iMaehine à mouler. L'invention se rapporte aux machines à mouler pour le moulage des métaux sous pression, généralement connues sous le nom de machines à mouler sous pression.
La machine à mouler suivant l'invention comporte dans un réservoir pour la matière à mouler, une chambre de pression ayant un ajutage dont l'orifice est situé normalement au-dessus du niveau de la surface de la ma tière contenue dans le réservoir, l'extrémité de cet ajustage s'ajustant à l'entrée du moule, un dispositif étant prévu pour soulever ce réservoir pour la matière qu'il contient passe par ladite ouverture d'admission dans la chambre de pression, un dispositif étant prévu pour envoyer un fluide sous pression dans la chambre afin de chasser la matière fondue y contenue dans le moule.
Une forme d'exécution de l'objet de l'in vention est représentée à titre d'exemple dans le dessin ci-annexé, dans lequel: La fig. 1 est une vue en plan de la ma chine complète telle qu'elle est en position de travail de ses organes; La fig. 2 est une vue de face de la machine avec arrachements partiels; La fig. 3 est une coupe verticale suivant un plan diagonal indiqué par la ligne 3-3 de la fig. 1, vue dans le sens de la flèche fig. 1; La fig. 4 est une coupe verticale par des plans indiqués par les lignes 4-4 des fig. 1 et 3;
La fig. 5 est une coupe longitudinale par tielle à échelle agrandie suivant un plan in diqué par la ligne 5-5 de la fig. 1 et montre le mécanisme éjecteur et d'autres organes; La fig. 6 est une coupe transversale par tielle suivant un plan vertical indiqué par la ligne 6-6 des fig. 1 et 2 et montre en élé vation les dispositifs de commande pour le mécanisme de réglage du fluide sous pression, ces organes étant représentés en fig. 6 en traits pleins dans la position correspondant à l'état de repos dela machine;
et en pointillé dans la position correspondant aux fonction nement de ladite machine, la position de ces organes en fig.6 étant différente de celle qui apparaît en fig. 1 et 2.
Dans la machine représentée, un bâti convenable, qui peut être en métal, supporte un foyer 1 et un creuset 2, qui reçoit la matière à mouler, est logé à la partie supé rieure de ce foyer. A son sommet, le creuset 2 comporte un rebord extérieur 3 qui repose sur le bord intérieur d'une plaque de ferme ture 4 formant partie du bâti de la machine. Une chambre de pression allongée 5 formant pot de moulage, est logée dans la partie su périeure du creuset 2 de façon à être entourée par le métal en fusion et cette chambre de fusion est supportée d'une manière fixe mais réglable sur la plaque de couverture 4 du foyer 1.
Dans la chambre de pression 5 et à une de ses extrémités, est formé un con duit 6 incurvé de bas en haut, qui part d'une dépression du fond de la chambre et débouche par son extrémité supérieure dans l'orifice 7 d'un ajutage 8 dirigé de bas en haut, et à extérieur arrondi. Près de son autre extrémité, la chambre 5 est munie de bras supports 9 inclinés vers le haut et dont les extrémités rabattues reposent sur le couvercle 4 du foyer où elles sont maintenues en place par des organes appropriés 10.
La chambre de pression 5 a pour support additionnel un bras 11 dirigé vers l'arrière et vers le haut et dont l'extrémité extérieure surélevée est sup portée, pour son réglage vertical au-dessus du couvercle 4 du foyer, par une vis 12 munie d'écrous 13 s'appuyant sur les côtés opposés du bras 11, comme représenté en fig. 3. Cette disposition permet le réglage de la position verticale de l'ajutage 8. Pour chasser le métal fondu de la chambre de pression par l'orifice 7 de l'ajutage 8, un fluide sous pression approprié, tel que de l'air comprimé, est admis dans la partie supérieure de la chambre à travers un cha peau 14 auquel est rattachée une tubulure d'alimentation 15 dont il sera question plus loin.
