CH234161A - Procédé et appareil pour l'élimination rapide, régulière et pratiquement complète d'une impureté contenue dans un bain métallique. - Google Patents

Procédé et appareil pour l'élimination rapide, régulière et pratiquement complète d'une impureté contenue dans un bain métallique.

Info

Publication number
CH234161A
CH234161A CH234161DA CH234161A CH 234161 A CH234161 A CH 234161A CH 234161D A CH234161D A CH 234161DA CH 234161 A CH234161 A CH 234161A
Authority
CH
Switzerland
Prior art keywords
sep
metal
temperature
mass
process according
Prior art date
Application number
Other languages
English (en)
Inventor
Societe D Electro-Chimie Ugine
Original Assignee
Electro Chimie Metal
Priority date (The priority date is an assumption and is not a legal conclusion. Google has not performed a legal analysis and makes no representation as to the accuracy of the date listed.)
Filing date
Publication date
Application filed by Electro Chimie Metal filed Critical Electro Chimie Metal
Publication of CH234161A publication Critical patent/CH234161A/fr

Links

Classifications

    • CCHEMISTRY; METALLURGY
    • C22METALLURGY; FERROUS OR NON-FERROUS ALLOYS; TREATMENT OF ALLOYS OR NON-FERROUS METALS
    • C22BPRODUCTION AND REFINING OF METALS; PRETREATMENT OF RAW MATERIALS
    • C22B9/00General processes of refining or remelting of metals; Apparatus for electroslag or arc remelting of metals

Landscapes

  • Engineering & Computer Science (AREA)
  • Chemical & Material Sciences (AREA)
  • Manufacturing & Machinery (AREA)
  • Materials Engineering (AREA)
  • Mechanical Engineering (AREA)
  • Metallurgy (AREA)
  • Organic Chemistry (AREA)
  • Manufacture And Refinement Of Metals (AREA)

Description


  Procédé et appareil pour     l'élimination    rapide, régulière et pratiquement complète  d'une     impureté    contenue dans un bain     métallique.       Il est connu que l'on peut, au moyen  d'appareils basculants ou rotatifs     comportant     des     capacités    capables de recevoir un métal  et un élément     réagissant    liquide ou solide,  disposées de telle manière qu'en faisant bas  culer ou tourner l'appareil, chaque capacité  déverse son contenu dans l'autre     capacité,     obtenir un mélange intime entre le métal et  l'élément réagissant,

   ce mélange donnant  lieu à une très importante     augmentation    des       surfaces    de     contact    entre le laitier et le mé  tal et à un renouvellement rapide de ces sur  faces.  



  Des moyens de ce genre ont été appliqués  avec succès à la métallurgie de l'acier, à celle  des ferro-alliages, à     celle    du cuivre,     etc.    Ils  conduisent dans tous     ces    cas à des résultats  parfaitement réguliers d'une opération à  l'autre, ceci étant dû au fait que l'équilibre  entre le laitier et le métal est atteint dans  chacune de ces opérations.

   Ces équilibres,  comme du reste tous les équilibres des réac-         tions    chimiques, sont fonction dans une cer  taine     mesure    de la     température.        L'expérience     montre que pour les réactions ci-dessus, l'in  fluence de ce facteur peut être pratiquement  contrôlée d'une façon très suffisante, car la  grandeur des écarts     susceptibles    de donner  des     irrégularités    dans le résultat final, est  parfaitement     compatible    avec les moyens pra  tiques habituels de     réglage    de la. tempéra  ture des bains métalliques ou des     bains    de  laitier fondu.  



  Il n'en est pas de même pour certaines       réactions    entre des     métaux    et     des        réactifs        sus-          ceptibles        d'extraire    des impuretés contenues  dans ces     métaux,    spécialement des réactions  qui     s'effectuent    à des températures relative  ment basses et dont l'équilibre chimique est  très fortement influencé par la température  à laquelle     s'effectue    l'opération.  



  Dans de     telles    réactions, comme par  exemple la     réaction        connue    du chlorure  d'étain sur le plomb présent comme impureté      dans un étain ou un     alliabe    d'étain, la tem  pérature de l'opération joue un râle tellement  important. sur le déplacement de l'équilibre,  que des écarts de température, même très  faibles, conduisent à des différences de     Pen-          dement    extrêmement importantes du laitier  ou de la matière purifiante mis en ,jeu.  



