CH266170A - Procédé de fabrication d'un corps métallique à partir de poudre de fer. - Google Patents

Procédé de fabrication d'un corps métallique à partir de poudre de fer.

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    • C22C33/00Making ferrous alloys
    • C22C33/02Making ferrous alloys by powder metallurgy
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Description


  Procédé de fabrication d'un corps métallique à partir de poudre de fer.    On connaît des procédés de fabrication  d'objets en fer ou en alliages de fer, en     com:     primant et frittant de la matière première  qui, de préférence, a la composition finale  de l'objet fabriqué. Cette matière première  est sous forme de poudre meuble.  



  L'objet de l'invention est un procédé de  fabrication d'un corps métallique à partir de  poudre de fer, dans lequel cette poudre est  d'abord comprimée, puis frittée, ensuite com  primée une seconde fois à pression plus éle  vée et frittée de nouveau. Ce procédé est  caractérisé par le fait qu'on effectue la       première    compression de la     pourdre    avec  une pression suffisamment forte pour       transformer    la poudre en une masse com  pacte, formant un bloc cohérent, cette pres  sion ne dépassant cependant pas 5620     kg/cm2     et qu'on effectue la seconde compression à  une pression atteignant au moins 8400 kg,     crn2.     



  Le procédé selon l'invention permet de  fabriquer un corps en fer, suffisamment doux  et     ductible    pour pouvoir l'utiliser à la place  de cuivre, de     laiton,    de métal de coussinets  et autres alliages utilisés dans la fabrication  des coussinets pour arbres et d'autres appli  cations. Une autre application importante est  la fabrication de ceintures pour obus et autres  projectiles, pour remplacer la ceinture ac  tuelle en alliage de cuivre. Cette ceinture est  destinée à s'engager dans les rayures du ca  non en vue de faire tourner le projectile  autour de son axe longitudinal.

      En comprimant à froid et frittant, on peut  faire des corps en acier ayant     une    résistance  élevée à la traction jointe à une grande     duc-          tibilité    et avec des dimensions linéaires finales  qui peuvent être maintenues avec de faibles  tolérances, en supprimant ou en     réduisant     ainsi au minimum l'usinage ultérieur pour  arriver aux dimensions finales désirées.  



  Il est convenable, à beaucoup de points de  vue, d'utiliser comme matière première de la  poudre de fer ayant des caractéristiques spé  ciales. Cette poudre de fer initiale est, de pré  férence, obtenue par dépôt électrolytique, en  se servant d'une anode en fer et d'un bain       électrolytique    selon la pratique habituelle; on  peut l'obtenir aussi par réduction d'un oxyde  de fer obtenu en oxydant du fer relativement  pur ou des sels de fer relativement purs. Des  recherches ont montré que cette poudre de  fer contient de légers pourcentages de diffé  rentes impuretés. Certaines de celles-ci peu  vent être dissoutes dans le fer. En outre, ce  fer contient des impuretés sous forme d'in  clusions qui ne sont pas dissoutes dans le fer.

    Celles-ci se présentent, en général, sous forme  d'oxydes ou     d'oxysulfures    des éléments res  pectifs, généralement d'oxyde de fer. Quel que  soit le procédé de fabrication de la poudre  de fer, il est préférable d'utiliser une poudre  dans laquelle la somme totale de tous les in  grédients non ferreux autres que le carbone,  y compris les impuretés dissoutes, mais non  compris les inclusions, l'eau et les gaz adsor-           bés    et absorbés, ne dépasse pas 0,3 à 0,5 j  du poids du fer, le chiffre le plus bas de  0,3 j étant préférable. En outre, il est pré  férable que le volume total des impuretés pré  ; sentes sous forme d'inclusions ne dépasse pas  1 ô du v     oltime    de la poudre de fer.  