Un dispositif est prévu pour soulever le creuset 2 d'un seul bloc, de façon à élever le métal en fusion .qu'il contient et à le faire déborder dans la chambre de pression 5 pour emplir celle-ci du métal fondu venant du creuset. A son sommet, ce creuset 2 est guidé par des oreilles 16 pouvant coulisser verti calement dans des rainures qui sont ménagées dans le bord de la partie intérieure de la plaque 4, comme on le voit en fig. 1 et 3. Le- creuset 2 est d'autre part, guidé à sa base et est agencé pour recevoir un mouve ment d'élévation qui lui est imparti par un poussoir 17, dont l'extrémité ' supérieure est logée dans un bossage 18 formé sur le fond du creuset.
Ce poussoir 17 descend à travers un palier-guide 19 formé dans une partie inférieure 20 du bâti de la machine, comme on le voit en fig. 3. Pour donner à ce pous soir l'impulsion nécessaire pour soulever le creuset, un arbre oscillant transversal 21, tourillonnant dans des paliers formés sur la partie 20 du bâti, est muni en son milieu d'un petit bras de levage 22 fixé sur lui et qui peut venir en prise, par son extrémité libre, avec la base du poussoir 13, comme représenté en fig. 3. L'extrémité extérieure de l'arbre oscillant 21, qui apparaît en bas et à gauche des fig. 1 et 2, porte fixé sur elle un moyeu 23 muni d'un levier à pédale 24.
Une pression du pied sur ce levier à pédale 24 soulève le creuset 2 pour lui per mettre de remplir la chambre 5 de métal fondu à travers l'orifice d'ajutage 7. La chambre de pression est assez spacieuse pour contenir (me quantité suffisante de matière, de sorte que plusieurs opérations de moulage, dix à douze ordinairement; peuvent être effectuées avec un seul remplissage de la chambre de pression, ce qui contribue à rendre plus facile et pratique le fonctionnement de la machine.
Quand la chambre de pression 5 a été ainsi remplie, le pied ne pressant plus sur le levier à pédale, le creuset 2 peut descendre par son propre poids, à sa position de moulage représentée sur les dessins, dans laquelle le rebord 3 du creuset repose sur le bord intérieur de la plaque 4 du foyer, comme on l'a dit plus haut.
Le moule comprend deux parties 25 et 26 pouvant être déplacées l'une par rapport à l'autre et dans la base de chacune des quelles est formée une échancrure telle que lorsque les deux parties du moule sont rap prochées pour le moulage, l'échancrure totale formée s'adapte sur l'ajutage arrondi 8, comme on le voit en fig..3 et 5. Un canal d'admis sion 27 est représenté comme étant formé par une cannelure analogue ménagée dans la surface de chaque partie du moule; ce canal s'étend de l'échancrure arrondie jusqu'au creux à l'intérieur du moule et, dans la po sition de moulage des parties 25 et 26, ce canal d'admission 27 prolonge l'ajutage 7 (fig. 3).
Les parties de la machine supportant les parties 25 et 26 du moule et servant à les déplacer l'une par rapport à l'autre et à l'ajutage 8, comprennent deux tiges parallèles 28, une de chaque côté, fixées parleur extrémité intérieure dans une partie pendante de la plaque 4 du foyer et supportées vers leur milieu par une partie 29, cri forme de plaque, du bâti de la machine. Il faut noter que ces tiges horizontales 28 s'étendent suivant un angle d'environ 45 par rapport à la chambre de pression allongée 5, dans .le but qui ap paraîtra par la suite.
Une plaque-support 30 est disposée entre. et au-dessus des tiges horizontales 28 et ce plateau est muni, prés de son extrémité intérieure d'une paire de collets de guidage 31 et près de son extré mité extérieure d'une paire de collets ana logues 32, ces collets ou manchons 31 et 32 pouvant coulisser sur les tiges 28 et être fixés sur elles, ce qui permet le réglage lon gitudinal du plateau 30 sur lesdites tiges 28.
