Machine à composer. La présente invention concerne les ma chines servant à composer un texte sur une bande enregistreuse, bande qui permet, à l'aide d'un procédé photographique, de com poser ensuite automatiquement un texte entier ou des lignes justifiées pour préparer les planches utilisées en lithographie offset, rotogravure et autres procédés d'impression. Les caractères, signes de ponctuation et autres figurations sont enregistrés sur la bande sous forme de signaux d'après un code. De telles machines peuvent être manipulées par tout dactylographe habile, sans qu'il lui soit nécessaire de connaître la composition typographique ou autres opérations com plexes inhérentes à la production de lignes de texte justifiées.
On a proposé bien des machines automa tiques du genre, mais elles sont., pour la. plu part, trop compliquées et de prix trop élevé, peu rapides aussi, ou bien elles n'offrent pas la précision nécessaire.
Un des plus sérieux problèmes en matière de composition lithographique réside dans l'ob tention de moyens satisfaisants pour justi fier automatiquement les lignes de texte. Il est généralement admis que les procédés de justification à la. machine employés jusqu'à ce jour ne sont ni assez précis ni assez sou ples pour répondre à l'usage commercial; pour être satisfaisante, une composition doit être établie en lignes justifiées, de manière très précise, et, pour autant que le sache l'in- venteur, le seul système vraiment sûr reste la composition manuelle, dont. les inconvé nients sont sa lenteur et les frais élevés qu'elle occasionne.
Un autre problème relatif à la production des lignes justifiées consiste à trouver un mé canisme ayant la rapidité d'action, la sou plesse et la précision voulues pour déterminer et transposer l'encombrement occupé par chaque caractère ou espace entre caractères dans une ligne, et avec lequel il serait pos sible d'atteindre les résultats obtenus par d'excellents typographes manuels.
Des mécanismes de différents types ont été proposés pour évaluer les espacements et me surer la place prise dans une ligne justifiée par les divers caractères; cependant, les défi ciences et le coût élevé d'appareils de ce genre expliquent pourquoi leur usage ne s'est pas répandu pour la composition commerciale.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la ma chine à composer selon l'invention.
Fig. 1 est une vue brisée, en élévation de face, d'une partie de la machine; il a été fait abstraction de certaines pièces dont la figuration complète n'est pas indispensable à la compréhension du fonctionnement. Quel ques pièces ne sont que schématiquement re présentées.
Fig. ? est une vue partielle de côté, en élévation, correspondant à la partie gauche de la machine vue sur la fig. 1. Fig. 3 est une vue brisée, en élévation et coupe partielle, suivant le plan 3-3 de la fig. 1, montrant une partie d'un mécanisme qui imprime le signal de justification ou la longueur d'espacement sur la bande.
Fig. 4 est une vue brisée, suivant le plan 4-4 de la fig. 1, montrant un contacteur à came, avec la came en position opposée à celle représentée sur la fig. 1.
Fig. 5 est. sune vue brisée, en élévation et coupe partielle, montrant des éléments égali sateurs d'espacement, déjà vus sur la fig. 1, dans la situation qu'ils occupent lors de la justification d'une certaine ligne de texte.
Fig. 6 est une vue détaillée, en perspec tive, indiquant la construction et la disposi tion d'un élément égalisateur d'espacement.
Fig. 7 est une vue en perspective d'une partie de la machine, montrant schématique ment une manière de réaliser le clavier et les parties connexes dudit, destinées à donner les figurations de caractères sur la bande. On voit une partie du câblage et des appareils con nexes.
Fig. 8 est une vue en coupe partielle, la section étant faite approximativement suivant le plan 8-8 de la fig. 1. La vue est prise en direction opposée de celle de la fig. 2, mais elle montre, en somme, les mêmes appareils.
Fig. 9 est une vue suivant le plan 9-9 de la fig. 1 et montrant une partie du méca nisme moteur pour le mesurage des espace ments dans une ligne de texte.
Fig. 10 est un diagramme de câblage, montrant une disposition recommandée des circuits et du mécanisme relatifs à la com mande des touches des lettres formant le mot and , de la touche d'espacement, de la touche d'annulation, de la touche des minuscules, de la touche des majuscules, de la touche de chiffres, de la touche des italiques et, enfin, (le la touche de dégagement ou d'affranchisse ment.
Dispositions générales de, la machine et fonctionnement. La machine représentée est conçue avant tout pour donner un enregistrement sur bande ou ruban, spécialement en imprimant sur cette bande, d'après un certain code, des marques représentant les caractères dont la ligne sera composée. La machine imprime aussi sur la bande certains signes en forme de barres, in diquant la longueur de la ligne, le corps du caractère et la largeur des espaces réservés entre les mots dans la ligne, chacune de ces barres ay-ant une longueur déterminée.
Il existe également un mécanisme permettant de frapper sur la bande un signal d'annulation, dans tous les cas où l'on a commis une erreur en imprimant les marques représentant les caractères, et l'on a combiné avec cette annu lation la soustraction automatique de l'espace primitivement occupé dans la ligne par le caractère faussement introduit.
La machine représentée comprend aussi un dispositif permettant de composer une ligne de longueur donnée, comprise entre deux limites extrêmes ou butées, et l'opérateur dis pose également de moyens pour connaître, au fur et à mesure clé l'impression sur la bande, la longueur de la portion clé ligne déjà rem plie, grâce à. un système spécial qui mesure les largeurs des caractères utilisés, ainsi que celles des espacements.
Lorsqu'on frappe la touche d'espacement, le dispositif enregistre l'occupation, dans la ligne, d'une certain espace que nous appellerons espacement nor mal et qui équivaut, par exemple, à la lar geur de la lettre capitale \ , taudis que le signal d'espacement. s'imprime sur la bande; la ligne à composer s'inscrit donc en code sur la bande, jusqu'au moment où la longueur totale dont on dispose réellement est atteinte, soit, éventuellement, avec une différence de un ou plusieurs earaetères, en plus ou en moins, sur la longueur de ligne supposée.
Durant cette opération de composition, un mécanisme, comprenant en partie le méca nisme clé justification, est mis en action et, se charge d'enre-istrer, au fur et à mesure de ].'inscription, les espacements entre mots ins crits dans la ligne. Lorsque la ligne est com posée, on manceuvre une touche de justifica tion faisant partie du clavier, et l'on actionne ainsi le mécanisme de justification;
ce der- nier, que l'on peut également appeler méca- nisme égalisateur des espacements , répartit en autant de fractions égales qu'il y a d'espa cements la longueur totale disponible à cet effet, et commande un autre mécanisme, chargé d'imprimer sur la bande une barre dont la longueur représente l'espace correct devant exister entre les divers mots de la ligne que l'on est en train de composer.
Si l'on man#uvre une certaine touche par erreur, il suffit d'appuyer ensuite sur une touche dl'annulation ou de rappel arrière, pour déclencher un mécanisme agissant sur un dis positif rapporteur de la longueur remplie, mécanisme qui fait reculer le ruban de la va leur d'un espacement, d'une part, et imprime sur le ruban, d'autre part, un signal annula- teur, situé à côté ou au-dessous de l'impres sion erronée. L'opération de composition con tinue ensuite de façon normale.
Lorsqu'on a terminé la ligne de texte et pressé la touche de justification, il faut ap puyer sur une touche d'affranchissement, ce qui a pour effet de déplacer la bande suffi samment pour que le mécanisme imprimeur soit dégagé, ainsi que de préparer à un nou veau travail le dispositif enregistreur de l'avancement. En même temps, le mécanisme de justification revient à sa position initiale, et les mécanismes sont prêts pour une nou velle composition.
Les mécanismes, vus dans leur ensemble sur les fig. 1 à 9, seront décrits de préférence du point de vue des détails de fonctionnement des pièces qui les composent, en réservant les questions relatives aux circuits électriques mis en jeu par la man#uvre du clavier.
Mécanisme imprimeur des signaitx.
Les mécanismes que montrent les fig. 1 et 2 se composent d'abord de panneaux latéraux out flasques 20 et 21, auxquels se rattache une partie de l'ensemble et qui sont normalement fixés au cadre du clavier vu sur la fig. 7. Les flasques placés à une certaine distance l'un de l'autre portent deux glissières paral lèles horizontales 22 et un support de ruban, ou table d'impression, 23, table sur laquelle se déplace une bande enregistreuse 24. La. table d'impression 23 supporte six marqueurs 25, pour les signaux de code, numérotés de 1. à 6 en partant du haut et fonctionnant au moyen d'électro-aimants 26, pour donner une marque noire ou une série de marques dispo sées en rangée verticale, sur la bande 24; un dispositif imprimeur à ruban encreur 27 com plète cet ensemble.
Le marqueur inférieur 6 est destiné à l'impression du signal d'annula tion, rendant sans valeur toutes les marques situées au-dessus de lui. La bande 24 peut être en papier translucide ou être constituée par un film cellulosique, et elle présente des perforations marginales pour l'avancement par engrènement d'un tambour ou de roues dentées montées sur mi axe 28. A la partie inférieure de cet arbre est relié un mécanisme à cliquet, fixé au flasque 20, qui permet de faire avancer la bande pas à pas. et un méca nisme semblable est placé de l'autre côté. sur le flasque 21, pour assurer le recul de la bande d'un cran à. la fois lorsqu'on veut annu ler un signal porté par erreur.
La. table d'impression 23 supporte un appareil imprimeur électromagnétique 29, mît par un solénoïde 30, se mouvant l'un et l'autre sur une coulisse verticale, comme on le voit. sur la fig. 1, et servant. à marquer sur la bande une barre indiquant le corps du carac tère employé pour composer la ligne. Cette barre est d'une longueur bien déterminée, limitée par l'action d'un moteur 31, lequel fait tourner une vis sans fin reliée à la coulisse portant l'appareil imprimeur 29.