  Si l'on cherche à appliquer, à de telles  réactions, le principe bien connu du brassage  entre un laitier et un métal, on constate due,  (le même due dans les réactions     m6tallur-          ffi   <B>Il</B>       ques    à haute température, on atteint, dans  tous les cas, l'équilibre chimique entre le lai  tier et le métal,     mais,    comme le moindre écart.

    de température, par exemple de     1(1    ou de  20 ,     modifie    d'une manière très importante  la constante d'équilibre de la, réaction, le ré  sultat final de l'opération     n'est    pas constant  et peut même être franchement mauvais si  la température de fin d'opération s'écarte  notablement de celle qui donnerait le meilleur  résultat.  



  Il est important, en effet, de     remarquer     que malgré les précautions pratiques que  l'on a pu prendre pour réaliser à des tempé  ratures rigoureusement constantes, les opé  rations envisagées, on n'a pas abouti à. des       résultats    suffisants.

   C'est ainsi qu'on a     ets-          sayé    en vain de porter - avant de     les    mettre  en contact - le laitier et le métal, à la, tem  pérature la meilleure envisagée pour la réac  tion et de brasser ensuite ce métal et ce lai  tier suivant les procédés connus, car:  10 Il est impossible dans les appareils mé  tallurgiques dans lesquels on fond le laitier  ou le métal, de conférer au métal et au lai  tier une température rigoureusement homo  gène et constante dans toute leur masse.  



  20 Il se produit au cours du brassage des  variations de température qui, elles aussi,  conduisent à des variations prohibitives de  la. valeur de la constante d'équilibre.  



  On terminait donc l'opération à des tem  pératures très     irrégulières    et on courait le  risque ou bien de terminer trop chaud et  d'avoir un rendement insuffisant, ou de ter  miner trop froid et de figer le métal ou le  laitier dans l'appareil.  
EMI0002.0017     
  
    La <SEP> Société <SEP> demanderesse <SEP> a <SEP> découvert
<tb>  clu en <SEP> appliquant <SEP> dans <SEP> certaines <SEP> eonditions
<tb>  les <SEP> procédés <SEP> de <SEP> mélange <SEP> rappelés <SEP> ci-dessn.s <SEP> à,
<tb>  de;

   <SEP> réactions <SEP> de <SEP> purification <SEP> entre <SEP> métaux <SEP> et
<tb>  éléments <SEP> réa.-i.::ants <SEP> qui <SEP> :ont <SEP> favori#@es <SEP> dans
<tb>  une <SEP> très <SEP> lare <SEP> mesure <SEP> par <SEP> un <SEP> ahais.sement <SEP> de
<tb>  la <SEP> tempérafiru. <SEP> il <SEP> est <SEP> possible <SEP> d'assurer <SEP> dan
<tb>  des <SEP> conditions <SEP> (l'zttitomaticité <SEP> remarquahle.s.
<tb>  avec <SEP> une <SEP> très <SEP> grande <SEP> rapidité <SEP> et <SEP> un <SEP> degré <SEP> de
<tb>  régularité <SEP> pariiciiliéreinent <SEP> élevé, <SEP> une <SEP> purifi  cation <SEP> très <SEP> houssée <SEP> de <SEP> ces <SEP> métaux,

   <SEP> malgre
<tb>  l'importance <SEP> considéra.hle <SEP> qu'exerce <SEP> sur
<tb>  l'équilibre <SEP> de <SEP> la <SEP> réaction <SEP> des <SEP> écarts <SEP> même
<tb>  extrêmement <SEP> faibles <SEP> de <SEP> température.
<tb>  Selon <SEP> ce <SEP> procédé, <SEP> tandis <SEP> qu'on <SEP> mélange.
<tb>  dans <SEP> un <SEP> appareil <SEP> ealoriftigé, <SEP> ledit <SEP> bain <SEP> inéial  lique <SEP> et <SEP> le <SEP> réactif, <SEP> portés <SEP> à <SEP> une <SEP> température
<tb>  supérieure <SEP> à <SEP> la <SEP> température <SEP> optimum <SEP> pour
<tb>  la <SEP> réaction, <SEP> déterminée <SEP> au <SEP> préalable <SEP> par
<tb>  expérience, <SEP> avec <SEP> une <SEP> énergie <SEP> suffisamment
<tb>  grande <SEP> pour <SEP> réaliser <SEP> un <SEP> mélange <SEP> intime <SEP> des
<tb>  substances <SEP> c11 <SEP> lirésence,