Pour réaliser facilement ce réglage, des cré maillères sont formées sur les faces inférieures des tiges 28 et engrènent avec des pignons calés sur un arbre transversal 33 qui touril- lonne dans la paire intérieure de collets de guidage 31 et est agencé pour être tourné à l'aide d'une manivelle fixée à une de ses extrémités.
Un cylindre 34 commandant la matrice présente à l'extrémité extérieure de sa base une paire d'oreilles 35, dont une apparaît en fig. 2; ces oreilles sont articulées à l'extré- mité extérieure du plateau 30 au moyen d'un arbre transversal 36 formant tourillon. La tête 37 du cylindre 34 porte rigidement une paire de tiges parallèles 38 disposées à des niveaux différents et dont les extrémités extérieures surplombent le creuset 2 et sup portent en ce point une poupée ou porte- moule 39 qui peut être réglée le long de ces tiges à l'aide d'écrous 40.
La partie 25 du moule est supportée par cette poupée exté rieure 39 par l'intermédiaire d'un bloc éjec- teur .intercalé 41, dont i1 sera plus particu lièrement question plus loin et qui forme virtuellement partie de la partie 25, puisqu'il est agencé pour être enlevé avec cette der nière de la poupée 39 quand les moules doivent être changés.
Une seconde poupée servant de porte moule 42 est montée pour coulisser sur les tiges-guides 38, et l'autre partie de moule 26 est fixée à cette poupée 42 qui la supporte. Cette dernière, avec les tiges-guides 38 et la poupée extérieure39, est supportée par un étrier 43 dont les bras sont guidés à glissement par la poupée 42 et dont la traverse supérieure supporte réglablement ladite poupée 42 au moyen d'une vis de réglage 44, permettant le déplacement vertical des poupées 39 et 42 par rapport à l'ajutage 8, pour permettre l'emploi de moules de diverses dimensions.
Les extrémités inférieures des bras de l'étrier 43 sont articulées sur un bloc de support 45 pouvant coulisser le long d'un guide incliné 46 qui va en descendant du cylindre 34 au creuset 2. A ses extrémités la tige-guide in clinée 46 est fixée solidement sur le plateau 30 entre des montants verticaux 47 et 48.
Le dispositif ci-dessus décrit pour régler ce plateau-support 30 le long des tiges 38, permet aussi le réglage horizontal simultané des deux poupées 39 et 42, de sorte que des moules de diverses dimensions peuvent être amenés dans laposition de travail appropriée par rapport à l'ajutage 8, le réglage vertical corres pondant, pour une raison similaire, étant réa lisé par l'étrier 43 et- la vis de réglage 44, comme ci-dessus décrit.
A ce sujet il y a lieu de noter que la tige-guide inclinée 46 qui supporte l'étrier 43 n'est pas montée sur le béti principal de la machine, mais bien sur le plateau 30 supportant le cylindre, de sorte que quand ce plateau 30; avec les di vers organes qu'il porte, est déplacé le long des tiges 28, le guide incliné 46 partage ce déplacement de réglage qui de ce fait est également imparti à l'étrier 43 et au bloc- support 45, si bien que le réglage vertical des poupées 39 et 42 et des moules qu'elles portent ne pourra être troublé par le réglage horizontal effectué en faisant coulisser le plateau-support 30 le long des tiges 28, comme on le comprendra facilement;
on obtient ainsi une indépendance absolue des réglages vertical et horizontal des poupées ou porte-moüles 39 et 42.
Le bloc-pivot coulissant 45 et le guide incliné 46 agissent pour déplacer les parties de moule 25 et 26 vers le bas sur l'ajutage 8, de sorte que ces parties seront solidement appuyées audit ajutage quand la poupée in térieure coulissante 42 sera actionnée pour se déplacer le long des tiges-guides 38 pour amener la partie 26 contre la partie 25 en position de moulage, comme représenté en fig. 1, 2, 3 et 5.
