Procédé de génération d'impulsions électriques. La présente invention est relative à un procédé et un dispositif pour la génération d'impulsions électriques périodiques de durée nettement définie pouvant servir pour des buts d'étalonnage, de cadencement et d'au tres fonctions de commande.
L'invention est considérée comme parti culièrement indiquée lorsqu'une synchronisa tion extrêmement précise est nécessaire, comme, par exemple, dans un appareil d'iden tification d'avions où de courts intervalles de temps indicatifs de la distance sont obser vés sur l'écran d'un tube à faisceau catho dique.
Le procédé suivant l'invention est earac- térisé en ce qu'on applique à la grille de commande d'un élément d'un multivibrateur, momentanément, non conducteur, une impul sion positive suffisante pour rendre ledit élé ment conducteur et couper l'autre élément, en ce qu'on applique la même impulsion à la.
grille de commande de l'autre élément du- dit multivibrateur avec une amplitude dimi nuée, en ce qu'on continue de superposer les dites impulsions réduites à la tension de grille croissante de l'autre élément jusqu'à ce que le dernier devienne conducteur et coupe le premier élément et en ce qu'on continue d'ap pliquer des impulsions normales<B>à</B> la grille de commande dudit premier élément pour répéter le cycle.
Le dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé est caractérisé par un circuit multi- vibrateur comprenant. deux éléments à dé charge disposés pour être alternativement conducteurs et ayant deux états de fonc tionnement distincts, dont chacun correspond à. une période de conductivité d'un élément et de coupure simultanée de l'autre élément, et par un circuit de synchronisation agencé pour produire des impulsions uniformément espacées pour déclencher alternativement le dit multivibrateur de manière à l'amener auxdits états de fonctionnement différents.
Un tel dispositif générateur peut fournir des impulsions de largeur constante, les flancs avant et arrière des impulsions étant définis avec une grande précision.
Ce dispositif peut encore être conçu pour fournir une énergie pulsée périodique, les im pulsions successives étant pratiquement de la même durée pour des fréquences différentes.
De plus, @on peut s'arranger pour que ledit dispositif engendre des impulsions dont la. durée peut être commandée à volonté.
L'invention sera mieux comprise à la lec ture de la description détaillée qui suit et à l'examen du dessin joint qui représenté, à titre d'exemple, une forme d'exécution d'un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention.
La fig. 1 représente symboliquement sous forme de rectangles une forme préférée de l'invention.
Les fig. la à 1" indiquent les modifica- tions subies par les ondes en traversant les différents éléments du montage de la fig. 1.
La fig. 2 représente schématiquement et d'une manière plus détaillée certains des élé ments du montage de la fig. 1.
La fig. 3 représente, schématiquement et également sous une forme assez détaillée, d'autres éléments du dispositif de la fig. 1.
Les fig. 4a à 40 représentent graphique ment certaines conditions de circuits qui se produisent au cours du fonctionnement nor mal de l'appareil de la. fig. 3.
Dans une forme d'exécution préférée du dispositif selon l'invention, on prévoit l'uti lisation d'lui maître-oscillateur à stabilité relativement élevée et dont la source primaire d'énergie de commande produit une onde de forme générale sinusoïdale. La périodicité de ladite onde est reliée par un facteur simple à la largeur ou durée désirée des impulsions obtenues à la sortie de l'appareil.
Ladite onde sinusoïdale peut être utilisée d'une ma nière connue pour produire une série d'im pulsions de synchronisation extrêmement courtes dont la période est égale à la largeur des impulsions désirée, ou en relation simple avec ladite largeur. Les impulsions de syn chronisation ainsi obtenues sont ensuite appli quées à un montage multivibrateur pour produire des impulsions ayant la forme et la durée recherchées, c'est-à-dire des impulsions de durée égale à la période de synchroni sation, ou en relation simple avec ladite pé riode, ladite relation dépendant des réglages du montage.
L'énergie de sortie peut être ensuite conformée convenablement pour l'utilisation désirée, quelle qu'elle soit.
On .considérera tout d'abord plus spéci fiquement la fig. 1 qui représente symbolique ment, sous forme de rectangles, les différentes parties d'une réalisation préférée. Sous la forme représentée, le maître-oscillateur est un oscillateur à -cristal 10 qui produit une onde sinusoïdale recherchée.
Ladite onde est en suite convenablement conformée dans lui élément inverseur 11, en vue de son applica tion à nu redresseur des deux alternances 12, de manière qu'on obtienne une tension de sortie redressée symétrique.
