Bascule romaine automatique.
La présente invention a trait aux bascules romaines automatiques dans lesquelles un poids-ourseur, entraîné par un barillet moteur à ressort, se déplace le long'du fléau ; ce ba riel, denrbé roule contre'une crémaillère usinée sur le fléau. Ce poids-curseur agit, au cours de son déplacement, par un organe de transmission sur un n mécanisme assurant di- verses fonctions auxiliaires, telles que régu- lation de vitesse, commande d'indicateurs, d'enregistreurs imp'rimeura, totaliseurs, etc.
D'anis, ces bascules, un dispositif de remontage assure le rappeldesdiversdispositifs au point de départ. En outre, un système de leviers, prenant appui sur l'extrémité du fléau relevé, s'abaisse lorsque le curseur se rapproche de sa position correspondant au poids à peser iet agit alors sur un'dispositif faisant intervenir un second régulateur ou démultiplicateur assurant une marche ralentie, du poids-curseur, qui n'avance plus qu'insensiblement jusqu'à son point d'équilibre, position dans laquelle un organe du Seau agit sur un dispositif de détenie qui arrête l'ensemble d'es mécanismes et, par suite, le curseur, en indiquant le poids pesé.
L'invention a pour objet une nouvelle bascule automatique de ce type, c'est-à-dire com- portant un curseur automoteur se déplaçant le long du fléau et actionnant, par un organe de traction, les dispositifs mobiles indicateurs et enregistreurs, une timonerie prenant appui sur l'extrémité du fléau assurant la réduction de vitesse des mobiles, et une déten'te tombant au point d'équilibre arrêtant bous les dispo sitifs, bascule caractérisee en ce que le cur seur comporte un barillet de.
granae ciroon- férence entraîné par un ressort hélicoïdal de torsion, et en ce qu'elle comprend un dispositif de remontage du curseur et des dispo sitifs mobiles compostant un secteur actionné par un levier à main en'prise avec son arbre et entraînant un pignon qui remonte les dispositifs mobiles et rappelle le curseur par une roue solidaire de ce pignon et sur laquelle s'enroule ledit organe de traction, et un dis positif d'embrayage à friction assurant le passage de la commande de grande vitesse à la commande de petite vitesse.
Une forme de réalisation de l'objet de l'invention est représentée, à titre d'exemple, sur le dessin annexé.
La fig. 1 est une élévation de face de la bascule, le earter étant coupé au milieu et l'appareil étant supposé en marche.
La fig'. 2 est une vue en perspective du dispositifderemontageetdesécuritéavec l'enregistreur.
La fig. 3 est une élévation schématique du poids-curseur auto-moteur.
La fig. 4 est une coupe transversale suivant la ligne IV-IV de la fig. 3.
La fig. 5 est une élévation diagramma- tique d'une came de rectification.
La fig. 6 est un diagramme expliquant la rectification.
La fig. 7 est une vue en perspeel-ive partie en coupe, du dispositif d'embrayage.
Dans la fig. 1, 1 désigne le mécanisme de remontage et de sécurité. II l'enregistreur.
III le poids-curseur automatique et IV l'embrayage.
Dans la fig. 2. sur l'axe de remontage e 1, est clavetée la came de remontage 2 sur laquelle un galet 3 se meut autour d'un axe fixe 4. La face 5 de la came vient buter sur le secteur denté de remontage 6 rendu soli daire de la. douille de secteur 7 autour de laquelle vient s'enrouler le ressort de remontage 8. L'extrémité avant de ce ressort est encastrée dans la collerette de la douille 7, tandis que l'extrémité arrière se trouve fixée dans le rochet de remontage 9. (Ce rochet, réglable manuellement par 1 de tour à l'aide des trous de manoeuvre 10. arme le ressort 8 qui efst maintenu en position par un cliquet de sûreté.
