Un objet du présent brevet est constitué par un procédé de soudage du pied d'un signe-applique sur une plaque de cadran de montre, dans lequel ce pied est engagé dans un trou de la plaque de cadran.
Dans les procédés connus de ce genre, le pied du signe est fixé à la plaque du cadran, en général, par rivure. A cet effet, le pied du signe a une longueur légèrement supérieure a l'épaisseur du cadran, en sorte qu'il fait saillie au revers de celui-ci, lorsque le signe est mis en place. C'est cette partie saillante qui, en étant écrasée, forme la rivure.
Pour supporter cette opération avec succès, le pied du signe doit avoir un diamètre minimum relativement grand. En outre, la base du signe doit s'étendre nettement au-delà du pied, sinon le bourrelet de matière de la plaque du cadran, qui se forme inévitablement par refoulement, lorsque le pied du signe est écrasé, serait visible au moins en partie à côté du signe.
Ces procédés connus ne permettent donc d'appliquer sur un cadran que des signes relativement massifs. En particulier, des bâtonnets de vingt à trente centièmes de millimètre de largeur ne peuvent pas être fixés sur une plaque de cadran par rivure.
Par ailleurs, à moins de donner une forme non circulaire au trou de la plaque de cadran, destiné à recevoir un pied de signe, et une forme correspondante à ce pied, il faut prévoir deux pieds par signe pour que celui-ci soit fixé sur le cadran dans une orientation bien déterminée, car la rivure d'un pied unique, à elle seule, ne saurait empêcher le signe de tourner fortuitement autour de l'axe de son pied.
Dans le cas de signes avec corps et pieds en matière synthétique, on a eu la surprise de constater qu'en soudant ces pieds au cadran par induction à haute fréquence, les signes tenaient mieux que des signes sans pieds, soudés directement sur la plaque de cadran (brevet suisse N 456466). Cette technique n'est toutefois pas applicable à des signes métalliques.
II a aussi été suggéré de fixer les signes à la plaque du cadran conjointement à l'aide, d'une part, de soudure à l'extrémite de leurs pieds, au revers du cadran, et, d'autre part, ou bien de tétons ou d'arêtes saillantes à la face inférieure des signes, s'engageant dans des logements correspondants formés à l'avers du cadran (brevet suisse N" 444765), ou alors d'une tension produite par placage sur le cadran de signes initialement incurvés (brevet suisse N" 470012). Outre le fait que ces suggestions n'ont jamais été utilisées industriellement, elles ont l'inconvénient de compliquer la fabrication des signes, et, dans certains cas. aussi de la plaque du cadran.
II était enfin connu de souder directement la face inférieure de signes sans pieds sur la plaque du cadran à l'aide, ou bien de points de soudure prévus sur les signes et amenés à fusion par effet Joule (brevets suisses N 333983 et 372246), ou alors de l'arc électrique produit entre la pointe d'une électrode engagée dans une ouverture de la plaque du cadran prévue sous le signe, et le cadran lui-même (brevet suisse N 436135). Pour que ces signes sans pieds soient fixés sur la plaque du cadran aux endroits voulus, il est indispensable de recourir à des posages ou gabarits relativement compliqués en raison de la précision requise et dont la plupart ne sont utilisables qu'avec des cadrans d'une dimension déterminée.
Un des buts de ce brevet est de proposer un procédé de fixation d'un signe-applique qui en garantisse l'orientation à l'aide d'un seul pied de section circulaire, engagé dans un trou cylindrique de la plaque du cadran, ce pied pouvant avoir le plus petit diamètre encore usinable et la base du signe n'ayant pas besoin de s'étendre au-delà du pied pour masquer une déformation de la plaque du cadran.
Pour atteindre ce but, le procédé selon ce brevet est caractérisé en ce que le soudage est effectué en faisant passer un courant électrique entre l'extrémité du pied du signe et une zone au revers du cadran.
Ce courant passe entre le pied du signe et la plaque du cadran par le point de la surface latérale du pied où la résistance électrique est la plus faible, en produisant un brasage à cet endroit, dont l'effet surprenant est de fixer le signe au point qu'il ne risque ni de tomber du cadran ni de tourner autour de son pied, et cela.
sans altérer l'avers terminé du cadran.
Le brevet a aussi pour objet l'application de ce procédé à un cadran comprenant plusieurs signes-appliques.
Cette application est caractérisée en ce que ces signes sont maintenus dans les positions relatives qu'ils doivent occuper sur le cadran, le pied de chaque signe étant dirigé vers le haut, en ce que la plaque du cadran est alors mise en place sur ces signes en faisant pénétrer chaque pied dans le trou correspondant de cette plaque, et en ce que tous ces pieds sont soudés simultanément à la plaque de cadran au moyen d'un dispositif comprenant une électrode centrale en contact avec cette plaque et une couronne d'électrodes périphériques connectées en parallèle entre elles et réglées de façon à entrer simultanément en contact avec les pieds de tous les signes.
Pour la mise en oeuvre du procédé selon ce brevet, la plaque du cadran est traitée comme dans les procédés connus. Avant la fixation du ou des signes, sa face destinée à constituer le fond du cadran est, en particulier, soumise à toutes les opérations de terminaison. Un trou cylindrique pour chaque signe à fixer est aussi percé dans cette plaque aux endroits voulus.
