Horloge lumineuse. La présente invention se réfère aux hor loges lumineuses et plus particulièrement, bien que non exclusivement, à celles destinées à être montées en plein air.
Les horloges lumineuses connues ont des aiguilles comme les horloges non lumineuses, et ces aiguilles sont susceptibles de subir les intempéries et d'être coincées. De plus, il est. presque impossible d'équiper les grandes hor loges disposées en plein air avec une aiguille pour les secondes, étant donné que la délica tesse du mécanisme nécessité pour cette der nière est incompatible avec la rudesse des conditions dans lesquelles l'horloge doit fonc tionner.
La présente invention a pour objet une horloge lumineuse sans aiguilles qui comprend des lampes électriques tubulaires fixes, dispo sées suivant des lignes radiales partant d'un centre commun, et un dispositif de commande allumant et éteignant ces lampes successive ment, ligne par ligne, dans le sens des aiguilles d'une montre à une vitesse telle que l'éclai rage successif de toutes les lignes radiales, correspondant à un tour complet, s'accomplit dans un temps prédéterminé, de faon à créer l'illusion d'une aiguille lumineuse tournante.
La position angulaire de ce trait lumineux rotatif indique l'heure comme la position an gulaire d'une aiguille l'indique dans un cadran d'une horloge habituelle.
Dans une forme d'exécution simple de l'in vention, l'horloge peut avoir un seul trait lumineux rotatif en analogie avec certaines vieilles horloges d'église ou d'Hôtel de Ville qui n'ont qu'une seule aiguille. Cependant, l'horloge peut avoir deux et même trois traits lumineux rotatifs pour indiquer l'heure, les minutes et les secondes respectivement.
Si l'on prévoit deux ou trois traits lumi neux rotatifs, chacun de ces rasons peut être produit par un groupe distinct de lampes électriques tubulaires disposées radialement, et ces groupes pourront être disposés en des plans distincts l'un derrière l'autre. Les lignes de lampes électriques tubulaires des divers groupes peuvent. se distinguer l'une de l'autre par des longueurs différentes et/ou des cou leurs différentes.
Toutefois, suivant une exécution préférée de l'horloge suivant l'invention, un groupe unique de lampes électriques tubulaires sert pour produire deux ou trois traits lumineux rotatifs. Dans ce cas, chaque ligne de lampes électriques est subdivisée en deux sections qui peuvent alternativement être allumées de deux manières, à savoir: les deux sections ensemble ou bien seulement celle la plus proche du centre. La ligne entière de lampes électriques tubulaires (les deux sections allumées) pro duit un plus long trait lumineux qui indique les minutes et, le cas échéant, aussi les se condes, et l'allumage partiel de la ligne pro duit un plus court trait lumineux qui indique les heures.
Les secondes, quand elles sont pré vues, se distinguent aisément des minutes par la vitesse de déplacement différente des deux traits.
Les lampes électriques tubulaires employées peuvent être, par exemple, à incandescence ou à gaz rares luminescents ou lumino-fluores- cents. Des effets de lumière colorée peuvent être obtenus dans le premier cas par le verre coloré des lampes tubulaires et dans les autres cas par un choix judicieux du gaz qui rem plit le tube et de l'action combinée du gaz et d'une substance fluorescente tapissant la lampe.
Les lampes électriques tubulaires peuvent être disposées contre un fond sombre ou noir, de manière à être visibles aussi pendant le jour. Cela peut être obtenu, par exemple, par une surface sombre ou noire ou par une ca vité se détachant par rapport à une surface brillante ou réfléchissante.
L'horloge n'a pas besoin de comporter un. tour d'heures avec chiffres, car la disposition du cadran d'iune horloge est si profondément ancrée dans la mémoire de la plupart des gens que ceux-ci peuvent lire l'heure par .la seule position angulaire du trait ou des traits. Dans le cas où, néanmoins, on désire disposer d'un tour d'heures, celui-ci peut être fait sous la forme d'une série de lumières disposées comme un encadrement de forme circulaire ou une autre forme (par exemple elliptique, car rée, rectangulaire, etc.) entourant les traits radiaux.
Il peut y avoir autant. de signes lumineux qu'il peut être nécessaire pour une lecture commode de l'heure, par exemple douze, qui correspondraient à -une pour chaque heure (ou chaque cinq minutes) ou soixante, dont douze peuvent dépasser les autres.
Toute minuterie ou dispositif de com- rnande équivalent peut être utilisé pour com mander les allumages et extinctions successifs des lampes des traits radiaux. Toutefois, l'horloge représentée comporte un dispositif de commande plus particulièrement indiqué pour le but à obtenir et qui sera d'écrit plus loin.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécu tion de l'horloge lumineuse selon l'invention. La fig. 1 en est une vue extérieure par tielle, en élévation.
La fig. 2 en est une vue de détail, montrant une ligne de lampes électriques tubulaires. La fig. 3 est une élévation partielle du dispositif de commande.
