Rapporteur tachéométrique.
Pour dresser les plans sur papier, selon les indications données par les tachéomètres ou les appareils analogues, ou bien, pour reproduire des cartes, à une échelle donnée, les géomètres on les topographes et les dessi mateurs utilisent habituellement des rapporteurs simples et des règles graduées qui ne donnent pas une grande précision ; c'est un long et délicat ; il demande en outre de la part des usagers une attention constante et un pointage minutieux des données à reporter.
On connaît aussi des appareils permettant d'effectuer plus facilement ce travail, mais iLs s sont parfois compliques, encombrants, déli- cats et lourds : ifs ne permettent pas toujours leur utilisation pratique sur le terrain et leur prix est trop élevé pour les rendre acces sibles à tous.
L'invention a pour objet un rapporteur tachéométrique, caractérisé en ce qu'il eomporte deux pièces de base réunies de façon amovible et pourvues chacune de roulettes pour rouler sur une table, l'une de ces pièces de base portant, d'une part, un axe de pivotement vertical autour duquel peut tourner le rapporteur et, d'autre part, un tambour gradué monté rotativement autour d'un axe horizontal et pouvant rouler sur ladite table tout en se déplaçant vis-à-vis d'un repère porté par ladite pièce de base afin d'indiquer l'angle dont tourne le rapporteur, tandis que l'autre pièce de base porte, d'une part.
une réglette graduée horizontale dirigée radialement par rapport au susdit axe de pivotement et, d'autre part, un curseur déplaçable sur cette pièce de base vis-à-vis de la règle graduée et pourvu d'un piquoir destiné à indiquer les distances à partir de l'axe de pivotement vertical.
Le dessin annexé montre à titre d'exemple une forme de réalisation de l'appareil selon l'invention.
La fig. 1 est une vue en plan de l'appareil.
La fig. 2 est la vue en élévation.
Les fig. 3 et 4 montrent respectivement le détail du piquoir et de l'axe ou pôle.
La. fig. 5 est une vue de l'ensemble 1 (coté du pôle).
La fig. 6 montre les détails de la base du même ensemble (vue de dessous).
La fig. 7 représente l'ensemble 1 vu du coté du tambour gradué.
Les fig. 8 à 12 montrent des pièces de 1'ensemble li.
La fig. 13 est une coupe suivant la ligne
XIII-XIII de la fig. 8.
La fig. 14 représente une vue en plan, partiellement coupée, de la base de l'ensemble
B avec son curseur.
Les fig. 15, 16 et 17 sont respectivement des coupes suivant les lignes XV-XV, XVI-XVI et XVII-XVII de la fig. 14.
Le rapporteur tachéométrique représenté se compose de deux ensembles de pièces A et B. Le premier ensemble de pièces wl, qui donne les angles, comporte une pièce de base 1
(fig. 1, 2, 5, 6, 7, 8 et 9) sur laquelle est fixée, par assemblage à queue d'aronde 2 et des vis 3, 3a, une pièce 4 dans laquelle coulisse un axe ou pôle 5 pourvu d'une tête de préhension 5a, de crans 5b et d'une pointe interchangeable 6 (fig. 4), autour de laquelle tourne l'appareil.Uneface6sdelapièce 6 est plate afin de permettre son glissement sur la pièce 4, tout en rendant impossible sa rota Ilion,
obligeant ainsi la pointe à rester I'igOLI- reusement dans une position invariable par rapport aux autres pièces.
Dans la pièce 4 s'emboîte une pièce 7
(fig. 2, 8, 9, 10, 11 et 12) qui pivote autour d'un axe 8 lorsqu'on agit sur deux vis 9 et 9eu.
Dans la pièce 7 s'emboîte une pièce 1. 0, mobile autour d'un axe 11 ; elle se meut lorsqu'on agit sur une vis 12 (fig. 9, 10, 11 et 12) ; elle est pourvue d'un ressort de rappel 13.
Enfin, à la pièce 10 est fixé un tambour gradué ou limbe 14, divisé en 400 grades ou en 360 degrés avec une double chiffraison, en sens inverse, afin de permettre l'utilisation de l'appareil dans les deux sens de rotation : le tambour 14 est pourvu d'une partie circu- laire 14a, d'un profil spécial et d'un diamètre supérieur audit tambour. Un vernier 15 correspondant au limbe 14, est fixé sur la pièce 10 ; il donne les cinq minutes centési- males ou sexagésimales, chiffre suffisant pour tous les travaux de lever courants.
Il demeure évident que les stations secondaires prises à la mire, dans le cas d'un lever par cheminement, sont toujours rapportées d'après leurs coordonnées calculées trigono métriquement.
