Machine servant à couler des planches de stéréotypie. L'invention a pour objet une machine ser vant à couler des planches de stéréotypie.
Les planches de stéréotypie devant être utilisées dans l'impression de journaux ou autres objets semblables se font en coulant du métal fondu dans un moule, dans lequel on a placé une empreinte de stéréotypie, con nue aussi sous le nom de flan ou d'impression mate. Le métal fondu se solidifie par refroi dissement et la. planche coulée, qui en résulte, est séparée de l'empreinte et achevée.
Le moule habituel se compose essentielle ment d'un noyau et d'un châssis de coulage légèrement séparés l'un de l'autre pour mé nager un vide dans lequel la planche est cou lée, ce vide de moulage étant habituellement. disposé verticalement. Selon la. pratique cou rante, la quantité de métal fondu nécessaire pour former la planche désirée est versée du sommet du moule dans le vide existant entre le noyau et le châssis de coulage, l'empreinte ayant été au préalable mise en place dans ce vide. Toutefois, avec un tel procédé, on ob tient une planche poreuse, même si on prend certaines précautions en versant le métal fondu, qui semble emprisonner sous forme de bulles au moins une partie de l'air qui se trouvait au début dans ce vide.
L'air ne peut s'échapper qu'en passant de force autour et au travers du métal fondu qui descend et, comme on solidifie celui-ci aussi rapidement que possible, parce que la rapidité de l'opé ration a de l'importance, le refroidissement de ce métal paraît ne pas permettre à. toute la quantité d'air de s'échapper.
La. machine faisant l'objet de l'invention obvie à cette difficulté de l'opération. Cette machine est conçue de façon que l'introduc tion du métal fondu se fasse par le fond du vide de moulage et qu'ainsi ce métal puisse refouler l'air vers le haut, pratiquement en une seule masse, tandis qu'il monte comme une pâte dans ce vide et n'emprisonne pas d'air en se solidifiant. De cette manière, on évite à, peu près complètement un mélange du mé tal fondu, qu'on introduit dans le vide de moulage, et de l'air, qui en est chassé, ainsi que la porosité, qui se produit dans d'autres conditions.
Cette machine servant à couler des plan ches de stéréotypie est caractérisée par un moule disposé verticalement, et comportant un noyau et un châssis de coulage qui lais sent entre eux un vide de moulage vertical, par un pot placé plus bas que le vide de moulage et dans lequel le métal est destiné à être fondu, par un tuyau reliant le pot de fusion au fond du vide de moulage, par un moyen pour régler l'entrée du métal fondu dans le vide de moulage et placé près du fond de ce vide, et par un moyen mettant le tuyau en communication avec l'atmosphère extérieure, quand l'accès du métal fondu est fermé.
Ledit moyen pour régler l'entrée du métal fondu dans le vide de moulage peut être conçu de façon que le métal se trouvant dans le tuyau ne puisse former une queue sur la plaque coulée, qu'il soit ramené dans le pot de fusion et qu'ainsi toute possibilité de se solidifier lui soit enlevée. La man#uvre de ce moyen et celle d'un moyen servant à pomper le métal fondu se trouvant dans le pot de fusion pour alimenter le vide de mou lage peuvent être coordonnées de façon que la fabrication de planches coulées puisse se faire automatiquement ou semi-automatique- ment sans interruption.
On laisse ordinaire ment le sommet du vide de moulage ouvert, mais certaines formes d'exécution de la ma chine peuvent être pourvues d'un moyen ser vant à le fermer. De cette façon, quand il est refoulé vers le haut dans le vide de mou lage, l'air est confiné et exerce une pression accrue sur le métal fondu, pendant que celui-ci se refroidit et se solidifie; on obtient ainsi une planche à grain serré avec des dé tails plus fins.
Dans une telle forme d'exé cution, il est avantageux que ce moyen ser vant à fermer le vide de moulage soit pourvu d'une soupape de décharge pour laisser échapper l'air confiné dans le vide de mou lage lorsque certaines conditions du fonction nement déterminées d'avance sont remplies, Le dessin annexé représente, à titre d'exemples, trois formes d'exécution de la machine faisant l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue, partie en coupe, d'une première forme d'exécution constituée par une machine actionnée à la main, dont certaines pièces ne sont pas dessinées.
La fig. 2 est une vue latérale, partie en coupe, de la machine représentée à la fig. 1, la machine étant montrée dans cette figure avec le vide de moulage rempli de métal fondu.