Etant donné que la partie la plus exactement définie de l'énergie de sortie du redresseur 12 est le point de rebroussement où l'onde a une ten sion nulle, lesdits points de rebroussement sont accentués en appliquant l'énergie de sortie .du redresseur 12 à deux circuits diffé- rentiateurs successifs 13 et 14, ce qui permet d'obtenir, suivant .des principes .connus, une série d'impulsions alternativement positives et négatives extrêmement pointues.
Etant donné qu'il est désirable de n'utiliser que l'un desdits jeux .d'impulsions pour la syn chronisation, l'énergie de sortie du différen- tiateur 14 est appliquée à un écrêteur ou limiteur d'amplitude 15, de manière qu'on obtienne une série d'impulsions de synchroni sation de polarité unique.
Lesdites impulsions de synchronisation, comme indiqué ci-dessus, sont ensuite appli quées à un montage multivibrateur 16. Etant donné qu'il est préférable que les impulsions appliquées à l'entrée du multivibrateur 16 soient positives et de grandeur contrôlable, des réseaux convenables 17 et 18 comportant respectivement un inverseur de phase et un montage cathodyne peuvent être incorporés dans le circuit entre le filtre passe-bande limiteur d'amplitude 15 et le multivibrateur 16.
L'énergie de sortie du multivibrateur 16 peut être conformée, .déphasée et amplifiée d'une manière appropriée à l'utilisation dé sirée, dans les réseaux respectifs 19, 20 et 21.
Pour considérer d'une manière plus dé taillée les différents éléments compris dans le montage de la fig. 1, on examine la fig. 2, sur laquelle on constate que l'oscillateur 10 comporte un cristal de quartz 22 et une pen- tode T1, dont le circuit de sortie .comporte une certaine résistance R2.
Etant donné que la stabilité de l'ensemble du système dépend, comme on peut le constater, dans une large mesure, de la stabilité inhérente à l'étage du maître-oscillateur 10, on considère comme préférable de prendre certaines mesures pour assurer la stabilité nécessaire.
A cet effet, la, résistance R2 peut être insérée dans le cir cuit de sortie du tube T1, de sorte que si des variations d'impédance quelconques ve naient. â se produire dans le tube<B>7'</B>l par suite des conditions de fonctionnement, les dites variations seraient négligeables par rap port à l'impédance totale y compris celle ajoutée par la résistance R2.
En raison (le la méthode de génération d'impulsions suivant la forme préférée repré sentée, l'impulsion (le synchronisation obtenue à. la sortie du limiteur 15 a une fréquence double de celle du rnaître-oscillateur. Comme il apparaîtra ultérieurement, il résulte d'une telle relation que, pour qu'on obtienne à la sortie du multivibrateur 16 la largeur mini mum désirée des impulsions, il faut que la période du maître-oscillateur soit égale au double de -la durée desdites impulsions de lar geur minimum.
On peut exprimer cette rela tion entre la période T" du maître-oscillateur el: la durée minimum désirée des impulsions 1w par: To=2tu, et, étant donné que la relation entre une pé riode<I>t</I> et la fréquence correspondante<I>f</I> est:
EMI0003.0008
oti 'i
EMI0003.0011
où F" est la fréquence du maître-oscillateur. Ainsi, pour citer un exemple, s'il est néces saire pour une certaine utilisation, d'obtenir à la sortie du multivibrateur 16 des impul sions d'une largeur de 5 microsecondes, la fréquence fondamentale de l'oscillateur doit être nécessairement
EMI0003.0016
Comme indiqué ci-dessus dans la discussion relative à la fi-. 1, on utilise un circuit inver seur 11 pour produire deux ondes sinusoï dales symétriques,
en vue de leur application au redresseur des deux alternances 12. Sous la forme représentée, l'inverseur 11 comporte un tube amplificateur T2, dont le circuit de sortie comprend une résistance de charge R7. Il est à noter que l'énergie de sortie est recueil lie directement aux bornes des circuits de la cathode et de l'anode du tube T2 et que, par conséquent, l'équilibre par rapport à la terre peut être réglé à l'aide d'une résistance va riable R5, insérée dans le circuit entre la ca thode et la terre. En ajustant la résistance de cathode R5 de manière qu'elle ait une valeur égale à la résistance de charge R7, il se produit une amplification nulle dans le tube T2 et l'on peut obtenir un équilibre opti mum.
Sous la forme représentée, la. résistance de charge R7 applique directement l'énergie d'entrée au redresseur des deux alternances. Ledit redresseur peut consister en une double diode T3, alimentée symétriquement aux bornes d'une résistance R8 en parallèle avec la résistance R7 et. le circuit de cathode peut être relié, à travers une résistance R9, sensi blement au point milieu de la résistance d'en trée R8.
