Machine à couler à la matrice. Cette invention se rapporte aux machines à couler à la matrice, notamment pour couler à la matrice de l'aluminium et autres métaux similaires qui jusqu'ici ont donné lieu à des difficultés en les transformant en pièces coulées sous pression connues sous le nom de "pièces coulées à la matrice". Le plus grand inconvénient des machines employées jus qu'à présent à cet effet consistait en ce qu'elles comportaient un piston, une soupape ou autre organe analogue situé dans le métal fondu; cet inconvénient est éliminé dans la machine formant l'objet de la présente in vention.
La machine à couler à la matrice suivant l'invention comporte un réceptacle pour la matière à couler, une matrice mobile, une chambre de pression mobile munie d'une tu bulure établie pour être immergée au-des sous de la surface de cette matière pour per mettre à celle-ci de couler dans la chambre de pression par cette tubulure, cette dernière constituant le seul conduit d'admission pour l'entrée de cette matière dans la chambre de pression, un dispositif étant prévu pour ilever cette tubulure au-dessus de la surface de la matière, ainsi qu'un dispositif pour fournir et admettre un fluide sous pression dans la chambre de pression, en vue de re fouler la matière y contenue par la tubulure dans la matrice.
Une forme d'exécution de l'objet de l'in vention est représentée, à titre d'exemple, dans le dessin ci-annexé, dans lequel: La fig. 1 est une élévation latérale de la machine au repos; La fig. 2 est une coupe de la machine dans la position de coulée; La fig. 3 est une coupe suivant la ligne 3-3 de la fig. 2; La fig. 4 est un plan de la machine telle qu'on la voit dans la fig. 2;
La fig. 5 est, à plus grande échelle, une coupe horizontale suivant la ligne 5-5 des fig. 1 et 6 et représente le dispositif à sou papes réglant l'admission de l'air comprimé pour la chambre de pression ou le plongeur; L a fig. 6 est une coupe verticale longi tudinalement à la machine, suivant la. ligne 6-6 des fig. 4, 5 et 7; La fig. 7 est une coupe verticale suivant la ligne 7-7 des fig. 1 et 6; La fig. 8 est une vue perspective de l'or gane d'actionnement montré dans les fig. 1 et 4, pour le dispositif à soupapes contrôleur d'air représenté dans les fig. 5, 6 et 7;
La fig. 9 est, à plus grande échelle, une coupe horizontale par un plan indiqué par la ligne 9-9 des fig. 1 et 10, montrant le dispositif à soupapes qui règle la vapeur ou autre fluide d'actionnement servant à élever et à abaisser la tubulure de la chambre de pression ainsi que pour fermer et pour ouvrir la matrice; La fig. 10 est une coupe verticale partielle suivant la ligne 10-10 des fig. 4 et 9; La fig. 11 est une coupe horizontale par tielle semblable à la fig. 9, suivant la ligne 11-11 des fig. 1 et 10.
La machine à couler à la matrice repré sentée dans le dessin comporte un foyer usuel 1, dans la partie supérieure duquel est logé un creuset 2. Une chambre de pression courbe 3 plonge dans le métal fondu contenu dans le creuset 2. La chambre de pression 3 est munie d'un conduit courbé de bas en Haut 4 se terminant en une tubulure 5 diri gée de bas en haut, laquelle, dans l'état d'i naction de la machine représenté dans la fig. 1, est immergée au-dessous de la surface du métal fondu dans le creuset 2; dans la posi tion de coulée, pendant le fonctionnement de la, machine tel due le représente la fig. 2, cette tubulure se trouve au-dessus de la sur face du métal fondu.
La chambre de pres sion 3, à son extrémité opposée à la tubulure 5, s'élève au-dessus de la partie supérieure du creuset 2.
La chambre de pression 3 est supportée par une traverse 6 munie de tourillons 7 pi votant dans des coussinets 8 sur la partie su périeure du foyer 1. Les tourillons 7 pour voient à un mouvement de recul et d'avance ment de la chambre de pression 3 entre la position d'immersion de la tubulure 5 dans la fig. 1 et la position exposée ou de coulée de la tubulure 5 dans la fig. 2. Dans la position abaissée de la tubulure 5 dans la fig. 1, le métal fondu contenu dans le creuset 2 coule dans la chambre de pression 3 par la tubu lure ouverte immergée 5 et le conduit 4; dans la position de la tubulure 5 dans la fig. 2, le métal fondu contenu dans 1z1 chambre de pression 3 peut en être expulsé par le conduit de distribution 4 et la tubulure 5 pour venir dans une matrice convenable.