La fig. 3 est une coupe par la ligne 3-3 de la fig. 1, représentant le détail d'une par tie de la machine.
La fig. 4 est un schéma d'un circuit élec trique servant à actionner certaines parties de la machine représentée à la fig. 1.
La fig. 5 est une vue fragmentaire, partie en coupe, d'une seconde forme d'exécution de la machine. La fig. 6 est une vue, partie en coupe, d'une troisième forme d'exécution de la ma chine actionnée automatiquement.
La fig. 7 est une vue latérale, partie en coupe, de la machine représentée à la fig. 6. Les fig. 8 et 9 en sont des coupes détail lées par la ligne 8-8 de la fig. 6, les deux figures représentant la machine dans des po sitions successives de son fonctionnement.
La machine actionnée à la main, servant à, couler des planches de stéréotypie, repré sentée par les fig. 1 et 2, comprend un noyau 10 et un châssis de coulage 11, qui forment ensemble un moule dans lequel on coule des planches C et C'. Cette machine est conçue de façon qu'après avoir coulé la planche C, on ramène en arrière le châssis de coulage 11 et on fait tourner le noyau 10 de 180 ; pen dant cette rotation, le haut et le bas de la planche sont rognés. On replace alors le châs sis de coulage 11 contre le noyau 10, la plan che C étant en même temps détachée de ce dernier, et on coule la planche C' dans le vide de moulage formé par le noyau et le châssis de coulage.
On répète ce cycle d'opérations jusqu'à ce qu'on ait coulé le nombre voulu de planches.
Le noyau 10 est monté sur un axe verti cal 12. L'extrémité supérieure du noyau est formée en un manchon 13 qui s'engage sur un tourillon 14, à la partie supérieure de l'axe 12, et l'extrémité inférieure du noyau a la forme d'un manchon intérieur 15 qui s'ajuste sur un tourillon 16,;à la partie infé= rieure de l'axe 12.
A son extrémité inférieure, cet axe est pourvu d'une bride 17, venue de fonte avec lui, s'étendant vers l'extérieur et se fixant sur un socle 18. Le noyau repose sur un support semi-circulaire 19, qui le porte et qui est aussi figé d'une manière appro priée au socle de la machine. On fait tour ner le noyau à l'aide d'une roue à denture hélicoïdale 20, fixée au manchon supérieur 13 du noyau et actionnée par un pignon à denture hélicoïdale 21 monté sur une tige 22. Cette dernière est elle-même portée à l'une de ses extrémités par une console 23, faisant partie d'une pièce de châssis 24 fixée au socle 18. La tige 22 est actionnée par une source d'énergie appropriée (non représentée).
Le châssis de coulage 11 porte de chaque côté des galets 25, qui sont disposés pour rouler le long des bords supérieurs de pièces (je châssis 26, fixées aussi au socle de la ma chine. Ces pièces de châssis portent des pa liers, dans lesquels tourne un axe 27, à l'une des extrémités duquel est fixée une poignée 28. Cet axe porte aussi des manivelles 29, articulées chacune avec une extrémité d'un bras 30, articulé à son tour par son autre extrémité sur un côté du châssis de coulage. En faisant mouvoir vers le haut la poigne 28, à partir de la position qu'elle occupe sur la fig. 2, on effectue un déplacement du châs sis de coulage 11, hors de la position où il est serré contre le noyau et, en ramenant cette manivelle à la position représentée, on remet le châssis de coulage en place.
Quand on fait tourner le noyau 10, la queue de la planche coulée est rognée, de même que son bord inférieur, au moyen de deux scies, l'une supérieure 31 et l'autre infé rieure 32, portées par un axe 33 tournant dans des paliers d'une console 34, tournant elle-même clans des paliers fixés à la pièce de châssis 24. Ces scies sont actionnées par une courroie 35, passant autour d'une poulie 36 portée par l'axe 33 et sur un galet de gui dage 37 et entraînée par un moyen appro prié (non représenté). Le fonctionnement de la machine est tel que la console 34 n'est amenée à, sa position de travail qu'au moment où le châssis de coulage 11 se déplace.
Les détails de ce mécanisme sont représentés dans le brevet américain No<B>1009272.</B> Ce brevet el le brevet américain No 1009367 contiennent également d'autres détails de construction et de fonctionnement du châssis de coulage et chi noyau.