Lorsque la partie 26 est séparée de la partie 25 par le déplace ment en sens inverse de la poupée coulis sante 42 sur les tiges-guides 38, le bloc- pivot coulissant 45 et le guide incliné 46 agissent pour soulever lesdites parties 25 et 26 au-dessus de l'ajutage 8 et les amener au-dessus du creuset 2, en position séparée pour le démoulage, comme on le comprendra facilement bien que cette position des organes de la machine ne soit pas représentée aux dessins.
Polir déplacer la poupée porte-moule cou lissante 42 le long des tiges-guides 38 et pour déplacer en même temps le bloc-support 45 de l'étrier 43 le long du guide incliné 46, une tige de piston 49 est rattachée à la pou pée 42 et à un piston à double effet 50 logé dans le cylindre 34 de commande des moules. Un fluide sous pression approprié tel que de la vapeur, est admis; pour actionner le piston 50, dans le cylindre 34, par des tubulures 51 et 52 connectées aux extrémités opposées du cylindre; le fluide sous pression usé s'échappe par les mêmes tubulures.
Quand le fluide sous pression commandant le piston est admis au cylindre 34 par la tubulure 52, sur son côté droit, dans la position oii la machine est vue en fig. 1 et 2, la partie de moule 26 portée par la poupée coulissante 42 se trouve déplacée sur la gauche dans la direction de l'autre partie 25 portée par l'autre poupée 39 et en même temps le bloc- pivot coulissant 45, qui descend le long du guide incliné 46, abaisse sur l'ajutage 8 lesdites parties 25 et 26 en cours de rappro chement, de sorte que ces parties 25 et 26 se trouvent accolées et maintenues solidement sur l'ajutage 8.
Quand le fluide sous pression est admis au cylindre 34 commandant les moules par la tubulure 51, sur le côté gauche du cylindre, la poupée 42 avec la partie de moule 26 qu'elle porte se retirent en causant ainsi le déplacement ascendant du bloc-sup- port 45 le long du guide incliné 46, qui dé termine d'abord le dégagement du moule de l'ajutage 8, puis l'élévation des parties 25 et 26 au moment oii la partie 26 se détache de celle 25, jusqu'à ce que ces parties soient séparées de la distance voulue et soulevées à une hauteur suffisante au-dessus de l'aju- tage 8 et du creuset 2.
Il y a lieu de noter que les tiges-guides 38 sont disposées suivant des plans verticaux parallèles aux plans verticaux dans lesquels sont disposées les tiges-supports de réglage 28. Il faut noter également qu'un plan ver tical passant par les axes du cylindre 34, de la tige de piston 49, traversant les parties de moule 25 et 26 à travers le canal 27 et l'orifice correspondant 7 de l'ajutage, formera un angle d'environ 4511 par rapport à un plan vertical passant par la ligne 3-3 dans le sens longitudinal de la chambre de pres sion 5 et coupant le premier plan vertical sus-énoncé aux points de correspondance de l'orifice d'ajutage 7 et du canal 27, comme on le verra clairement par un examen de la fig. 1.
Les tiges-guides 38 sont pratiquement rigides longitudinalement, mais peuvent flé- chir tranversalement dans .une certaine me sure, en réalisant ainsi un léger déplacement latéral horizontal des parties de moule 25 et 26. De même, la chambre de pression 5, à l'ajutage 8, est substantiellement rigide dans le sens horizontal longitudinal de ladite chambre, suivant la ligne de coupe 3-3, mais peut fléchir légèrement dans le sens transversal, réalisant ainsi un léger mouve ment de flexion horizontale de l'ajutage 8, transversalement à la longueur de la chambre de pression 5.
La disposition angulaire ci-dessus décrite des tiges-guides porte-moule 38 et de la chambre de pression allongée 5 permet un déplacement relatif horizontal de self-réglage du moule comprenant les deux.parties 25 et 26 et de l'ajutage 8. La disposition angu laire ci-dessus décrite des organes de la ma chine réalise l'adaptation sfire et serrée des parties échancrées 25 et 26 sur l'extrémité arrondie et dirigée vers le haut de l'ajutage 8 et détermine aussi l'alignement ou la cor respondance correûts de l'orifice d'ajutage 7 et du canal d'admission 32.
