Machine destinée à réduire le rayon de courbure interne du cintre d'un tube déjà cintré. L'objet de l'invention est une machine destinée à réduire le rayon de courbure interne du cintre d'un tube déjà cintré. Dans le brevet suisse N 279009, on a décrit une machine de ce genre qui comprend deux demi-matrices constituées chacune par un plateau et dont l'une au moins est mobile pour venir pincer le cintre à traiter entre elle et l'autre demi-matrice, un premier pis ton mû par un fluide comprimé commandant le plateau constituant la demi-matrice mo bile par l'intermédiaire d'un premier embiel lage assurant un déplacement de translation.
de ce plateau, ce premier embiellage étant tel qu'à fin de course de la matrice, la pression exercée sur elle par le premier piston soit maximum, et deux poinçons dont les extré mités respectives sont conformées de façon à venir s'appliquer chacune sur une moitié du cintre qu'on désire traiter, destinés à com primer le cintre pour réduire son rayon de courbure interne et disposés de manière à pouvoir se déplacer de façon symétrique et en sens inverse, pour exercer un effort sur les branches du cintre à traiter, le mouvement de ces poinçons étant commandé par un second embiellage comprenant des leviers articulés sur la tige d'un second piston mû par un fluide comprimé,
ce second embiellage étant tel que la pression exercée sur lesdits poinçons soit maximum à fin de course de second piston, lorsque les poinçons viennent dans leurs positions finales respectives. La machine faisant l'objet de la présente invention est du type décrit ci-dessus. Elle est caractérisée en ce que les parties respec tives du second embiellage commandant le dé placement de chacun des poinçons sont dis posées et commandées symétriquement, à partir du déplacement de la tige du second piston.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme et une variante d'exé cution de la machine faisant l'objet de l'in vention.
La fig. 1 est une vue en élévation fron tale de ladite forme d'exécution.
La fig. 2 en est une vue en coupe selon II-II de la fig. 1.
La fig. 3 en est une vue en élévation latérale.
La fig. 4 est -une -lie partielle en éléva tion frontale de ladite variante d'exécution. La fig. 5 en est une vue en coupe selon V-V de la fig. 4.
La fig. 6 en est une vue partielle, à plus grande échelle, en coupe selon VI-VI de la fig. 5.
Ainsi qu'on le voit aux fig. 1 à 3, la forme d'exécution représentée comprend un plateau horizontal 9 porté par un bâti 15, et sur le quel peuvent coulisser deux poinçons ii-", n3, entre lesquels est placé le cintre x dont on désire réduire le rayon de courbure. Les deux poinçons portent des gorges à peu près demi-cylindriques qui viennent emboîter les branches du cintre x.
Un cylindre à air comprimé ei est placé sous le bâti 15 de la machine et une tige z d'un piston monté dans ce cylindre peut se déplacer dans le sens vertical par guidage dans un fourreau 16. A l'extrémité de la tige verticale z sont articulées des bielles 17, arti culées d'autre part en ?0, sur des bielles triangulaires 18.
Chaque bielle triangulaire 18 est formée de deux flasques entre lesquels passe la bielle 17. L'ensemble des deux flasques formant chaque bielle 18 pivote autour d'un point fixe 19 sur le bâti de la machine.
L'autre sommet des bielles triangulaires 18 vient enserrer, entre les flasques, un pro longement 21 de chaque poinçon n2, n3. Les flasques des bielles 18 sont réunis par un axe 22 qui passe à travers un oeil allongé prévu dans chacun des prolongements 21 de façon qu'un mouvement de , rotation des bielles 18 autour du point fixe 19 puisse être transformé en mouvement de translation des poinçons n2, 0 sur la table 9.
Le cintre à traiter x est maintenu en place sur la table 9 au moyen d'un dispositif comprenant une demi-matrice constituée par un plateau 23 solidaire d'un coulisseau 24 pouvant glisser dans les rainures d'iune glis sière 25 inclinée à environ 15 et portée par un col de cygne à deux flasques 26 solidaire du bâti de la machine (voir fig. 3).