Le tambour ou limbe 14 tourne autour de deux roulements à billes 16 dits démon- tables ; ils sont accouplés pour supprimer tout jeu latéral (fig. 8 et 9) ; deux couronnes 17 et 17a fixées au tambour 14 par plusieurs vis maintiennent, en les unissant étroitement, les roulements 16 dans leur cage. L'axe de ces roulements est traversé par une vis l8 qui lie fortement le tambour 14 a la pièce 10.
L'ensemble des pièces de l'ensemble. A est supporté par deux roulettes 19 et 19a disposées sur la base 1.
Comme on le voit, ce premier eiisenible. 1 n'est en contact avec le papier que par trois points en triangle : deux des sommets de ee triangle sont les points de tangence des rou- lettes 19 et 19a ; leur position au-delà du centre de gravité oblige le limbe 14, dont le point de contact 20 forme le troisième sommet du triangle, à se trouver en permanence (et fortement appuyé en raison du poids de l'ensemble), en contact avec le papier ; il en résulte une grande sensibilité de rotation dit limbe au moindre mouvement de l'appareil.
Le second ensemble de pièces B qui donne les directions et les distances, comporte une pièce de base 2 ? lfig. 1,' ? et 14) qui peut avoir, par exemple, 25 cm de longueur, a la- quelle est fixée, par deux vis 23 et 23c, qui en permettent les réglages longitudinal et trans versal, une règle d'acier 24, biseautée, divisée suivant une échelle déterminée et donnant les distances. Cette règle est utilisée pour orienter l'appareil sur un signal donné, tracer les directions et rapporter les distances à l'aide d'un piquoir à main.
Sur la pièce de base 22 est fixée, au moyen de vis, une réglette 25 réglable, graduée sui vant la même échelle que la règle 24. La règle 24 et la réglette 25. sont interchangeables et elles peuvent être remplacées par d'autres règles et réglettes graduées d'échelles différentes, selon les travaux à effectuer. Un curseur 26 (fig. 1, 2, 14, 15 et 17) coulisse dans la pièce de base 22 ; il est muni du vernier 27, également interchangeable, correspondant à l'échelle de la réglette. Dans ce curseur cou- lisse un piquoir 28 (fig. 3) muni d'un ressort de rappel 29 (fig. 2).
La pointe 30 du pi quoir 28 est interchangeable : elle glisse le longdelarègle24lorsqueiecurseureste)' mouvement.
Une molette micrométrique 31 permet un mouvementdouxetprécisducurseur:un mouvement plus rapide est obtenu en poussant le curseur dans le sens voulu à l'aide du bou- ton 32. Sous le curseur 26 est fixé un ressort 33 (fig. 15 et 17) qui le maintient sur le même plan que la pièce de base 22.
La réglette 25 et son vernier 27 donnent les distances avec la précision du l/lo de millimètre (avec un vernier au 1rlo) à toutes les échelles, soit 0, 10 m à l'échelle de lDl (oo.
Une plus grande précision est obtenue si l'on adapte un vernier au po-
Une roulette 34 fixée dans une saignée 26a du curseur 26 (fig. 15) et maintenue par une vis 35, autour de laquelle elle se meut, sert de point d'appui audit curseur lorsqu'on agit sur le piquoir 28.
A une des extrémités de la pièce de base 22 est fixée par deux vis 36 et 36cl. qui la ren- dent réglable en hauteur, une pièce 37 munie d'un bouton 38 destiné à la manoeuvre de !'appareil ; à cette pièce 37 sont fixées deux roulettes 39 et 39a qui forment appuis et rendent le mouvement de l'appareil très doux.
Comme la pointe interchangeable 6 de l'axe 5, la pointe 30 du piquoir 28 a une de ses faces 30a parfaitement plane afin que cette pièce glisse sur le prolongement 26b du curseur 26 (fig. 15) lorsqu'on appuie sur le piquoir 28, empêchant ainsi ce dernier de pivoter sur lui-même.
Les deux ensembles A et B sont préfé- rablement réunis au moment de leur utilisation. Cette liaison est rapidement et facilement obtenue au moyen de Orges 40 (fig. 161 pratiquées dans la pièce de base 22, de l'en- semble B, qui s'accrochent à des tiges 41 disposées dans des créneaux de la pièce de base 1 de l'ensemble A (fig. 8, 13, 14 et 16). Deux butées réglables 42, constituées par des vis à tête légèrement arrondies, et disposées sur la pièce de base 1, à l'intérieur des créneaux (fig. 13) permettent de limiter et de régler le jeu de l'assemblage des deux pièces de base 1 et 22.
L'appareil ainsi décrit comporte les deux réglages indispensables suivants :
1 Lorsque l'appareil a effectué une rotation complète autour de la pointe 6 de l'axe ou pôle 5, i] importe que la lecture de l'angle ob- tenu, et qui constitue ce que l'on nomme la fermeture, soit exactement) la même, selon qu'on fasse tourner l'appareil dans le sens des aiguilles d'une montre ou dans le sens inverse ; il est done nécessaire que le plan vertical du limbe 14 soit absolument perpen diculaire au plan vertical qui eontient le centre du cerele, sa projection sur le papier au point de tangence 20, ainsi que la pointe 6 de l'axe.