Il y a lieu de noter que le mouvement de pivotement du cylindre 34 pour l'éléva.- tion et la séparation des parties de moule 25 et 26 détermine le déplacement de la partie 25 vers le haut et légèrement sur la droite suivant un arc passant par les extré mités extérieures des tiges porte-moule 38. Cette partie de moule 25 se déplace presque directement de bas en haut en quittant l'a- jutage 8, la composante latérale de l'arc qu'il décrit est très légère et est même presque nulle et négligeable au commence ment de ce déplacement quand le moule est séparé de l'ajutage.
D'autre part, il faut no ter que l'autre partie de moule 26 s'éloigne latéralement de l'ajutage plus rapidement que dans le sens vertical, la composante latérale de ce déplacement étant plus grande que la composante verticale. Généralement jusqu'à ce jour, dans les machines à mouler compor tant des dispositfis de support et de com mande des moules, d'une construction ana logue à celle décrite, l'agencement était tel que lorsque les parties de moule, telles que 25 et 26, étaient séparées, le moulage adhé rait à la partie intérieure telle que 26; qui le retenait.
On a constaté par expérience que lorsque le moulage est ainsi porté par la partie de moule ayant la plus forte compo sante de déplacement latéral, comme la partie 26, ce déplacement latéral par rapport à l'a- jutage 8 tend à briser et souvent casse la masselotte du moulage en déformant -ainsi ce dernier. Il est donc désirable que cette mas- selotte reste adhérente au moulage et soit ensuite enlevée par une opération subséquente.
Dans la machine représentée au dessin, cet inconvénient est surmonté par un agencement inverse, ou en disposant les parties du moule 25 et 26 de telle sorte que, quand ces parties sont soulevées et séparées, le moulage adhère à la partie extérieure 25 et du fait- que, comme on l'a dit plus haut, cette partie se déplace presque perpendiculairement en quit tant l'ajutage 8, la masselotte saillante ne peut se détacher du moulage auquel elle reste fixée, en empêchant ainsi dans de nom breux cas l'endommagement du moulage.
La majeure partie du mécanisme éjecteur est portée par la poupée et est agencée pour être employée en combinaison avec une quan tité quelconque de moules différents. Le bloc éjecteur 41 que l'on a donné précédemment comme faisant partie de la partie de moule 25, sert de guide à un plongeur éjecteur 53 muni d'une tête 54 portant des tiges 55 qui passent à travers l'élément 25 comme repré senté en fig. 1 et 5. L'extrémité extérieure du plongeur 53 porte une broche transversale 56, dont les extrémités en saillie s'engagent amoviblement dans des fentes verticales for mées dans une tête 57 en forme d'étrier, la quelle est munie d'une crémaillère 58 ména gée sur une tige guidée dans la partie exté rieure de la poupée ou porte-moule extérieur 39.
Un arbre 59 formant pignon engrène avec les dents de la crémaillère 58 et est muni, à l'avant de la machine, d'une manette de commande à main 60, à l'extrémité inférieure . en saillie de laquelle est fixé un ressort 61 travaillant à la traction pour ramener en po- sition de non action les tiges d'éjection 55, comme on le voit en fig. 1 et 5 des dessins.
Quand on change de moule le bloc éjecteur 41 est détaché de la poupée 39 avec la par tie 25 qui y reste fixée; puis ces organes sont enlevés ensemble après avoir simplement soulevé la broche 56 hors de son logement dans l'étrier 57, en laissant en place le dis positif de commande d'éjection comprenant la crémaillère et le pignon précédemment décrits, comme organes permanents de la poupée 39; ces organes se trouvent prêts à fonctionner avec le nouveau moule qu'on pourra monter sur la machine, et par suite économisent la reproduction d'organes ana logues pour chaque moule, comme on le fait généralement dans la pratique actuelle.