Non loin de cet appareil est disposé un autre appareil analogue, constitué par un électro-aimant 32 et. un moteur 33, destiné au traçage, sur la bande enregistreuse, d'une barre verticale dont la longueur en partant du bord supérieur de la bande représente la Lon gueur de la ligne de texte, telle qu'elle doit être obtenue lorsque la ligne est justifiée.
Les moteurs 31 et 33, réglant les hauteurs des barres de signalisation, sont commandés par la manceuvre du clavier, ainsi qu'on le décrira plus loin, et les appareils imprimeurs com- prennent des rubans encrés, avec lesquels la bande est amenée en contact par des disposi tifs traceurs appropriés, lorsque les électro- aimants sont excités.
La table d'impression 23 porte également un appareil propre à tracer sur la bande un trait représentant la longueur de l'espacement qui conviendra pour justifier la ligne de texte composée. Cet appareil ressemble aux appa reils imprimeurs qui viennent d'être décrits, mais à cette exception près que le traçage du trait s'effectue de bas en haut sur la bande, ce trait vertical étant donc dirigé vers le haut.
L'appareil, que l'on voit à droite des autres appareils imprimeurs sur la fig. 1, et qui est encore visible de façon plus détaillée sur la fig. 3, comprend une coulisse mobile verticale 34, mettant en position une matrice impri- meuse 34a présentant un relief en forme de barre, matrice montée sous la coulisse face au ruban encreur et qui est chassée par l'action d'un électro-aimant 35.A cet effet, la matrice 34a porte une queue 35a, traversant la cou lisse 34 et refoulée au moment de l'excitation de l'électro, par un système de leviers visible sur la fig. 3.
La queue 35a doit maintenir la matrice en position verticale immuable, et sera donc avantageusement constituée par une pièce méplate passant dans une fente oblon gue, afin qu'un bon guidage soit assuré; un ressort monté sur cette queue et s'apuyant au dos de la coulisse maintient la matrice éloi gnée de la bande 24 en position normale, c'est-à-dire quand l'électro n'est pas excité. Ainsi qu'on l'a indiqué, un ruban encré du type habituel est placé face à la matrice et de l'autre côté de la bande.
Les appareils imprimeurs relatifs à la lon gueur de la ligne et au calibre des caractères sont construits de même façon que l'appareil vu sur la fig. 3. La position verticale de la coulisse 34 et de la matrice 34a est déterminée par le déplacement d'un poussoir de justifica tion 36, qui est mis en position voulue avant d'exciter l'électro 35; un arrêt 36a du poussoir 36 vient porter sur une barre 22 pour limiter le recul du poussoir. Mécanisme pour lcc composition des lignes.
Le mécanisme donnant l'avancement néces saire à former la suite dles lettres, ponctua tions et espaces entre les mots est, porté par les barres-entretoises parallèles 22 constituant une barre de calibrage et comprend, entre autres, un écrou 37 (fig. 1) se déplaçant cran par cran vers la droite, selon la largeur des divers caractères: lettres. Bignes dle ponctua tions et espaces, dont se compose une ligne. Un autre écrou 38 joue également entre les barres 22 et se déplace d'un cran vers la gau- ehe pour chaque espace existant entre deux mots ou groupes de mots.
L'écrou 38 est mené par une vis sans fin 39 qui dépend elle-même d'un mécanisme à commande électromagnéti que donnant un mouvement graduel, qui est situé à l'extérieur dlu flasque 21, l'écrou 37 est mené par une vis 40 semblable à l'autre et par un mécanisme d'avancement monté exté rieurement au flasque 20. Les vis peuvent tourner pour être amenées dans des positions déterminées.
Sur les barres parallèles 22 et entre les deux écrous P 37 et 38 sont placées plusieurs pièces 41, appelées égalisateurs d'espace ments , que l'on voit mieux en détail sur les fig. 5 et 6, et qui sont en nombre plus élevé que le nombre maxinrunr d'espacements pou vant exister dans une ligne quelconque de texte.
Les écrous 3 7 et 38 prennent. une posi tion initiale déterminée, l'une relativement à l'autre, lorsque la vis 40 est suffisamment vis sée dans l'écrou pour qu'elle dépasse en grande partie la face intérieure de ce dernier, comme le montre la fis,. 1., tandis que la tête 39a de la, vis 39 porte contre l'autre écrou 38, comme on le voit encore sur la même figure. La combinaison de ces deux positions des,
écrous représente la plus grande longueur <B>de</B> ligne pouvant être composée, et. la machine peut naturellement être prévue pour toute longueur maximum. Le dispositif pour régler la longueur de la ligne comprend une butée à grlissière 42 avec un moteur (le mise en place 43,
et la vis (le commiiride viie sur la fi-.<B>1.</B> L'écrou 37 porte une crémaillère 44 se dépla çant avec lui et actionnant un organe élect.ri- qlue rotatif 45 qui, par les impulsions élec triques qu'il transmet à un mécanisme pourvu d'un moteur, permet d'enregistrer le mouve ment de l'écrou sur le tableau du clavier; le mécanisme de réception est visible sur la fig. 7, et l'on y reviendra par la suite.
ha vis sans fin 40, qui commande le dé placement de l'écrou 37, peut être d'une seule pièce avec l'arbre qui la prolonge ou lui être reliée solidairement, cet arbre recevant sa rotation d'un moteur d'horlogerie enfermé dans une enveloppe 46 et situé à l'extérieur; lorsque l'arbre est libre, la vis, en tournant par l'effort du moteur, ramène l'écrou contre sa butée, complètement à gauche. Normale ment, l'arbre ne peut pas tourner, étant arrêté par un levier de freinage 47 qui porte contre un tambour 48 solidaire de l'arbre; le dégage ment du frein et, par suite, la libération de l'arbre, ont lieu par l'action d'un électro aimant 49, ce que l'on verra plus clairement sur la fig. 2.
La rotation graduelle de la vis 40 s'effec tue contre l'action de freinage du levier 47, au moyen d'un dispositif à embrayage électro magnétique 50. Lorsque ce dispositif reçoit du courant, le tambour 48 et l'arbre dont il est solidaire, ainsi que la vis sans fin 40, sont entraînés et la vis contraint l'écrou 37 à se mouvoir vers la droite, la rotation du tambour et de l'arbre ayant lieu non seulement contre la résistance due au freinage, mais encore contre l'action naturelle de détente du ressort contenu dans l'enveloppe 46. Ce mouvement est, comme on l'a dit, graduel, et s'effectue cran par cran grâce à une combinaison de pièces comprenant un levier, ainsi qu'une pièce 51 de calibrage en forme d'enclume, reliée au dispositif d'embrayage 50.
Dispositif mensurateur de la largeur <I>des</I> caractères.
La pièce 51, que l'on vient de mentionner, ainsi que le mouvement dont elle est animée, servent - dans une certaine mesure détermi née d'avance, toutefois, en ce qui concerne son mouvement - à évaluer la distance que parcourt l'écrou 37 au cours d'un déplacement élémentaire, déplacement qui sera égal à la largeur d'un caractère, plus l'espace entre ce caractère et un autre immédiatement proche. lia valeur du déplacement de l'écrou 37 sera, par exemple, égale à la largeur d'une certaine lettre de style déterminé. Il est. compréhen sible que les divers caractères appartenant à.
un certain modèle de caractères ont des lar geurs sans aucun rapport entre elles; or, la machine représentée comprend un mécanisme permettant de mesurer exactement la largeur d'un caractère dès que sa touche est frappée au clavier, si bien que l'écrou 37 avance auto matiquement d'une distance correspondant à cette largeur.
Ce mécanisme est vu plus complètement sur la fig. 2, car il est monté contre le flasque 20. Supposons que l'on abaisse la touche cor respondant à la lettre minuscule a ; un sélec teur rotatif, visible sur le schéma des con nexions, est mis en marche et fait tourner un moteur 52 qui entraîne, par un arbre 52a, un tambour à ergots 53 jusqu'à une position telle qu'une rangée d'ergots 54 contenant l'ergot de la minuscule a se présente exactement en face de la saillie 51a de la pièce 51;
en même temps, un moteur de mise en position 55 fait mouvoir un ensemble crémaillère-pignon 55a, la crémaillère entraînant le tambour à ergot au moyen d'une chaise 55b, vers le haut ou vers le bas, afin que l'ergot correspondant à a vienne se placer en face de la saillie 51a et soit ainsi dans la. position voulue pour être frappé par la tête de la pièce 51.
Lorsqu'on lâche la touche a du clavier, un embrayage magnétique 56 se trouve excité et il se produit un accouplement avec un moteur 57 à rotation continue, un bras 58 soli daire de l'embrayage étant alors entraîné dans le sens des aiguilles d'une montre (en fig. 2) en tendant. son ressort. de rappel, de telle façon qu'un bouton-poussoir 59, appartenant à un interrupteur 60 monté sur le bras 58, est. refoulé en butant contre la tête de la. pièce 51 qui bute elle-même contre l'ergot a du tam bour 53.
Il s'ensuit un changement de con tacts dans l'interrupteur 60, introduisant le courant dans l'embrayage magnétique 50, tan- dis que l'embrayage 56 ne reçoit plus de cou rant, si bien que le bras 58 revient en arrière en position de repos sous l'action du ressort de rappel, ce qui cause la fermeture d'un in terrupteur 61, monté sur ledit bras 58.