   <SEP> la <SEP> température <SEP> de <SEP> la
<tb>  masse <SEP> est <SEP> abaissé(# <SEP> <B>10111</B> <SEP> en <SEP> étant <SEP> maintenue
<tb>  assez <SEP> longtemps <SEP> au <SEP> voisinage <SEP> immédiat <SEP> de <SEP> la  dite <SEP> lènipératur(# <SEP> optimum <SEP> pour <SEP> que <SEP> Féqui  libre <SEP> chimique <SEP> correspondant <SEP> à <SEP> cette <SEP> tempéra  ture <SEP> soit <SEP> atteint <SEP> entre <SEP> le <SEP> métal <SEP> et <SEP> le <SEP> composé
<tb>  formé, <SEP> après <SEP> quoi <SEP> oie <SEP> sépare <SEP> le <SEP> inéUA <SEP> dudit
<tb>  composé.
<tb>  Pour <SEP> la <SEP> mise <SEP> en <SEP> couvre <SEP> (le <SEP> ce <SEP> procédé, <SEP> on
<tb>  peut <SEP> se <SEP> servir <SEP> de <SEP> tout <SEP> appareil <SEP> de <SEP> mélange
<tb>  de <SEP> type <SEP> connu.

   <SEP> par <SEP> versements <SEP> alternés <SEP> ou
<tb>  successifs <SEP> d'une <SEP> capacité <SEP> dans <SEP> fine <SEP> autre.
<tb>  sous <SEP> la <SEP> .condition <SEP> due <SEP> le <SEP> métal <SEP> et <SEP> le <SEP> corps
<tb>  réagissant <SEP> ou <SEP> le <SEP> laitier <SEP> (lui <SEP> se <SEP> forme. <SEP> se <SEP> trou  vent <SEP> versé.. <SEP> ensemble, <SEP> chaque <SEP> fois, <SEP> avec <SEP> une
<tb>  énergie <SEP> tiffisante <SEP> pour <SEP> amener <SEP> un <SEP> mélange
<tb>  intime <SEP> du <SEP> métal <SEP> et <SEP> du <SEP> réactif <SEP> on <SEP> du <SEP> laitier.
<tb>  Cet <SEP> appareil <SEP> .sera <SEP> muni <SEP> d'une <SEP> enveloppe <SEP> calo  rifugée <SEP> empêchant <SEP> les <SEP> pertes <SEP> de <SEP> chaleur <SEP> par
<tb>  radiation <SEP> extérieure <SEP> et.

   <SEP> dInetruments <SEP> de <SEP> me  sure, <SEP> par <SEP> exemple <SEP> (le <SEP> pyromètres, <SEP> permettant
<tb>  de <SEP> suivre <SEP> le, <SEP> variations <SEP> de <SEP> la <SEP> température
<tb>  à <SEP> l'intérieur <SEP> de <SEP> l'appareil.
<tb>  De <SEP> préférence, <SEP> afin <SEP> de <SEP> favoriser <SEP> la <SEP> rapi  dit6 <SEP> d'homobénéisation <SEP> de <SEP> la <SEP> température, <SEP> on
<tb>  constitue <SEP> la <SEP> partie <SEP> intérieure <SEP> de <SEP> l'appareil
<tb>  de <SEP> brassage <SEP> en <SEP> une <SEP> matière <SEP> bonne <SEP> conductrice         (le la chaleur susceptible, par conséquent,  d'absorber facilement aux parties les plus       chandes    les calories.

   en excès et de les trans  férer très rapidement .à la     partie    de la masse       qui    se trouve à plus basse température. Cette  mesure favorise l'homogénéisation en tempéra  ture, à. la fois du laitier, du métal et de la  partie intérieure de l'appareil de     brassage.     



  Dans le but de     ralentir    encore davantage  les variations de cette température homogène  du laitier, du métal et de la paroi intérieure  de     l'appare,il,        -on    dispose,     ei        besoin    est, en plus  du     calorifugeage,    un moyen de chauffage  auxiliaire permettant d'introduire dans     celui-          ci    et par     conséquent    dans la masse     métal-          laitier,    des calories apportées de l'extérieur.

    De cette manière, on peut régler les pertes  de chaleur, de façon que l'opération de traite  ment du métal par le     laitier    soit maintenue  pendant un temps suffisant à la     température     la plus propice au rendement optimum   température choisie pour la réaction.  



  Lors de la mise en     ceuvre    du procédé, on  surveille la courbe de variation de tempé  rature donnée par le pyromètre et on arrête  l'opération dès     que    le     brassage    a été effectué  pendant un temps suffisamment long, au voi  sinage immédiat de la température     optima     choisie pour la réaction, pour que l'équilibre  correspondant à cette température ait été  pratiquement obtenu.     Ce    temps sera d'autant  plus court     que    le mélange sera effectué plus       énergiquement.     