Comme indiqué ci-dessus sous une forme générale, on considère qu'il est préférable, pour augmenter la précision de la synchroni sation des impulsions apparaissant à la. sortie du différentiateur 14, que ladite svnchroniKa- tion soit, déterminée uniquement par l'instant auquel l'onde sinusoïdale provenant de l'oscil lateur 10 passe par l'axe de zéro, c'est-à-dire par les points de rebroussement. 23 de l'onde redressée (voir fi-. 1 ). Etant donné que la.
cadence des points de rebroussement est, indé pendante des variations de tension (lesdits points correspondant à la tension zéro), on peut obtenir un degré plus élevé de synchro nisation des impulsions ou de stabilité de la fréquence, en utilisant ladite partie de l'onde redressée. Toutefois, pour obtenir une stabilité maximum des impulsions, il est nécessaire que l'acuité des points de rebroussement de l'onde soit maintenue. Cette dernière condition exige que la discrimination à haute fréquence et la distorsion auxdits points soient maintenues minima., c'est-à-dire que les circuits soient sen sibles aussi uniformément que possible à une bande de fréquences relativement large.
A cet effet., le potentiomètre R8 est monté comme représenté, et la résistance R9 est choisie de faible valeur, de manière à réduire au mini mum l'effet de shunt du couplage d'entrée avec l'étage suivant (le différentiateur 13).
Les deux circuits différentiateurs 13 et 14 sont de forme connue, analogues dans leurs grandes lignes, et comportent les tubes ampli ficateurs T4 et T5 dont les circuits de cou plage constituent les réseaux différentiateurs.
Lesdits circuits de couplage peuvent être du type simple résistance-capacité et, sous la forme représentée, ils comportent le conden sateur C11 et la résistance R14 pour le diffé- rentiateur 13 et le condensateur C14 et la résistance R18 pour le différentiateur 14. Les modifications subies par l'onde, lorsque l'éner gie provenant du redresseur 12 traverse suc cessivement les différentiateurs 13 et 14 sont indiquées graphiquement sur les fig. 1d et le.
On peut constater en examinant lesdites figures que l'énergie de sortie du différentia- teur 14, telle qu'elle apparaît aux bornes de la résistance R18, consiste en une série d'im pulsions extrêmement courtes successivement positives et négatives.
Etant donné que la forme représentée du multivibrateur 16 exige, pour son fonctionne ment, :des impulsions de synchronisation posi tives, l'énergie de sortie du différentiateur 14 est limitée, immédiatement après, en traver sant un écrêteur 15, de manière qu'on obtienne une série d'impulsions de synchroni sation de polarité unique. Sous la forme repré sentée, ledit écréteur 15 consiste en un ampli ficateur de la classe C utilisant un tube T6.
Comme il est bien connu, dans cette forme d'amplificateur, des variations dans le sens négatif de la tension d'entrée au-delà de la valeur de coupure du courant de plaque, ne peuvent être reproduites dans le circuit de plaque d'où il résulte un effet limitateur. Le fonctionnement ,du tube T6 implique une in version de phase. En conséquence, le résultat de l'élimination des impulsions négatives à la s sortie du différentiateur 14 est de produire une série d'impulsions négatives à la sortie du limiteur 15.
Le passage de ladite énergie à travers un autre tube à vide est donc néces- saire, afin :d'inverser la phase des impulsions et de produire les impulsions positives desti nées au multivibrateur 16. Sous la forme re présentée, ce dernier étage est -un simple am plificateur de la classe A, T7. Or, étant donné que l'énergie d'entrée à cet étage est relative ment élevée, le tube T7 peut être en outre utilisé pour la conformation des impulsions, c'est-à-dire polir limiter la grandeur des im pulsions de sortie grâce à la saturation dans le tube T7.
Les impulsions résultantes obte nues à la sortie dudit étage sont, de cette ma nière, d'une polarité convenable pour la syn chronisation, mais présentent l'inconvénient d'être obtenues à partir d'une impédance rela tivement élevée, telle qu'elle est présentée par le circuit de plaque du tube T7.
Pour que lesdites impulsions synchroni sées puissent être appliquées au montage multivibrateur avec une faible impédance, on peut employer un type connu de montage ca- thodyne 18 qui, sous la forme représentée, consiste en un tube T8, dans le circuit de ca thode duquel les impulsions à faible impé dance sont recueillies aux bornes de la résis tance R28. Le montage cathodyne peut en outre remplir des fonctions supplémentaires si l'énergie pulsée appliquée à son entrée vient à être trop grande pour une synchronisation convenable du multivibrateur.
