CH295990A - Procédé de purification de charbons fossiles ou provenant de la distillation de charbons fossiles. - Google Patents

Procédé de purification de charbons fossiles ou provenant de la distillation de charbons fossiles.

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CH295990A
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carbon
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Limited Aluminium Laboratories
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Aluminium Lab Ltd
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    • CCHEMISTRY; METALLURGY
    • C10PETROLEUM, GAS OR COKE INDUSTRIES; TECHNICAL GASES CONTAINING CARBON MONOXIDE; FUELS; LUBRICANTS; PEAT
    • C10LFUELS NOT OTHERWISE PROVIDED FOR; NATURAL GAS; SYNTHETIC NATURAL GAS OBTAINED BY PROCESSES NOT COVERED BY SUBCLASSES C10G OR C10K; LIQUIFIED PETROLEUM GAS; USE OF ADDITIVES TO FUELS OR FIRES; FIRE-LIGHTERS
    • C10L9/00Treating solid fuels to improve their combustion
    • C10L9/02Treating solid fuels to improve their combustion by chemical means

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Description


  Procédé de purification de charbons fossiles ou provenant de la distillation de charbons fossiles.    La présente invention se     rapporte    à un  procédé de purification de charbons     fossiles     ou provenant de la distillation de charbons  fossiles, par exemple de coke ou d'anthra  cite, contenant des impuretés inorganiques, en  particulier du fer et du silicium.  



  Dans la fabrication de l'aluminium par       réduction    électrolytique de l'alumine en bain  fondu, par exemple, on a utilisé générale  ment, jusqu'à présent,     des    électrodes de char  bon obtenues à partir de coke dit  coke de  pétrole , produit qui présente une pureté re  lativement, élevée.

   Pour obtenir de     l'aluni-          nium    métallique contenant le moins possible,  s'il y en a, d'éléments tels que le fer, le sili  cium, le titane et autres (par exemple de  l'aluminium contenant au maximum quelques  xièmes d'impuretés au total, calculé en  pour-cent), il est essentiel d'utiliser des     élee-          rodes    qui soient pratiquement exemptes Ce  tels éléments; en effet, les électrodes étant  constamment consommées pendant l'opération,       les    impuretés de ce genre, quelles qu'elles  snient, passent dans le bain et finissent par  pouiller l'aluminium déposé.

   Bien que le coke       ale    pétrole ne soit parfois pas disponible     oiC     ne se trouve qu'à un prix trop élevé, le coke  ordinaire, le charbon d'anthracite, etc., ne  constituaient pas     jusqu'à    présent. des succé  danés économiques dans la fabrication des       électrodes    de charbon, étant donné qu'ils con-    tenaient une quantité élevée d'impuretés du  genre ci-dessus. Le terme  coke  utilisé au  cours de la présente description désigne le  coke ordinaire provenant de la houille (en gé  néral de la houille     bitumineuse),    sauf men  tion spéciale différente.  



  Le procédé selon l'invention est caracté  risé par le fait qu'on traite le charbon par du  chlore à une température d'au moins     1400         C'.     pour     transformer    les impuretés inorganiques  en des produits volatils qui sont éliminés du  charbon.  



  Le charbon purifié obtenu par ce procédé  convient alors particulièrement bien pour la  fabrication d'électrodes.  



  Le traitement au chlore permet de réduire  la, teneur totale en cendres du coke d'environ       101/o    ou davantage à     21/o    ou     moins,    les impu  retés généralement les plus difficiles à sé  parer, telles que le fer et le silicium, étant  éliminées à un point tel qu'il ne     subsiste     qu'une faible fraction de pour-cent de cha  cun (tous les pourcentages étant indiqués en  poids dans la présente description). On met  en     oeuvre    avantageusement le procédé en fai  sant passer du chlore gazeux à travers le  charbon tout, en chauffant ce dernier pour le  maintenir à la température nécessaire.

   On  peut obtenir de bons résultats même après  quelques heures seulement, et, en tous les cas,  dans un laps de temps permettant une opéra-      lion économique et efficace. Le chlore réagit  avec des produits tels que l'oxyde de fer, la  silice et l'oxyde de titane pour donner nais  sance à des chlorures métalliques volatils, qui  sont entraînés hors de la zone de traitement  par le courant de gaz.

