonge ment de la ligne des centres o.,--o., là une distance b du centre o,. et à une distance c du centre o2, on comprend facilement que si le plateau 1 tourne à- une vitesse angulaire v,
le plateau 2 tourne à une vitesse angulaire v1 telle que
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le point 5 se déplaçant sur chaque plateau avec la même vitesse linéaire. Si on fait va rier l'excentration a entre deux valeurs extrêmes a,. et a2, on peut, de ce fait, faire varier la vitesse v, d'une manière continue entre les deux vitesses extrêmes
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Ce principe est connu et divers dispositifs ont été proposés pour en réaliser l'applica tion, mais tous les mécanismes de ce genre sont tels que le plateau menant tourne tou jours moins vite que le plateau mené et ainsi ils ne sont pas réversibles.
L'invention a essentiellement pour but la réalisation d'un changement de vitesse con tinu basé sur le principe ci-dessus exposé mais tel que l'un des plateaux, 1 par exem ple, tourne pour une valeur donnée de l'ex- centration, à une vitesse toujours supérieure ou toujours inférieure à la vitesse du plateau 2, qu'il soit menant ou qu'il soit mené. Un tel dispositif fonctionne ainsi exactement dans les mêmes conditions de réversibilité qu'un train d'engrenages, mais il permet, en outre, une variation pratiquement continue du rapport des vitesses par une variation cor respondante de la. valeur de l'excentration.
Ces résultats sont atteints, d'après l'in vention, par les moyens suivants: L'un des deux plateaux, 1 par exemple qui, pour la clarté de la description sera appelé "plateau-couronne", comporte à sa pé riphérie des logements 7 (fi-. 3 et 4) réguliè rement diposés, pouvant affecter une forme quelconque, trous, rainures, alvéoles, etc., et qui peuvent être parallèles ou perpendicu laires à l'axe de rotation des plateaux.
L'autre plateau 2, qui sera appelé "pla- teau-étoile", porte des rainures radiales 8 dis posées généralement de façon symétrique (fig. 3 et 5). Dans ces rainures 8 peuvent coulisser des curseurs 9 dans chacun desquels coulissent, d'autre part, plusieurs poussoirs 10, ces poussoirs étant susceptibles de péné trer dans les logements 7 du plateau-cou- ronne 1 lorsqu'ils en sont sollicités par l'ac tion d'une came fixe 11.
Toutefois, cette action ne s'exerce pas directement sur les poussoirs 10, comme l'in dique, par simplification, la. fi--. 3, mais elle s'exerce comme le montrent les fi-,. 5 et 9 sur les curseurs 9 qui les portent et sur les quels agit le renflement lia de ladite came 11 pendant la rotation des plateaux, de telle sorte que, par les moyens qui seront indi- qués plus loin, l'un des poussoirs 10 accouple les deux plateaux 1-2, son dégagement s'opérant lorsque le curseur quitte le nez lia de la came 11, par l'effet des ressorts des autres poussoirs dudit curseur, qui tendent â, repousser celui-ci, ce dégagement qui peut être aidé par un ressort de rappel non figuré au dessin,
s'opérant au moment où un pous soir du curseur suivant solidarise fi son tour les deux plateaux 1-2 qui se trouvent ainsi constamment; en prise par un point situé au voisinage de la ligne des centres.
Le plateau 2 qui porte les curseurs est monté sur un support susceptible d'être dé placé parallèlement à lui-même de façon à permettre, de varier à volonté dans les limites prévues l'excentration.
Toutefois, l'utilisation des organes indi qués réduite aux simples dispositions expo sées ci-dessus se heurterait à trois difficultés importantes a) Le poussoir pourrait ne pas se trouver exactement en face du logement au moment où la came le pousserait; b) Ce poussoir serait difficile @à extraire de son logement, à la fin de. son parcours utile, s'il transmettait à ce moment un couple appréciable; c) Comme on doit admettre que, pour as surer l'accouplement continu des deux pla teaux, un poussoir doit finir d'entrer dans son logement avant que le précédent n'ait commencé à sortir du sien, les deux curseurs successifs qui se trouvent simultanément plus ou moins en prise se déplacent à. des vitesses relatives légèrement différentes par rapport aux logements.