La fermeture de l'interrupteur 61 a pour effet d'envoyer le courant dans un électro 62 qui rappelle la pièce 51 vers la gauche jus qu'à ce qu'elle touche une butée réglable 63; l'excitation de l'embrayage 50 ayant eu lieu avant que travaille l'électro 62, le dernier mouvement, de la pièce 51 dans le sens des aiguilles d'une montre fait tourner la vis 40 et produit le déplacement de l'écrou 37 vers la droite (en considérant la fig. 1) d'une dis tance correspondant à la largeur de la lettre a .
On comprendra que puisque le bras 58 est maintenu à gauche, appuyé contre une butée, par l'action de rappel de son ressort, l'inter rupteur 61 est normalement fermé et qu'en conséquence l'électro-aimant 62 agit en main tenant normalement la pièce 51 également à gauche, appuyée contre la butée 63. Donc, la première conséquence d'une excitation de l'embrayage 56 est l'ouverture de l'interrup teur 61, d'où s'ensuit la désexcitation de l'électro-aimant 62, ce qui permet un mouve ment de la pièce 51 à droite (en regardant toujours la fig. 2), soit vers le tambour à ergots 53. Si une pression suffisante est appli quée sur le bouton 59 de l'interrupteur 60 pendant ce mouvement, l'interrupteur se ferme en produisant les effets précédemment décrits.
Le mécanisme vu sur la fig. 2 contient un moteur 64, accouplé à un dispositif régleur, constitué par une vis sans fin prise dans la butée 63, le moteur étant commandé depuis le clavier et servant à régler la course de la pièce 51, afin que les mensurations opérées par le tambour à ergots soient adaptables à un type donné de caractères. Le pas de la vis 40 est en rapport avec la course de la pièce 51, de manière que le déplacement de l'écrou 37 corresponde parfaitement aux largeurs de caractères mesurées par la pièce 51. Les ergots du tambour 53 représentent les différentes lettres de l'alphabet, les chiffres, ponctuations et autres caractères, ainsi que l'espacement normal entre mots, c'est-à-dire un vide correspondant à la largeur de la capi tale N .
Ces ergots ont, des longueurs diffé rentes, et l'un d'eux peut servir à mesurer deux ou plusieurs caractères du même modèle s'ils sont de même largeur. Il peut y avoir, sur le tambour, un ergot pour chaque carac tère, et une disposition avantageuse est de monter six rangées verticales de 26 ergots chacune, si bien qu'un sélecteur n'est pas né cessaire. Si les ergots dépassent chacun d'une longueur différente par rapport à l'axe du cylindre, ces différences de longueur seront prévues pour que celle qui existe entre deux ergots soit égale à l'écart de largeur entre les deux caractères qu'ils représentent, l'ergot le plus court étant, celui du caractère le plus large.
Mécanisme d'espacement et de justification. En appuyant sur la touche d'espacement du clavier, on imprime sur la bande 24 un signal d'espacement, et l'écrou 37 fait un pas à droite égal à l'espace normal., soit la largeur de la lettre N . En même temps, le méca nisme déplace l'écrou 38 vers la droite (voir la fig. 1) par la rotation de la vis 39; on sait que celle-ci est maintenue entre les guides parallèles 22, son axe se confondant avec. celui de la vis 40, et qu'elle tourne sur place, étant commandée par l'arbre qui la continue à droite, comme on le voit sur la fig. 1.
La vis 39 est sollicitée dans un des deux sens par l'effort d'un ressort d'horlogerie rattaché à. l'arbre et enfermé dans un boîtier 65 analogue à l'autre boîtier .16. Un tambour de freinage 66 est. également solidaire de l'arbre de la vis, et accouplé à un embrayage électromagnétique 67. Un levier 68, tendu par un ressort (voir fig. 9)# porte normalement sur le tambour 66, de façon identique à celle du levier 47, et. peut être dégagé sous cer taines conditions par l'action d'un électro aimant 69, lequel correspond à l'autre électro- aimant 49 et est excité en même temps que ce dernier.
Le déplacement pas à pas de l'écrou 38 vers la gauehe s'effectue par l'action du méca nisme que l'on voit. plus clairement sur la fig. 9, qui montre un bras 70, relié à l'em brayage 67, calé en retour contre une butée fixe, sous l'action de son ressort de rappel. Lorsque le bras 70 est attiré, il vient porter contre une butée réglable 71, pouvant être dé- plaeée par rotation d'une vis reliée au rotor d'un moteur 72, cette attraction se faisant par un électro-aimant 73.
Le moteur modifiant la situation clé la butée 71 est commandé du ela- vies et sert à introduire l'espacement normal équivalent à la largeur de la lettre N dans le texte en cours de formation; la butée 71 prend la position voulue pour due l'écrou 38 se déplace, en distance et direction, de ma nière identique à l'écrou 37, lorsqu'on frappe la touche d'espacement.
Plusieurs pièces fonctionnent au moment où l'on frappe la touche d'espacement, parmi lesquelles l'électro-aimant 67 qui reçoit le courant et attaque l'arbre de la vis 39; immé diatement après, l'électro-aimant 73 est excité, ce qui abaisse le levier 70 et communique une certaine rotation à la vis 39, l'écrou 38 se déplaçant alors vers la droite sur les barres- glissières.
On voit sur les fig. 1, 5 et 6 le mécanisme servant à justifier les lignes composées, lequel comprend les éléments répartiteurs d'espace ment 41 qui jouent un rôle important dans l'opération de justification. Chacun clé ces éléments se compose, ainsi qu'on le voit sur la fig. 6, d'un bloc 74 guidé par les barres 22 et se déplaçant horizontalement sur ces barres, et d'une pièce 75-76 coulissant librement dans une mortaise pratiquée verticalement dans le bloc 74. Vue en coupe, une de ces pièces cou lissantes présente une forme en T, la barre de ce<B>T</B> étant la partie large méplate 76 guidée dans le bloc, tandis que la queue est repré sentée par la saillie médiane 75, cette saillie étant en décroissance régulière de bas en haut. et constituant un plan incliné, ou coin .
Cette forme en<B>T</B> peut évidemment être réali- sée d'une seule pièce dans la masse, et les coins coulissants sont. tous identiques en forme et dimensions; en position normale, ils sont tous descendus, des oreilles d'arrêt ménagées en haut clé la partie 76, portant sur le bloc, et les talons de tous les coins sont donc en par fait alignement.
Dans le mécanisme actionnant la barre de justification 36 et. les coins 76 est inclus tout le dispositif monté entre les flasques 20 et 21, sous les barres ??, comprenant d'abord une traverse 7 7 qui possède à chaque extrémité un trou vertical dans lequel passe une colonne 78, ces deux colonnes 78 étant fixées en haut au système des barres 22 et fixées en bas d'une manière non visible ici. Une barre 79, égale ment pourvue de trous laissant passer les co lonnes, repose, à, la partie inférieure de la machine, sur des cales-supports 80. Des res sorts 81, entourant les colonnes 78, servent à maintenir normalement un écartement déter miné entre la traverse 7 7 et la barre 79.
Sous cette dernière est placé un arbre horizontal 82 qui tourne sur des coussinets placés dans les supports 80 et est actionné par un moteur 83; se prolongeant à l'extérieur des supports 80, cet arbre reçoit à chaque extrémité libre une came 84, sur laquelle porte un galet 85 monté en bout de la barre 79, les deux jeux de came et galet étant identiques.
La traverse 77 est située immédiatement en dessous de la. barre 36 et des coins suspendus 75, et dans l'épaisseur de cette traverse est insérée, entre les deux bords supérieurs for mant guides, une tablette 86 mobile dans le sens horizontal et donc longitudinalement à la traverse; cette tablette passe juste sous les ta lons de la barre 36 et des coins 75, et un ta quet 86a. est monté à droite et en saillie sur la tablette, tandis que sous ladite tablette est fixée une crémaillère, commandée par un pi -non 87 calé sur l'arbre d'un moteur 87a.
La. tablette 86 se déplace constamment. sous la barre 36, tandis qu'elle ne passe qu'ulté rieurement sous les coins 75; en effet, le bord de droite de la tablette est, au début de l'opé ration, en position telle que ce n'est, qu'après avoir actionné une première fois la touche d'espacement que le bord de la tablette passe sous le talon du premier coin 75. Ceci a lieu par excitation d'un électro-aimant 88 et action conséquente sur une roue à rochet solidaire du pignon 87, comme le montre plus clairement la fig. 10. Au cours du travail, la tablette 86 avance d'un cran à droite à chaque frappe de la touche d'espacement, son bord droit passant sous un nouveau coin, et quand la ligne est terminée, la tablette se trouve sous un certain nombre de coins, égal au nombre des espace ments.
Le mécanisme faisant avancer la tablette 86 contient un électro-aimant 88u qui, ainsi que cela est visible sur la fig. 10, dégage un cliquet retenant la roue à rochet, permettant ainsi au moteur 87a de fonctionner pour rap peler en arrière la tablette 86 à sa position normale, son bord droit étant donc de nou veau un peu en avant du premier coin cou lissant. Lorsque la tablette 86 avance pas à pas vers la droite, le taquet 86a placé à ce bord droit passe graduellement sous les coins.
La ligne est justifiée au moyen d'une pres sion sur la touche de justification, ce qui en voie le courant dans le moteur 83, la rotation subséquente de l'arbre 82 et des cames 84 ayant pour effet de soulever la traverse 77 et, par là même, tons les coins en face des quels se trouv e la tablette 86.