Dans ces con ditions, et en raison de l'abaissement d'impé dance entre le circuit d'entrée et le circuit de sortie, la. tension peut être réduite avec un minimum .de distorsion. Le tube T8 peut rem plir encore une antre fonction si l'énergie d'entrée est de valeur indfiment élevée, fonc tion qui réside en ce que, du fait de la satu ration de la plaque et du passage d'un cou rant de grille, il peut se produire une limi tation d'amplitude et une nouvelle conforma tion.
Il est clair, d'après la description précé dente :du montage, que l'énergie de sortie du- dit étage, telle qu'elle est obtenue dans la charge désignée par la. référence générale P, est une série d'impulsions de synchronisation régulièrement espacées, de courte durée et dont la fréquence de récurrence est égale à la fréquence :du maître-9scillateur 10.
Le multivibrateur utilisé peut être consi déré comme de type dissymétrique, c'est-à-dire que les circuits à constante de temps de la cellule d'entrée ne sont pas identiques à ceux utilisés dans les cellules intermédiaires et de sortie. L'un desdits circuits à constante de temps est utilisé pour commander la largeur des impulsions de sortie et l'autre pour déter miner la fréquence de récurrence des impul sions dont la largeur est commandée par le premier, comme il apparaîtra. clairement phis loin.
Sur la fig. 3, le multivibrateur 10 est représenté sous la forme d'une double triode T9, comportant fine section triode indiquée par la référence générale I, l'autre section triode étant indiquée par II. Une résistance 30, un condensateur 31 et une autre résis tance 3\?, entre<B>le</B> circuit de sortie de la sec tion II chi tube et la terre, sont insérés dans le circuit à constante de temps qui, comme on le verra, détermine la largeur des impulsions désirées et une résistance 33, des condensateurs. 34 et 35 et une autre résistance 36,
entre le circuit de sortie de la section I du tube et, la terre, sont insérés dans le circuit. à constante de ternps qui, comme on. le constatera plus loin, détermine la fréquence de récurrence des im pulsions dérivées du multivibrateur.
Le fonctionnement. du multivibrateur sera mieux compris à l'examen des différentes courbes représentées sur la fig. 4. Sur ladite figure, la courbe a représente la série d'im pulsions de synchronisation recueillies à la sortie dit montage cathodt-ne 18, comme repré senté d'une manière générale sur les fig. ? et 3 par le dispositif Pi; la courbe 1) représente la tension instantanée apparaissant sur la grille de la section I du tube; la courbe c représente le courant de plaque de let section I dit tube;
la courbe d représente la tension instantanée apparaissant sur la grille de la section II du tube et la courbe e représente le courant de sortie de la. section II du tube. Ces cinq courbes ont été tracées en fonction dit temps et, pour faciliter la compréhension, les abscisses de toutes les courbes correspondent aux mêmes instants. On supposera tout d'abord qu'on se trouve à l'instant auquel une impulsion de synchro nisation positive 37 est appliquée à la grille de la section I du tube.
Ladite impulsion a une amplitude suffisante pour rendre conduc trice ladite section I du tube, ce qui entraîne l'amplification de ladite impulsion et, en même temps, l'inversion de sa phase, de sorte que 1.'on obtient,, en fait, une impulsion négative amplifiée. Ladite tension fortement négative est appliquée instantanément à. la grille de la section II du tube et polarise ladite grille au-dessous de la tension de coupure dit cou rant de plaque, ce qui rend non conductrice ladite section II du tube.
Cet effet est. repré senté sur la courbe d de la fig. 4 par une large élongation 38 de la tension de la grille de la section II du tube au-dessous de la. va leur de coupure du courant de plaque et l'affaissement. résultant du courant de sortie dans ladite section du tube jusqu'à zéro est indiqué star la courbe e par le flanc 39 qui s'abaisse jusqu'à l'annulation du courant.
Cependant que la section I du tube con tinue à être parcourue par un courant de grande intensité, une duite de tension rela tivement importante persiste dans la. résis tance 36. En raison des valeurs des condensa teurs 31 et 35 et de la résistance 33, une ten sion commence à s'établir aux bornes de la résistance 33, de sorte que la tension sur la. vrille de la, section II du tube augmente jus qu'à. une valeur approchant, celle de coupure du courant de plaque. Sur la fig. 4, ladite. a.ugmenta.tion de la tension de --cille vers la.
valeur de coupure est représentée par la. par tie 40 de la courbe de la<U>fi-.</U> 4\'. D'autre part, cependant que la tension de grille de la sec tion II du tube s'élève ainsi vers la valeur de coupure, les impulsions de synchronisation continuent à être appliquées à la tension ap paraissant aux bornes de la résistance 33. Les impulsions de synchronisation étant ainsi appliquées aux bornes de la résistance 33, elles sont nécessairement de grandeur réduite en raison dit fait. qu'elles ont eu à traverser cer taines impédances de circuit représentées par les condensateurs 31. et 34 et. différents par- cours de résistances de fuite.
