Tourniquet d'arrosage. Les tourniquets utilisés généralement pour arroser les jardins sont constitués par deus bras dont les extrémités sont coudées, pivotés sur un pied.
Or, il est toujours très difficile d'établir des joints étanches entre la conduite d'amenée d'eau passant dans le pied et les bras du tour niquet. En effet, afin d'assurer le fonctionne ment de l'appareil lorsque la pression de l'eau est faible, il est nécessaire que les bras soient pivotés très librement. Enfin, même si le joint est étanche, l'appareil étant neuf, celui-ci s'use rapidement, de sorte qu'il se produit des fuites d'eau qui inondent le terrain situé sous le pied.
De plus, les bras du tourniquet sont sou vent très gênants, spécialement lorsque l'on désire arroser des plantes d'une certaine hau teur soutenues par des tuteurs.
En effet, il faut alors prévoir un pied extrêmement élevé afin d'éviter que ces bras viennent abîmer et arracher ces plantes.
Pour obvier à cet inconvénient, certains constructeurs ont imaginé des tourniquets d'arrosage comportant un organe rotatif pré sentant au moins un élément en forme de cuiller, disposé au-dessus et coaxialement au gicleur de manière que le jet d'eau sortant du gicleur et frappant lesdits éléments, provoque la rotation de l'organe rotatif, rotation qui provoque à son tour la répartition de l'eau sur une grande surface.
Ces dispositifs n'ont toutefois pas donné les résultats attendus, car ces éléments en forme de "cuiller" sont difficile à former. Or, pour obtenir un bon fonctionnement de ce genre d'appareil, il est nécessaire que les poussées subies par chaque élément soient égales et symétriques par rapport à l'axe de rotation. Dans es conditions, il est évident que les éléments en forme de "cuiller" doivent tous présenter exactement la même forme, ce qui est difficilement réalisable en série. En outre, pour obtenir l'égalité des poussées, il faut. que le jet soit divisé en parties égales.
Certains constructeurs ont prévu un organe destiné à diviser le jet en parties égales, toute fois cet organe ne présentant qu'une longueur approximativement égale au diamètre du jet est tout à fait insuffisant pour permettre, lorsque l'organe rotatif est en rotation, la séparation du jet en parties égales et sa ré partition en parties égales sur chacun des déflecteurs.
La présente invention a pour objet tin tourniquet d'arrosage comportant un organe susceptible de tourner autour d'un axe et portant au moins deux déflecteur, destinés à. être frappés par au moins un jet d'eau sortant d'un gicleur et disposés symétriquement par rapport à l'axe dudit organe rotatif.
Ce tourniquet tend à éliminer les incon vénients cités par le fait que chaque déflec teur est fixé sur l'une des parois d'un organe diviseur du jet d'eau constitué par au moins une cloison radiale et fixé rigidement sur l'organe rotatif, symétriquement par rapport à l'axe de rotation de ce dernier, chacune de ces parois s'étendant au moins d'un bout à. l'autre du déflecteur qu'elle porte, le tout agencé de façon que les poussées exercées pair l'eau sur les déflecteurs soient égales entre elles et donnent naissance à un couple d(- <B>-</B> force centré sur l'axe de rotation dudit orgaii#,
rotatif et actionnant celui-ci dans un mouve ment de rotation.
Le dessin annexé représente, schématique- ment et à titre d'exemple, une forme d'exé cution du tourniquet selon l'invention.
La fig. 1 en est une vue d'ensemble; La fig. 2 est une vue de profil de la partie supérieure; La fig. 3 est une vue de dessus; La fig. 4 est une vue de face de la. partie supérieure; La fig. 5 est une vue partielle en coupe longitudinale.
Un tuyau d'amenée d'eau 1 est placé dans un collier 2 porté par trois pieds 4. Une vis à oreille 3, se vissant dans le collier \?, permet de régler la hauteur de l'appareil et de le fixer en position. Ce tuyau porte à son extré mité supérieure un gicleur 5 qui dirige un jet. d'eau verticalement. Un organe rotatif com portant un organe diviseur 6 du jet sortant du gicleur 5 est vissé sur un manchon 10 pivo- tant sur le tuyau au moyen de deux roule- ments à billes. L'axe de l'organe rotatif est coaxial à l'axe du gicleur 5. Les roulements sont disposés de manière à constituer simul tanément un palier pour le manchon et des butées axiales pour ce dernier.
A cet effet, le palier supérieur est aménagé dans une bague 7 vissée sur l'extrémité du tuyau 1. Cette bague présente un chemin de roulement R constitué par un angle arrondi formé par la paroi. intérieure I1 et le fond 12 d'une creu- sure pratiquée dans la bague 7. Des billes 18 sont maintenues appuyées sur ce chemin de roulement par une surface conique 14 prévue sur l'extrémité supérieure du manchon 10.
Le palier inférieur est constitué par des billes 15 roulant sur un chemin de roulement 16 formé par un angle arrondi prévu entre une paroi intérieure 17 et le fond 18 d'une creu- sure pratiquée dans l'extrémité inférieure du manchon 10. Ces billes 15 sont maintenues en contact avec leur chemin de roulement par une surface conique 20 prévu < . sur une pièce 1t! fixée rigidement sur le tuyau. La bague 7, vissée sur l'extrémité du tuyau, permet d,, régler et de, rattraper le jeu des butées billes.