  On a constaté que l'on peut introduire du  carbone     dans    la poudre de fer initiale jus  qu'à un maximum d'environ<B>0,15%</B> en poids  clé la poudre de fer. En conséquence, on peut  faire la ceinture d'obus en un acier dans  lequel le poids de ladite- somme totale des       ingrédients    et le carbone est de     0,-15    à     0,65,0b"     du poids du fer. On peut introduire ce car  bone dans la poudre de fer initiale en chauf  fant cette poudre dans une atmosphère car  burante appropriée, telle qu'une atmosphère  de méthane, propane, etc., à la température  habituelle de carburation d'environ 650 à       975     C, en prenant. les précautions spéciales  indiquées     phis    loin.

   On peut encore intro  duire le carbone dans la poudre de fer ini  tiale en mélangeant cette dernière avec     dit     graphite. Bien qu'une proportion de     0,15;';     de carbone constitue un maximum compatible  avec la ductilité élevée qui est nécessaire  pour la fabrication des ceintures d'obus men  tionnées ci-dessus, il est. possible, d'une faon  ou de l'autre, d'introduire plus de     0,15;"    de  carbone dans la. poudre de fer, en faisant       ainsi    un acier qui peut contenir jusqu'à 1,5     J     de carbone pour fabriquer des articles autres  que des ceintures d'obus.  



  Cette poudre de fer initiale est parfaite  ment recuite de manière à supprimer les ten  sions qui peuvent avoir été occasionnées par  le durcissement dît au travail de cette poudre et  pour supprimer la fragilité. Le durcissement  peut avoir été provoqué     par    le travail à froid,  tel qu'au     broyeur    à boulets. La     fragilité    peut  également être causée par     l'absorption    ou l'ad  sorption d'hydrogène pendant le dépôt. élec  trolytique de poudre de fer. Cette opération  spéciale de recuit sera décrite plus loin.  



  Cette poudre meuble de fer ou d'acier est  soumise à une compression à froid à pression  relativement faible de 2100 à 5620     lig/em@.       Il. est préférable que la densité initiale qui  est obtenue par cette première opération de  compression à froid soit     relativement    faible  et ne dépasse pas 6 à 6,8, par exemple. Elle     aie     doit en tout cas pas dépasser 7.  



  Si la densité du premier corps comprimé  à froid est trop élevée, il     pourrait    se former  clés criques dans le corps     comprimé    à froid  et ces criques ne se fermeraient pas complète  ment dans les opérations successives de frit  tage. Il en résulterait des     eriques    dans le  corps ou produit final et ces criques seraient       uni    inconvénient. Ces criques peuvent apparaî  tre à la surface et/ou à, l'intérieur     du    corps.

    Si la densité du premier corps     comprimé    à  froid est trop faible, par exemple inférieure  à 4,6 le     corps    comprimé à. froid ne peut être  manipulé sans se     briser    ou s'écailler. Si la  densité du premier corps comprimé à.     froid     est comprise entre 4,6 et. 5,5, par exemple, ce  corps se contracte trop pendant la     première     opération de frittage subséquente. En outre,  cette contraction n'est pas uniforme et sera  différente selon le corps choisi.

   En consé  quence, il est préférable que la. densité du  premier corps comprimé     :i    froid soit comprise  entre 5,5 et 6,8, afin     d'éviter    la     rupture    el,  l'écaillage, pour obtenir une contraction dé  terminée et uniforme pendant la<B>,</B> première  opération de frittage, afin     que    tontes les di  mensions du corps     comprimé    à. froid soient  réduites sensiblement dans la     même    propor  tion. De préférence, la densité     dit    premier       corps        comprimé    à froid est de 6,3.  



  Ce premier     corps        comprimé    à. froid est  fritté, sans utiliser de pression pendant le  frittage, à. 870 à 11.00"     C,    pendant     cule    pé  riode de     frittage    de 20 minutes à. 1     heure    et ;  môme jusqu'à 3 heures.