C'est pourquoi, sur la courbe (Z, lesdites impulsions ont été représentées d'une grandeur réduite. Toute fois, les impulsions de synchronisation attei gnant la grille de la section II du tube sont positives en raison du fait qu'elles ont atteint ce point directement et non en traversant un dispositif à tube à vide. En conséquence, elles sont représentées superposées dans le sens positif à la partie 40 de la courbe.
D'autre part, la grandeur des impulsions de synchronisation, lorsqu'elles sont superpo sées à la tension qui s'établit aux bornes de la résistance 33 (comme représente par la partie 40 de la courbe), est insuffisante, au début, pour amener la tension sur la grille de la sec tion II du tube à une valeur supérieure à celle correspondant à la coupure du courant de plaque. Mais, lorsque ladite tension de grille augmente, il arrive un moment où la superposition d'une impulsion de synchronisa tion sur -Lino tension établie aux bornes de la résistance 33 est assez grande pour appliquer un potentiel supérieur au potentiel de cou pure sur la grille de la section II du tube.
Dans l'exemple représenté, cet instant a lieu lors de l'apparition de la troisième impulsion de synchronisation, la grille de la section II du tube ayant été auparavant polarisée au- dessous de la tension de coupure, comme il est clair d'après la fig. 411.
La section II du tube ayant ainsi été ren due conductrice, l'impulsion de synchronisa tion appliquée, laquelle dans le cas envisagé est celle indiquée en 41, peut être largement amplifiée par ladite section II du tube. Cette énergie de sortie peut ensuite être instantané ment appliquée à la grille de la section<B>I</B> du tube, sous la forme d'une impulsion fortement négative.
La grandeur de ladite tension néga tive appliquée aux bornes de la grille de la section I du tube peut ainsi être assez élevée pour rendre non conductrice ladite section I du tube, comme indiqué par le brusque affais sement de la tension de la- grille de la section I du tube (voir partie 42 de la courbe b de la fig. 4).
Après avoir été ainsi rendue con- ductrice, 1a section II du tube reste dans cet état jusqu'à ce que la tension fortement néga tive sur la gorille de la section I du tube aug mente dans le sens positif jusqu'à la valeur de coupure. Il est évident que le taux de cette augmentation est déterminé par la constante de temps particulière du circuit définie par la résistance 30, la capacité 31 et la résistance 32.
Par ailleurs, en raison du fait que les im pulsions de synchronisation sont appliquées de manière continue à la, grille de la section I du tube avec leur amplitude totale 1, ladite section I du tube peut être rendue prématuré ment conductrice, en raison de la superposi tion d'impulsions d'amplitude t1 à la tension négative positivement croissante aux bornes de la résistance 30. Ce phénomène est représenté sur la fig. 4'' comme se produisant avec l'im pulsion de synchronisation succédant immé diatement à l'impulsion 41 qui a provoqué la polarisation largement au-dessous de la ten sion de coupure de la grille de la section I du tube. Lorsque ladite section I du tube devient.
à nouveau conductrice, la. grille de la section II est immédiatement polarisée au-delà de la tension de coupure et le cû,- cle de fonctionne ment décrit ci-dessus recommence.
Il est à noter que, sous la forme repré sentée, l'énergie de sortie du multivibrateur est recueillie sur la ligne 44 aux bornes de la résistance 36; autrement dit, ladite énergie de sortie est recueillie sur la section I du tube. I1 résulte de la discussion ci-dessus du fonc tionnement du multivibrateur que ladite éner gie de sortie a la forme représentée sur la fig. 4 , c'est-à-dire qu'elle est caractérisée par des impulsions de durée relativement longue, séparées par de courts intervalles.
Si l'on d6si- rait obtenir des impulsions courtes séparées par des intervalles relativement longs, l'éner gie de sortie devrait être recueillie aux bornes du circuit de plaque de la section II du tube, c'est-à-dire en connectant la ligne 44 aux bornes de la résistance 32 et non aux bornes de la résistance 36 comme représenté. L'éner gie de sortie du multivibrateur se présenterait alors sous la forme de l'onde représentée sur la fig. 4", comme on le comprendra. aisément.