Un pot 38 servant à. fondre le métal est placé plus bas que le noyau et le châssis de coula=ge, avec lesquels il peut former un en semble. Ce pot est pourvu d'une pompe à, mé tal fondu, comprenant un piston 39, une tige de piston 40 et un cylindre de piston 41, qui a des ouvertures d'entrée 42 et un tuyau de refoulement 43 dirigé vers le haut et relié avec un entonnoir 44 qui, de préférence, est venu de fonte avec le support annulaire 19. Cet entonnoir dirige le métal fondu à travers une ouverture 45 dans un passage incurvé 46, qui communique avec le vide de moulage, dans lequel la planche coulée se forme.
Un fourreau 47 (fig. 3), de forme sem blable à celle du passage incurvé 46 et dis posé pour glisser dans ce dernier, règle l'écou lement du métal fondu dans le vide de mou lage. Ce fourreau et le support annulaire 19 sont pourvus respectivement d'entailles 48 et 49, dans lesquelles s'engagent les branches d'une extrémité fourchue d'un levier 50 tour nant sur un axe 51, qui passe dans des trous de saillies 52 du support annulaire 19. L'autre extrémité du levier 50 est articulée par une goupille 53 avec une extrémité d'une tige 54 qui, à son tour, est articulée à. son autre extrémité avec une manivelle 55 montée sur un arbre de manivelle 56.
Sur ce dernier est montée également une roue dentée 57, actionnée par une vis sans fin 58, fixée à un arbre 59 d'un moteur 60. Comme cela est indiqué sur la fig. \?, ce moteur est fixé au socle de la machine et les arbres 56 et 59 sont portés par des paliers appropriés fai sant partie d'un carter 61, qui est fixé aussi au socle 18.
La tige de piston 40 de la pompe à métal fondu est articulée avec une extrémité d'une bielle 62, dont l'autre extrémité est à son tour articulée avec un levier 63 servant à action ner la pompe et monté sur un axe 64. Ce der nier passe lui-même et peut tourner dans une console 65, portée par la -pièce de châssis 24. 11 cette console 65 est fixé un arrêt 66, qui est en prise avec une extrémité d'une tige de verrouillage 67, dont l'autre extrémité est reliée à une poignée de verrouillage 68, asso ciée au levier de commande 63 de la pompe dans le but de maintenir le piston de la pompe 39 dans la position représentée à la fig. 1, quand la. pompe n'est pas utilisée.
Pendant le fonctionnement de la machine, quand le noyau et le châssis de coulage ont été mis ensemble et que le fourreau 47 a été ouvert, comme on le voit à la fig. 2, la tige de verrouillage 67 est dégagée de l'arrêt 66, le levier de commande de la pompe 63 est abaissé et la quantité voulue de métal fondu est comprimée dans le vide de moulage, par le tuyau de refoulement 43 et l'entonnoir 44. Au moment où le levier de commande 63 de la pompe atteint le bas de sa course, une came 69, montée sur l'axe 64, appuie sur un bras 70 d'un interrupteur limiteur 71 monté sur une console 87 qui est disposée pour tourner autour de l'axe 64. Par ce fait, un circuit électrique est fermé par l'excitation d'un solé noïde 72 actionnant un interrupteur 72a et le moteur 60 se met en marche (fig. 4).
Le fourreau 47 est poussé par celui-ci vers le haut, dans le passage incurvé 46, et ferme l'ouverture 45 ménagée dans le support an nulaire 19, le métal fondu étant chassé hors du passage 46, de sorte qu'il ne se forme pas sur la planche coulée une queue de nature à gêner la rotation subséquente du noyau 10. On élève alors le levier de commande 63 de la pompe et le métal fondu restant dans le tuyau de décharge 43 et l'entonnoir 44 est renvoyé par gravité dans le pot de fusion 38. Le fourreau 47 est pourvu d'un canal inté rieur de ventilation 73, communiquant, d'une part, avec l'atmosphère extérieure et, d'autre part, avec l'entonnoir 44, quand le fourreau ferme le passage incurvé.
Cette disposition empêche la formation d'un espace vide dans le tuyau de refoulement 43 après que le fourreau a fermé le passage et permet ainsi le retour immédiat du métal fondu au pot de fusion 38.