Les signes à fixer à cette plaque sont usinés séparément, de façon conventionnelle. Chaque signe ne présente toutefois qu'un seul pied de fixation, qui a une section circulaire et une longueur au plus égale à l'épaisseur de la plaque du cadran. Les diamètres du pied du signe et du trou de la plaque de cadran, destiné à le recevoir, sont ajustés de façon que le pied entre à frottement gras dans son trou. Enfin, ce pied pourra arriver jusqu'à proximité immédiate des bords de la hase du signe, destinée à reposer sur le fond du cadran. Comme le procédé selon ce brevet ne produit aucune déformation de la plaque de cadran et vu l'ajustement décrit du trou de cette plaque destiné à recevoir le pied du signe, il suffit que la base de ce dernier masque le bord de ce trou.
La plaque de cadran et les signes qu'il s'agit de lui fixer ayant été terminés chacun pour soi de la façon décrite, le signe à fixer à la plaque est alors mis en place sur celleci dans la position définitive qu'il devra occuper après sa fixation. Dans cette position,
I'extrémité du pied du signe se trouve à fleur du revers de la plaque de cadran ou légèrement en retrait de cette face. Deux électrodes sont alors mises en contact avec le cadran, l'une, pointue, avec la face extrême du pied du signe, et l'autre, terminée de préférence par une surface plane pour établir un bon contact, avec le revers de la plaque du cadran.
Ces électrodes sont reliées à une source de courant électrique assez puissante pour faire passer à travers la résistance constituée par la jonction entre la face latérale du pied du signe et la paroi du trou correspondant de la plaque du cadran, un courant électrique assez intense pour produire une soudure.
La soudure produite de cette façon aura évidemment pour effet, non seulement de fixer le signe à la plaque de cadran, mais
encore de le fixer de manière à l'empêcher de tourner fortuitement
autour de l'axe de son pied. Par ailleurs, cette soudure ne pro
duira aucune marque visible à l'avers du cadran.
Dans le cas où plusieurs signes devront être fixés à une même
plaque de cadran, ces signes pourront être soudés successivement.
On utilisera cependant de préférence un gabarit présentant des
alvéoles de forme correspondant aux signes à fixer à cette plaque,
dans lesquels ces signes pourront être placés avec leurs pieds
dirigés vers le haut. Ce gabarit présentera en outre des moyens de
guidage pour la plaque de cadran, agencés de façon que cette
plaque puisse être amenée automatiquement en place sur les
signes, ie pied de chaque signe pénétrant dans son trou de la
plaque de cadran. Un dispositif comprenant une électrode cen
trale et une couronne d'électrodes périphériques, connectées en parallèle entre elles et réglées de façon à entrer simultanément en contact avec les faces extrêmes des pieds de tous les signes à fixer à la même plaque de cadran, sera alors amené en contact avec le cadran.
Le courant électrique qu'on fera passer entre l'électrode centrale et les électrodes périphériques aura pour effet de souder simultanément tous les signes à la plaque de cadran.
Outre les avantages déjà mentionnés, le mode de mise en oeuvre décrit a encore celui de ne nécessiter aucune retouche au revers du cadran. La soudure par résistance électrique ne produit en effet aucune modification mécanique au revers du cadran.
II résulte de la description précédente que le procédé selon ce brevet peut être mis en oeuvre sans exposer l'avers terminé du cadran à des contraintes qui risqueraient d'en altérer l'aspect. Les pieds des signes ne sont, de même, soumis à aucune contrainte mécanique. Les pieds les plus minces, qu'il est encore possible d'usiner, peuvent donc encore être fixés à la plaque de cadran par le procédé selon ce brevet.
Les signes qui seront fixés à la plaque de cadran par le procédé selon ce brevet seront, bien sûr, les signes horaires. Ils pourront toutefois aussi consister en un symbole, par exemple de marque de fabrique, ou en lettres composant une telle marque, ou encore en un cadre destiné à entourer un guichet du cadran, prévu pour laisser apparaître, par exemple, une indication de quantième ou de calendrier.
REVENDICATION I
Procédé de soudage du pied d'un signe-applique sur une plaque de cadran de montre, dans lequel ce pied est engagé dans un trou de la plaque de cadran, caractérisé en ce que le soudage est effectué en faisant passer un courant électrique entre l'extrémité du pied du signe et une zone au revers du cadran.
REVENDICATION Il
Application du procédé selon la revendication I à un cadran comprenant plusieurs signes-appliques, caractérisée en ce que ces signes sont maintenus dans les positions relatives qu'ils doivent occuper sur le cadran, le pied de chaque signe étant dirigé vers le haut, en ce que la plaque du cadran est alors mise en place sur ces signes en faisant pénétrer chaque pied dans le trou correspondant de cette plaque, et en ce que tous ces pieds sont soudés simultanément à la plaque de cadran au moyen d'un dispositif comprenant une électrode centrale en contact avec cette plaque et une couronne d'électrodes périphériques connectées en parallèle entre elles et réglées de façon à entrer simultanément en contact avec les pieds de tous les signes.
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