La tubulure 5 n'est élevée que légèrement au-dessus de la surface du métal fondu dans l'opération de la coulée, de façon à se trouver en tous temps essentiellement à la même température que le métal fondu dans le creuset ?. La chambre de pression 3 agit comme un puisoir auto matique pour puiser des charges du métal fon du dans le creuset 2 par la même ouverture de la, tubulure 5 par laquelle ces charges sont ensuite chassées dans la matrice.
L'ex trémité supérieure de la chambre de pression 3 est fermée au moyen d'une tête 9 présen tant une lumière 10 à laquelle est relié un tuyau 11 pour amener du fluide sous pres sion convenable, tel que de l'air comprimé, à l'extrémité supérieure de la chambre de pres sion 3, afin d'envoyer le métal fondu, de la. chambre (le pression 3 par le conduit de dis tribution 4 et la tubulure 5 dans la matrice. La chambre de pression 3 ne présente que deux ouvertures, l'ouverture pour l'entrée et la sortie du métal fondu et l'ouverture 10 pour l'admission et l'échappement de l'air comprimé pour agir sur le métal fondu dans la. chambre de pression 3.
On dispose d'un dispositif à. fluide sous pression pour faire osciller la, chambre de pression entre ses deux positions. La cham bre de pression 3 est munie d'un bras d'ac- tionnement 1? relié à une tige (le piston ver ticale 13 qui porte un piston à double effet 14 dans un cylindre 15. Le cylindre 15 com porte une culasse 16 par laquelle ce cylindre est supporté par un bras 17 fixé à la plaque supérieure du foyer 1. De la vapeur est ad mise aux extrémités supérieure et inférieure du cylindre 15 ou en est évacuée par les tuyaux de vapeur supérieur et inférieur 18 et 19.
Quand de la vapeur est amenée au cy lindre 15 par le tuyau de vapeur supérieur 18 et évacuée par le tuyau à vapeur infé rieur 19, la chambre clé pression 3 est amenée de la position de remplissage dans la fig. 1 à la position de coulée dans la fig. 2; quand de la vapeur est amenée au cylindre 15 par le tuyau à vapeur inférieur 19 et évacuée par le tuyau à vapeur supérieur 18, la chambre de pression 3 est ramenée de la position de coulée dans la fig. 2 à la position de rem plissage dans la fig. 1.
Un dispositif d'enclenchement pour main tenir rigidement la chambre de pression 3 à la position de coulée montrée dans la fig. 2, de façon à pouvoir résister sans fléchir à la pression descendante de la matrice sur la tu bulure 5 dans l'opération de la coulée, com prend un crochet basculant 20 pivotant sur une cheville 21 portée par la console 17 sup portant le cylindre, ce crochet faisant saillie dans le trajet du bras 12 lorsque celui-ci des cend. Le loquet crochu 20 est poussé vers la position d'engagement par le poids d'un le vier 22 sur lequel on agit à la main pour dé gager le loquet crochu 20 du bras 12 quand ce bras doit être élevé pour abaisser la tubu lure 5.
Lorsque celle-ci est élevée de la posi tion de remplissage immergée dans la fig. 1 à la position de coulée clans la, fig. 2, le bras 12 écarte le loquet crochu 20 et entre en prise avec lui automatiquement quand le bras 12 a atteint la limite clé son mouvement de des- < :ente, comme le représentent les fig. 2, 3 et 4. La tubulure 5 de la chambre de pression 3 est ainsi enclenchée et empêchée de descendre. Quand l'opération de la. coulée est achevée, 1E: loquet crochu 20 est dégagé par un pré posé.
Quand la chambre de pression 3 a été enclenchée dans la position. de coulée, elle devient alors et pendant l'opération de la coulée une chambre fixe contenant le métal, dont la tubulure 5 se trouve immédiatement au-dessus de la surface du métal fondu dans le creuset 2. Dès que la. chambre de pression 3 a été ainsi amenée à la position de coulée, la matrice est amenée à la position de coulée et serrée sur la tubulure 5; les pièces de la machine pour effectuer cette opération res semblent d'une manière générale aux pièces correspondantes d'une machine à couler déjà connue.
La matrice comprend ,deux sections rela tivement mobiles 23 et 24, dont chacune pré sente dans son champ inférieur un évidement 25 situé de façon que, quand les sections de matrice 23 et 24 sont rapprochées dans la po sition pour la coulée, l'évidement 25 s'ajuste sur la tubulure 5. Une lumière d'admission 26, formée par une rainure dans la surface de chaque section de matrice, va de l'évide ment 25 à l'intérieur de la matrice. La lu mière d'admission 26 coïncide avec l'ouver ture formée par la tubulure 5 pour l'admis sion du métal fondu directement de la tubu lure 5 dans la matrice.