  L'ensemble de ces mesures permet donc.  même en partant de températures initiales- de  laitier et de métal déterminées avec peu de  précision, et à la seule condition de partir  d'une     température    initiale dans l'appareil,  supérieure à celle choisie pour la réaction, de  laisser baisser progressivement la tempéra  ture à     l'intériur    de l'appareil tout en réali  sant l'équilibre entre laitier et métal et fina  lement d'arrêter avec précision l'opération  quand on a atteint pendant un temps suffi  sant une température très voisine de la tem  pérature choisie pour la réaction.  



  II est très remarquable de constater qu'en  appliquant le procédé défini ci-dessus, il est    possible d'opérer avec succès, à l'intérieur de  la zone de températures de solidification,  c'est-à-dire en dessous du début de     @la,    solidi  fication, quand on a affaire à un métal im  pur ou à un     alliage,    et ceci malgré la visco  sité que prend à     ce    moment la phase liquide  du métal du fait de la précipitation d'une  phase solide qui est formée par des cristaux  qui se     précipitent    dans le sein de la masse  liquide.

   Très souvent, en effet, les impuretés  que .l'on se propose d'éliminer du métal ne  sont pas solubles dans la phase solide du mé  tal qui     -se    précipite et restent     dissoutes    dans  le métal liquide où leur     -concentration    aug  mente au fur et à mesure que la température       baisse.     



  Par le procédé objet de l'invention, la  réaction est poussée beaucoup plus loin que  dans les procédés déjà     connus    de     purification,     car elle est favorisée, d'une part, par l'abais  sement de la température, d'autre part, par  l'effet de la concentration croissante de l'im  pureté dans la partie du métal restée li  quide.  



  Le dessin ci-joint     représente,    à     titre     d'exemple, une forme d'exécution d'un appa  reil plus spécialement destiné pour l'appli  cation du procédé.  



  Dans ce dessin, la     fig.    1 est une coupe  transversale par     A-A    de     fig.    2 de l'appa  reil;  Fi-,. 2 en est une :coupe longitudinale par       13-B    de     fig.    1.  



  Sous la forme de     constrution    où il est. re  présenté au dessin, l'appareil est formé d'une  chambre 1 en métal, montée sur un axe rota  tif 2, mû par un moteur 3 au moyen :d'un  couple     réducteur    4 formé d'une vis sans fin  et d'une roue à vis. La chambre 1 est formée  de deux quarts     (le    cylindres 5, 6 et 7, 8 à  génératrice parallèle à     l'axe    et de deux angles  dièdres 6, 9, 7 et  & , 10, 5, à arête parallèle  à. l'axe, qui leur sont     tangents    et elle com  porte une paroi postérieure la et une paroi  antérieure lb.     LTn    orifice de coulée 11 est  fermé par une vanne 12 mue au moyen d'une  tige filetée 13 et d'un volant 14.

   Au-dessous  de l'orifice 11 se trouve un bec de coulée 15.      A l'intérieur de la     chambre    1 font saillie les  parois 16 et 17 de deux chambres 18 et 19,  dans     lesquelles    sont placées des résistances  électriques de chauffage 20 et 21. Un orifice  22 est fermé par une     plaque    23 qui porte une  protubérance creuse 24 destinée à recevoir un  pyromètre. La paroi antérieure     lb    est percée  d'un orifice de chargement 25 fermé normale  ment par une porte 26 au moyen de tiges fi  letées 27, 28 et de     volants    31, 312.

   Sur le  noyau 33 qui porte la chambre 1 et qui est  claveté sur l'axe 2, sont montées les     bagues     34 pour l'amenée du courant aux résistances  de chauffage 20 et 2'l et pour transmettre le  courant du pyromètre 24.  



  Le métal à purifier et le réactif sont in  troduits par la porte     2'5\26    que l'on referme  ensuite. Les calories nécessaires à la régula  tion de la température sont produites par le  cartouches ?0 et 21 et sont     transmises    aux  parois 16 et 17 des alvéoles 1.8, 19. Lorsque  l'appareil est mis en rotation, les parois 16  et 17 des alvéoles jouent le double rôle de re  lever le métal ou le réactif, ou le laitier, et  de communiquer à la masse en traitement la  chaleur développée par les cartouches ?0 et  21. Pendant la rotation de l'appareil, la  masse venant au contact du pyromètre ?4,  celui-ci donne à chaque demi-tour de l'appa  reil la température de la, masse.