Ce rochet est donc libre autour de l'arbre 1 et ne sert qu'à régler la tension du ressort 8. dont le rôle est de ramener le dispositif de remontage à sa. position de départ) Le secteur de remontage est maintenu en position par le eliquet de secteur 11 : la came de remontage possède le cliquet de fin de pesée 12 comme butée de repos et de sécurité.
Le levier d'impression 14 oscille autour des oreilles 15 du secteur 6. Son extrémité inférieure 16, maintenue en position par son ressort, est sollicitée vers l'avant lors du passage du galet 3 ; l'extrémité supérieure 17, dans son mouvement arrière, vient agir sur la cage d'enregistreur 18 maintenue en position normale par un ressort. La cage d'enregis- tueur est rendue solidaire du bâti par son support 19 pouvant tourner autour d'un axe vertical : elle est guidée horizontalement par l'oreille 20 rivetée sur elle. Les poinçons perforaieurs 21 et 92 sont solidaires des mobiles de dizaines et d'unités.
Dans les fig. 1 et 3, sur le grand bras du fléau 25 se déplaee le curseur auto-moteur composé de deux flasques latéraux 26 et 27 qui, assemblés, maintiennent les dispositifs moteur et de roulement. Le galet supérieur 28 et les deux galets inférieurs 29 et 30 servent de support et de guides pendant la translation du curseur qui produit, en se déplacent au moyen du ruban métallique 66, une traction tangentielle sur la circonférence de la roue de développement 67, actionnant ainsi les trains de mobiles placés entre les platines fixes 68 et 69.
Le ressort à boudin moteur 31, dont une extrémité 2 s'encastre dans la coupole fixe 33 et dont l'autre extrémité 34 s'encastre dans le corps du barillet-moteur 35. peut être armé à volonté et permet au barillet et ainsi au curseur de défiler le long du fléau.
La rotation du barillet, claveté sur l'arbre 36, entraîne la came de rectification 37 sur laquelle vient s'appuyer constamment la masse 38 suspendue par l'axe 39, lui-même sollicité par son ressort 40 fixé en 41. Un poids variable de plomb peut être coulé dans les alvéoles des deux poches 42 et 43.
L'ensemble des dispositifs mobiles du mouvement,c'est-à-dire les enregistreurs indicateurs, imprimeurs, etc., est semblable à celui des balances connues de ce type. Toutefois, le dispositif produisant la diminution de vitesse de ces divers mécanismes ainsi que du poids-curseur lorsque celui-ci se rapproche de sa position d'équilibre, est eonstitué iei sous la forme d'un embrayage particulier, désigné par IV dans la fig. 1 et représenté en détail à la fig. 7.
Cette dernière montre que l'embrayage se compose d'un arbre mâle ou axe de plateau d'embrayage 50 complété d'un axe femelle ou disque mobile, d'embrayage 51 L'axe-plateau d'embrayage 50 porte vers son milieu le plateau d'embrayage 52 avec ses patins rivetés 53 et sa cuvette rectifiée intérieurement 154.
Le disque mobile d'embrayage, obturé à une extrémité, après fabrication, par le bouchon 54, portant la roue dentée 55, se termine par le disque 56 dont la face extérieure est polie soigneusement. La roue dentée 55 engrène avec les mobiles de marche rapide 57. La cuvette de l'axe-plateau peut être entraînée par la came d'embrayage 58 à l'aide de la bille 59 maintenue par le ressort à épingle 60. La roue dentée 61, solidaire de l. a came 58 par les quatre vis 62, engrène avec les mobiles de marche lente 63. La pointe 64 de l'embrayage bute contre une vis-pivot réglable ;
le bras 70 du transmetteur d'embrayage 71, dont Inaction est fonction de la position du fléau'curseur 25, agit sur la pointe 65
Le fonctionnement est'le suivant :
L'appareil est, au préalable, ramené à son point de départ ; la charge est placée sur le tablier de la bascule, le grand bras du fléau est levé et supporte par son extrémité le poin tea. de réglage 72. Les aiguilles 73 et 74 des cadrans centaines et unités 75 et 76 sont au zéro. Un ticket 77 est introduit dans la cage d'enregistreur 18.