La tubulure 5 de la chambre de pression 3 s'élève de la position d'immersion complète à la position pour la coulée qui ne se trouve qu'immédiatement au- dessus de la surface du métal fondu dans le creuset 2, de sorte que la tubulure 5 et le métal qu'elle contient se trouvent en tous temps maintenus chauds pour que le métal fondu coule librement.
Un châssis 27 est solidaire de la. plaque supérieure du foyer 1, et sur ce châssis s'é tendent deux tiges parallèles horizontales 28, une de chaque côté de la machine, les extré mités extérieures de ces tiges 28 étant munies d'un support 29. Sur chacune des tiges<B>28</B> et réglable longitudinalement à celles-ci se trouve un coussinet fendu 30 qui peut être serré solidement en place par un boulon de serrage 31 (fig. 1). Des crémaillères 32 sont disposées sur le côté inférieur des tiges 28 et engrènent avec des pignons 33 portés par un arbre transversal 34 monté pour tourner dans les coussinets 30 et muni d'une manivelle à une extrémité.
Les coussinets réglables 30 pourvoient au réglage du support de matrice, de façon à pouvoir amener des matrices de diverses dimensions clans la relation de coulée voulue avec la tubulure.
Un cylindre d'actionnement 37 pour la matrice est muni sur son côté inférieur, d'une oreille-support 38 entre les coussinets 30 sur lesquels elle pivote par un arbre-tourillon 39 autour duquel le cylindre 37 peut - osciller avec les pièces portées par lui. Le cylindre 37 d'actionnement de la matrice est disposé longitudinalement à la machine et, à son ex trémité la plus proche du creuset 2 comporte une culasse 40 sur laquelle font saillie rigide ment quatre tiges parallèles 41 qui s'étendent en arrière au-dessus du creuset 2. Les extré mités extérieures des tiges 41 supportent une tête de matrice 42 qui peut être réglée sur les tiges 41 par des écrous 43. La section de matrice 23 est fixée à cette tête de matrice 42.
Les écrous 43 pourvoient au réglage indé pendant de la tête de matrice 42 conjointe ment avec la section de matrice 23 portée par celle-ci.
Une seconde tête de matrice 44 pour l'au tre section de matrice 24 est montée à cou- lisse au moyen de 45 sur les tiges-guides 41. Le porte-matrice 44 porte deux plaques 46 qui supportent la section de matrice 24. La tête de matrice à coulisse 44, conjointement avec les tiges-guides 41 et la tête de matrice 42, est supportée au moyen de deux barres latérales 47 disposées verticale ment passant dans des coussinets inférieurs et guidées par les manchons-coussinets 45 du porte-matrice 44.
Les extrémités supérieures des barres 47 sont assemblées par une tra verse 48 qui supporte à réglage le porte- matrice 44 au moyen d'une vis de réglage 49 qui pourvoit au réglage vertical des têtes de matrice 42 et 44 relativement à la tubulure 5, en vue d'accommoder des matrices de diverses dimensions. Les extrémités inférieures des barres-supports 47 sont reliées par un arbre transversal 51 muni de galets à rebords 52 établis pour circuler dans des glissières for mées par des mortaises 53 ménagées dans le châssis 27, ces mortaises 53 de guidage des galets étant légèrement inclinées de haut en bas vers le foyer 1.
Les galets 52 et les glis sières inclinées 53 remplissent la fonction importante de serrer les sections de matrice ?3 et 24 solidement sur la tubulure légère ment saillante 5 dans la position de coulée enclanchée de celle-ci, comme dans les fig. 2 et 4, cette fonction de serrage étant accomplie quand le porte-matrice 44 est actionné pour glisser sur les tiges-guides 41 et pour amener la section de matrice 24 jusqu'à la section de matrice 23.
Une seconde fonction des galets 52 et de la glissière 53 est d'écarter de la tubulure 5 les sections de matrice 23 et 24, quand celles-ci sont séparées par le glissement du porte-matrice 44 dans la direction opposée sur les tiges-guides 41 comme dans la fig. 1.
Le porte-matrice 44 est actionné dans son mouvement de glissement sur les tiges-guides 41 par une tige de piston 54 qui est reliée à celui-ci et à un piston à double effet 55 dans le cylindre 37 d'actionnement de la matrice. La vapeur pour actionner le piston 55 est ad mise au cylindre 37 par des tuyaux 56 et 57 reliés aux extrémités opposées du cylindre 3 7 et est évacuée par les mêmes tuyaux.