Il est visible que, lorsque les coulisses remontent dans leurs blocs, ceux-ci tendent à s'écarter vers la droite par suite de l'effort exercé par les coins ou plans inclinés 75, si bien que le talon de la dernière coulisse vient en contact avec le ta quet 86a, puis le pousse ensuite en faisant glisser à droite la tablette 86, de manière telle qu'à la fin, la tablette se présente en face de toutes les coulisses utiles à la justification; le soulèvement de la traverse 77 s'arrête évidem ment lorsque tous les blocs portant les coins coulissants ont été écartés au point que l'es pace entre les écrous 37 et 38 soit intégrale ment comblé.
Comme les cames 84 font un tour complet, elles élèvent la barre 79 au maximum de hau teur, tandis que la traverse 77 s'élève d'une hauteur variable, d'où la présence des ressorts 81 qui absorbent le surplus de mouvement ne pouvant être transmis à la traverse 77. A peu près au moment où les cames 84 ont donné l'ascension maximum, une autre came 89, calée su1r l'arbre 82, commande la fermeture d'un interrupteur 90, le courant étant ainsi envoyé aux électro-aimants 30, 32, 35 des marqueurs chargés de tracer sur la bande les diverses barres, y compris la barre de justification; ceci a lieu comme l'indique la fig. 4. Lorsque les cames reviennent à la position basse que montre la fig. 1, la barre 36 et les coins coulissants 75 reviennent à la position basse également, comme on le voit sur le dessin.
Il est prévu la combinaison suivante de contacts électriques, pour que le fonctionne ment du moteur 83, entraînant l'arbre 8?, donne exactement un tour complet des cames 84; une came 89a, montée concentriquement à l'arbre, possède un plat contre lequel porte normalement le bouton d'un interrupteur 90a. Supposons que l'on actionne le mécanisme de justification en pressant la touche correspon dante, représentée schématiquement en 90b sur la fig. 1;
le courant est alors dirigé sur le moteur 83 qui entraîne l'arbre 8\? et la came 89a, ce qui déplace le botuton de l'interrupteur 90a et le met en position de fermeture, si bien que, lorsque l'opérateur làche la touche 90b, le courant est. fourni par l'interrupteur 90a au moteur 83, jusqu'au moment où les cames 89 et 89a. ont fait un tour complet, le bouton de l'interrupteur 90ci reprenant sa place contre le méplat de la came et coupant alors le courant dans le moteur 83.
Concernant le fonctionnement des coins coulissants 75 décrit ci-dessus, on notera qu'il a été prévu, dès le début, un espace déterminé entre les mots et qu'en conséquence si la. ligne a, par exemple, 7.5 enl de longueur et contient onze espaces, et si la composition s'est. effec tuée de faeon telle que la dernière lettre est juste sur la ligne marginale, la barre ou marque tracée sur la bande ?4 par le solé noïde 35 représenterait l'espace normal N prévu;
si la. dernière lettre se présentait après la. ligne marginale, les coins 75 ne pourraient pas se déplacer d'un espace _V entier, mais les onze blocs espaceurs absorberaient une part égale du total et, lors de l'opération de justi fication, le solénoïde 35 tracerait une barre représentant un espace un peu plus étroit que la largeur normale N .
Si la dernière lettre de la ligne se trouvait en retrait de la ligne marginale, c'est-à-dire si l'écrou 37 ne s'était pas déplacé de la lon gueur totale assignée, les coins 75 se déplace raient d'une quantité légèrement supérieure à la largeur de l'espace normal N , et les onze espaces enregistrés par l'écrou 38, ainsi que le supplément disponible, seraient absorbés en parts égales par les onze coins; au moment de la justification, le solénoïde 35 tracera sur la bande une barre représentant un espace légè rement supérieur à la largeur normale N .
En général, la construction des coins cou lissants 75 est prévue de telle faon qu'ils effectuent la moitié de leur course pour un espace normal N , une latitude suffisante étant donc réservée à l'usage d'espaces plus larges ou moins larges que l'espace normal, pour la justification. On comprendra que dans la composition d'une quelconque ligne de texte, quelques coins situés tout à fait à droite ne soient pas utilisés, ce qui ne compromet en rien la justification, puisque les blocs 74 jouent alors sans aucun effet sur les barres 22, entre les écrous 37 et 38.
Mlécanisme de dégagement ou de, libération. Lorsque l'on a terminé la composition et la justification d'une ligne au moyen des mé- eanismes ci-dessus décrits, on doit aetionner une touche de dégagement afin de préparer les mécanismes à la prochaine composition. Les fig. 1 et 10 montrent les pièces ainsi re placées dans leur situation primitive, mais à cette exeeption près que lorsque la ligne vient. d'être achevée, les écrous 37 et 38 sont. dé portés à droite.
Une frappe sur la touche de dégagement a donc pour effet, tout d'abord, d'exciter les électro-aimants -19 et 69 et de dé gager les freins,. afin que les ressorts enfer més dans les boîtiers 46 et 65 fassent revenir les écrous aux positions initiales vues sur la fig. 1 et, ensuite, de faire fonctionner un mo- teur 91 et un embrayage 92 pour faire tour ner l'arbre 28, ce qui déplace la bande vers la gauche d'une certaine distance, préalable ment à la composition d'une nouvelle ligne.
On remarquera que les marqueurs 25 tra vaillent sur une certaine plage de la bande qui se déplace graduellement jusqu'au mo ment où le premier signal qui a été tracé s'approche de l'emplacement du marqueur de justification; la barre de justification, ainsi que celles représentant la longueur de ligne et la taille des caractères, apparaîtront donc sur la bande un peu en avant du texte en code auquel ils se rapportent, soit, dans le cas présent, à gauche de ce texte.
Ces mar queurs étant placés à une certaine distance les uns des autres, ils pourront opérer simultané ment, comme on l'a déjà indiqué; par le mou vement du moteur 91, la bande avancera donc suffisamment pour laisser libre l'espace né cessaire à tracer les signes de justification, de longueur de ligne et de dimension de carac tères, relatifs à la ligne suivante, ce traçage ayant lieu après la composition.
La rotation de l'arbre 28, qui fait avancer la bande 24 d'une distance au moins égale à celle qu'occupe une ligne de texte, a lieu au moyen d'un dispositif maintenant le courant dans le moteur 91. jusqu'à ce qu'il ait fait un tour complet; on peut intercaler entre le mo teur et l'arbre un équipage d'engrenages ou d'un autre genre, propre à. assurer l'avance convenable de la. bande avec un seul tour du moteur.
Le mécanisme, vu en haut à gauche sur la fig. 1. ainsi que sur la fig. 10, renferme une came 92a, montée concentriquement à l'arbre du moteur et portant un poussoir agissant sur l'interrupteur du moteur pour couper le cou rant après un tour. Cet interrupteur main tient aussi le courant dans l'embrayage électro magnétique 92, ce dernier et le moteur étant. donc coupés ensemble lorsque le poussoir de la came 92a appuie à nouveau sur le bouton, après un tour complet. Comme on l'a dit plus haut, le démarrage du moteur s'effectue en appuyant sur la touche de dégagement, ceci ayant pour effet de rétracter le poussoir monté sur la came, donc de laisser revenir l'interrupteur et de lancer le courant.
Le mo teur 91 et la partie supérieure de l'embrayage 92 sont libres et séparés de l'arbre 28, sauf lorsque l'embrayage magnétique est sous cou rant.
La pression exercée sur la touche de déga gement a également pour effet d'envoyer le courant au moteur 87a, afin de faire revenir la tablette 86 à sa position de départ, le mo teur 87a étant monté en parallèle avec le moteur 91 et son interrupteur, ce qui donne un temps suffisant. pour le retour de la ta blette. Au moment précis où la touche de dégagement commande l'envoi de courant dans les électros 49 et 69, l'électro 88a est également excité et opère le retrait du cli- quet arrêtant la roue à rochet montée sur l'arbre du pignon 87, ce qui permet, au mo teur 87a de faire revenir la tablette 86.
Clavier. Il peut être du type normal employé pour les machines à écrire, mais il comprendra, en outre, certaines touches spéciales, ainsi que d'autres détails d'importance capitale.
Le clavier de la machine représentée pré sente un dispositif spécial, grâce auquel l'opé rateur peut voir d'un coup d'#il le dernier caractère frappé.
La fig. 7 montre schématiquement une partie du clavier, avec les organes s'y rappor tant. Le mécanisme est monté dans un bâti 93, les touches étant disposées comme il est indiqué, c'est-à-dire que celles de droite com prennent la touche de dégagement et autres touches spéciales, tandis que les touches numérotées 95 et 96 sont celles de certaines lettres de l'alphabet. Les touches alphabéti ques seront disposées, clé préférence, comme sur les claviers de machines à écrire, mais on y adjoindra certaines touches donnant des mots, qui pourront être placées en avant du groupe alphabétique.
Par exemple, la touche 95 peut être celle de la lettre 0 , tandis que les trois touches 97, situées juste devant la touche 95, seront respectivement celles des mots courants: ou, où, or, ou d'autres mots de trois lettres et plus.
De même, les touches 98 pourront repré senter des mots commentant par la lettre de la touche 96. La barre d'espacement habituelle 99, correspondant à celle des machines à écrire, joue le même rôle dans cette machine. Chaque touche, y compris celle d'espacement 99, fait en réalité partie d'un contaeteur élec trique qui ferme les circuits nécessaires à l'ac complissement des opérations ci-dessus dé crites.
Une molette 100, munie d'un index poin tant vers plusieurs chiffres, est disposée à droite du bâti 93 et sert à choisir le genre de caractère désiré; cette molette est. réunie mécaniquement à. un générateur 101, égale ment placé contre le bâti et équipé de con nexions à. trois fils le réunissant, comme le montre la fig% 7, aux trois moteurs 72, 64 et 31., visibles sur les fi-. 1 et 2, afin de faire fonctionner ces moteurs comme récep teurs des changements de position, ainsi qu'on l'a décrit plus haut.