   Le calorifuge  35-36 qui     entourne    l'appareil     retarde    la  déperdition de calories.  



  Cet appareil se prête, par exemple, parti  culièrement     bien    à l'élimination, par le pro  cédé selon l'invention, du plomb contenu dans  l'étain et dans les     alliages    antifriction. Cette  purification est basée sur la réaction connue,  réversible, du chlorure d'étain sur le plomb:       SnCCI,        -+-    Pb = Pb Cl,     +        Sn.    Cette réac  tion est en effet très fortement influencée  par la température de l'opération, l'équilibre  de la réaction étant déplacé vers la. droite  d'autant plus     fortement    que la     température     est plus basse.

   Autrement dit, l'élimination  du plomb s'effectue d'autant plus facilement  que la température est plus basse: ou encore,  pour une     consommation    donnée de chlorure    d'étain, plus la température est basse, plus  la teneur en plomb finale du métal traité       est    faible.  



  La réaction effectuée dans un four, même  à des températures peu supérieures au point  de solidification de l'alliage, donne des résul  tats très irréguliers avec des rendements très  peu satisfaisants, la consommation de chlo  rure d'étain étant prohibitive et rendant  l'opération peu économique.  



  L'application du procédé au déplombage  de     l'étain    ou     d'ecs,        métaux        antifriction,    par le  fait qu'elle permet de porter les deux phases  liquides (métal et chlorure d'étain introduits  liquides dans l'appareil ou fondus dans celui  ci) à une température déterminée, très voi  sine du point de solidification du métal, et  grâce au mélange intime qu'elle a permis de  faire de ces deux phases, quand elles se trou  vent à cette     température,    conduit au con  traire avec certitude à l'établissement de  l'équilibre chimique correspondant à cette  température.  



  On chauffe de préférence l'appareil avant  d'introduire le métal et le     réactif.    Ce chauf  fage peut provenir, par exemple, de .la cha  leur restant dans l'appareil après une opéra  tion précédente a laquelle se trouvent ajou  tées, le cas échéant, les calories provenant  des     cartouches    électriques 20 et 21 dont la  température peut être maintenue     constante     au moyen d'un régulateur. L'introduction des  calories voulues dans l'appareil peut prove  nir également de la. seule chaleur apportée  par le métal et le réactif, ou par le métal  seul, lors de leur introduction dans l'appa  reil.

   Il est nécessaire que la chaleur     totale     contenue dans l'appareil, au début de l'opé  ration, c'est-à-dire la     chaleur    provenant de  l'appareil proprement dit et     celle    contenue  dans le métal et éventuellement dans le chlo  rure d'étain, soit suffisante pour permettre  de porter le contenu de     l'appareil    à une tem  pérature supérieure à, la     température    de soli  dification complète du métal. Quoique l'écart  entre     cette    température et la température  choisie pour la réaction puisse être quelcon-      que, il est préférable, pour des raisons d'éco  nomie, de le choisir aussi faible que possible;  il pourra. par exemple, être égal à 10  C  seulement.

    



  Dans le cas du métal antifriction (ou de  l'étain) et du chlorure d'étain, on charge  de     préférence    d'abord le chlorure d'étain       dans.    l'appareil préalablement chauffé, et on  fait tourner la chambre 1 au moyen du mo  teur 3 pour commencer le brassage. Cette  manière de faire permet de provoquer rapi  dement d'abord la déshydratation et ensuite  la fusion du chlorure d'étain. On ne charge  le métal liquide qu'une fois la. déshydratation  complètement terminée.  



  On continue alors à faire tourner l'appa  reil, les éléments chargés     .commencent    à se  mélanger. On surveille alors l'indication -du  pyromètre introduit dans l'alvéole 24. On  conçoit que     fon    puisse, par exemple, pré  chauffer l'appareil à une température supé  rieure à la température optimum de la réac  tion, introduire le métal et le laitier égale  ment préchauffés à une température légère  ment supérieure à     cette    température optimum,       puis    laisser la température baisser naturelle  ment dans l'appareil tout en continuant le  brassage.  



  D'une manière générale et à moins que  le     calorifugeage    de l'appareil soit très effi  cace, on sera obligé d'introduire des calories  dans l'appareil au moyen des -cartouches 20  et 21 -de manière à maintenir la masse en. trai  tement, pendant un temps suffisant, à la  température légèrement supérieure à la .soli  dification du métal     jusqu'à    ce que l'on arrive  à l'équilibre entre le laitier et le métal.