Quand de la vapeur est admise au cylindre 37 par le tuyau 56, la section de matrice 24 portée par la tête de matrice coulissante 44 est mue vers et contre la section de matrice 23 portée par l'autre tête de matrice 42; en même temps, les galets 52 descendant sur les glis sières inclinées 53 abaissent ces sections de matrice fermées 23 et 24 sur la tubulure 5 encla.ncliée et serrent solidement la, matrice contre la tubulure 5, les galets 52 dans cette action de serrage appuyant sur les surfaces supérieures des glissières 53. Quand de la vapeur est admise au cylindre 37 par le tuyau 57, le porte-matrice 41 avec la.
section de ma trice 24 portée par celui-ci est rappelé, en amenant les galets 52 à remonter les glis sières inclinées 53, d'abord pour écarter ainsi la matrice de la tubulure 5 et ensuite pour écarter de la tubulure 5 les sections de ma trice 23 et 24, comme clans la fig. 1; cette montée des sections de matrice 23 et 24 s'ef fectue lorsque celles-ci sont séparées par le glissement du porte-matriee 44 vers le cylin dre 37 de commande de la, matrice. En pré sence du fait que le métal fondu est amené à la matrice sous pression, il importe beaucoup à. la fois que la tubulure 5 de la chambre de pression 3 soit solidement enclanchée en place et que la matrice soit solidement serrée contre la tubulure 5.
On fait d'abord osciller la chambre de pression 3 pour élever la tubulure 5 et l'en- ulancher en sa position de coulée élevée, où elle est maintenue, tandis que les sections de matrice 23 et 24 sont actionnées pour se re fermer et se serrer sur la tubulure 5. En suite, le métal fondu est refoulé de la cham bre de pression 3, par le conduit 4 et la tubu lure 5, clans la matrice. Après ceci, les sec tions de matrice 23 et 24 sont desserrées, sé parées et élevées pour dégager la pièce cou lée et enfin la chambre de pression 3, après avoir été déclenchée, est mise en oscillation pour immerger de nouveau la tubulure 5.
La pièce coulée, portée par la section de matrice 24, est expulsée au moyen d'éjecteurs 58 faisant saillie sur une plaque 59 portée par des tiges 60 passant dans le porte-matrice 44 et guidées par celui-ci. Lorsque le porte- matrice 44 se rapproche du cylindre d'action- nement 37, les extrémités libres des tiges d'éjecteur 60 viennent en contact avec des ap pendices 61, portés par une plaque du butée 62 montée à réglage sur les tiges-guides 41 par des écrous 63 et les éjecteurs 58 repous sent la pièce coulée de la section de ma trice 24.
On peut employer un dispositif conve nable actionnant des soupapes pour action ner les pistons 14 et 55 des cylindres à fluide sous pression respectifs 15 et 37, en vue d'ac tionner successivement la chambre de pres sion 3 ainsi que les porte-matrices 42 et 44 clans l'ordre voulu.
A la culasse 40 du cylindre 37 actionnant la matrice est fixée une enveloppe en deux parties comprenant une chambre à cames 64 et une chambre à soupapes 65 qui contiennent les soupapes et le mécanisme de commande pour celles-ci, comme le représentent les fig. 9, 10 et 11. La chambre de soupapes 65 est de forme rectangulaire et un coin de cette chambre (fig. 9) est cloisonné pour former un conduit principal 66 qui s'étend verticale ment dans toute la longueur de la chambre à soupapes 65 et à l'extrémité supérieure de laquelle est relié un tuyau d'admission de vapeur 6 7 (fig. 1, 4, 9 et 10).
Dans l'angle opposé de la chambre à soupapes 65 diagona- lement au conduit principal d'admission de vapeur 66 est pareillement aménagé un con duit principal d'échappement 68 qui s'étend aussi verticalement clans la longueur de la chambre à soupapes 65 et qui, à l'avant et à la partie supérieure (le celle-ci, est muni d'un tuyau d'échappement 69 (fig. 1, 4, 9 et 10).
L'espace irrégulier restant clans la chambre à soupapes 65 est divisé par trois cloisons trans versales, de manière à former une rangée de quatre petites poches 70, 71, 72 et 73 super posées entre le conduit principal d'admission 66 et le conduit principal d'échappement 68 comme on le voit dans la fig. 10.