En manoeuvrant judicieusement les vis 9 et 9a, on fait pivoter autour de l'axe 8 l'en- semble constitué par le limbe 14 et les pièces 10 et 7 jusqu'au moment où l'on obtient le résultat cherché (fig. 8).
2 Il importe aussi, lorsque l'appareil a fait un tour complet, que le limbe 14 effectue également un tour exact de 400 grades ou 360 degrés ; il est donc indispensable que la distance qui sépare le point de contact 20 de la pointe 6 et qui constitue le rayon de la circonférence décrite sur le papier par le tambour 14 en mouvement soit rigoureusement égale au rayon de ce même tambour ; pour obtenir ce résultat, il suffit de ma oeuvrer, dans le sens voulu, la vis 12 ; il s'ensuit un déplacement de l'ensemble formé par le tambour ou limbe 14 et la pièce 10, laquelle pivote autour de l'axe 11.
Pour la manoeuvre de la vis 12, des lu mières 43 sont percées dans le tambour ou limbe 14.
Les opérations de report s'effectuent par la rotation de l'appareil autour de l'axe ou pôle et par le déplacement-du curseur. La valeur des angles est donnée par le tambour gradué ; les distances sont respectivement indiquées par le biseau de la règle d'acier et la combinaison des réglettes graduées et du curseur ; les résultats obtenus sont pointés sur le papier à l'aide du piquoir.
Comme la face 6a de la pointe 6 est plate et qu'elle glisse le long de la pièce 4, sans pouvoir pivoter sur elle-même, l'axe ou pôle 5 suit exactement tous les mouvements de l'ap- pareil lorsque ce dernier est en fonctionnement.
Quand l'appareil est au repos, l'axe 5 peut être maintenu en position haute au moyen d'une petite pièce plate 44 pivotant autour de l'axe 8 et qui, une fois introduite dans les erans 5b de l'axe 5, verrouille ce dernier.
Au moment de l'utilisation de l'appareils on dégage l'axe 5 et on le fait glisser ; lorsque la pointe 6 se trouve exactement au centre de la station (rapportée au préalable suivant ses coordonnées rectangulaires), on 1'enfonce lé- gèrement dans le papier. Cette opération réalisée, on maintient la pointe 6 ainsi engagée 6e en coiffant l'axe 5 d'un poids approprié.
Si l'on utilise le curseur 26 et la réglette 25 pour rechercher une distance, lorsque celle-ci est obtenue (l'opération est rapide), il suffit alors d'un simple appui sur le piquoir 28 et l'aiguille 30 accuse cette distance par un point dans le papier. Le ressort 29 fait remonter automatiquement le piquoir.
L'appareil n'est en contact avee le papier que par cinq points : le tambour porte-limbe 14, les roulettes 19, 19a, 39 et 39a. La règle 24 est elle-même en légère surélévation ; tout frottement inutile, qui pourrait être une cause d'imprécision dans les résultats, est donc ainsi supprimé.
Le dispositif de liaison des deux ensembles A et B donne à l'appareil une grande souplesse : il lui assure une adhérence complète et permanente par ses cinq points d'ap pui, même si la table sur laquelle il est utilisé n'est pas absolument plane.
La position des pointes 6 et 30 (fig. 3 et 4) légèrement à l'extérieur de leur prolongement, permet de les mettre en juxtaposition lorsque le curseur 26 est poussé complètement vers la gauche ; la pointe 30 se trouve ainsi placée contre le point de la station.
Cette disposition constitue un sérieux progrès, car elle aide au réglage précis de la règle 24 et permet de rap- porter des distances très courtes, pratiquement à moins d'un demi-millimètre du centre de la station (moins de 0, 50 m à l'échelle de , lOO0) ; e'est un grand avantage pour la faci- lité, la rapidité et la précision du report lorsque les détails sont nombreux et très près des stations de lever.
Comme on le conçoit, l'appareil représente qui ne comporte aucune pièce particulièrement délicate,estd'uneconstructionrelative- ment aisée et, par conséquent, peut être d'un prix de revient peu onéreux ; il est, en outre. robuste, d'un faible encombrement, d'un poids réduit et d'une facile maniabilité : H peut être utilisé aussi bien dan-s un bureau que sur le terrain d'opération, il permet enfin d'effectuer des reports avec beaucoup de ra pidité et une grande précision.
Il est évident que l'appareil décrit et re- présenté n'a été donné qu'à titre d'exemple. et que toutes modifications de forme et de détail pourront lui être apportées sans pour cela se départir de l'esprit de l'invention.