L'horloge représentée comprend soixante lignes radiales équidistantes de lampes élec triques tubulaires disposées radialement, des quelles un peu plus que le quart ont été mon trées dans la fig. 1.
Chaque ligne radiale comporte deux tubes à décharge à gaz raréfié 1, 2 reliés en série. Les électrodes de chaque tube sont repliées en arrière, comme cela. est d'une technique courante, pour qu'elles ne soient pas visibles de face. L'électrode interne 3 (c'est-à-dire celle qui est la plus proche du centre) du tube 1, lui-même le plus proche du centre, est mise à la terre par un conducteur 10. L'électrode 4 du tube 1 la plus éloignée du centre est reliée à l'électrode 5 du tube 2 le plus proche du centre par- un conducteur 6 relié par un fil 7 au dispositif de commande (voir plus bas), tandis que l'électrode exté rieure 8 est reliée par un conducteur 9 à une autre partie du dispositif de commande.
La mise à terre des électrodes 3 de tous les tubes 1 se trouve réalisée par le fait que leurs con ducteurs 10 sont reliés à une bague métalli que 11 disposée au centre de l'horloge et elle- même mise à la terre par le conducteur 12. Les tubes la, 2a, lb, 2b et le ont été hachu rés pour indiquer qu'ils sont allumés. La paire <I>la,</I> 2a montre une minute, la paire lb, 2b sept secondes et la lampe<B>le</B> trois heures. Les secondes se différencient des minutes par leur vitesse différente. Ces tubes ainsi allu més indiquent donc trois heures une minute et sept secondes.
Le tour d'heures de l'horloge est ici cons titué par un tube à gaz 13 de forme circu- ]aire dont certaines parties 14 sont recou vertes à des intervalles réguliers avec des bandes (ou peinture) opaques, de sorte qu'il en résulte soixante parties lumineuses 15 qui sont. laissées découvertes, une en correspon dance de l'extrémité de chaque lampe 2. De plus, le tube 13 comporte douze replis 16 qui s'étendent vers l'extérieur à intervalles régu liers, marquant ainsi les heures et les inter valles de cinq minutes ou cinq secondes. Ce tube est allumé en permanence. Finalement, un tube circulaire 17 est disposé autour du centre de l'horloge en face des extrémités intérieures des lampes 1.
Ce dernier tube, également, allumé en permanence, n'est. là que pour des raisons d'esthétique.
Le dispositif de commande qui produit les déplacements des trois traits lumineux tour- 1)ants est un contacteur (fig. 3) comprenant un plateau de base 18 en matière isolante, par exemple en verre, en céramique ou en plastique, sur lequel sont fixées trois bagues métalliques concentriques 19, 20, 21. Une rangée circulaire de soixante plots 22 équi distants est, disposée concentriquement, entre les bagues 19 et 20, et une rangée de soixante plus grands plots 23 est similairement dispo sée entre les bagues 20 et 21.
Trois bras 21, 25 et 26 sont calés indé pendamment l'un<B>(le</B> l'autre sur des arbres concentriques aux bagues dont les deux exté rieurs sont creux suivant une technique cou rante en horlogerie, et ces bras tournent (dans le sens des aiguilles d'une horloge) en des plans distincts sans s'accrocher, comme cela est aussi d'une technique courante.
Ces bras sont faits en matériaux électri quement isolants ou, autrement, sont judi cieusement isolés l'un de l'autre. Le bras 2-l porte, à son extrémité libre, un balai 27 qui établit le contact. entre la bague 19 et les divers plots 22. Similairement. un balai 28, t'ixé à l'extrémité du bras 25, réunit la bague 20 avec les plots 23 et, finalement, un balai 29, fixé à l'extrémité du bras 26, réunit la. bague 21 avec les contacts 23.
Les bras sont actionnés par un mouvement d'horloge méca nique ou électromécanique de telle manière que le bras 24 fasse un tour complet en douze heures, le bras 25 en une heure et le bras 26 en une minute. Pendant sa rotation, le bras 21- réunit. la bague 19 avec, successivement, les divers plots 22. Similairement, le balai 2R établit successivement le contact entre la bague 20 et les divers plots 23, et le balai 29 établit. également le contact successif entre la bague 21 et les divers plots 23.
Les plots 22 sont reliés un à un par des fils 7 aux eondue- teurs 6 qui connectent les lampes de chaque paire de lampes 1 et 2. De la même façon, les plots 23, chacun par une connexion 9, sont reliés à chaque électrode 8 des diverses lampes successives 2.
Les bagues 19, 20 et 21 sont reliées aux secondaires de trois transformateurs 30, 31 et 32 respectivement, dont les primaires sont alimentés en parallèle aux bornes 33 d'un ré seau à. courant alternatif. Tous les secon- claires des trois transformateurs sort, de plus, reliés à une terre commune par le fil 31. Dans ces conditions, le courant du transformateur 30 circule en passant. par la. bague 19, le ba lai 27, un plot 22, le fil correspondant 7, le conducteur 6, la lampe 1, l'électrode 3, le conducteur 10 et la. bague 11 qui est à la. terre, le circuit se complétant par la terre entre les conducteurs 12 et 31.