Quatre sou papes d'admission 74, 75, 76 et 77 poussées par un ressort et disposées en une série ver ticale, sont établies pour relier le conduit principal d'admission 66 aux poches de va peur distinctes respectives 70, 71, 72 et 73, tandis qu'une série similaire de soupapes d'échappement 78, 79, 80 et 81 réglent la co@m- munication entre ces poches à vapeur respec tives et le conduit principal d'échappement 68.
Aux poches à vapeur respectives 70, 71, 72 et 73 sont reliés les tuyaux respectifs 57, 56, 19 et 18; le tuyau 57 est relié au cylin dre 37 de commande de la matrice à son ex trémité de gauche (fig. 2); le tuyau 56 est relié à ce cylindre à son extrémité de droite; le tuyau 19 est relié à l'extrémité inférieure du cylindre 15 actionnant la tubulure; et le tuyau 18 est relié à l'extrémité supérieure du même cylindre. L'un quelconque de ces tuyaux à vapeur peut être relié soit au con duit principal d'admission de vapeur 66, soit au conduit principal d'échappement 68 par sa poche à vapeur distincte munie d'une soupape d'admission et d'une soupape d'échappement., comme il est décrit ci-dessus.
Un mécanisme à came est disposé pour actionner ces soupapes dans l'ordre voulu. Un arbre à cames vertical 82 est monté pour tourner clans la chambre à cames 64 et à son extrémité supérieure est muni extérieure ment d'un volant de manoeuvre 83 sur lequel fait saillie une poignée d'aetionnement 84 (fig. 1 et 4). La soupape d'admission et la soupape d'échappement pour chacune des poches à vapeur 70, 71, 72 ou 73 sont action nées pour être ouvertes alternativement au moyen des cames portées par l'arbre à cames 83 et agissant sur des bras oscillants qui en trent en prise avec les tiges des soupapes respectives.
Par exemple, la soupape d'admis sion de vapeur 74 pour le tuyau 57 qui est relié à l'extrémité de gauche du cylindre 37, est actionnée par une came 85 qui agit sur un bras oscillant 86, comme on le voit dans la fig. 9; la soupape d'échappement 78 pour ce même tuyau à vapeur 5 7 est actionnée par une came 87 disposée à côté de la came 85 et agissant sur un bras oscillant 88 disposé à l'opposé. Chaque autre paire de soupapes, comprenant une soupape d'admission et une soupape d'échappement, pour les tuyaux res pectifs 56, 19 et 18 est pareillement action née par une paire de cames agissant sur une paire similaire de bras oscillants. Par exem ple, la fig.
Il montre une came 89 qui agit sur un bras oscillant 90 pour actionner la soupape d'admission 77 pour le tuyau 18 qui admet de la vapeur à l'extrémité supérieure du cylindre 15 d'actionnement de la tubulure pour élever la tubulure 5 immergée à la po sition de coulée; il est également montré une autre came 91 à côté (le la came 89 sur l'arbre à cames 82 et cette came 91 agit sur un bras oscillant 92 disposé en face pour actionner la soupape d'échappement 81 pour ce même tuyau 18.
Les faces élevées clos différentes cames sont plus longues out plus courtes suivant la longueur de temps due les soupapes respec tives doivent être maintenues ouvertes pen- dani le mouvement (le rotation de l'arbre à cames 82. Le dispositif de commande des soupapes représenté clans les dessins est dis posé de façon à provoquer une opération com plète de la machine à couler à la matrice pendant deux demi-tours de l'arbre à cames 82 qui peuvent s'effectuer dans le même sens de rotation, en vue d'obtenir ainsi une rota tion complète de cet arbre, ou bien les demi- tours peuvent s'effectuer dans des directions opposées, moitié dans un sens et moitié dans l'autre.
En présence du fait que les cames d'actionnement de soupapes sont établies en moitiés symétriques, la poignée de man#uvre 84 peut être mue dans chaque sens, tournant vers l'avant ou vers l'arrière, de la position montrée dans la, fig. 1.
La came 85 pour actionner la soupape d'admission 74 du tuyau 57 présente une face de came concentrique élevée étendue et la came conjointe 87 pour aciionner la soupape d'échappement correspondante 78 présente une face de came courte élevée ou pointue.