   Comme exemple spé  cifique, la température de frittage     peut    être  de 905      C    et la durée     dit        frittage        petit    être  de 30 minutes.     Comme    autre exemple spéci  fique, la, température de     fritta=ge        petit    être de       985     C et la durée de 2 lie-Lires.  



  Ce frittage s'effectue dans une     atmosphère     inerte ou non oxydante. Par exemple, de     l'hy-          drogène    sec sans     oxvgène    ou du gaz animo-           niac    sec craqué sans oxygène, constitue une       atmosphère    satisfaisante pour fritter une       masse    compacte de fer. Lors du cracking du       ;az        ammoniac,    on obtient de l'azote et de       l'hydrogène.    On peut également utiliser de       l'argon    ou de l'azote sec et sans oxygène.

   Si  l'on fritte ainsi une briquette d'acier compri  mée à froid ou un mélange de fer et de car  bone, l'atmosphère peut être un mélange, sec  et sans oxygène, d'hydrogène et de méthane  ou autre gaz     stabilisant,    mélangés dans les  proportions voulues pour empêcher l'atmo  sphère de frittage d'effectuer une carburation  ou une     décarburation    pendant le frittage  (comme il est dit, d'autre part). Le corps  fritté doit se refroidir dans l'atmosphère de  frittage jusqu'à ce qu'il ne s'oxyde pas lors  qu'on le met à l'air ou     dans    une autre atmo  sphère     oxydante.    De cette façon, le corps  fritté ne présentera pas de marques d'oxy  dation.  



  Après le premier frittage, on comprime  de nouveau à froid la masse compacte sous  une pression plus élevée pour obtenir la den  sité désirée.  



  Normalement, il faut une deuxième     opé-          ratioride    frittage après la deuxième compres  sion à froid, afin de supprimer ou de réduire  le durcissement produit par la deuxième com  pression à, froid et d'améliorer les propriétés  physiques     du    corps.

   Le deuxième frittage  s'effectue dans les mêmes conditions générales       due    le     premier.    La     température    du deuxième  frittage     petit,    être de 81.5 à 1095  C et la durée  de frittage     petit    être de 20 minutes à 1 heure  ou plus, et on     laisse,    de préférence, le corps  fritté se refroidir lentement dans l'atmo  sphère de frittage à 205-260  C.  



  La limite     supérieure    de la température de  frittage     petit    atteindre 1320  C, pour le frit  tage tant du fer que de l'acier, sauf qu'en  frittant de l'acier, la température doit, de pré  férence, être d'au moins 55  C inférieure au  point de fusion de l'acier due l'on désire     frit-          ter.    Le point de fusion de l'acier dépend de  sa teneur en carbone.    On     petit    combiner le corps fait avec cette  poudre avec un constituant en acier pour for  mer un corps double.

   Par exemple, les cein  tures d'obus faites avec cette poudre de fer,  selon le procédé ci-dessus décrit, peuvent être  enfoncées par étampage à froid dans la rai  nure de l'obus ou autre projectile, en utili  sant le même procédé et le même appareil  que ceux servant actuellement pour étamper  à froid les ceintures en alliage de cuivre. Cet  étampage à froid provoque un durcissement  considérable de la ceinture de fer et il peut  être bon de l'adoucir au moyen d'un traite  ment thermique approprié.

   Par exemple,  avant l'étampage à froid, la ceinture en fer  peut avoir une dureté de l'ordre de F-55-75       Rockwell    et, après l'étampage à froid, une  dureté de F-82-96     Rock-#vell.    Un corps d'obus  en acier spécial a une dureté B-98-105     Rock-          well.    Ce corps d'obus contenant une ceinture  en. fer formée d'un corps double comme dé  crit ci-dessus et étampée à froid peut être  traité     thermiquement    en le chauffant au-des  sus de la température critique de l'acier (en  viron 760  C) qui est également supérieure  à la température de recristallisation de la  ceinture en fer travaillée à froid.