De la môme façon, le transformateur 31 envoie du cou rant à travers l'anneau 20, le balai 28, un des plots 23, le conducteur correspondant 9, une paire de lampes 2, 1, le conducteur 1.0 et l'anneau 11 relié à la terre et, de là, de nouveau au conducteur 34. Finalement, le transformateur 32 fournit du courant à tra vers l'anneau 21, et le balai 29 au plot 23 et, de là, par le même chemin, comme pour le transformateur 31. En conséquence, comme le bras 26 balaie le contacteur, les paires de lampes 1 et. 2 s'allument et s'éteignent. l'une après l'autre avec un intervalle d'une seconde dans L'allumage de deux paires consécutives. De la même façon, l'avancement clu bras 25 allume les paires de lampes 1 et 2 dans une succession comportant une minute d'intervalle.
Finalement, le mouvement. du bras 21 fait allumer les lampes successives 1 avec des in tervalle de douze minutes. Les positions respec tives des bras suivant. la fi-. 3 correspondent à, l'allumage des paires de lampes la, 2a, lb, 2b et de la seule lampe 1c de la fig. 1. L'ar rangement montré ici, dans lequel chaque balai :est pour un court moment en contact avec, à la fois, de contact qu'il va quitter et celui qui vient, évite les étincelles.
Lorsque le trait lumineux marquant les secondes avec le trait des minutes, les deux lampes d'une même paire sont traversées par le cou rant de deux transformateurs. Quand l'un ou l'autre des traits des secondes ou des minutes coïncide avec de trait des heures, c'est la lampe 1 de la paire qui se trouve alimentée par deux transformateurs.
Finalement, quand les trois traits lumineux coïncident, la lampe 2 de la paire reçoit du .courant de deux transforma teurs et la lampe 1 reçoit du courant de trois transformateurs. Dans tous les cas, les lampes s'illumineront avec une intensité accrue cor respondante. I1 n'y a pas de mal à cela, mais si cela n'est pas désiré, on peut, par exemple, disposer des résistances entrant en jeu auto matiquement lorsque le courant tendrait à dépasser une valeur déterminée.
Dans .la disposition dont il est question ici, les deux lampes de chaque ligne sont, de préférence, placées longitudinalement si près l'une de l'antre que, lorsque toutes les deux sont alli-unées, elles paraissent ne former qu'une ligne continue. Il est, naturellement, possible de constituer chaque .ligne radiale de plus de deux lampes et de subdiviser la ligne entière en deux groupes au lieu de deux seules lampes.
Cette disposition de rangées de petites lampes est particulièrement avan tageuse dans le cas de grandes horloges où des lampes uniques seraient trop longues, et surtout .là où l'on désire se servir de lampes incandescence qui sont d'ordinaire plus courtes que les lampes à luminescence.
Le tour d'heures de l'horloge peut, par exemple, avoir une forme autre que celle cir culaire, par exemple elliptique, carrée ou polygonale. Les lampes radiales sont, dans ce cas, de longueurs inégales, celles s'étendant vers les bords les plus éloignés étant plus longues que celles comprises entre celles-là.
Le tour d'heures peut être formé d'iule série .de lampes au lieu que d'une seule .lampe tubulaire. Lorsque l'indication des secondes n'est pas envisagée, le .dispositif de commande s'en trouve simplifié par l'abolition d'un bras et de la bague correspondante, comme aussi d'une alimentation en courant électrique et, dans le cas où l'horloge ne comporterait qu'un seul trait tournant, l'appareil de commande se trouverait réduit à un bras, une bague, une rangée de plots et une seule alimentation de courant.
D'un autre côté, lorsque des groupes de lampes distincts sont employés pour .les heures, les minutes et les secondes respective ment., le même dispositif de commande peut être utilisé, dans une .disposition légèrement modifiée, avec iii ensemble distinct de plots coordonné avec chaque bras et connecté sépa rément aux groupes de lampes respectifs.
Il n'est d'ailleurs pas nécessaire que les bras aient le même axe de rotation et que les diverses bagues soient disposées concen- triquement. Ainsi, on peut faire en sorte que chaque bras tourne en lin endroit distinct par rapport à une bague et à la rangée con centrique de plots correspondant audit bras, ce qui revient à avoir deux ou trois contac teurs distincts, suivant le cas.
On peut faire en sorte que le trait lumi neux des heures fasse un tour par vingt- quatre heures au lieu de le faire en douze heures. La vitesse dal, bras correspondant du dispositif de commande, la division du tour d'heures et le nombre de lignes radiales de lampes seront modifiés en conséquence.