Lu supposant que l'énergie de sortie du multivibrateur soit recueillie aux bornes de sortie de la résistance 32, de manière qu'on obtienne une série d'impulsions de durée rela tivement courte régulièrement espacées, on peut voir aisément de quelle manière la pé riode des impulsions peut être modifiée, tout. en maintenant constante la durée desdites im pulsions. Cet agrandissement de l'intervalle des impulsions peut être obtenu, par exemple, par une augmentation de la valeur de la ré sistance 33, aux bornes de laquelle s'établit la tension appliquée à la grille de la section II du tube.
Une telle augmentation de la valeur de la résistance 33 a pour effet de modifier l'inclinaison de la partie 40 de la courbe 4d, de manière qu'elle corresponde, par exemple, à la ligne 45. D'autre part, lorsque les impulsions de synchronisation sont super posées à ladite partie modifiée 45 de la courbe, il est clair que la troisième impulsion de syn chronisation suivant l'instant où la tension sur la grille de la. section II du tube est ame née au-dessous de la valeur de coupure du courant de plaque est, lorsqu'elle est superpo sée à la partie 45 de la. courbe, de grandeur insuffisante pour rendre conductrice ladite section II du tube.
Mais, sous la forme repré sentée, l'impulsion immédiatement suivante, c'est-à-dire la quatrième, est de grandeur suffisante pour rendre conductrice la sec tion II du tube et, par suite, rendre instan tanément non conductrice la section I dudit tube, comme on le comprendra aisément. Le fonctionnement est ensuite du même type que celui décrit ci-dessus, en ce qui concerne les courbes en trait plein 4b jusqu'à 4e.<B><I>Ce</I></B> fonc tionnement de variante est représenté, à titre d'exemple, en traits séparés par deux points, de manière à pouvoir être distingué des autres courbes en trait plein.
Il est clair, d'après la discussion ci-dessus, qu'une variation appropriée de la grandeur de 1.'un quelconque des paramètres affectant la tension qui s'établit. aux bornes de la résis tance 33 peut avoir pour effet de modifier la fréquence des impulsions de sortie.
Il y a. lieu de noter, en outre, dans cet ordre d'idées, que la largeur des impulsions obtenues à la sortië du multivibrateur peut ètre maintenue exacte ment constante, si on le désire, queue que soit la variation de la période. Uette caractéris tique découle du fait que le circuit à constante de temps commandant la largeur des impul sions de sortie peut toujours être maintenu sensiblement identique, de sorte que la largeur des impulsions peut toujours être déterminée par deux impulsions de synchronisation espa cées d'un intervalle de temps exactement iden tique.
D'une manière analogue, la largeur des impulsions de sortie peut également être com mandée de manière à correspondre à un mul tiple .désiré quelconque de la fréquence 2 h'o des impulsions de synchronisation. A cet effet, on peut taire varier la capacité 31, ce qui se traduit par une augmentation du temps nécessaire à l'établissement de la tension de polarisation appliquée sur la grille de la sec tion I du tube, lorsque la section II dudit tube est conductrice.
Ledit temps peut être aug menté assez pour obtenir l'effet suivant: l'im pulsion de synchronisation qui suit immédiate ment celle rendant non conductrice la section I du tube, même superposée à la tension qui, entre temps, s'est établie aux bornes de la résistance 30, est insuffisante pour rendre con ductrice la. section I. Dans ces conditions, c'est la seconde impulsion suivante, ou même une autre impulsion ultérieure, qui rend con ductrice ladite section I du tube. Par consé quent, il est évident que la largeur des impul sions peut être rendue égale à tout multiple entier de la fréquence des impulsions de syn chronisation.
Une variante de la méthode de commande, soit de la fréquence des impulsions de synchro nisation, soit de la largeur des impulsions de sortie provenant du multivibrateur, peut con sister à commander la grandeur des impul sions de synchronisation appliquées à, la grille de. la section. I du tube. Une telle commande peut être réalisée à l'aide du montage catho- dyne 18, comme on le comprendra aisément, et peut, par exemple, prendre la forme d'un curseur se déplaqant sur la résistance d'entrée R27 du tube T8.
Si ladite commande suffit à réduire la grandeur des impulsions de syn chronisation appliquées dans une mesure assez importante, la section I du tube peut ne pas devenir conductrice après un intervalle de temps égal à la, période comprise entre les im pulsions de synchronisation, et ne le devenir qu'après l'application d'tune ou plusieurs im pulsions de synchronisation sur ladite grille.
Pour faciliter la compréhension du fonc tionnement du multivibrateur, les courbes de la fig.4 ont été fortement exagérées, en ce que les impulsions présentes à la sortie du multivibrateur ont été représentées trop grandes par rapport aux intervalles qui les séparent. En pratique, on considère que des intervalles plus grands peuvent être utilisés par tin simple choix convenable des constantes de circuits et des grandeurs du courant tra versant le montage multivibrateur.