La paire (le cames (non montrée dans les des sins) pour actionner les soupapes d'admis sion et d'échappement 75 et 79 respective ment pour le tuyau<B>50</B> aboutissant à l'autre extrémité du cylindre d'actionnement 37 sont les complémentaires des cames 85 et 8 7 en ce que la came pour actionner la soupape d'ad mission 75 présente une face de came élevée courte ou pointue, tandis que la came pour actionner la. soupape d'échappement 79 pos sède une face de came étendue concentrique semblable à la came 85 pour la, soupape d'ad mission 7-1. La.
paire de cames (non représen- tée dans les dessins) pour actionner les sou papes du tuyau 19 est pareillement complé mentaire des cames 89 et 91 actionnant les soupapes pour le tuyau 18. La came 89 pour actionner la soupape d'admission 7 7 pour le tuyau 18 aboutissant à. l'extrémité supé rieure du cylindre 15 actionnant la chambre de pression comporte une surface de came saillante étendue pour maintenir ouverte cette soupape pendant l'opération de la coulée, tan dis que la came 91 possède une surface de came élevée courte ou pointue pour ouvrir la soupape d'éeliappement 81 pour l'extrémité supérieure du cylindre 1.5 à la, position de re pos de la machine montrée dans la. fig. 1.
Par conséquent, dans la paire complémentaire (le cames notée ci-dessus (non montrée), la. came pour actionner la soupape d'admission 76 dit tuyau 19 aboutissant à, l'extrémité inférieure du cylindre 15 présente lune face d'actionne- ment élevée courte ou pointue correspondante, tandis que sa came conjointe pour actionner la soupape d'echappement 80 pour le tuyau 19 possède une face de came élevée étendue.
Quand on fait décrire un quart de tour à la poignée de man#uvre 84, à partir de la position montrée en fig. 1, il ne se produit aucun changement dans la position des sou papes contrôlant les tuyaux à vapeur 56 et 57 du cylindre 37 et, par conséquent, la posi tion ouverte et élevée des sections de ma trice 23 et 24 montrée clans la fig. 1 se main tient sans changement pendant ce mouvement.
Toutefois, comme il ressort de la fig. 11, pen dant ce quart de tour de l'arbre à came 82, un changement complet a été effectué dans les positions des soupapes contrôlant le cy lindre 15 actionnant la, tubulure, la soupape d'échappement 81 du tuyau 18 ayant d'abord été fermée par la came pointue 91, action sui vie par l'ouverture de la soupape d'admission (le ce tuyau par la came à longue face 89. Les cames complémentaires non montrées ont occasionné le résultat inverse quant à la position des soupapes pour le tuyau 19 abou tissant à l'extrémité inférieure du cylindre 15; elles ont fermé la soupape d'admission 76 et ouvert la soupape d'échappement conjointe 80.
Le piston 14 dans le cylindre 15 est alors refoulé jusqu'au fond de celui-ci, en vue de faire ainsi osciller la chambre de pression 3 et d'élever sa tubulure 5 immergée.
Lorsque l'on fait décrire à la poignée de man#uvre 84 les quatre-vingt-dix autres de grés jusqu'à la position montée dans la fig. 4, afin de compléter le demi-tour de l'arbre à came 82, la position des soupapes pour le cy lindre 15 qui actionne la chambre de pression 3, n'est pas changée; mais la position des sou papes pour le cylindre 37 actionnant la ma trice est complètement changée, comme on le comprend d'après l'examen dés fig. 9 et 11;
on notera que la face de came saillante con centrique étendue de la came 89 maintient la soupape d'admission 7 7 ouverte, tandis que la soupape d'échappement 81 correspondante est maintenue fermée par sa came d'actionne- ment 91 et que maintenant la came 85 a fermé la soupape d'admission 74 du tuyau 57 du cylindre d'actionnement 37 et la came conjointe 87 comportant le court appendice de came a ouvert la soupape d'é chappement correspondante 78; par contre, les cames complémentaires non montrées ont, au même moment, fermé la soupape d'é chappement 79 et ouvert la soupape d'admis sion 75 du tuyau 56 aboutissant à l'autre extrémité du cylindre 37.
Le piston 55 du cy lindre 37 est alors actionné pour refermer les sections de matrice 23 et 24 ainsi que pour les abaisser et les serrer sur la tubulure 5 en- clanchée rigidement. Toutes les pièces de la machine sont alors venues de<B>la</B> position ou verte de repos montrée clans la fig. 1 à la position de coulée montrée dans les fig. 2 et 4. Dans cette position des pièces de la ma chine, de l'air comprimé est admis dans la chambre de pression 3 par la lumière 10 et le tuyau 11; il refoule le métal fondu de la chambre de pression 3, par le conduit 4 et la tubulure 5 de même que par la lumière 26, dans la matrice ou moule comprenant les sec tions 23 et 24.