   La  température doit varier très lentement quand  elle     arrive    au voisinage de la valeur opti  mum et les éléments     réagissants    doivent res  ter au voisinage immédiat de cette tempéra  ture tout en continuant à être     soumis    aux  versements successifs tant que l'équilibre  chimique n'est pas atteint. Ce résultat sera  obtenu très aisément grâce à la régulation de  la. température des     cartouches,        chauffantes,          rémilation    oui permettra de compenser d'une    manière convenable les     pertes    de chaleur de  l'appareil.  



       LTne    fois connue la température opti  mum pour l'étain ou le métal     antifriction    et  le chlorure d'étain, et une fois connu le  temps pendant lequel il est nécessaire de  maintenir la masse à la température choisie  pour la réaction pour que l'équilibre chi  mique soit atteint, il suffira,     après    avoir  chargé l'appareil dans les conditions de pré  chauffage de     celui-ci    et de température du  métal et du chlorure d'étain suffisante pour  que la masse se trouve en fusion à une tem  pérature supérieure à la température opti  mum pour la réaction,     d'observer    le pyro  mètre placé dans l'appareil, puis, par exem  ple,

   lorsque la température de la masse est  descendue à environ 10  C au-dessus de la.  température -la plus basse compatible avec  l'évacuation du métal de     l'appareil,    de pour  suivre la rotation de l'appareil pendant un  temps déterminé par des expériences préa  lables, deux minutes par exemple, après quoi  l'on n'aura     plus    qu'à. couler le métal,     lesi    ré  sultats obtenus étant parfaitement réguliers.  L'opération devient ainsi absolument auto  matique.  



  Bien entendu, on peut renouveler l'opéra  tion plusieurs fois de suite, en utilisant cha  que fois un nouveau laitier.  



  On peut également utiliser 1e principe du  contre-courant. Par     exemple,    on     traitera    une  charge métallique déjà partiellement     purifiée     par du     ehlorure    d'étain frais, on coulera cette  charge -et on introduira une nouvelle charge  de métal impur que l'on traitera. d'abord  par le laitier de la précédente opération  pour le purifier     partiellement    et ainsi de  suite.         Exemple   <I>I:</I>  On est parti d'un étain     renfermant    1,62  de plomb. On a chargé dans l'appareil, préa  lablement chauffé à environ 275  C, 26 kg de  chlorure     d'étain    solide.

   On a commencé à  faire tourner l'appareil pour déshydrater et  faire fondre le chlorure. On a. ensuite versé      dans l'appareil 200 kg de l'étain à traiter,  à. l'état fondu et on a continué à faire tour  ner l'appareil. Le pyromètre indiquait 275 .  On a. alors     attendu        une    dizaine de minutes en  faisant tourner l'appareil jusqu'à ce que la  température baisse à 270  C et à partir de  ce moment, on a. encore fait tourner l'appa  reil pendant deux minutes, puis on a arrêté  l'opération et coulé le métal. On s'était fixé  la température de     27'0     C pour effectuer la.

    réaction,     parce    qu'au-dessous de cette tem  pérature, le chlorure d'étain s'enrichissant en  chlorure de plomb devient     trop    visqueux.       L'opération    a duré au     total    vingt minutes.  Le métal obtenu ne renfermait plus que       0,35%    de plomb. On a repris de ce même  métal déjà partiellement purifié et on a fait  agir sur lui 13% de chlorure d'étain, par  rotation de l'appareil, en choisissant pour  température de réaction la, température de       250     C. Après traitement, le métal ainsi  traité ne renfermait plus que<B>0,0,8%</B> de  plomb. Cette deuxième opération a duré éga  lement environ vingt minutes.  



  <I>Exemple II:</I>  On est parti d'un métal antifriction ren  fermant environ     83.%    d'étain,<B>11%'</B> d'anti  moine et     .6%    de cuivre. Cet     alliage    renfer  mait 1,5 % de plomb. On a fait fondre 22 kg  de chlorure d'étain dans l'appareil, puis on  y a introduit 200 kg du métal à l'état fondu.  La température indiquée par le     pyromètr <      était alors de 270  C.     On    a laissé la tempéra  ture s'abaisser     jusqu'à,    260  C tout en faisant  tourner     l'appareil    et à partir de ce moment,  on a. fait encore tourner l'appareil pendant  deux minutes au voisinage immédiat de     cette     température.

   Le métal antifriction ainsi       traité    ne .contenait plus que<B>0,5%</B> de plomb.  Cette opération a duré au total quinze mi  nutes.  