   Ce chauf  fage sert en même temps à transformer l'acier  en     austénite    et à provoquer dans le fer une  recristallisation et un grossissement du grain.  On peut alors refroidir l'obus ceinturé à une  vitesse soigneusement réglée qui redonne à  l'acier son état primitif de dureté, tandis  que l'on constate que la ceinture en fer s'est  adoucie et a acquis sensiblement la même du  reté qu'avant l'étampage. A titre de variante,  on peut plonger l'obus ceinturé     dans    de l'eau,  de la saumure, de l'huile ou autre agent  approprié. Ce refroidissement donne à l'acier  une grande dureté, par exemple, C-40-60       Rockwell,    mais la ceinture de fer n'est pas  trempée et retrouve plutôt la dureté qu'elle  avait avant l'étampage à froid.

   On     petit    alors  réduire la dureté de l'obus en acier pour la  ramener à sa valeur primitive, par un revenu.  La ductilité de la ceinture de fer fabriquée  selon le procédé est voisine de celle d'une  ceinture en cuivre ou en laiton. La ceinture      de fer peut, en général, être coupée et repliée  sur elle-même suivant un angle de     180 '    sans  se rompre, même après que la     ceinture    a été  étampée à froid dans la rainure     d'im    projec  tile.  



  En faisant une ceinture     d'obus,    on peut  utiliser la poudre de fer en y ajoutant ou non  d'autres ingrédients tels que des liants, des  lubrifiants, etc.  



  Lorsqu'on utilise, comme matière première,  de la poudre de fer ayant les propriétés  requises ci-dessus, on la recuit dans de l'hy  drogène à 705-815  C, si le recuit est néces  saire pour donner la douceur désirée, et le  gâteau de matière recuite résultant est alors  fortement     désagrégé.    On peut désagréger ce  gâteau dans un     bocard,    en prenant des pré  cautions spéciales pour éviter un durcisse  ment excessif. De préférence, on sèche soigneu  sement l'hydrogène utilisé pour le recuit pour  qu'il ne contienne pas de vapeur d'eau.  



  L'hydrogène dit pur du commerce con  tient des traces sensibles     d'oxygène    et de va  peur d'eau. Afin d'enlever de préférence  l'oxygène, on fait passer l'hydrogène du com  merce sur un catalyseur au cuivre chauffé  à environ 535 à 650 C, afin que     l'oxygène,     impureté, se combine avec de l'hydrogène  pour donner de la vapeur d'eau. On fait  ensuite passer l'hydrogène dans une série de  chambres de séchage ou de dessiccation, afin  d'enlever sensiblement toute la vapeur d'eau.  



  Un essai que l'on peut faire pour déter  miner si la poudre a été convenablement       recuite    consiste à regarder au microscope une  section du corps convenablement préparée  pour s'assurer que la dimension de grain  moyenne minimum par grain de ferrite est au  moins de 0,0002     millimètre    carré et que le  vol-Lune des inclusions d'oxyde ne dépasse pas  <B>170,</B>     comme    on l'a déjà dit.  



  Un autre essai consiste à déterminer si la  poudre est suffisamment débarrassée de l'eau  et des gaz absorbés et adsorbés. Dans ce but,  on peut essayer la poudre ou la masse com  pacte à faible densité qui a été faite en com  primant cette poudre à froid, en la chauffant  à 980 C, pendant 2 heures     dans    de l'hydro-    gène sec, sensiblement sans oxygène. Si l'on  utilise une masse compacte, sa densité peut  être juste suffisante pour garantir la cohé  rence des particules de la masse. La poudre  ne doit pas subir, pendant ces 2 heures, une  perte de poids de plus de<I>0,7</I>     %o   <I>.</I> De préfé  rence, la perte de poids doit être inférieure à  0,4     J    .