Le bâti 93 supporte aussi un générateur 102, pourvu d'un bouton moleté de commande, qui actionne les moteurs 43 et 33 en vue de régler la longueur de ligne, comme on l'a déjà indiqué. Un index 103, placé devant la partie du pupitre renfermant le i2#énéra- teur 102, peut être glissé en un point. quel conque de l'échelle représentant. la longueur de ligne désirée; l'échelle présentée ici porte seulement les chiffres 4, 5, 6 et 7, indiquant en pouces les longueurs de lignes, mais elle peut être plus Ion-nie ou être graduée en mesures d'un autre système. Le générateur 102 est réuni par un câblage à trois fils aux moteurs 33 et 43.
Les mécanismes transmet teurs et récepteurs de déplacements mécani ques du type employé ici sont, ainsi que leur fonctionnement, connus clés spécialistes, et i1 n'est donc pas nécessaire de les décrire en détail. On peut monter des mécanismes d'tin autre type pour faire fonctionner le dispo sitif rapporteur des longueurs de lignes, ainsi que celui qui permet de déterminer la dimen sion des caractères.
Le transmetteur dle déplacements 45, actionné par une crémaillère, comme on l'a indiqué ci-dessus, est réuni par un câblage à trois fils, visible sur la fig. 7, à un récepteur de déplacements 104, agissant sur un système crémaillère-pignon 105, , couplé à un index 105a, afin que soit enregistré sur le devant du pupitre l'état d'avancement du travail. Lorsque l'écrou 37 de la fig. 1 avance pas à pas, l'index 105a avance également de la même quantité, pour chaque signal frappé, le long de l'indicateur situé sur le pupitre; l'opérateur peut donc savoir instantanément qu'il a terminé la ligne.
En même temps que s'effectuent ces opé rations, un contact flexible fixé à la crémail lère 105 vient porter successivement sur une série de plots 106, représentant la position clé chaque caractère ou espace dans la ligne; chaque plot de contact est électriquement réuni à une roue correspondante 107, appelée roue de caractères, faisant partie d'un groupe de roues semblables contiguës les unes aux autres, tournant sur un arbre monté trans versalement au bâti, et placées juste derrière une fenêtre oblongue 108. L'équipement élec trique est eonçu de manière que, lorsque le contact flexible de la crémaillère 105 touche un certain plot, la roue correspondante 107 tourne en présentant à. la fenêtre 108 le carac tère qui a été frappé, tous les caractères apparaissant dans l'ordre même où ils sont disposés dans la ligne.
L'opérateur voit donc à chaque instant quel est le caractère qu'il a tracé sur la bande et, s'il s'aperçoit d'une erreur, il actionne simplement la touche d'annulation, pouvant être, par exemple, celle vue en 91 à droite du clavier, ainsi que la touche du caractère à annuler, provoquant ainsi l'accomplissement (les opérations ci-dessus décrites, relativement à l'annulation d'un signal erroné.
Les roues de caractères 107 sont vues ici de façon seulement schématique, mais elles peuvent être individuellement éclairées par de petites ampoules électriques, ceci attirant mieux l'attention de l'opérateur lors de l'ap parition du caractère à la fenêtre 108. La composition d'une ligne étant terminée, l'opé rateur peut relire entièrement, son texte au travers de la fenêtre 108 avant d'appuyer sur la touche d'affranchissement. Les roues 107 sont équipées de petits moteurs électriques disposés pour fonctionner en corrélation avec les touches, afin que le caractère frappé soit correctement indiqué.
Chaque roue porte à sa périphérie toutes les lettres de l'alphabet et d'autres caractères, tels que chiffres, signes de ponctuations, et un blanc pour l'espace; une roue peut être composée de trois comparti ments contigus, l'un montrant les lettres, lin autre les chiffres et ponctuations, le troisième étant réservé à d'autres signes si cela est né cessaire et, face à une lettre quelconque du compartiment des lettres, on peut avoir un chiffre ou signe de ponctuation ou tout signe spécial désiré.
Les connexions concernant les roues de caractères 107 sont. indiquées sur le schéma général de la fi-. 10; il s'agit ici, cela va sans dire, d'un schéma de principe seulement, et il est évident due les contacts 106 peuvent être connectés à un distributeur rotatif rem plaçant le système clé la barre 105 pour la commande des roues de caractères. Dans tous les cas, il faudra prévoir un équipement agis sant clé manière précise sur les roues, quelle que soit la largeur des lettres ou autres carac tères entrant dans la composition d'une ligne. Schéma général <I>des connexions.</I>
La. fig. 10 montre un schéma de câblage donnant la disposition des divers circuits des servant certaines touches à. caractères et une touche de mot, prises à titre d'exemple, et in diquant aussi le système de connexions relatif aux touches spéciales, telles que celle d'espace ment, celle d'annulation et d'autres.
On re marquera que ce schéma concerne spéciale ment les connexions intéressant. les touches, et non celles de certains autres mécanismes, et que certaines touches de lettres, telles que les touches 95 et 96 (fig. 7), servent également à inscrire des chiffres et ponctuations; l'opé rateur devra donc, s'il désire obtenir le chiffre, frapper en premier lieu une touche spéciale donnant les chiffres, une opération identique devant être faite pour écrire les majuscules, minuscules et italiques.
Sur la fig. 10,à gauche, sont, représentées toutes les touches, en ligne verticale, et lors qu'on appuie sur une touche spéciale, par exemple la touche majuscules , le mécanisme imprimeur précédemment décrit à propos des marqueurs 25 donnera sur la bande le signal correspondant. Toutes les touches disposées les unes au-dessus des autres sur la fig. 10 sont désignées par leur appellation normale.
Les moteurs et électro-aimants portés aux fig. 1 à 9 sont également tracés schématique ment sur la fig. 10, en particulier lorsqu'il s'agit d'organes desservis par les touches du clavier. Au centre du schéma figure un sélec teur rotatif 108a, de construction courante et pouvant convenir à. l'établissement de diverses connexions; il peut posséder un rotor ou partie mobile 109, ou un contacteur réglable, disposé pour l'impression des minuscules, majuscules, chiffres et italiques, et les ponctuations peu vent être comprises dans le sélecteur numé rique.
La présence d'un tel sélecteur est impor tante, car les divers caractères sont de lar geurs aussi diverses, et doivent être calibrés par des ergots de longueurs différentes sur le tambour 53 des fig. 1 et 2. Le sélecteur 108a est donc réuni par un système à trois fils aux moteurs enregistreurs de déplacements 52 et 55 qui sont mis à la masse comme le montre le dessin. Les six électron imprimeurs, numé rotés de 1 à 6 et également mis à la masse, que montre la fig. 1, sont visibles aussi sur le schéma, en haut et à droite, et accompa gnés de leurs fils d'arrivée de courant, tracés verticalement.
Touche des lettres minuscules.
On prendra, pour décrire plus commodé ment le schéma de câblage de la fig. 10, un exemple particulier de composition dans lequel la ligne commence par le mot and en lettres minuscules courantes. On supposera que les mécanismes sont revenus à leur position nor male par une pression sur la touche d'afffran- chissement, et que l'on a marqué sur la bande le signal indiquant qu'il s'agit de caractères de type normal , en mettant en jeu un cir cuit analogue à celui des italiques ; l'opéra teur commencera par peser sur la touche mi nuscules , ce qui aura pour effet de relier deux circuits au fil vertical d'alimentation 110 que l'on voit à droite des touches sur le schéma.
L'un de ces circuits dessert en com mun les touches majuscules , chiffres et italiques et comprend un fil 117, réuni à un électro-aimant 112 mis à la masse, en vue d'actionner un interrupteur 113 qui coupe le circuit sur lequel se trouve un autre inter rupteur 67, ce dernier étant normalement fermé et desservant l'électro-aimant 62, dont le mécanisme à cliquet fait avancer la bande 24 pas à pas vers la gauche.
La pression sur la touche des minuscules sert aussi à envoyer le courant, par un fil 114, dans un électro-aimant 115, situé en haut et à droite, qui ferme un relais à trois con tacts, le courant étant ainsi dirigé simultané ment sur les électro-aimants 26, portant les numéros 2, 4 et 5, du système marqueur par impression ou poire çonnage -, ce qui donne le signal des minuscules. Un fil 116, dérivé à la base du fil 110, fournit le courant aux contacts fonctionnant par l'électro 715. Une dérivation 114' du fil 114 dirige le cou rant sur l'organe 109 du sélecteur 108a, afin de mettre le sélecteur en position voulue pour qu'en tapant ultérieurement une lettre quel conque, les moteurs 52 et 55 agissent de fanon que l'ergot convenable se présente pour mesu rer la lettre minuscule.
Ln laissant revenir la touche des minus cules, on provoque la fermeture de l'interrup teur 113, et l'on envoie du courant au méca nisme à. rochet. solidaire de l'arbre 28, ce qui fait avancer la bande d'un pas vers la gauche.
Circuit d'iui.e <I>touche</I> elc <I>lettre. et son</I> <I>f</I> oii.c tioyarze iüc, ti <I>t.</I>
La suite de l'opération est. la manoeuvre de la touche. A , qui est la touche supérieure sur la fig. 10. Ceci a pour conséquence de diriger le courant venant du fil 110, en pas- sant par le contact de la touche, vars un élec tro-aimant 117 gouvernant un relais 118 à sept contacts en ligne.