Quand la pièce coulée s'est solidifiée, on renverse la poignée de mana:uvre 84 et la ramène de la position de la fig. 4 à la posi tion initiale dans la fis. 1.; ou bien, au lieu de renverser le mouvement de la poignée 84.
on pourrait continuer son mouvement dans la même direction pour compléter la rotation et avec le même résultat. A- vec le retour de la poignée 84 à sa position initiale, toutes les soupapes sont de nouveau actionnées mais dans l'ordre inverse, de sorte que d'abord les sections de matrice 23 et 24 sont desserrées et écartées de la tubulure 5, et ensuite la chambre de pression 3 qui a été déclanchée par le préposé, est amenée de la position de coulée à la. position d'immersion de la tubu lure 5;
de cette façon, quand la poignée 84 se trouve à la position initiale de la fig. 1, les pièces d'actionnement de la machine ont alors été amenées successivement dans l'ordre indi qué, de leur position de la fig. 2 à. leur posi tion de la fig. 1, prêtes pour l'opération de coulée suivante.
Le dispositif pour régler le fluide sous pression qui est amené par le tuyau 11 à la chambre de pression 3 pour en envoyer le métal fondu dans la matrice fermée, va main tenant être décrit. Une boîte à soupape 93 est supportée par une plaque 94 filée au côté du foyer 1. La boîte à soupape 93 comporte une chambre médiane 95 à laquelle est relié le tuyau 11 aboutissant à la chambre de pres sion. Au-dessus de cette chambre médiane 95, la boite 93 est munie d'une chambre d'admis sion 96 à laquelle est relié un tuyau d'admis sion 97. Au-dessous de la chambre médiane 95, la<B>,</B> boîte à soupape 93 est munie d'une chambre d'échappement 98 qui débouche dans l'atmosphère par une lumière d'échappement 99.
Une soupape d'admission 100 fermée par un ressort 101 contrôle la communication en tre la chambre d'admission 96 et la chambre de distribution 95; une soupape d'échappe ment 102, fermée par un ressort 103, règle la communication entre la chambre médiane 95 et la chambre d'échappement 98. Les tiges des soupapes 100 et 102 font saillie au-des sous de la boîte à soupape 93 et sont disposées pour venir en prise avec les bras respectifs d'un levier oscillant à deux bras 104 porté par un arbre oscillant 105 monté pour tourner dans les coussinets sur la plaque-support 94. Chacune de ces soupapes 100 ou 102 n'est pas ouverte par le levier oscillant 104 jusqu'à ce que l'autre soupape ait pu se fermer.
Norma lement, la soupape d'admission 100 est main tenue fermée et la soupape d'échappement 102 est maintenue ouverte, de sorte qu'il n'existe pas de fluide comprimé sur le métal fondu dans la chambre de pression 3. Cet état des soupapes 100 et 102 est maintenu au moyen d'un ressort rétractile 106 relié à un levier 107 sur l'arbre oscillant 105, le ressort 106 étant assez fort pour dominer le ressort 103 fermant la soupape et maintenir ainsi ou verte la soupape d'échappement 102. Les sou papes 100 et 102 sont actionnées pour fermer la soupape d'échappement 102 et ouvrir la soupape d'admission 100 afin d'admettre de l'air comprimé clans la chambre de pression 3 au moyen d'une manette 108 qui s'étend de bas en haut sur l'arbre oscillant 105.
En vue d'admettre le fluide comprimé à la chambre de pression 3 pour en refouler le métal fondu dans la matrice, on amène la manette 108 à gauche comme on le voit de la droite dans la fig. 1, afin d'ouvrir ainsi la soupape d'ad mission 100, tandis que la soupape d'échappe ment 102 reste fermée dans la fig. 7. Dès que le métal fondu a été refoulé dans la, matrice, on fait cesser la pression dans la chambre de pression 3 avant d'écarter de la tubulure 5 les sections de matrice 23 et 24.
Pour faire cesser la pression dans la chambre de pres sion 3, il suffit de laisser aller la manette 108, après quoi le ressort rétractile 106 amène celle-ci à droite, faisant ainsi, osciller le levier oscillant 104 pour permettre à la soupape d'admission 100 de se fermer et aussi de manière à ouvrir la soupape d'échappement 102 pour l'échappement du fluide comprimé (le la chambre de pression 3 par le tuyau 11, la chambre d'échappement 98 et la lumière 99.