  Il est à remarquer ,que dans les opérations  de déplombage     effectuées    au four, antérieu  rement au procédé, il fallait 35 à 40 heures  pour obtenir une épuration en plomb ana  logue à. celle de l'exemple précédent. En ef  fet, on était obligé de se maintenir à une    température supérieure à la fusion complète  de l'alliage qui est. de l'ordre de     400 .    La  température dans la cuve du four était peu  homogène (présentant des écarts de l'ordre de       80(l    à l'intérieur d'une même cuve au même  moment).

   Le résultat était variable d'une opé  ration à l'autre et la proportion du laitier à  mettre en     lruvre    au lieu d'être de l 1 % était       d'environ        33%    du poids de la     charge.  

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS: I. Procédé d'élimination rapide, régu lière et pratiquement complète d'une impu reté contenue dans un bain métallique, par traitement de ce bain, à l'état au moins par tiellement liquide, dans un appareil à mé lange, au moyen d'un réactif susceptible de donner lieu. par combinaison avec ladite im pureté, au cours d'une réaction fortement favorisée par un abaissement de la tempéra ture, < l un composé dont la densité est dif férente de celle du bain métallique, carac térisé en ce que, tandis qu'on mélange, dans un appareil calorifugé, ledit bain métallique et le réactif, portés à une température supé rieure à la température optimum pour la.
    réaction, déterminée au préalable par expé rience, avec une énergie suffisamment grande pour réaliser un mélange intime des sub stances en présence, la température de la. masse est abaissée tout en étant. maintenue assez longtemps au voisinage immédiat de ladite température optimum pour que l'équi libre chimique correspondant à cette tempé rature soit atteint entre le métal et le com posé formé, après quoi on sépare le métal du- dit composé. II.
    Appareil polir la mise en acuvre du procédé selon la revendication I, caractérisé par une chambre métallique calorifugée, sup portée en bout d'un arbre horizontal suscep tible d'être entraîné en rotation, chambre dont les parois forment deux angles dièdres à arêtes parallèles audit.
    arbre, il faces rac cordées par des éléments de cylindres à géné ratrices également parallèles à l'axe, la chambre étant munie sur l'arète d'un des -les dièdres, d'un trou de coulée fermé <B><I>ï</I></B> an, par une vanne, tandis qu'une ouverture de chargement obturable par une porte est dis posée sur la face opposée à celle figée sur l'arbre âle support, concentriquement à l'axe de rotation de l'appareil, des moyens étant prévus pour mesurer la température de la masse en traitement. SOUS-REVENDICATIONS: 1. Procédé selon la revendication I, ca ractérisé en ce que l'on ralentit le refroidis sement de la masse par un apport de chaleur extérieure. 2.
    Procédé selon la revendication I, ca ractérisé en ce que l'on effectue le préchauf fage de l'appareil et le chargement du mé tal et du réactif, à des températures suffi samment élevées en ce qui concerne chacun d'eux, pour que le métal et le réactif se trou vent au moins partiellement à l'état de fusion après leur chargement dans l'appareil à une température supérieure d'au moins 10 C en viron à la température optima choisie pour la fin de la réaction. 3.
    Procédé selon la revendication I, ca ractérisé en ce que l'on introduit dans l'ap pareil une quantité de calories suffisantes pour que -la masse se trouve à l'état de fu sion dans l'appareil, puis que l'on observe la baisse de température de la. masse en traite ment jusqu'à une température voisine du point de solidification finissante et que l'on poursuit le traitement, en maintenant cette dernière température, pendant un temps éta bli expérimentalement et qui s'est révélé comme propre à conduire à l'équilibre entre le métal et le laitier formés, puis que l'on coule le métal et qu'on le sépare du laitier. 4.
    Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 3., caractérisé en ce que l'introduction dans l'appareil -des calories né cessaires pour que la masse se trouve à l'état de fusion dans ce dernier est réalisée simultanément par préchauffage de l'appa reil, par fusion du métal et par fusion du réactif avant leur introduction dans l'appa reil. 5. Procédé selon la revendication Î et la sous-revendication 3, caractérisé en ce que l'introduction dans l'appareil des calories né cessaires pour que la masse se trouve à l'état de fusion dans ce dernier est réalisée par fu sion du métal et du réactif avant leur intro duction dans l'appareil. 6.
    Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 3, caractérisé en ce que l'introduction dans l'appareil des calories né cessaires pour que la masse se trouve à l'état de fusion dans ce dernier est réalisée par fu sion du métal avant. son introduction dans l'appareil. 7.
    Procédé selon la revendication I, pour le déplombage de l'étain au moyen du chlo rure d'étain, selon lequel on traite le métal par le chlorure d'étain en les intermélan- geant pendant deux minutes à partir du moment où la température de la masse est descendue à environ 10 C au-dessus de la température la plus basse compatible avec l'évacuation du métal de l'appareil. 8.
    Procédé selon la revendication I, pour le déplombage de métaux antifriction au moyen du chlorure d'étain, selon lequel on traite le métal par le chlorure d'étain en les, intermélangeant pendant deux minutes à par tir,du moment où la température de 1a masse est descendue à environ 10 C au-dessus de la température la plus basse compatible avec l'évacuation,du métal de l'appareil. 9.
    Appareil selon la revendication II, ca- caractérisé en ce que l'intérieur de la cham bre présente des protubérances à flancs abrupts s'étendant de la paroi fixée sur l'arbre moteur jusqu'à la paroi opposée. 10. Appareil selon la revendication II et la sous-revendication 9, caractérisé en ce que les protubérances prévues à l'intérieur de la chambre sont munies d'organes de chauffage. 11.
    Appareil selon la revendication II et les souu-revendications 9 et 10, caractérisé en ce que les organes -de chauffage dont sont munies les protubérances à l'intérieur de la chambre sont constitués par des cartouches électriques. 1\3. Appareil selon la, revendication 11, caractérisé en ce que ses parois internes sont constituées en niie niatiére bonne conductrice de la chaleur.
CH234161D 1939-06-19 1941-11-19 Procédé et appareil pour l'élimination rapide, régulière et pratiquement complète d'une impureté contenue dans un bain métallique. CH234161A (fr)