Par exem ple, dans une réalisation pratique de l'inven tion, on a pu obtenir des fréquences pour les impulsions allant de 500 à 6000 périodes par seconde, la largeur des impulsions étant main tenue constante sur toute cette gamme. Il est à noter qu'un tel résultat. a été obtenu en uti lisant un cristal de quartz oscillant à 200 kilo- périodes par seconde.
Bien que la forme d'onde du courant de sortie du multivibrateur ait été représentée à la fig. 4 comme très régulière, c'est-à-dire qu'un courant nul y figure pendant un cer tain temps et. est suivi d'un maximum cons tant; il va de soi qu'une telle régularité ne se produit pas dans la pratique. En conséquence, pour obtenir une énergie de sortie dont la forme d'onde se rapproche davantage d'une forme idéale rectangulaire, i1 y a lieu d'utili ser des éléments conformateurs d'onde appro priés.
Sous la forme représentée, l'énergie de sor tie du multivibrateur est appliquée à l'étage conformateur 19, au moyen d'un couplage capacitaire 46. En considérant la fig. 3, on constate que ledit conformateur 19 consiste en un tube amplificateur ordinaire T10. Le circuit d'entrée du tube T10 comporte des organes de polarisation réglables 47, au moyen desquels ledit tube peut être polarisé, de pré férence au-delà de la tension de coupure du courant de plaque.
De cette manière, ledit tube agit comme tin limiteur d'amplitude et élimine tout bruit de circuit ou phénomène transitoire se produisant à proximité de la base des ondes rectangulaires produites par le multivibra- teur. Le tube T10 a de préférence une carac téristique à forte pente, de sorte qu'on peut obtenir une conformation améliorée en raison des effets de saturation limitant le sommet des ondes rectangulaires à une valeur sensi blement uniforme.
Sorts la forme représentée, ,les organes de polarisation réglables 47 comportent une résistance fixe 48 reliée au curseur du poten tiomètre 49, lequel est lui-même relié aux bornes de la source de polarisation (non représentée). Il est à noter que le condensa teur de couplage 46, la résistance 48 et le potentiomètre 49 font partie du circuit à constante de temps qui, dans le cas envisagé, commande le plus long des deux intervalles de récurrence déterminés par le fonctionne ment du multivibrateur. Si l'on envisage un ajustement de la tension de polarisation du tube T10, on considère qu'il est préférable que ledit ajustement soit effectué avec un minimum de variation de l'impédance totale des éléments 46, 48 et 49.
En conséquence, la résistance 48 est de préférence d'une grande valeur par rapport. à l'impédance du ; potentiomètre 49: Comme représenté, l'énergie de sortie de l'étage conformateur 19 est recueillie sur le circuit d'anode du tube T10.
De cette manière, il se produit une in- i version de phase :de l'onde rectangulaire ré sultante et, pour obtenir des formes d'ondes positives, on peut utiliser un inverseur de phase 20 analogue à l'inverseur de phase 17. Comme dans le cas de l'inverseur de phase i 1.7, l'inverseur de phase 20 peut consister en un tube amplificateur ordinaire T11 couplé capacitivement avec la sortie du tube T10. A cet étage, on peut observer qu'une confor mation ultérieure des ondes rectangulaires petit être effectuée en tirant avantage chi fait que l'onde d'entrée est négative.
En fai sant fonctionner le tube T11 à taie polari sation pratiquement nulle et en appliquant des valeurs relativement grandes de tension d'entrée, un écrêtage des maxima négatifs peut avoir lieu à la tension de coupure et les bases et les sommets des ondes rectan gulaires positives résultantes sont déterminés par l'effet d'écrêtage.
Pour que les ondes rectangulaires puis- si:nt être appliquées à un usage quelconque désiré avec une impédance relativement fai ble, on peut utiliser un montage cathodyne 21 analogue à 18. Ledit montage cathodyne 21 peut consister en un tube amplificateur classique Z'12 couplé par .capacité avec le tube T11 et une énergie de sortie pour une charge désirée P2 peut être obtenue sans in version de phase aux bornes de la résistance 50 commune aux circuits d'entrée et de sor tie du tube T12, comme on le comprendra aisément.
Un grand nombre d'applications utiles du dispositif décrit ci-dessus peuvent être envi sagées. Lesdites applications peuvent com prendre le blocage de récepteurs, l'interrup tion < l'ondes, des circuits à retardement diffé rentiels et analogues. Une application parti culière est décrite brièvement ci-dessous.