Un courant positif passe par les deux premiers contacts et les cieux fils 119 pour aboutir aux électro-aimants 26 d'ordre 4 et 5, desservis chacun par un des contacts et un fil 119; le troisième et le qua trième contact du relais 118 envoient le cou rant, à travers cles fils 120, au sélecteur 108 qlui distribue du courant aux moteurs enregis treurs de déplacements 52 et 55, de façon telle qu'ils choisissent l'ergot de calibrage 54 cor respondant à la largeur de la minuscule a , et le sixième contact 118 fournit le courant par un fil 121 à la roue de caractères 107 qui est réunie par son contact 106 à la crémaillère 105 mise à la masse, ce qui fait apparaître la lettre A à la fenêtre 108 vue sur la fig. 7.
Le cinquième contact du relais 118 donne, par un fil 122, une arrivée de courant du côté gauche d'un relais polarisé 123, ce courant retournant ensuite à la masse, et l'on provo que ainsi la fermeture d'un interrupteur 124 qui ferme un circuit d'alimentation servant après le relevage de la touche A .
Quant au septième contact de chacune des lettres A , N et D , il établit, avec le fil commun 7a, un circuit servant au moment où l'on presse la touche d'annulation, puis, immédiatement après, la touche du caractère à annuler.
Dès que l'opérateur laisse remonter la touche A , l'électro-aimant 117 est désexcité et les contacts 118 reprennent leur position normale. Le quatrième et le cinquième contact envoient alors le courant pris au fil 110 dans des fils 125 et 126; le fil 125 mène à l'inter rupteur 60, normalement fermé et également visible sur la fig. 2, tandis que le courant du fil 126 passe par un interrupteur fermé 124 pour atteindre l'embrayage électrique 56 accouplé au moteur 57 - lequel possède son propre branchement pour fonctionner en toute indépendance - et provoquer le dé placement du bras 58 de la fig. 2, en mettant ainsi la pièce 51 en contact avec l'ergot 54 concernant la lettre A .
Le mouvement du bras 58 provoque l'ou verture de l'interrupteur 61 et la fermeture de l'interrupteur 60, le courant étant ainsi en voyé par le fil 125 et l'interrupteur 60 vers le côté droit du relais polarisé 123, et ce relais se déplace donc en position opposée normale ment fermée, le contact 124 se coupant, tandis que le courant passe en 127, ce dernier cou rant venant du fil 110 par l'intermédiaire du fil 128 et d'un contact fermé 129, et allant à l'embrayage 50 associé au moteur 46 visible sur les fig. 1 et 2.
La coupure de contact en 121 désexcite l'embrayage 56, et le ressort de rappel du bras 58 joue en tirant ledit bras vers la gauche; l'interrupteur 61 se fermant alors, l'électro-aimant 156 faisant partie du mécanisme à rochet relié à l'arbre 28 reçoit le courant, ce qui fait avancer d'un degré la bande 21, ainsi qu'on l'expliquera plus tard en se référant à la fig. 10.
Le courant passant par l'interrupteur 61 alimente aussi l'électro-aimant 62 qui oblige la pièce 51 à culbuter à gauche, tandis que l'embrayage 50 fonctionne (voir la fig. 2) en faisant tourner la vis 10 qui éloigne l'écrou 37 de sa butée 42 d'une distance égale à la lar geur de la lettre a . Ce mouvement de l'écrou 37 est évidemment en relation avec l'action simultanée du générateur 45 servant à la transmission des déplacements, ainsi qu'avec la mise en action de celle d'entre les roues 107 qui doit, donner la lettre A comme carac tère posé en tête de ligne.
Le courant passant par l'interrupteur 127 vient du fil 110, par le fil 128 et un inter rupteur 129, normalement fermé, et actionne l'embrayage 50 où il parvient directement, comme le montre le schéma, mais une partie de ce courant va par un fil 130, menant au contact fermé d'un interrupteur 131, et à l'in terrupteur 61 maintenant fermé.
L'interrupteur 131 est, en position nor male, fermé du côté du fil 130, comme on le voit sur le schéma, et les interrupteurs 61 et 113 sont également, en temps normal, dans les situations présentées sur la fig. 10, et le cou rant les traverse donc continuellement, sauf lors des courtes interruptions dues à l'ouver- ture des contacts 129, 127, 131, 61 et 113; il y a donc normalement toujours du courant dans l'embrayage 50 et dans l'électro-aimant 62, de faon à maintenir la pièce 51 en contact avec la butée 63, ainsi que dans l'électro-aimant 156, ceci afin que la barre 155 du mécanisme à rochet d'avance de la bande soit dans la po sition basse assurant l'arrêt.
Lorsqu'on appuie sur la touche de la lettre N , l'électro-aimant 132 déplace les sept con tacts alignés 133 d'un relais absolument sem blable à celui déjà cité pour la lettre précé dente et dont les contacts portaient la réfé rence 118, la seule différence étant qu'un si gnal différent se trouve marqué sur la bande. Dans le cas présent, les deux premiers con tacts envoient le courant dans une paire de fils 134, aboutissant aux marqueurs 26 por tant les N 5 1 et 5, ce qui donne le signal représentant N , d'une manière identique à celle déjà décrite à propos de la lettre A .
En manoeuvrant la touche D , on provo que l'excitation de l'électro-aimant 135, com mandant la fermeture des sept contacts 136, pour aboutir à un résultat analogue à celui donné par les contacts 118. Les deux premiers contacts envoient le courant provenant du fil 110 dans deux fils 137, d'où il se dirige vers les électro-aimants marqueurs 26, portant les Nos 3 et 5, les marques obtenues donnant. le signal de la lettre D . Le fonctionnement, par ailleurs, ainsi que les connexions étant les mêmes que ceux décrits à propos de la ma- n#uvre de la touche A , et restant entendu que la crémaillère 105 passe successivement d'une roue de caractère à l'autre, la première marquant A , tandis que la seconde indique N et la troisième D .
Circuit intéressant la touche d'espacement. Lorsque la machine a fonctionné pour composer le mot and , le stade suivant est la manoeuvre de la touche d'espacement. Elle a pour effet de fournir le courant à un élec tro-aimant 138 qui agit sur un relais à neuf contacts contigus 139, polo distribuer le cou rant venant du fil 110 à diverses parties de la machine, comme le montre la fig. 10. Les pre- mier, second et troisième contacts condutisent le courant à travers trois fils 140, aux électro- aimants imprimeurs 26, numérotés 2, 3 et 4, qui tracent ainsi, sur la bande, le signal d'es- paeement.
Le quatrième des contacts 139 envoient chu courant, par un fil 141, à tontes les roues de caractères 707, et il en résulte que la roue suivante, seule réunie à la masse par la barre 105, donne un blanc représentant l'espace ment. Le cinquième contact se trouve relié, par un fil 1423, an fil 122 et, par là, au relais polarisé 123, ce qui ferme un circuit remplis sant les fonctions précédemment décrites à propos de ce relais.
Les quatrième et cin quième contacts étant dans leurs positions normales vues sur la figure, lorsqu'on relâche la touche d'espacement, sont réunis par des fils 143 et 144, respectivement, aux fils 125) et 126, pour conduire le courant et permettre l'accomplissement des opérations précédem ment décrites à propos du retour an repos (le la touche A . Ces opérations sont également indiquées en détail aux paragraphes relatifs aux fig. 1 à 3.
Le sixième contact déplacé par la man#u- vre de la touche d'espacement dirige le cou rant, par l'intermédiaire d'un fil 145, à l'élec- tro-aimant 88, attirant vers le bas Lui levier 1-16 auquel est rattaché le cliquet d'entraîne ment 1.17, afin de faire tourner la roue à ro chet 1-18 fixée au pignon 87, ce dernier faisant glisser la tablette 86 vue sur la fig. 1.
Le cliquet 1-17 est normalement dégagé de la roue 148, mais il est rappelé par un ressort, de manière à. pousser une dent. dès que le levier qui le porte est abaissé; ce levier pos sède également un ressort, le ramenant contre sa butée pour reprendre sa position normale.
Le septième contact du relais, tributaire du mouvement de la touche d'espacement, est relié par un fil 1-19 à un relais polarisé 150 qui ferme un interrupteur 151 pour faire pas ser le courant du fil 12 à l'emb ra@-a.ge élec tromagnétique 6 7 et donner ainsi la rotation de la vis sans fin 39, par laquelle l'écrou 38 est. déplacé vers la droite.
Pendant. que le courant. est maintenu clans cet embrayage 67 par le relais 150, après le retour au repos de la touche d'espacement, il y a également pas- du courant par les fils 144 et 126 et l'interrupteur 124 vers l'électro-aimant 73 qui commande l'abaissement de la palette 70, abaissement faisant tourner la vis sans fin 39 et, par conséquent, avancer l'écrou 38 d'un pas à droite. On remarquera que l'embrayage 56 est monté en parallèle avec l'électro 73, et qu'il reçoit donc le courant en même temps que celui-ci, pour agir de la manière ci-dessus décrite en faisant mouvoir l'écrou 37 vers la droite d'une distance égale à l'espace normal N .
Lorsque l'interrupteur 60 se ferme par le fonetionnement de l'embrayage 56, le courant parvient par la connexion 152 à l'extrémité opposée du relais 150 et passe à la masse, ce passage dans ledit relais ouvrant l'interrup teur 151; le relais 123 est aussi renversé, comme il a été dit plus haut.
Les huitième et neuvième contacts 139 relatifs à la touche d'espacement ont des con nexions 153 aboutissant au sélecteur 108 en vue d'obtenir la sélection de l'ergot d'espace ment désiré, par le fonctionnement des mo teurs 52 et 55. En laissant revenir la touche d'espacement, le retour concomitant des con tacts 4 et 5 à leur position normale met sous courant divers organes de la machine, ainsi qu'on l'a mentionné plus haut à propos de la touche A .