En vue d'empêcher l'admission du fluide comprimé à la chambre de pression 3, excepté quand les sections de matrice 2i3 et 24 sont solidement serrées contre la, tubulure 5, une garde en [I, 109, est réglable longitudinale ment dans une console-support 110 fixée au manchon-coussinet adjacent 45 du porte-ma- trice 44.
La garde 109 pour la<B>,</B> manette 1.08 est disposée de façon que, quand le porte- matrice 44 s'écarte de son cylindre d'action- nement 37 pour rapprocher et refermer les sections de matrice 23 et 24 de même que pour les serrer sur la tubulure 5, la matrice 108 peut alors franchir librement l'extrémité libre de cette garde, comme on le voit dans les fig. 4 et 8.
Cependant, dans la position de rappel du porte-matrice 44, où les sections de matrice 23 et 24 sont séparées et élevées au-dessus de la tubulure 5, la manette 108 est en prise avec la garde saillante 109, enclan- chant ainsi le levier 108 de façon qu'il ne puisse pas être déplacé pour admettre du fluide comprimé à la, chambre de pression 3. cette position enclancliée du levier à. main 108 étant représentée dans la fig. 1.
Ceci empêche l'actionnement de la manette 108 au moment inopportun et l'expulsion de métal fondu de la chambre de pression 3 par son conduit 4 et la tubulure 5 à un moment où les sections de matrice 23 et 24 ne sont pas serrées solidement sur la tubulure 5, la garde 109 étant réglée de façon à ne dégager la ma nette 108 que dans la position de coulée des pièces de la machine.
Le fonctionnement complet (le la machine a être décrit brièvement. Partant de la po sition de repos de la machine dans la fig. 1, la poignée 84 est d'abord amenée, en décrivant un mouvement de cent quatre-vingts degrés, à la position de la fig. 4, en provoquant ainsi successivement la montée et l'enclanchement en position de la tubulure 5 de même que le rapprochement et le serrage contre cette tubu lure des sections de matrice 23 et 24, ceci étant la position de coulée représentée dans les fig. 2 et 4.
Là manette 108 qui a été dé- clanchée par le mouvement du porte-matrice 44, peut alors être déplacée pour faire oscil ler l'arbre oscillant 105 afin d'admettre ainsi de l'air comprimé à la partie supérieure de la chambre de pression 3, refoulant ainsi le mé tal fondu de la chambre de pression 3 par son conduit 4 et la. tubulure 5 dans le moule ou matrice formé par les sections de matrice refermées et serrées 23 et 24.
Après une brève période de repos pour la solidification de la pièce coulée, on abandonne simplement à lui- même le levier 108 qui est ramené par le res sort rétractile<B>106;</B> le résultat est que tout d'abord l'admission du fluide comprimé à la chambre .de pression 3 est coupée par la fer meture de la. soupape d'admission 100 et im médiatement après le fluide comprimé dans la chambre de pression 3 est laissé libre de s'échapper par l'ouverture de la soupape d'échappement 7.02.
Ensuite, la poignée 84 est ramenée par un demi-tour, de la position de la fig. 4 à sa position initiale de la fig. 1, en vue d'élever et de séparer ainsi successive ment les sections de matrice 23 et 24 ainsi que d'abaisser et d'immerger de nouveau la. tubu lure 5 de la chambre de pression oscillante 3 qui a été déclanchée par le préposé élevant le levier 22. La machine est maintenant prête pour des répétitions successives de cette opé ration complète.
En préparant de petites pièces coulées, la chambre de pression 3 contient une quantité suffisante de métal fondu pour façonner plu sieurs de ces pièces coulées successivement sans faire osciller cette chambre de pression en vue de puiser davantage de métal fondu. Ce résultat est obtenu en ramenant la poignée 84 de la position de coulée, dans la, fig. 4, en lui faisant décrire seulement quatre-vingt dix .degrés de son mouvement de retour, pour desserrer ainsi de même que pour élever et séparer les sections de matrice 23 et 24 sans faire osciller la chambre de pression 3 qui est maintenue enclanchée à la position de coulée.
Après ce demi-retour de la poignée 84, cette poignée n'est pas ramenée complètement à sa position initiale, mais est renversée et ramenée à la position' de coulée. Il en résulte que les sections de matrice 23 . et 24 sont de nouveau refermées et serrées sur la tubulure 5, pour une seconde opération de coulée sans que la tubulure 5 ait été immergée entre les opérations de coulée. Ces opérations de coulée sans immerger la tubulure 5 peuvent être exé cutées successivement tant que du métal est contenu en quantité suffisante dans la cham bre de pression 3. On fait osciller la manette 108 une seule fois pour chaque opération de coulée.