Le fourreau 47 atteint sa position de fer meture par une rotation de l'arbre 56 sur un demi-tour. Au moment où le fourreau atteint sa position de fermeture, une came 74 montée sur cet arbre appuie sur un bras 75 d'un interrupteur limiteur 76 fixé dans le carter 61 et, par ce fait, le circuit d'excita tion du moteur est coupé, par suite de la désexcitation du solénoïde 72, et le moteur 60 s'arrête. Un frein magnétique 77 de cons truction connue sert à arrêter le moteur dès que le circuit est coupé.
Quoique l'interrup teur limiteur 71 soit ouvert, lorsque le levier de commande 63 de la pompe est levé, le cir cuit du moteur reste fermé jusqu'à ce que le fourreau 47 ait atteint sa position de ferme ture, parce que, dès que le moteur se met en marche, l'interrupteur limiteur 76 se ferme.
Aussitôt que la planche coulée a été suf fisamment refroidie, on retire le châssis de coulage 11 par une man#uvre de la poignée 28 et on fait tourner le noyau 10 d'un demi tour pour découper la planche coulée-et l'en lever, afin de la terminer. Tandis qu'on dé place la poignée 28, une came 78, fixée sur l'axe 27, appuie sur un bras 79 d'un inter rupteur limiteur 80, monté sur une des pièces de châssis 26; par ce fait, le circuit d'excita- tion du moteur se ferme de nouveau par la ré-excitation du solénoïde 72 de l'interrupteur 72a et le moteur 60 se remet en marche.
Par suite, 1-e fourreau 47 est mis en mouvement et ramené à sa position d'ouverture, comme le représente la fig. 2, par une nouvelle rotation de l'arbre 56 sur un demi-tour. Lors que le fourreau atteint la position d'ouver ture, la came 74 appuie de nouveau sur le bras 75 de l'interrupteur limiteur 76, ce qui fait que le circuit est de nouveau coupé par la désexcitation du solénoïde 72 et le moteur 60 est mis à l'arrêt. La machine est alors prête pour le coulage d'une autre planche.
On peut faire varier à volonté la quantité de métal fondu introduite clans le vide de moulage, par un ajustement d'un bouton 81 fixé à une extrémité d'une tige 82 portée par une saillie 83 de la console 23. L'autre extrémité de cette tige est filetée, comme on le voit en 84, et est en prise avec une saillie taraudée 85 de la console 87 portant l'inter rupteur limiteur 71.
Un tel ajustement de la tige 82 modifie la position d'une goupille 86, fixée dans la. console 87 de l'interrupteur limiteur, par rapport @à une mortaise 88 de la came 69, de façon que l'angle dont on peut abaisser le levier de commande 63 de la.
pompe soit limité proportionnellement. L'in- terrupteur limiteur 71 est fixé en relation avec la goupille 86 et ajusté d'une manière semblable, quand on fait tourner le bouton 81, de sorte que le fourreau 47 atteint sa position de fermeture au moment voulu, sans égard à la quantité particulière de métal fondu introduite dans le vide de moulage.
Dans la forme d'exécution de la machine à couler dles planches, représentée à la fig. 5, le noyau 10 est pourvu d'un anneau de fer- mwture 89 convenablement fixé à son bord supérieur. Cet anneau s'ajuste exactement contre le châssis de coulage 11 et sert à enfer mer l'air qui se trouvait au début dans le vide de moulage, quand on introduit le métal fondu à la partie inférieure de ce vide. De cette manière, pendant le coulage et le re froidissement du métal fondu, la pression hydrostatique qu'il supporte est accrue, ce qui fait qu'on obtient une planche à grain serré avec des détails plus fins.
Dans certains cas, il peut être possible, en enfermant et en comprimant ainsi l'air se trouvant dans le vide de moulage, de réduire la dimension de la queue, qui se forme d'habitude le long du bord supérieur de la planche coulée, pour prévoir la pression hydrostatique nécessaire. Chacune des moitiés de cet anneau de ferme ture 89 porte une soupape de décharge d'air 90, chargée avec un ressort ajustable, de sorte qu'on peut régler le degré de compres sion de l'air dans le vide de moulage.
La machine servant à couler des planches, représentée par les fig. 6 et 7, est actionnée automatiquement; elle comprend un noyau cylindrique 91 et un châssis de coulage 92. Le cyele du fonctionnement de cette machine est identique à celui de la machine actionnée à la main, déjà décrite, sauf que chaque opé ration s'effectue automatiquement et que la sdite des opérations est coordonnée automati- q luement.