Le déplacement du plateau 23, qui exerce en avançant tune pression vers le bas du fait de - l'inclinaison de la glissière 25, est com mandé par une bielle 46 passant entre les flasques 26 et articulée, d'une part, en 27 sur le plateau et, d'autre part, en<B>2</B>8 sur un ren voi 29 qui pivote autour d'un point fixe 30 sur le bâti de la machine, et est articulé, d'autre part, en 31 sur la tige verticale 32 d'un piston d'un cylindre à air comprimé 33.
Le déplacement vers le haut de la tige 32 du piston provoque le pivotement du renvoi 29 autour du point 30 et le déplacement du plateau 23 dans le sens de la flèche El en serrant, comme on le voit sur la fig. l., le cintre x entre ledit plateau 23 et le plateau horizontal 9, qui constitue une seconde demi- matrice.
On remarquera que, quand les demi-matrices sont écartées l'une de l'autre, comme repré senté en trait plein à la fig. 3, la ligne des axes 30-28 du renvoi 29 est inclinée sur la verticale, tandis qu'en fin de course ascen dante du piston 32, le renvoi 29 vient dans la position indiquée en pointillé et rapproche ainsi la ligne des axes 30-28 de la verticale, en sorte que la pression exercée à ce moment sur le plateau 23 qui arrive au termé de sa course de blocage du cintre x est maximum.
Le fonctionnement de la machine est le suivant: le cintre x dont on veut réduire le rayon de courbure, ayant été préalablement chauffé sur une certaine portion de la région interne dudit cintre est placé comme on le voit à la fig. 2, entre les poinçons n2 et n3 qui sont écartés sur le plateau 9.
On met alors le cylindre 33 sous pression et le plateau 23 vient de la position représentée en trait plein à la fig. 3 dans la position représentée en trait mixte, serrant le cintre x entre la face plane inférieure dudit plateau 23 et la surface horizontale du plateau 9.
En mettant ensuite le cylindre à air comprimé ei sous pression, l'embiellage assurant le déplace ment horizontal des deux poinçons n,2 et W se déplace de la position représentée en trait mixte à. la fig. 1 dans la position repré sentée en trait plein, en rapprochant les deiLx branches du cintre x, de façon à permettre d'obtenir un coude x à rayon de courbure très réduit ou même à branches jointives.
Dans la variante représentée aux fig. 4 à 6, l'embiellage réunissant la tige , du pis ton à air comprimé e1 avec les poinçons n2 et n3 est modifié. Selon cette variante, chaque bielle 17 articulée à l'extrémité de la tige z est, à son autre extrémité, articulée en 37 sur deLLY biellettes 38, 39, ouvertes comme les branches d'un compas. Chaque biellette 38 ou 39 est formée de deux flasques entre lesquels passe la bielle 17.
La biellette 39 est articulée sur le bâti de la machine, en un point fixe 40.A son autre extrémité, la biellette 38 est articulée en 41 sur le prolongement 21 du poinçon n2 ou n3 qui passe entre ses deux flasques.
Lorsque les poinçons.sont écartés, le pis ton est à son point mort inférieur et la posi tion de l'embiellage de commande des poin çons est celle représentée en trait mixte à la fi-. 4. Lorsqu'on met le cylindre sous pres sion, la tige r se déplace vers le haut et L'embiellage vient dans la position rçpré- sentée en trait plein à la fig. 4.
L'avantage de cette disposition réside en ce que, à fin de course, les bielles 38 et 39 sont presque dans le prolongement l'une de l'a-Litre, comme représenté en trait plein à la fig. 4, et que, par suite, la pression exercée sur chaque poinçon n2, n3, se trouve être maximum en fin de course, ce qui est avan tageux étant donné que plus le rayon de courbure du cintre diminue, phis il faut exercer de pression pour le réduire encore.
Cette variante d'exécution comprend, en outre, un dispositif de guidage pour les poin- @ons n2 et w?-. A cet effet, de part et d'antre de chaque poinçon n2 et n3, sont prévues deux glissières 42 entraînées dans le mouve ment de déplacement horizontal par l'axe 41 qui les traverse, et qui sont maintenues et guidées à l'aide de deux rails d'angle 43 Fixés sur le bâti de la machine, comme représenté à plus grande échelle à la fig. 6.