Comme indiqué au début de la présente description, le procédé est prévu pour être utiliser particulièrement dans le domaine des appareils déterminateurs de position d'obsta cles et en. particulier d'avions. Dans ce type d'appareils, un émetteur à impulsions est uti lisé périodiquement pour rayonner de l'éner gie pulsée.
Pour chaque impulsion émise, à condition qu'un objet réflecteur se trouve à portée de l'appareil, on peut détecter une réflexion de ladite impulsion à un instant ultérieur à l'instant d'émission, l'intervalle entre les deux instants étant proportionnel à la distance entre l'émetteur et l'objet réflé chissant. L'appareillage récepteur comporte des organes pour la détection des impulsions réfléchies et un appareil indicateur, de pré férence un tube à faisceau cathodique, coin- portant au inoinS (leur SZStèmes de eomnlande du faisceau électronique.
L'un desdits sys tèmes de commande peut être un système classique de déviation auquel on peut appli quer des tensions de balayage synchronisées avec la fréquence des impulsions émises. L'autre système de commande peut être un autre système de déviation auquel on peut appliquer l'énergie des signaux reçus et dé tectés.
L'énergie caractérisant les impulsions de synchronisation qui rendent non conductrice la section I du tube et simultanément con ductrice la section II dudit tube peut être également employée pour synchroniser ou exciter l'impulsion émise, de sorte que l'éner gie pulsée n'est émise qu'auxdits instants particuliers. Un tel signal de synchronisation pourrait être obtenu, par exemple, en émet tant l'énergie de sortie de l'une des sections du tube (I ou II) à travers un circuit diffé rentiateur, d'où il résulterait des impulsions abruptes alternativement positives et. néga tives.
Ladite énergie pourrait être ensuite écrêtée de manière à ne garder que celle des séries d'impulsions correspondant aux ins tants indiqués plus haut en vue de leur appli cation à l'émetteur.
Concurremment à l'utilisation de l'énergie de sortie du multivibrateur, qui vient d'être indiquée, les périodes de non-conductivité de la section I du tube (c'est-à-dire les inter valles les plus courts) pourraient être utili sées pour définir avec précision une échelle clés distances sur l'écran du tube indicateur à faisceau cathodique.
A cet effet, l'énergie de balayage proportionnelle à la variation de tension représentée par la courbe 51 en trait plein de la fig. .1", telle qu'elle est obtenue, par exemple par la. connexion d'une impé dance élevée aux bornes d'entrée de la sec tion I du tube, est amplifiée, polarisée d'une manière convenable, puis appliquée au pre mier système de déviation mentionné :du tube à faisceau cathodique. De cette manière, il est clair que le faisceau cathodique pourrait balayer périodiquement l'écran du tube indi eateur et que la longueur du balayage sur l'écran constituerait une indication précise de l'intervalle de temps correspondant à l'inter valle de non-conductibilité de la section I du tube.
En conséquence, si des réflexions d'im pulsions émises sont détectées pendant l'inter valle de temps au .cours duquel la section I du tube est non conductrice, on observe sur l'écran une indication en forme d'aiguille transversale à l'échelle de balayage des dis tances ou des intervalles de temps; la posi tion latérale de cette indication en forme d'ai guille par rapport à l'extrémité de l'échelle des distances peut être indicatrice de la dis tance de l'objet réflecteur, comme on le com prendra aisément.
Dans le cas où l'objet réflecteur est rela tivement éloigné, il se peut que l'intervalle entre des impulsions de synchronisation suc cessives ne laisse pas un temps suffisant pour que les impulsions émises atteignent l'objet, soient réfléchies, puis détectées par l'appa- reillage récepteur.
Dans ce cas, la trace de la déviation transversale en forme d'aiguille représentant l'objet réfléchissant apparaît à l'une des extrémités de l'échelle des distances et Lin ajustement est nécessaire avant que la distance de l'objet puisse être correctement déterminée. Un tel ajustement peut être réalisé très simplement en effectuant l'un quelconque des réglages indiqués pour faire varier la période de non-conductibilité de la section I du tube.
Un expédient simple con sisterait à augmenter la constante de temps du circuit définie par les éléments 30, 31 et 32, de telle manière que la période -de non- conductibilité ,de la section I du tube, au lieu d'être simplement la période entre les impulsions de synchronisation, corresponde à 2, 3, 4, ete. desdites impulsions de synchro nisation, comme on le comprendra aisément.
De cette manière, il est possible d'augmenter effectivement la portée de l'appareil détec teur d'obstacles à volonté, tout en conservant toujours une échelle des distances étalonnées avec précision sur l'écran du tube à faisceau cathodique, grâce à la grande précision de la source :de synchronisation stable, l'oscillateur à cristal 10.