Un réservoir à air local ou compartiment d'air comprimé 62 fait partie du bâti de la machine. Une extrémité de ce réservoir à air 62 est fermée par une tête formée sur 1a plaque 29 et l'autre extrémité dudit réservoir est rattachée à son sommet, par l'intermé diaire d'un support 63, avec la plaque de couverture 4 du foyer, prés de l'extrémité intérieure des tiges porteuses de réglage 28. Ce réservoir d'air 62 formant bâti sert de support à plusieurs organes de la machine qui seront décrits plus loin. Il peut être ali menté d'air ou autre fluide sous pression au moyen d'une tubulure 64 traversant la tête 29 et reliée à toute source convenable de fluide sous pression.
Tout mécanisme de soupape approprié peut être employé pour réaliser le fonction nement du piston 50 dans le cylindre 34, et dans la machine représentée, le mécanisme est établi comme suit: Une boîte en deux parties est fixée et supportze par le réservoir 62 en-dessous de sa partie antérieure. Cette boîte comprend un compartiment arrière 65 qui peut. servir de boîte de soupape et ren fermer celle-ci, et un compartiment avant 66 qui peut servir de chambre à cames et qui renferme le mécanisme de commande des soupapes. Les tubulures 51 et 52, reliées aux extrémités opposées du cylindre 34, commu niquent par leurs autres extrémités avec la chambre de soupape 65, comme on le voit aux dessins.
Avec cette chambre 65 commu niquent également une tubulure d'admission ou d'alimentation de vapeur 67 et un conduit d'échappement 68. Un arbre de commande des soupapes ou arbre à cames 69, disposé horizontalement dans le sens longitudinal de la machine, tourillonne dans la chambre des cames 66 et est agencé pour actionner les cames dans l'ordre voulu par ses oscillations. Cet arbre 69 est destiné à osciller sous l'ac tion d'un bras de manceuvre 70 fixé sur lui et qui est relié, par des bielles jumelles 71, à une pédale 72 débordant sur l'avant de la machine et articulée par son extrémité arrière sur des oreilles formées sur le côté arrière inférieur du réservoir à air 62 formant bâti, comme représenté en fig. 6.
L'agencement est. tel que lorsque la pédale 72 est abaissée à la position représentée en fig. 1 et 2 et en pointillé fig. 6, la vapeur est admise à l'extrémité de droite du cylindre 34 par la tubulure 52 et s'échappe par la tubulure 51 pour accoler ensemble et abaisser les éléments de matrice 25 et 26 à leur position de moulage représentée en fig. 1, 2 et 5.
Un ressort de traction relativement puissant 73 est rattaché au bras 70 et en un point du réservoir-bâti 62, de sorte que lorsqu'on lâche la pédale 72 elle est ramenée à sa position en traits pleins de la fig. 6, et l'arbre à cames de commande des soupapes 69 oscille de façon correspondante dans le sens inverse des aiguilles d'une montre pour prendre la position indiquée par le levier de commande 70 (fig. 6).
Cette oscillation ac tionne les soupapes pour admettre la vapeur au cylindre 34 par la tubulure 51 débouchant dans son fond de gauche et pour évacuer cette vapeur dudit cylindre par l'autre tubu lure 52 communiquant avec son fond de droite, ce qui a pour résultat de desserrer, de séparer et de soulever les parties de moule 24 et 26, pour l'extraction du moulage comme précédemment décrit.
Tout mécanisme approprié de soupape peut être utilisé pour contrôler l'accès d'air comprimé ou autre fluide convenable sous pression amené par la tubulure 15 à 1a chambre de pression 5 pour chasser le métal en fusion de celle-ci par l'orifice 7 de l'aju- tage 8 et l'injecter dans le moule formé par les parties de moule accolées 25 et 26.