On effectue la mise en marche par rota tion de gauche vers la droite d'un levier de remontage momté sur le carré 78 de l'arbre de remontage 1, la partie 5 de la came 2 entraîne le secteur 6 dans un mouvement de rotation vers la droite. Le cliquet 12, tiré par son ressort, glisse suivant 79 et sert de cliquet de sûreté quand il s'engage dans la saignée 80. Le dispositif ne peut plus revenir vers la gauche. Tiré par un ressort et poussé par la saillie 81, le bras 82 s'abaisse en rappro- chant le cliquet de secteur 11 jusqu'au mo- mentoùils'engage dans l'encoche 91, poussé à fond par la saillie 83 servant de butée de sécurité.
Dans cette position, le plateau d'em- brayage 56 se trouve dégajgé et le train d'en- grenages se met en mouvement. Le poidscurseur ne fait pas, encore équilibre à la charge, le transmetteur d'embrayage 71 fait encore pression en 72, les patins d'embrayage 53 dégagent entièrement le disque mobile d'embrayagegrâcea'uressort 84. La détente 85 est levée en s'appuyant sur le bec de détente mobile 86 solidaire du fléau en 87 ; son cliquet 88 dégage le disque mobile. Tous les mobiles sont en mouvement, entraînant, par la roue dentée 55, le disque 56.
Le curseur se rapproche de son point d'équilibre, l'extrémité du fléau s'abaisse insensiblement, le transmetteur d'embrayage 71-70 presse sur l'extrémité 65 en comprimant le ressort 84 ; le plateau 56 arrive en contact avec les patins 53, entraîne le plateau 52 et son axe 50 qui, par le pignon 61, entraîne le mobile de marche lente 63 : le mouvement'de la marche rapide passe à la marche lente. Le curseur automoteur n'avance plus qu'insensiblement vers le point d'équilibre.
En ce point, la détente 85 tombe et arrêbe tous les mléeaXnisimes par son cliquet 88 qui bloque nettement 56. L'axe- plateau d'embrayage et les mobiles de marche lente peuvent, par inertie, continuer un instant leur rotation. Le tracé de la came,. ainsi que la bille 59, permettent la liaisonsouple mais nefe entre la roue dentee 01 entrâînée par les mobiles et la came d'embrayage en traînant. le plateau à patins. Quand la détente tombe, le cliquet 1'2 dégage l'encoche 80, en ne permettant ainsi le remontage que lorsque la pesée est entièrement terminée.
Les poin çons perforateurs 21 et 22 sont en correspon- dance avee les aiguilles marquant les poids sur les cadrans.
Le remontage se fait par rotation de droite vers la gauche du levier de remontage posé à l'extrémité 78 de l'arbre 1, la saillie 90 de la came 2 remonte le bras 82 jusqu'au moment où'le cliquet 11 se dégage de l'encoche 91 du secteur'qui part vers la gauche entraîné par le ressort 8. Par un système de leviers, la détente 85 se relève et le cliquet de fin dle pesée 12 peut revenir dans l'encoche 79 pour limiter la rotation de l'arbre de re montage. De secteur, d'un mouvement ralenti par le frein 92 attache par sa. bielle en 93, vient par mesure de sécurité buter en 94, en fin de course, sur l'axe du cliquet 12.
Par sa denture engrenant sur le pignon de remon tage 95, le secteur entraîne tout le mouvement qui se trouve remonté et prêt à une nouvelle pesée.
Pendant!le.remontage,legalet 3 soulève l'extrémité inférieure 16 du levier14:l'extré- mité supérieure 17 de ce levier vient appuyer sur la cage d'enregistreur 18 qui part vers l'arrière. Le ticket, centré par les axes des poinçons, se perfore sur ceux-ci au poids mar- que. Après le passage du galet 3, le levier d'impression 14 et la cage d'enregistreur 18 reprennentleurplaceprimitive en dégageant les poinçons du ticket..