La position de cette bague est fixée par le gicleur 5 jouant le rôle de contre-écrou. L'organe diviseur 6 du jet sortant du gicleur 5 est constitué, dans la, forme d'exécution re présentée, par un disque portant deux déflec teurs 22 fixés sur ses faces opposées et dis posées de part et d'autre de l'axe du jet, df, manière à recevoir chacun approximativement une moitié de ce dernier. Ces déflecteurs sont en outre disposés symétriquement par rap port à l'axe de rotation de l'organe rotatif de façon à, diriger chaque demi-jet en direction opposée de l'autre. Le diamètre du disque est au moins égal à la distance séparant les extrémités de deux déflecteurs.
Le fonctionnement du tourniquet est illustré par les fig. 3 et 1. On voit en effet que le jet sortant du gicleur 5 est divisé en deux parties égales par l'organe diviseur 6. Ce dernier présentant une longueur au moins égale à la distance séparant les extrémités des deux déflecteurs et séparant ceux-ci de manière absolue, la répartition du jet se fait obligatoirement et automatiquement en parts égales sur chacun des déflecteurs et ce, aussi bien lorsque l'organe rotatif est arrêté que lorsqu'il est en rotation.
Ainsi, chaque demi-jet exerce des poussées sur son déflec teur respectif dont la résultante R se décom pose en une poussée axiale <I>Ra</I> supportée par la butée à billes supérieure, et en une com posante horizontale<I>Rh.</I> Les deux poussées R sont égales entre elles et symétriques par rapport à l'axe de rotation. Les deux com posantes horizontales<I>Rh</I> forment un couple de force situé dans un plan normal à l'axe de rotation de l'organe portant les déflecteurs et centré sur l'axe de rotation de cet organe. Ce couple de force actionne donc cet organe dans un mouvement de rotation.
Grâce à cette rota tion, les déflecteurs dirigent leur demi-jet successivement dans toutes les directions, ce qui permet de répartir le fluide sur une grande surface.
Pour augmenter l'homogénéité de cette ré partition, on peut former l'extrémité des dé flecteurs en diffuseur ou, comme indiqué au dessin, prévoir à différentes hauteurs desdits déflecteurs des nervures 23 obliques par rap port au mouvement du fluide. Ces nervures tendent à diriger latéralement une partie du fluide et donc à augmenter l'homogénéité de la répartition de l'eau sur le terrain. En effet, le fluide quittant les déflecteurs à différentes hauteurs est projeté suivant des trajectoires différentes, d'une part, et dans des directions différentes, d'autre part, grâce au mouvement latéral imprimé par les nervures. Ainsi les parties du terrain situées près du pied sont arrosées de la même façon que les parties situées sur le pourtour de la surface arrosée.
On remarque que le tourniquet décrit ne comporte aucun joint susceptible de se dé tériorer par usure, de sorte qu'il ne peut se produire de fuites d'eau. En outre, son en combrement est extrêmement réduit, ce qui permet de le placer aussi bien entre des buis sons que dans des plantations de plantes munies de tuteurs. Enfin, la hauteur de l'appareil peut être réglée à volonté, ce qui permet de faire varier la dimension de la sur face arrosée. Ceci est extrêmement utile, spécialement lorsqu'il y a du vent qui chasse une grande partie de l'eau sur la parcelle du voisin.
Enfin, grâce à l'organe diviseur du jet décrit, il est impossible que, comme dans les tourniquets connus, une partie du jet destinée à l'un des déflecteurs vienne, par suite de la rotation de ces derniers, frapper l'autre déflecteur et entraver la bonne. marche du tourniquet.
I1 est évident que des variantes de cons truction du tourniquet décrit peuvent être prévues.
Les paliers et butées à billes pourraient, par exemple, être remplacés par des paliers et des butées à friction.
On pourrait aussi prévoir un dispositif d'arrêt quelconque pour la bague 7, de manière à permettre le changement du gicleur 5 sans risques de dérégler le serrage des paliers. Il peut, en effet, être très désirable de pouvoir changer facilement et rapidement le calibre du gicleur, afin de l'adapter soit à la pression d'eau à disposition, soit au genre d'arrosage désiré.
Il est évident que plus de deux déflecteurs peuvent être prévus. Les déflecteurs sont alors disposés symétriquement autour de l'axe de rotation de l'organe 6, c'est-à-dire formant des angles égaux entre eux, de manière à recevoir chacun des parties approxi mativement égales du jet et que chacun de ces jets partiels soit dirigé dans une direction différente.
L'organe diviseur 6 peut être constitué par un disque tel que représenté, mais pour rait aussi être constitué par toutes autres cloisons situées dans des plans radiaux.
Le gicleur peut, comme indiqué au dessin, comporter une seule ouverture concentrique à l'axe de rotation de l'organe 6, -ou, au con traire, présenter plusieurs ouvertures répar ties symétriquement autour de l'axe de ro tation de l'organe 6.
L'usure des butées à billes est très faible, car les billes sont logées au fond de creusures dont les ouvertures sont dirigées vers le bas, c'est-à-dire dans le sens du ruissellement de l'eau descendant le long du gicleur et du tuyau. Ainsi, l'eau de pluie ou les gouttes d'eau tombant du disque lors de la mise en marche ou de l'arrêt du tourniquet, ne peuvent pas atteindre les roulements.
Il est évident que le réglage en hauteur du tourniquet pourrait être prévu de façon différente. On pourrait, par exemple, fixer le tube d'amenée d'eau rigidement sur un collier solidaire d'un pied dont la longueur des jam bes est réglable. A cet effet, on peut prévoir des jambes constituées par deux ou plusieurs parties s'emboîtant les unes dans les autres et pourvues de vis ou autres moyens d'arrêt. Les différentes parties des jambes pourraient aussi être articulées les unes sur les autres de manière à permettre le réglage en hauteur par pliage des différentes parties les unes sur les autres.