L'agencement de ce mécanisme est tel que le fluide sous pression arrivant du réser voir 62 peut être amené à travers une boîte de soupape 74, fixée à la partie avant du réservoir, à la tubulure d'alimentation 15 mentionnée plus haut, ou ce fluide sous pression peut être évacué ou avoir la possi bilité de s'échapper de la chambre de pres sion 5 pour retourner, par la tubulure d'ali mentation 15, à la boîte de soupape 74, et par un canal 75 à l'atmosphère (fig. 2); ces deux opérations étant effectuées en actionnant un arbre oscillant 76 de commande des sou papes, au moyen d'un levier à main vertical 77 (fig. 2 et 6).
Cet arbre osciliant 76 tou- rillonne dans des paliers formés et faisant saillie sur la partie antérieure du réservoir à air 62 et passe sous la boîte de soupape 74 où il est muni d'un levier oscillant à deux branches 78 dont les extrémités opposées portent respectivement contre les extrémités inférieures des tiges des soupapes 79 et 80 se prolongeant sous la boîte des soupapes 74 et qui sont entourées respectivement par des ressorts 81 et 82 de fermeture des soupapes, comme on le voit en fig. 6.
La disposition des organes est telle que lorsque le levier vertical 77 est tiré vers l'opérateur en l'éloignant de la machine, le fluide sous pression est admis à la chambre de pression 5 pour chasser le métal fondu dans le moule et que quand ce levier est déplacé en sens inverse, le fluide sous pression peut passer de la chambre de pression 5 à l'at mosphère par le canal 75 de la boîte de soupape 74. Ce levier 77 de commande des soupapes est établi pour être déplacé dans ce dernier sens, c'est-à-dire dans le sens qui le rapproche de la machine et l'éloigne de l'opérateur, au moyen d'un ressort relative ment fort travaillant à la traction 83, qui est fixé à ce levier et au réservoir-bâti 62, comme on le voit en fig. 6.
Ce ressort 83 est d'une puissance suffisante pour vaincre et comprimer le ressort ferme-soupapes 82 de la tige 80 (fig. 6). Les mouvements du levier 77 pour la commande des soupapes sont convenablement limités dans chaque sens par un guide rainuré 84 fixé et faisant saillie sur le réservoir-bâti 62.
Un dispositif de sûreté est utilisé pour empêcher l'admission du fluide sous pression à la chambre de pression 5, tant que les parties de moule 25 et 26 rie sont pas soli dement ajustées sur l'ajutage 8, et aussi pour empêcher le desserrage desdites parties de l'ajutage 8 tant qu'il n'y a pas eu de détente dans la chambre de pression 5. Ce dispositif de sûreté est établi sous la forme d'un sys tème de verrouillage réciproque fonctionnant entre l'arbre oscillant ou arbre à cames 69 qui commande l'alimentation de vapeur au cylindre 34, et l'arbre oscillant 76 de réglage d'air qui commande l'admission d'air à la chambre de pression 5.
Un doigt de ver rouillage 85 est fixé sur l'extrémité extérieure de l'arbre oscillant ou arbre à cames 69 et se prolonge en montant dans une position lui permettant de porter contre le bras anté rieur du levier basculant de commande d'air 78 en position de non fonctionnement des organes de la machine (fig. 6) oii comme on le voit en traits pleins, le levier de commande 77 est en position pour l'évacuation de l'air et la détente dans la chambre de pression 5 et<B>où.</B> (traits pleins fig. 6) la pédale 72 de commande de l'admission de vapeur se trouve dans la position élevée correspondant à la position de soulèvement et de séparation des parties de moule 25 et 26;
comme on l'a expliqué plus haut, cette position a pour ré sultat que la vapeur est admise par le côté gauche du cylindre 34 par la tubulure 51 et qu'elle est évacuée de l'autre côté dudit cylindre par la tubulure 52, comme on le comprendra facilement bien que cette position des organes de la machine ne soit pas re présentée aux dessins, excepté en fig. 6 o%i on la voit en traits pleins.
Dans la position des organes représentée en fig. 6, il est 6vi- dent que le levier de manoeuvre-77 ne peut être actionné pour admettre le fluide sous pression à la chambre 5, son mouvement étant empêché par l'engagement de l'extré mité supérieure du doigt 85 sous le bras avant du levier basculant 78.