   Si cette poudre présente moins de 0,3  à 0,5      /J    en poids d'impuretés, à l'exclusion du  carbone, des inclusions, de l'eau et des gaz  adsorbés et absorbés, et si elle n'a pas été       travaillée    à froid ou autrement écrouie, c'est  une poudre douce convenant \pour servir  comme matière première.  



  Suivant une forme spéciale du procédé  selon l'invention, on mélange la poudre de  fer avec une proportion convenable de gra  phite, on fait avec ce mélange une briquette  en comprimant à froid sous une pression de  2100 à 5620     kg/cmz,    on chauffe ensuite cette  briquette et on la fritte ainsi dans une atmo  sphère inerte, afin d'empêcher une perte de  graphite pendant le frittage. De préférence,  ce frittage se fait à une température de  1095  C et pendant 1 à 3 heures, dans une  atmosphère de méthane et d'hydrogène. On  peut remplacer le méthane par du propane  ou un autre gaz stabilisant.  



  De préférence, le graphite est mélangé  avec la poudre de fer     dans    la proportion né  cessaire pour combiner tout le graphite avec  le fer, de façon à produire un acier d'une  teneur voulue en carbone. La proportion du  méthane dans l'atmosphère de frittage dépend  de la température de frittage et de la propor  tion finale de carbone combiné que l'on désire  avoir dans le produit final en acier. Le mé  thane agit comme gaz stabilisant, de telle  sorte que le graphite se combine avec le fer  et non avec l'hydrogène. La proportion de  méthane ne doit pas être excessive, car une  partie du méthane se décomposerait et le car  bone ainsi libéré se combinerait avec le fer en       surcarburant    l'acier au-delà de la limite dé  sirée.

   En     conséquence,    on choisit la proportion  de méthane, de façon que la briquette ne  gagne ni ne perde de carbone pendant le frit-           tarie    et la proportion de carbone combiné dans  l'acier final est déterminée par la proportion  de graphite dans la briquette.  



       Comme    on l'a déjà expliqué, il est très  important, pendant la carburation, d'avoir  une     atmosphère    de frittage ne contenant ni  vapeur     d'eau,    ni oxygène. Par suite, on puri  fie     l'lrydrot,ène    commercial. et le mélange       gazeux    stabilisant en enlevant l'oxygène et on  enlève     également    la vapeur     d'eau    comme     in-          diqué.     



       lIprès    le premier frittage, lorsque le     Ici.-          st    combiné avec le graphite, on comprime  s     'e,     à froid la briquette sous une pression plus  élevée, (le façon à obtenir     la,    densité désirée,  puis on la     refritte.    Si la température est de  985" C dans ce     deuxième    frittage, il est né  cessaire d'utiliser une atmosphère     contenant     une talus grande proportion de méthane que  pendant le premier frittage à     1095     C.

   Si l'on  désire faire un corps en acier durci, on plonge  rapidement le     corps    en acier fritté dans de  l'eau, de     l'huile,    ou de la saumure à la tempé  rature de frittage, immédiatement     après    achè  vement de la dernière opération de frittage.  Le corps refroidi peut alors être étiré pour  lui     donner    la douceur désirée.  



  En appliquant le procédé     pour    faire un  corps en acier comme décrit ci-dessus, il est  préférable d'utiliser la poudre de fer pure  ayant la ductilité requise     susmentionnée,    ne  contenant pas d'eau et de gaz adsorbés et  absorbés et possédant la surface moyenne mi  nimum     par        grain    de ferrite, comme on l'a dit  plus haut. Cette poudre mélangée à du gra  phite forme une excellente matière première  pour la fabrication de corps en acier. En  traitant cette matière par le procédé que l'on  vient d'indiquer, de petites criques et vides  qui restent après la     première        compression    à.

    froid et après le     premier    frittage se ferment  soit. pendant la     deuxième    compression, soit  pendant le deuxième frittage. En outre, le  fait. que cette poudre de fer pur ne contient  pas de gaz adsorbés et absorbés, ni d'eau, est  un facteur important. pour empêcher la     déca.r-          buration    du corps pendant le frittage.