Lorsque le cliquet 11 se dégage de l'en- coche 91. le disque d'embrayage 56 se trouve bloqué : les mobiles de marche lente ne tournent donc pas pendantleremontage. Les autres mobiles. les aiguilles et les poinçons perforateurs reviennent à la position de dé- part.
Le curseur est ramené au 0 par le, ruban 66 s'enroulant autour de la roue 67 solidaire du pignon 95 ; l'extrémité du fléau se relevant, le transmetteur d'embrayage 71 ne fait plus pression par son bras 70 sur l'extrémité 65 de l'arbre tubulairecoulissant51:la.dé- tente se relève et son cliquet. 88 dégage le disque mobile 56. A nouveau la bascule est prête pour opérer une nouvelle pesée.
Le système de rectification de ligne s'ef fectueaubancd'essai,aveclacame de rectification 37 au profil normal, c'est-à-dire sui- vant une circonférence : une certaine bascule donne la ligne générale de la fig. 6.
En voici le principe. Quand la bascule pèse trop (G') il faut diminuer l'influence du curseur pour que le fléau rompe son équilibre plus tôt. donc rapprocher 38 du centre de gra- vité du curseur. Dans la réalisationméca- nique ci-dessusdécrite.lamasse38setrouve à droite du centre de gravité.
Quand la bascule ne pesé pas assez (B), il faut éloigner 38 du centre de gravité du curseur.
La correction s'effectue après essais ; quand la masse 38 se rapproche ou s'éloigne du centre de gravité du curseur, la ligne de labasculeaccuse une différence de 50 g. Il ne reste plus qu'à tracer sur la came des circon férences concentriques espacées de 1 mm, à prendre la circonférenceextérie'urecorrespon- dant au minimum de lacourbe,àrepérer les circonférences, à tracer et à exécuter l, profil trouvé.
Dans les bascules connus, le mouvement se remontait avec une poignéeetla mise en marche se faisait à l'aide d'un bouton poussoir indépendant. C'était là une manoeuvre compliquée qui laissait en outre la possibilité de remonterlabasculeavantla fin de la pesée,àl'aidedelapoignée, et d'imprimer un ticket avant la chute de la détente. Le système de remontage décrit a pour but de remédier A ces deux inconvénients. Il permet le remontage, la mise en marche, le poinçonnage du ticket par une manoeuvre facile à l'aide d'un seul levier. II permet, de plus, d'éviter toute fraude, la pesée ne pouvant s'enregistrer que lorsque Je curseur a atteint son point d'équilibre.
Danslesbasculesantérieures,le barillet faisait trois tours pour parcourir la course complète du fléau. Au contraire, dans l'exem- ple donné. le curseur ne fait et ne doit faire qu'un tour au maximum de façon à pouvoir fairelescorrections sur une seule came. Ce nouveau principe permet de remédier facilement et avec grandeprécisionàJ'Influence du, Inal rond"qui se produit toujours lors du tailla. des mobiles.
Ainsi qu'on vient de le voir, le nouveau dispositif de poids-curseur permet un réglage beaucoup plus précis de la, bascule. D'autre part. ledispositifderemontagedonne une bien plus grande sécurité au cours de la pesée, ainsi que cela ressortégalementdesexplica- tions qui précèdent. Enfin, l'embrayage assu rantlepassagedelagrande vitesse à la petite vitesse des mobiles entre en prise sous l'action d'une force extrêmement faible, ce qui assureuneexécutionparfaitedecetteimpor- tante fonction du mécanisme.
L'emploi d'un ressort hélicoïdalcomme or ga, moteur'dupoids-curseurprés'en'tede gros avantages par rapport aux ressortsspirauxà ruban antérieurement utilisés et permet l'em- ploi'd'acier moins précieux.