Quand la pé dale 72 a été abaissée à la position repré sentée en pointillé en fig. 6, le doigt de butée 85 prend la position également représentée en pointillé dans cette figure en dégageant ainsi le levier basculant 78, ce qui permet d'amener le levier de manceuvre 77à la po sition pointillée de ladite figure, et par suite d'admettre le fluide sous pression à la chambre 5, mais seulement après que les parties de moule 25 et 26 ont été accolées ensemble et appuyées sur l'ajutage 8.
Il faut noter également que le déplacement du levier 77 de la position représentée en traits pleins en fig. 6 à celle représentée en pointillé déter mine l'oscillation du levier basculant 78, de sorte que son bras antérieur se place derrière et sur le parcours de l'extrémité supérieure du doigt de verrouillage 85, ce qui empêche efficacement le ressort 73 de changer la po sition des soupapes de vapeur et de détacher et séparer les parties de moule 25 et 26 quand le le vier de commande d'air 77 est à laposition corres pondant à l'application de la pression au métal fondu contenu dans la chambre 5.
Le bras anté rieur du levier basculant 78 remplit donc également la fonction de doigt de verrouil lage, fonction analogue à celle remplie par le doigt 85 fixé sur l'arbre à came 69 de commande de vapeur. Dans la position des organes de verrouillage réciproque représentée en traits pleins en fig. 6, dans laquelle les parties de moule 25 et 26 sont en position soulevée et séparée, on comprend facilement qu'il est impossible d'admettre de l'air sous pression à la chambre de pression 5. On voit aussi clairement que dans l'autre posi tion desdits organes de verrouillage, repré sentée en pointillé en fig. 6, dans laquelle l'air sous pression est renfermé dans la chambre 5, il est également impossible de détacher les parties de moule 25 et 26 de l'ajutage 8.
II est évident que si l'une ou l'autre de ces opérations ainsi empêchées pouvaient se produire, le métal fondu contenu dans la chambre de pression 5 serait chassé à l'atmosphère à travers l'orifice d'ajutage 7, ce qui pourrait avoir des résultats extrême ment dangereux pour l'opérateur.
Bien que les surfaces .marginales de con tact des parties de moule 25 et 26 soient rodées et polies autant que possible pour réaliser un joint étanche; et en dépit du fait que ces parties sont maintenues accolées ensemble et appuyées avec une grande force sur l'ajutage 8, la pression de l'air comprimé par lequel le métal fondu est chassé dans le moule projette souvent des parcelles chaudes de métal à l'atmosphère entre lesdites parties. Afin de protéger l'opérateur, qui est assis devant la machine, on utilise une garde an térieure 86, comme représenté en fig. 1 et 2, dont la partie supérieure a été supprimée en fig. 2 pour qu'elle ne cache pas les organes de la machine logés derrière elle.
Cette garde 86 est portée par l'extrémité supérieure d'un bras 87 en forme de<B>T,</B> dont l'extrémité inférieure est articulée sur un axe 88 en saillie sur la partie inférieure 20 du bâti de la machine. Un ressort de traction 89 dis posé diagonalement et ancré d'une part sur le bâti et, d'autre part, sur le bras 87, main tient normalement ce dernier en position verticale, lorsque la garde 86 est dans la position protectrice représentée en fig. 1 et 2 des dessins. A son sommet et sur son côté droit, le bras-support articulé 87 est muni d'une poignée 90, de soi-te que l'opérateur peut faire osciller ladite garde sur la gauche et hors de son chemin pour enlever le mou lage de la matrice.
La disposition est _ telle que le poids de la garde 86 la maintient dans cette position de non action, d'oii elle est aisément ramenée à la position de pro tection représentée aux dessins, par l'opé rateur.
Il est évident que diverses modifications peuvent être apportées à la construction re présentée sur les dessins et décrite précé demment, sans sortir du principe et de l'esprit de l'invention.