Ces difficultés sont résolues par les dis positifs suivants: Chaque curseur 9 comporte plusieurs poussoirs dont le pas est légèrement supérieur ou inférieur à celui des logements du plateau- couronne. Si ii <I>- 1</I> poussoirs occupent exac tement la même place que n logements et si chaque logement est légèrement plus grand qu'un poussoir, on comprend que quelle que soit la position du curseur par rapport à la couronne 1, il y aura toujours au moins un poussoir susceptible d'entrer dans un loge ment placé en face de lui (fig. 6).
D'autre part, chaque curseur peut être immobilisé dans sa rainure par un dispositif de coins 12-13 commandés par un balan cier 14 commandé lui-même par un galet 15 poussé par une seconde came fixe 16 pré sentant un renflement 16a, le galet 15 étant ensuite rappelé par un ressort, ce qui libère le curseur. Par ce moyen, le curseur est im mobilisé pendant que le poussoir est en enga gement.
L'effort transmis ne gêne donc pas la manouvre des poussoirs puisqu'il est ab sorbé par un des poussoirs du curseur voisin coincé. Dans la forme d'exécution représentée par les fig. 5 à 8, le plateau-étoile 2 com prend huit curseurs 9 dont chacun porte neuf poussoirs 10 correspondant à dix logements 7 du plateau-couronne 1.
Le fonctionnement du dispositif est le suivant (voir notamment le schéma de la fig. 8): Si, par exemple, le plateau-étoile 2 comporte m rainures régulièrement espacées d'un angle égal à
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un curseur passant par r doit commencer à échapper au moment où le curseur suivant arrivant en s a fini de se mettre-en prise par un de ses poussoirs 10, on peut admettre que les deux curseurs r et s soient en prise à la fois pendant un court instant, s'ils sont à ce moment symétri ques par rapport à la ligne des centres, car ils ont alors, dans ces conditions, la même vitesse tangentielle, qui est égale à celle des logements.
Les deux rayons o2r et o2s font alors avec o1-o2 des angles de signes con traires égaux à
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Or la came 16 est calée de telle façon que le coincement des coins 12-13 achève de se faire en s et com mence à se défaire en r, le sens de rotation étant indiqué en 17. La pénétration du pous soir intéressé suivant s'opère librement pen dant le parcours s1s précédant s, et le curseur 9 se déplace dans sa rainure 8, les coins n'étant pas engagés. La sortie du poussoir s'opère également librement, pendant le par cours r-r1 après le dégagement du curseur.
Etant donné le rapport des vitesses angu laires des deux plateaux entraînés, on peut réaliser des ensembles formés de groupes de deux plateaux s'entraînant l'un l'autre et multipliant ainsi par leur nombre le susdit rapport de vitesse. Chacun des arbres extrêmes peut être indifféremment et à tout moment menant ou mené.
Suivant la valeur de l'excentration, l'en semble fonctionne comme multiplicateur ou comme réducteur de vitesse, l'excentration nulle correspondant à la prise directe. A tout moment, l'appareil est réversible et le rap port des vitesses des arbres extrême reste le. même pour une excentration donnée, quel que soit l'arbre menant et l'arbre mené. L'in vention est donc applicable aux véhicules automobiles fonctionnant en traction ou en poussée et permet la récupération et le frei nage par le moteur.
Le dispositif décrit peut être combiné avec d'autres dispositifs connus tels que trains d'engrenages, trains épicycloïdaux, dif- f érentiels, embrayages magnétiques ou autres, changements de marche, dispositifs de prise directe, etc. et constituer des dispositifs de changements de vitesse pour application à tous engins industriels et de transport com portant des multiplicateurs et des réducteurs de vitesse.
L'appareil peut être établi sous la forme d'un changement de vitesse à plusieurs étages de multiplication et en combinaison avec un dispositif épicycldïdal constituant un ensem ble susceptible de donner pratiquement toutes les vitesses comprises entre la prise directe et, une vitesse nulle ou même des vitesses de marche arrière.