Applications Claiming Priority (1)

Application Number Priority Date Filing Date Title
FR234161X 1939-06-19

Publications (1)

Publication Number Publication Date
CH234161A true CH234161A (fr) 1944-09-15

Family

ID=8882666

Family Applications (1)

Application Number Title Priority Date Filing Date
CH234161D CH234161A (fr) 1939-06-19 1941-11-19 Procédé et appareil pour l'élimination rapide, régulière et pratiquement complète d'une impureté contenue dans un bain métallique.

Country Status (1)

Country Link
CH (1) CH234161A (fr)

Similar Documents

Publication Publication Date Title
FR2519275A1 (fr) Procede et equipement pour fabriquer des pieces telles que des douilles de cartouches en cupro-alliage forge sous conditions thixotropes et piece ainsi obtenue
CA1186156A (fr) Procede de purification de metaux par segregation
EP0273835B1 (fr) Procédé d&#39;élaboration par métallothermie d&#39;alliages purs à base de terres rares et de métaux de transition
EP1042224A1 (fr) Procede et installation d&#39;affinage du silicium
EP1141426B1 (fr) Procede et dispositif de purification de l&#39;aluminium par segregation
FR2668497A1 (fr) Procede et four de refonte de magnesium et d&#39;alliage de magnesium.
FR2564485A1 (fr) Procede de purification en continu de metaux par cristallisation fractionnee sur un cylindre tournant
CH234161A (fr) Procédé et appareil pour l&#39;élimination rapide, régulière et pratiquement complète d&#39;une impureté contenue dans un bain métallique.
US2768075A (en) Melting, remelting and recovering of aluminium and its alloys
NO138056B (no) Fremgangsm}te for fremstilling av dyrefor
BE487192A (fr) Procede et appareil pour extraire le zinc des alliages a base de cuivre
CH621365A5 (en) Process for refining magnesium, copper, zinc, tin and lead
FR2681852A1 (fr) Procede de preparation en continu de gels de pentoxyde de vanadium et appareil de mise en óoeuvre du procede.
CA1304199C (fr) Brai liant pour electrode et son procede de fabrication
BE500558A (fr)
US1843413A (en) Liquation of copper
JP2010031334A (ja) 金属精製方法及び装置、精製金属、鋳造品、金属製品及び電解コンデンサ
US2269355A (en) Manufacturing of zinc oxide
BE340407A (fr)
BE447508A (fr) Procede de regeneration des scories salines provenant de la refonte de dechets d&#39;aluminium ou de ses alliages
KR0121747B1 (ko) 부분 용융법(Fractional melting)을 이용한 금속의 정련방법 및 장치
BE423235A (fr)
BE428373A (fr)
BE335886A (fr) Procede et dispositif pour decomposer des alliages metalliques en leurs differentes sortes de cristaux, par centrifugation
CH331504A (fr) Procédé pour la préparation de composés réfractaires