      Après avoir fritté le fer qui est combiné  avec une proportion sensible de carbone, soit  avant, soit pendant ce frittage, suivant un  quelconque des procédés opératoires décrits  ici, il est important qu'à l'achèvement de la  période de frittage, le corps fritté soit pro  tégé contre la     décarburation    et l'oxydation  pendant la période de     refroidissement.    Si  L'atmosphère de frittage contient de l'hydro  gène et un     -az    stabilisant, il est préférable  de refroidir rapidement la masse compacte  frittée dans l'atmosphère de frittage.

   Par  suite, il est     préférable,    à la fin de chaque frit  tage, d'amener la     masse    compacte frittée à la  zone froide du four de frittage pendant  qu'elle est encore au contact., dans cette zone  froide, avec l'atmosphère de frittage:

       Hydro-          bène-méthane.    La     masse    compacte doit être       refroidie    dans     ].'atmosphère    de frittage, depuis  la     température    de frittage jusqu'à environ  595  C, en moins de 1.0     minutes.    Si ce temps  de     refroidissement    (le la température de frit  tage à 595" C est relativement long (de l'ordre  de 20 minutes ou plus), la masse compacte  perd une quantité très sensible de carbone et  le carbone qui reste dans la masse est irrégu  lièrement réparti dans celle-ci.

   Lorsque cette       vitesse    de     refroidissement    est de ].'ordre d'une       demi-niin        ite    à '? minutes, il n'y a pas de perte  de carbone ou la perte est faible. La, raison  pour laquelle il     t-    a perte de carbone lorsque  la période de     refroidissement    ci-dessus est       relativement    longue est la suivante:

   Lorsque       lit    température baisse, il faut augmenter la  proportion de     méthane    pour empêcher la dé  carburation     jusqu'à,    ce que la température soit  devenue si faible que la vitesse de l'action de       décarburation        devienne    infinitésimale.

   En con  séquence, lorsque la composition de l'atmo  sphère de frittage n'est. pas modifiée du fait  du     refroidissement.    de la pièce, ce refroidisse  ment doit se faire rapidement     jusqu'à    595" C       pour    empêcher la     décarburation.    Lorsque la  température atteint     59.5     C, l'action de     décar-          buration    de     l'atmosphère    de frittage est très  lente et, en dessous d'environ     4-25"    C, la     décar-          buration    cesse pratiquement.

   En conséquence,  une fois que la pièce a été refroidie à     595     C,      le temps supplémentaire nécessaire pour re  froidir cette pièce jusqu'à la température am  biante est sans importance.  



  D'autre     part,    si l'on doit     recomprimer    la  briquette après frittage, la     vitesse    de refroi  dissement après ce frittage ne doit pas être  trop rapide, car, si la période de refroidisse  ment est trop courte (par exemple si l'on       immerge    la briquette), la structure de la masse  compacte frittée     durcit    de faon nuisible, ce  qui rend impossible -une     conformation    de la  masse compacte frittée à l'aide d'une de     LLxième     opération de compression à froid pour obtenir  la     densité    finale désirée.

   Le temps de refroi  dissement, depuis la température de frittage  jusqu'à 595  C, doit être assez long pour que  la structure résultante de la matière frittée  soit     perlitique.     



  Un autre procédé, qui est utilisable dans  le frittage d'une masse compacte comprimée  comportant un mélange de fer, de carbone et  de lubrifiant, consiste à chauffer la masse  compacte dans une zone du four dans laquelle  règne une atmosphère non oxydante et où la  température ne dépasse pas 595  C, afin de  chasser le lubrifiant qui est une substance  réduisant la friction intérieure, comme par  exemple l'acide stéarique, en maintenant la  masse dans cette zone pendant un temps suf  fisant pour chasser     sensiblement    tout le lubri  fiant. Dans le cas d'une atmosphère combus  tible qui brûle à la sortie du four, on peut  déterminer ce temps par le changement de       coideur    de la flamme de l'atmosphère qui  brûle à la sortie du four et il peut être de  l'ordre de 20 minutes.  