Mécanisme assurant le déplacement de la bande.
Après l'inscription de tout signal sur la bande 24, celle-ci glisse à gauche d'une dis tance égale à un espacement, étant entraînée par la roue dentée 151 fixée à la partie infé rieure de l'arbre 28, comme le montre la fig. 1. Sur la fig. 10, montrant encore mieux le dispositif, on distingue le linguet d'entrai- nement de la roue 154, qui est pivoté sur l'armature 155 et rappelé par un ressort dans la position d'attaque;
la barre 155 est elle- méme sollicitée contre sa butée de repos par un ressort, et elle peut être attirée par l'élec- tro-aimant 156, connecté en parallèle avec l'électro-aimant 62 par l'intermédiaire de l'in- terrupteur 113. Normalement, le courant est maintenu dans l'électro 156, l'armature res tant attirée dans la position vue sur la fig. 10.
On notera que dans toutes les opérations comprenant un mouvement vers la gauche de la bande, le circuit est d'abord coupé par l'ouverture d'un ou plusieurs interrupteurs placés sur le chemin du fil 128. L'arbre 28 n'est pas directement relié à l'embrayage 92, mais en bout de cet arbre est fixé un disque tournant librement avec lui, disque entrant en fonction lorsque l'embrayage 92 reçoit le cou rant, ainsi qu'il sera expliqué plus tard.
Mécanisme et branchements relatifs aux touches de mots.
Le mot and peut être tracé en code sur la bande 24 au moyen d'un ensemble de con nexions visible sur la fig. 10, sans que l'on doive man#euvrer les touches des diverses lettres le composant. La touche and , figurée immédiatement au-dessous de la touche d'es pacement sur le schéma, montre une disposi tion générale permettant de suivre le fonc tionnement du mécanisme pour l'écriture ra pide de divers mots courants.
Ladite touche est montée avec un interrupteur double, met tant en jeu les circuits de la façon suivante: La touche étant abaissée, le courant est envoyé par un fil 157 à un électro-aimant 158 qui attire un bras isolé 159 vers la gauche, contre l'action de son ressort. de rappel, en le faisant passer sur trois contacts, respective ment, réunis aux électro-aimants des lettres A , N et D , soit. les 117, 132 et 135.
Le bras 159 reste un moment au repos sur le plot de contact de la touche A , et dès que l'on abandonne la touche and , le cou rant arrive par le fil 160 et le bras 159 à l'électro-aimant de la touche<B> A ,</B> tout fonc tionnant alors comme on l'a. indiqué à. l'en droit de la description concernant la manoeu- vre de la. touche A .
L'électro-aimant 158 est désexcité lors du. relevage de la touche and , et le bras, 159 revient en arrière sous l'effet de la tension de son ressort en repassant sur les contacts suc cessifs, mais sa vitesse est ralentie au moyen d'un amortisseur 161, placé sur le prolonge ment du noyau de l'électro-aimant. Les élec tro-aimants 117, 132 et 135 sont, en consé quence, alternativement excités et désexcités les uns après les autres, et les lettres a , n et d s'inscrivent donc en signaux du code sur la bande 24.
Circuits concernant les lettres majuscules, les chiffres et le genre dle caractère.
Les touches majuscules , chiffres et italiques , disposées immédiatement en des sous de la touche minuscules , mettent en action des mécanismes analogues à ceux dont on a suivi le fonctionnement au paragraphe se rapportant à l'usage de cette dernière tou che. I1 peut, exister d'autres touches relatives au genre du caractère, telles qu'une touche standard par exemple, dont le fonctionne ment et l'appareillage seront les mêmes que ceux de la touche italiques du schéma. Toutes ces touches recevront donc le courant du fil 110, pour l'envoyer au 111 et actionner l'électro-aimant 112 qui fait ouvrir l'interrup teur 113 et cause le relevage de l'armature 155, à laquelle est fixé le linguet d'entraîne ment.
La pression sur la touche majuscules a également pour effet d'envoyer le courant dans un fil 162 et un électro-aimant 163, ce dernier fermant un relais à trois contacts qui fait passer le courant du fil 116 aux électro- aimants marqueurs 26 d'ordre 1, 4 et 5, le signal résultant étant celui des majuscules. Une dérivation 164 du fil 162 mène au rotor 109 du sélecteur, afin de faire sortir les lettres majuscules; le relevage de la touche permet à l'interrupteur 113 de se fermer, ce qui ac tionne l'électro-aimant 156 pour faire avancer la bande d'un pas à gauche.
En appuyant sur la touche chiffres , le courant est dirigé par un fil 165 à un électro aimant 166, qui ferme un relais à trois con tacts, en faisant ainsi passer le courant du fil 116 aux électro-aimants marqueurs 26 d'ordre 1, 3 et 4, le signal obtenu étant celui qui doit précéder toute frappe de chiffre ou de série de chiffres. Le fil 165 est relié par le branche ment 167 au rotor 109 du sélecteur, afin que celui-ci soit réglé pour le calibrage des lar geurs des chiffres. Le relevage de la touche chiffres permet à l'interrupteur 113 de se fermer et donne ainsi le mouvement d'avance de la bande.
Lorsqu'on presse la touche italiques , le courant, passant par un fil 168, v a à un électro-aimant 169 opérant la fermeture (le deux contacts, par laquelle le courant suivant le fil 116 aboutit aux marqueurs 26 d'ordre 2 et 4, qui fournissent ainsi le signal itali ques . En même temps, une dérivation 170 conduit le courant du fil 168 au rotor 109 du sélecteur, mettant celui-ci en état de calibrer les lettres italiques. Enfin, le retour au repos de la touche italiques donne la fermeture du contact 113 et, par là, le mouvement d'un pas à gauche de la bande 24.
Cireuit concerna2nt la touche d'annulation.
L'opérateur appuie sur la touche d'annu lation, placée sur le schéma fig. 10 immédiate ment sous la touche and , lorsqu'il. constate que sa dernière frappe a donné une erreur. On a déjà décrit plus haut, à propos de l'an nulation d'un signal de caractère, les méca nismes visibles sur les fig. 1 à. 3, mais les cir cuits entrant en jeu sont présentés par la fig. 10, étant. bien entendu qu'il est nécessaire, pour annuler le caractère obtenu par une fausse frappe, de frapper à nouveau le même caractère conjointement avec la man#uvre de la. touche d'annulation.
En général, l'annula tion d'un caractère s'accomplit en inversant l'ordre de marche de certains mécanismes, relativement à l'ordre habituel dû à une mani pulation normale de la touche de ce caractère.
Supposons, par exemple, que la touche <B> A </B> ait. été manoeuvrée par erreur; le signal correspondant est doue marqué sur la bande, tandis que le caractère est apparu sur l'une des roues indicatrices et que l'écrou 37 a bougé d'une distance en rapport avec la na ture du caractère. On commencera par appuyer sur la. touche d'annulation, afin d'en voyer le courant. venant du fil 110 dans un fil 171, pour faire jouer des électro-aimants 172 et 173, dont. le dernier modifie la situa- lion de l'interrupteur 131, de manière à faire remonter l'armature 155; quant à l'électro aimant 172, il déplace vers la gauche les cinq contacts d'un relais, le mouvement du cin quième contact provoquant une rupture en 129 et coupant ainsi le passage entre le fil 128 et le contact 127.
Le premier et le second contact déplacés mettent en communication les fils 141 et 7a, ce qui fournit du courant aux roues de caractères 107 lorsqu'on frappe la touche A en alimentant ainsi le fil 7a. Le troisième et le quatrième contact réunissent le fil 122 avec la partie gauche d'un relais polarisé 174, afin que lorsqu'on appuie sur la touche A , le courant aille non seulement au relais polarisé 123 pour fermer l'interrupteur 124, mais aussi, par le même fil 122, au relais 174 pour fermer un interrupteur 175; celui-ci est relié directement à l'alimentation 128, ce qui donne un passage direct de courant vers l'embrayage 50, ainsi que vers un électro aimant 177 actionnant un mécanisme à rochet, le courant passant alors par le fil 130, le con tacteur 131 et le fil 176.
Mis en action, l'élec- tro-aimant 177 attire vers le bas l'armature 178 portant un linguet rappelé par ressort, qui pousse d'un cran une roue dentée 179. Cette roue dentée est solidaire d'un arbre avec système de pipnons ou tambour, visible en haut et à droite de la fig. 1, et son mouve ment fait déplacer la bande pas à pas vers la droite; le linguet monté sur la barre 178 est normalement dégagé des dents de la roue, afin que celle-ci puisse revenir en arrière lorsque la bande est déplacée dans le sens opposé, au moyen des dispositifs déjà dé- erits.
C n interrupteur 180 fonctionne en corré lation avec l'armature 178, de manière que, lorsque cette armature a été attirée à peu près à fond clé course, le contact est établi au point 180 pour faire passer le courant du fil 176 aul fil 181 et, de là, à l'électro-aimant marqueur 26 d'ordre 6 ayant une mise à la masse séparée, le résultat étant un point uni que sur la bande, point situé sous le signal à annuler, en l'espèce le signal de la lettre A .
Le courant allant au fil 176 passe simul- tanément par un fil 181a à un électro-aimant 181b qui fait ouvrir un interrupteur normale ment fermé, mettant les marqueurs d'ordre 1 à 5 à la masse; le retour à la masse de ces électro-aimants étant ainsi coupé, le carac tère à annuler ne peut être tracé à nouveau sur la bande.