La partie inférieure du noyau 91 porte une saillie intérieure 91a, dans laquelle est logée une chambre de soupape 93 disposée verticalement et de façon à reposer sur un siège formé par un tuyau coudé 93a fixé à un socle 94 dle la machine. A la partie infé rieure du noyau est fixé un anneau 95 qui correspond au support annulaire 19 de la ma chine actionnée à la main et qui porte un rebord annulaire vertical 96 entourant le tuyau 93a. On fait tourner l'ensemble consti tué par le noyau, l'anneau 95, qui peut être venu de fonte avec lui, et la chambre de sou pape 93 autour de ce tuyau 93a, qui agit comme un guide pour cet ensemble.
Comme dans la machine actionnée à la main, un pot 97 dans lequel on fond le métal est disposé plus bas que le noyau et le châs sis de coulage; il est pourvu d'une pompe pour le métal fondu, comprenant un piston 98, une tige de piston 99 et un cylindre de piston 100, qui porte des ouvertures d'entrée 101 et un tuyau de refoulement 102, dirigé vers le haut et lié à une extension 103 du tuyau 93a.. Par la chambre de soupape 93 et à travers l'une de deux ouvertures 104 dispo sées dans sa paroi, en regard l'une de l'autre, le métal fondu est refoulé dans une cavité de communication 105 (fie,. 8), ménagée entre le noyau 91 et l'anneau 95, et, de là, dans un vide existant dans le moule entre le noyau et le châssis de coulage.
Un piston de soupape 106, lié à une tige de piston 107, est disposé pour glisser dans la chambre de soupape 93. Ce piston de sou pape est pourvu, comme on le voit û la fig. 7, d'une saillie incurvée 106a fermant celle des ouvertures 104 qui n'est pas en communica tion avec le vide de moulage, de sorte que le métal fondu est dirigé seulement vers ce vide.
L'extrémité extérieure de la tige<B>107</B> est articulée avec une extrémité d'un levier bas culant 108 fixé à. son autre extrémité sur un axe 109, qui tourne dans des paliers appro priés fixés au socle de la machine. Sur cet axe 109 est fixé également un levier<B>110,</B> articulé à son extrémité extérieure avec une extrémité d'une bielle 111, dont l'autre extré mité a la forme d'une fourche refermée, comme le montre la fig. 7, et porte un galet 112, disposé de manière à glisser dans une rainure 113 d'une came 114 montée sur un arbre 115, qui est porté par les éléments de châssis 116.
Cet arbre 115 est entraîné par un moteur 117, par l'intermédiaire d'une chaîne 118, qui est en prise avec un pignon 119 monté sur un arbre 120 du moteur et avec une roue à chaîne 121 montée sur un arbre 122. L'arbre 122 est fixé dans l'un des éléments de châssis 116 et porte une vis sans fin 128, qui entraîne une roue à vis sans fin 124 montée sur l'arbre 115. Le moteur 117 est porté d'une manière appropriée par l'un des éléments de châssis 116.
La tige de piston 99 de la pompe à métal fondu est articulée à l'une des extrémités d'une bielle double 125, dont l'autre extré mité est à son tour articulée avec une mani velle 126 fixée à un axe 127 porté par l'élé ment de châssis 116. A cet axe 127 est fixé aussi un levier d'embrayage 128 articulé à une extrémité d'une bielle 129 qui, à son tour, est articulée par son autre extrémité avec un bras d'un levier basculant 130 monté sur un tourillon 131 fixé aussi à l'élément de châssis 116. L'autre bras de ce levier bas culant porte un galet 132 glissant dans une rainure 133 d'une came 134 montée sur l'arbre 115.
Le réglage de la quantité de métal fondu introduite dans le vide de mou lage pour la fabrication d'une planche coulée peut être obtenu en faisant varier la position de la bielle 129 par rapport au levier d'em brayage 128, une goupille 135 fixée à la bielle 129 s'engageant dans une fente 136 du levier d'embrayage 128 à la manière habi tuelle.
Le châssis de coulage 92 porte de chaque côté des galets 137, disposés de manière à rouler sur des éléments de voies de roule ment 138 fixés aux éléments de châssis 116 correspondants, pendant que le châssis de cou lage se rapproche du noyau ou s'en écarte. Le mécanisme (non représenté dans l'intérêt de la clarté du dessin) servant à faire mou voir ainsi le châssis de coulage est aussi ac tionné par l'arbre 115, au moyen de cames. Pour les détails de construction et de fonc- tionnement de ce mécanisme, on se reportera au brevet américain N 1848592.