  Si l'atmosphère est de l'hydrogène et un  gaz stabilisant du type indiqué, on peut trans  férer directement, la masse compacte, de la  zone du four ci-dessus indiquée à une       deuxième    zone du four qui est à la tempéra  ture de frittage, dès que le lubrifiant a été  expulsé. La masse compacte peut être frittée  dans cette deuxième zone, comme on l'a dit  plus haut.  



  On peut également chauffer la masse com  pacte à une température ne dépassant pas  595  C dans une atmosphère d'hydrogène ou    d'un gaz inerte, pour expulser le lubrifiant  et on peut refroidir la masse compacte dans  cette atmosphère après que le lubrifiant a été  éliminé. On peut alors placer directement la  masse     dans    la zone d'un four maintenu à la  température de frittage et dans lequel passe  un courant d'hydrogène et d'un gaz stabili  sant du type indiqué, et la masse compacte se  fritte comme on l'a dit plus haut.

   Après que  le lubrifiant a été     expulsé,    au lieu de refroi  dir la masse compacte comme précédemment,  on peut la mettre directement dans une atmo  sphère d'hydrogène stabilisé et ensuite la     fri-          ter    comme précédemment.  



       Comme    on l'a dit, on peut utiliser des gaz  inertes,     tels    que l'azote ou l'argon, comme  atmosphère de frittage pour fritter des corps  comprimés à froid contenant du fer et du car  bone, mais ces gaz doivent être     fortement    dé  barrassés de leur oxygène et de leur vapeur  d'eau lorsqu'on fritte ces corps comprimés à  froid. De préférence, la poudre de fer utili  sée comme matière première doit être forte  ment débarrassée d'eau et de gaz adsorbés et  absorbés. La perte en poids de cette poudre,  lorsqu'on la chauffe pendant 2 heures à  980 C dans de l'hydrogène sec ne contenant  pas d'oxygène, ne doit pas, de préférence, dé  passer 0,4% du poids de ladite poudre.

   Lors  qu'on utilise ces gaz inertes secs et sans oxy  gène comme atmosphère de frittage, il n'est  pas nécessaire d'avoir un taux de refroidisse  ment rapide pour refroidir ces corps en fer et  carbone, comprimés à froid depuis la tempé  rature de frittage, car il n'y a pas réac  tion entre ces gaz et les corps. En outre, l'uti  lisation d'azote ne nitrure pas le fer.  



  La température de frittage est voisine et,  en général, au-dessus de la limite inférieure  de la zone gamma de la matière. Si la matière  est du fer     sensiblement    pur et sans carbone,  la somme totale susdite des ingrédients étant,  au     maximum    de 0;3 à 0,5     %    en poids, sa zone       gamma    commence à environ 905  C. Par suite,  on fritte cette matière au voisinage et en géné  ral au-dessus de la limite inférieure de sa  zone gamma. Si l'on augmente le pourcentage      de carbone, la limite inférieure de la zone  gamma diminue.  



  La résistance maximum à la traction  d'échantillons de fer selon l'invention varie  d'environ 2730 à<B>3710</B>     kg/cm2.    Le pourcen  tage d'allongement à la rupture sous la force  de traction varie de 33 à.<B>60%</B> environ. Ceci  indique une ductilité et une flexibilité éle  vées. La densité varie de 7,40 à 7,69. La du  reté P     Rockv#ell    varie d'environ 55 à 75. Ces  chiffres se réfèrent aux spécimens obtenus  après le deuxième frittage.  