Lorsqu'on a pressé et relâché la touche d'annulation et la touche A , le relais pola risé 174 maintient, l'interrupteur 175 fermé et l'embrayage 50 sous courant jusqu'à la mise en action de l'embrayage 56, qui est excité au moment de l'abandon de la touche A . Lorsque le bras solidaire de l'embrayage 56 oblige la pièce 51 et l'écrou 37 à se déplacer, ce dernier d'un pas à gauche, tandis qu'il provoque aussi la fermeture de l'interrupteur 60, le courant est dirigé, par cet interrup teur 60 et la connexion 182, à la partie droite du relais polarisé 174, pour faire ouvrir l'in terrupteur 175 et, par là, libérer l'embrayage 50.
Le courant venant du fil 125 en traver sant l'interrupteur 60 agit également sur le relais 123 pour ouvrir l'interrupteur 124 et fermer le 127, si bien que les électro-aimants 62 et 156 sont excités, d'où le mouvement de la bande d'un pas vers la. gauche.
Au cours de ces opérations, l'embray age 50 cesse de recevoir le courant avant que l'éleetro 62 le reçoive et fasse ainsi revenir la pièce 51.à sa position normale. On com prend que les moteurs 52 et 55 entrent en fonctionnement par la pression effectuée sur la touche A , la pièce 51 venant en contact avec l'ergot convenable qui est. calibré dans ce cas par le mouvement de cette pièce de sa butée vers l'ergot. Dans le cas particulier, le tambour à ergots n'est pas actionné parce que le signal qui a été annulé était. le der nier signal enregistré par la bande.
<I>Circuit de ta</I> touche <I>d'affranchissement.</I> La touche d'affranchissement est. située tout à fait. en bas sur le schéma de la. fig. 10; en l'actionnant, on envoie le courant du fil 110 à un fil 183 et au mécanisme schématisé en bas et à droite de la fig. 10. Le fil 183 est relié à l'embrayage 92 et au moteur 91, ce dernier étant également visible sur la fig. 1, et le dispositif a pour but de faire avancer la bande 24 suffisamment pour séparer la série de signaux terminée de celle qui viendra ensuite, ceci en faisant tourner l'arbre 28.
Toutefois, cette opération n'a pas lieu avant que le courant cesse de passer dans l'électro aimant 156 et qu'il soit ainsi permis à l'ar mature 155 de remonter, ce qui s'effectue par l'ouverture de l'interrupteur situé entre les électro-aimants 62 et 156, sous l'action d'un électro-aimant 184 recevant le courant du fil 183 par une connexion 183a. Lorsque le moteur 91 commence à tourner, le taquet de la came 92a s'efface en permettant à l'inter rupteur 92b de se fermer, ce qui maintient le courant dans le moteur 91 et l'embrayage 92.
Le fil 183 envoie également du courant, par une connexion 185, aux électro-aimants 49 et 69 servant à dégager les freins et visi bles aussi sur la fig. 1, et les ressorts d'hor logerie placés dans les boîtiers 46 et 65 pou vant jouer librement, il s'ensuit que l'écrou 37 est rapidement renvoyé contre la butée 42, tandis que l'écrou 38 vient en contact avec la tête 39a de la vis 39, ce qui donne les posi tions vues sur la fig. 1. Le courant passant par le fil 185 va également à l'électro-aimant 88a qui oblige un doigt d'arrêt retenant la roue 148 à s'effacer, de façon que le moteur 87a mis en action en même temps puisse faire tourner le pignon 87 et faire revenir ainsi la tablette 86 à sa position normale.
Il y a aussi passage de courant du fil 183, par une con nexion 183b, à un électro-aimant 186, qui oblige un interrupteur qui lui est accouplé à envoyer le courant du fil 128 au fil 141 et aux roues de caractères 107, et celles-ci re viennent donc au blanc pendant que l'écrou 37 retourne contre sa butée 42.
Lorsqu'on a laissé revenir la. touche d'affranchissement, l'interrupteur 92b laisse passer le courant dans les électros 49, 69, 88a, 184 et 186, ainsi que dans l'embrayage 92 et les moteurs 91 et 87a, pendant un temps assez long pour que la came 92a fasse un tour com plet, et que puisse s'accomplir le fonctionne ment des mécanismes intéressés. Le retour au repos (le la touche a pour effet de faire pas ser le courant du fil 116 au fil 183 et à l'em brayage 92 ainsi qu'aux électro-aimants 184 et 186. Dès que la came fait ouvrir l'inter rupteur 92b, tous les électro-aimants et les moteurs que l'on vient de citer sont désexei- tés, et les mécanismes sont prêts pour la re prise de la composition avec une nouvelle ligne de texte.
Concernant les opérations qui viennent d'être décrites, il apparaîtra aisément que la marge de droite (le la ligne est définie, pour toute ligne à composer, par l'encombrement qu'occupent l'écrou 38 et torts les blocs répar titeurs d'espacement rangés contre lui, lorsque les mécanismes sont en état d'affranchisse ment, tels qu'ils sont vus sur la fig. 1. Si, au cours d'une composition, l'écrou 38 n'était pas déplacé et que la ligne se fasse malgré cela, l'écrou 37 entrerait seulement en contact avec le premier bloc porte-coin. Toute modi fication dans la longueur de la ligne ne peut donc être faite qu'au moyen de la butée ré glable située à gauche de l'écrou 37.
Dans les cas où une ligne se limite à quelques mots, comme par exemple les deux ou trois mots pouvant former la fin d'un paragraphe, une partie importante de la ligne reste non remplie; on comblera ce vide par un procédé analogue à celui qui est générale ment employé, c'est-à-dire en usant de lignes blocs ayant la largeur de la lettre 1I . Ceci peut se faire en concevant le câblage des mé- eanismes de telle manière que l'on manoeuvre la touche des chiffres, puis ensuite la touche 11 afin de calibrer les li;
,iies-bloes. Lorsque l'on a atteint la fin de la ligne, on appuie sur la touche de justification de manière habi tuelle, et la partie composée de la ligne sera justifiée correctement. Le système imprimeur marquera sur la bande, pour chaque bloc , le signal correspondant.
La bande utilisée pour l'enregistrement des signaux peut avoir toute largeur désirée, et cette largeur peut être, en réalité, assez importante; il est. toutefois préférable (lue cette bande soit constituée d'une matière la vable, claire et plastique, ce qui permettrait (le la laver en faisant disparaître les signaux déjà tracés et clé l'utiliser à nouveau. On peut se servir de papier vélin, de cellulose trans parente ou d'autre matière sous forme de film, afin que les rayons lumineux traversent con venablement la pellicule lorsqu'elle passe dans les appareils photographiques, et que les di vers signaux soient fidèlement saisis.
Les points formant les signaux, ou les trous poinçonnés, tels que ceux indiqués sur la fig. 1. et utilisés pour représenter les diffé rents caractères, peuvent correspondre à des systèmes (le signalisation déjà en usage ou bien à tout code particulier que l'on désirerait employer, mais il reste entendu que certains signaux enregistrés sous forme de barres, telles la barre de justification ou la barre d'espace ment, dont la longueur peut varier d'une ligne à l'autre, constituent une réelle mensuration de l'espacement ou représentent celui-ci dans un rapport donné.
Lors de l'usage ultérieur de la bande enregistrée, la barre de signalisa tion concernant la dimension des caractères sert à régler l'action du mécanisme associé à l'installation photographique et doit donc être soumise aux rayons lumineux pour que l'on obtienne les caractères de la grandeur désirée. On comprendra aussi que la bande porte un signal en code pour chaque espacement, et que, lorsque la traduction est. exécutée par l'appareil de reproduction, l'espacement est calibré en rapport avec la longueur de la barre formant signal de justification pour la ligne de texte considérée.
Bien que le signal de justification soit marqué sous la forme d'une barre, celle-ci peut être avantageusement accompagnée d'un point ou d'un trou poinçonné dans la bande, servant de repère pour la mise en route du mécanisme calibreur d'espacement joint aux appareils photographiques. Les électro-aimants \6 peuvent. aussi bien servir à poinçonner la bande au lieu de donner des marques impri mées, et l'on peut en accroître le nombre, afin clé ménager la possibilité d'emploi de signaux ayant plus de cinq points, ainsi que d'autres signaux spéciaux situés au-dessous des signaux ordinaires de caractères; on a déjà envisagé qu'il serait très avantageux de porter à neuf le nombre des marques pouvant être disposées sur la bande sur une rangée verticale.
Dans la présente description, il a été prévu l'emploi d'un signal indiquant la longueur de ligne; ceci n'est toutefois pas nécessaire, car la longueur de la ligne est déterminée par la position de la butée 42 qui assigne une valeur bien définie à, l'espace libre existant entre les écrous 37 et 38 an début de l'opé ration. Cette valeur est réglée sur le pupitre de l'opérateur, et l'appareil photographique l'enregistre sans le secours d'un signal parti culier.
On peut d'ailleurs adjoindre une son nerie fonctionnant en relation avec l'index 103, afin que l'opérateur ait l'attention atti rée lorsque la ligne est proche d'être terminée; toutefois, l'opérateur suivra généralement. les opérations par l'observation des roues de ca- raetères 107 qui sont des petits moteurs à courant continu. L'appareillage est combiné pour fonctionner avec du courant continu, et la. plupart des éléments et mécanismes électri ques se trouvent. dans le commerce.
L'installation photographique utilisant la bande obtenue avec la machine qui vient. d'être décrite peut avantageusement com prendre certains mécanismes analogues à ceux qui ont été décrits ci-dessus. C'est ainsi que le système de calibrage des caractères peut être, en principe, identique à celui que l'on a présenté, un tambour garni d'ergots étant employé pour déplacer le négatif photogra phique d'une distance égale à la largeur du caractère particulier qui sera photographié.