Le méca nisme servant à faire tourner le noyau est enfermé dans une enveloppe 139; il est aussi actionné par le moteur 117, en coordination avec les autres éléments mobiles, et le même brevet américain en donne une description détaillée. On se reportera également à ce bre vet pour les détails de scies 140 et 141, supé rieure et inférieure, servant à couper les queues. Ces scies sont montées sur un arbre 142 tournant dans des paliers portés par une console 143, fixée à charnière sur l'un des éléments de châssis 116; elles sont actionnées de la même manière par le moteur 117 en coordination avec la rotation du noyau. Le même brevet américain donne encore d'autres détails connus, non représentés sur le dessin.
Pendant le fonctionnement de la machine décrite, quand le noyau et le châssis de cou lage ont été mis ensemble, et que le piston de soupape est dans sa position d'ouverture, comme le représente la fig. 6, la pompe à métal fondu refoule du métal fondu, à tra vers la chambre de soupape 93 et l'une des cavités 105, dans. le fond du vide de moulage dans lequel il monte comme une pâte.
Aussi tôt qu'une quantité de métal fondu détermi née d'avance a été refoulée dans le vide de moulage, le piston de soupape 106 descend automatiquement en séparant la cavité 105 de la chambre de soupape 93; le piston de pompe 98 est alors abaissé, après quoi le métal fondu restant dans le tuyau 102 et le tuyau 93a revient par gravité dans le pot 97.
Pour empêcher la formation d'un espace vide dans la chambre de soupape, le piston de soupape 106 est pourvu d'un canal intérieur de ven tilation 144, qui vient en regard de l'un des canaux de ventilation 145 ménagés dans la chambre de soupape 93, le noyau 91 et l'an neau 95, quand le piston de soupape est dans sa position de fermeture, le canal de ventila tion 145 étant ouvert du côté de l'atmosphère extérieure. Chaque canal de ventilation 145 est pourvu aussi d'une extension 146 s'ou vrant dans l'espace -libre existant au-dessus du piston de soupape 106.
Quand le piston de soupape 106 a été fermé et que, pendant ce temps, la planche coulée se refroidit pour solidifier le métal fondu, le châssis de coulage 92 s'écarte auto- matiquement du noyau 91 qui tourne de 180 et, pendant ce temps, les scies 140 et 141 coupent respectivement les queues supérieure <I>T</I> et inférieure<I>T'</I> et les détachent de la planche coulée. Le châssis de coulage revient alors se placer contre le noyau, après quoi la planche coulée C et sa queue supérieure T sont détachées du noyau et enlevées.
La queue inférieure T' est enlevée au moyen de doigts 147, qui sont liés à la partie inférieure du châssis de coulage et sont en contact avec des saillies 148 de barres d'éjection 149 glis sant dans des rainures appropriées ménagées dans la partie inférieure du noyau 91; ces saillies sont dirigées vers le bas, au travers d'ouvertures 150, semblables à des mortaises, ménagées dans l'anneau 95 (fig. 8 et 9). De tette manière, les barres d'éjection sont en contact avec la queue inférieure T' et la chassent de la cavité 105, de telle sorte qu'elle peut être enlevée de la machine. On voit à la fig. 8 la queue T' prête à être chassée et la fig. 9 la montre après qu'elle a été chassée.
Pendant ce temps, le piston de soupape 106 est ramené à sa position d'ouverture, tel qu'il est représenté, et la machine est prête pour la fabrication d'une autre planche coulée. Comme cela a déjà été indiqué, toutes ces opérations sont coordonnées automatiquement au moyen de plusieurs cames et des méca nismes décrits, qui sont conçus de façon que chaque opération soit exécutée dans une suite ordonnée en relation avec les autres.
Comme dans le cas de la machine action née à la main, la machine automatique peut aussi être pourvue d'un anneau de fermeture 151 fixé sur le bord supérieur du noyau 91. Des soupapes de décharge 151a, chargées par des ressorts réglables, semblables aux sou papes 90 de la machine actionnée à. la main, peuvent être prévues sur l'anneau 151 pour régler la. pression avec laquelle l'air est com primé dans le vide de moulage. Naturelle ment, il est prévu également, mais non repré senté, un moyen servant à introduire l'eau nécessaire au refroidissement, qui s'écoule dans le noyau au travers de manchons 152 et d'un tuyau d'évacuation 153.