  L'utilisation d'une atmosphère très sèche  et sans oxygène est particulièrement impor  tante dans le premier frittage, faisant suite  à la première opération de compression dans  laquelle la pression utilisée est relativement  faible, de telle sorte que le corps résultant a  une faible densité et, par suite, est poreux.  L'atmosphère de frittage pénètre dans cette  masse poreuse, de telle sorte que la vapeur  d'eau et l'oxygène pénètrent à l'intérieur de  la masse pour oxyder du carbone ou du fer  ou d'autres matières oxydables pouvant s'y  trouver.

   Un essai servant à déterminer l'ab  sence sensible d'oxygène et de vapeur d'eau,  consiste à chauffer de l'acier inoxydable, de  préférence de l'acier contenant<B>18%</B> de  chrome et 8     %    de nickel, clans cette atmo  sphère de frittage, jusqu'à     1.a    température de  frittage. Si la couleur de cet acier ne varie  pas, ceci met en évidence l'absence sensible  d'oxygène et de vapeur d'eau, car le chrome  s'oxyde très rapidement.  



  Dans la deuxième compression, la pression  doit être d'au moins 8400     kg/em@    et, de préfé  rence, ne pas dépasser 12 600     kg/cm2  

Claims (1)

  1. REVENDICATION. Procédé de fabrication d'un corps métal lique à partir de poudre de fer, dans lequel cette poudre est d'abord comprimée, puis frit- tée, ensuite comprimée une seconde fois à pres sion plus élevée et frittée de nouveau, carac térisé par le fait qu'on effectue la première compression de la poudre avec une pression suffisamment forte pour transformer la pou dre en une masse compacte, formant un bloc cohérent, cette pression ne dépassant cepen dant pas 5620 kg/cm' et qu'on effectue la seconde compression à une pression atteignant au moins 8400 kg/cm. SOUS-REVENDICATIONS: 1.
    Procédé selon la revendication, carac térisé par le fait qu'on utilise une matière première en poudre contenant du fer, dont la somme totale des ingrédients non ferreux, y compris les impuretés dissoutes, mais non com pris le carbone, les inclusions d'oxydes, l'eau et les gaz adsorbés et absorbés, ne dépasse pas 0,5 /1#10 du poids de fer, et contenant au maxi mum 1 % en volume de matière d'inclusion et au maximum 0,7 % en poids d'eau et de gaz absorbés, le fer utilisé ayant une surface de grain de ferrite moyenne minimum de 0,0002 mm'. 2. Procédé selon la revendication, carac térisé par le fait qu'on utilise de la poudre de fer obtenue par dépôt électrolytique. 3.
    Procédé selon la revendication, carac térisé par le fait qu'on choisit la seconde com pression assez élevée pour que la densité du corps obtenu soit d'au moins 7,4. 4. Procédé selon la revendication, carac térisé par le fait qu'on effectue le premier frittage à une température d'au moins 870 C environ. 5. Procédé selon la revendication, carac térisé par le fait qu'on effectue le deuxième frittage à une température d'au moins 815 C. 6. Procédé selon la revendication, carac térisé par le fait qu'on utilise une poudre con tenant du carbone et qu'au moins l'un des frittages s'effectue dans une atmosphère car burante telle qu'à la température de frittage, la masse à fritter ne gagne, ni ne perde de carbone. 7.
    Procédé selon la revendication et la. sous- revendication 6, caractérisé par le fait que l'on refroidit la. masse compacte après le frit tage assez rapidement pour empêcher une dé- carburation sensible. 8. Procédé selon la revendication, carac térisé par le fait qu'on combine le corps en fer avec un constituant en acier pour former un corps double, et qu'on soumet ce corps double à une température supérieure à la température critique de l'acier susdit et à la température de recristallisation dudit fer, après quoi on refroidit le corps double de faon à augmenter la dureté de l'acier sans augmenter de façon sensible la dureté du fer.
    J. Procédé selon la revendication et la sous-revendication 8, caractérisé par le fait qu'on diminue la dureté du fer en réglant la vitesse de refroidissement.
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