   Les équations ci-après  représentent le genre de réaction qui a lieu  entre les composés métalliques constituant les  impuretés et le chlore en présence de carbone,  tous les produits de la réaction étant formés  et éliminés à l'état gazeux:    Fe2O3 + 3C + 3C12 = 2FeCl3 + 3CO  SiO2 + 2C + 2C12 = SiCl4 + 2C0    Bien que l'on ait déjà proposé antérieure  ment le traitement du coke avec le chlore à  des températures modérément élevées,     jus-          q    u' à par exemple 1100  C, dans le but de     pu-          rifier    le produit par des réactions de ce genre,  l'expérience a montré que ces traitements sont  inefficaces pour donner naissance à un char  bon pur satisfaisant et sont, en particulier,

    incapables de produire une réduction de la  teneur en silice suffisante pour obtenir un  charbon d'électrode hautement purifié ou  pour opérer une telle réduction dans un dé  lai et avec une efficacité     raisonnables,    à  moins que l'on n'effectue un traitement sup  plémentaire avec de l'acide fluorhydrique. On  peut, en particulier, en utilisant un courant  de gaz fluorhydrique à une température  élevée appropriée, convertir la majeure partie  de la silice en fluorure volatil, mais ce traite  ment est dispendieux et est très incommode  en raison de la nature corrosive et agressive  de l'acide fluorhydrique.

   Le procédé selon la  présente invention, en revanche, ne nécessite  généralement aucun traitement supplémen  taire par le fluor; on peut, au contraire, réa  liser en une seule opération économique une  séparation exceptionnellement complète de la  silice en même temps qu'une purification per  fectionnée en ce qui concerne les autres im  puretés minérales (par exemple le fer, le ti  tane,     ete.).     



  Pour mettre en     aeuvre    le procédé selon  l'invention de la manière qui apparaît actuel-         lement    la plus pratique, on charge le coke, en  an état. granulé convenable, dans un four  muni de moyens pour le chauffage de la       charge    et pour le passage du gaz. On intro  duit du chlore gazeux en continu, de préfé  rence au fond du four, et le gaz épuisé, con  tenant les produits de la réaction, est conti  nuellement évacué par le haut, de manière  qu'un courant     constant    de chlore traverse le  coke, coke que l'on maintient. dans la zone de  réaction à la température élevée choisie.

   Un  moyen efficace consiste à chauffer électrique  ment la charge en utilisant sa propre résis  tance, par exemple en faisant passer un cou  rant à travers la masse de coke entre les élec  trodes qui pénètrent, à l'intérieur de la  charge. On maintient la température au moins  de la masse principale ou de la plus grande  partie du coke contenue dans la zone de réac  tion à     1-100     C ou davantage, les     parties    les  plus chaudes de la charge atteignant probable  ment environ 1600 à 1700  C. L'expérience  n'indique pas qu'il existe une limite supé  rieure spécifique de la température au-delà de     s     celle qui s'impose par économie et commodité.

    Dans des conditions de travail industriel et  avec du coke de qualité moyenne, on a obtenu  des résultats largement satisfaisants     lorsque     la température est. comprise dans les limites   indiquées; lorsque la chaleur est très     élevée          (c'est-à-dire    lorsque l'ensemble de la charge  est chauffé à une température supérieure à  1600  C), il faut compter avec des consomma  tions exagérées d'énergie et des effets préju-     i     diciables à la structure du four.  



  Bien que l'on     puisse    réaliser une transfor  mation considérable des impuretés métalliques  en chlorures volatils par des traitements dont  la durée n'excède     guère    une heure, un temps  de     chloruration    de plusieurs     heures    est géné  ralement désirable pour ramener la teneur en  silice et autres impuretés du coke aux     valeurs     faibles utiles.

   Lorsqu'il s'agit de fortes char  ges de coke, le traitement effectué entre 1400  et 1500  C durera de     préférence    de 6 à 10  heures environ; aussi, lorsqu'on travaille avec  des     fours    de grandes     dimensions    et en marche      semi-continue, le temps de passage total pour  une quantité donnée de coke dans les zones  de préchauffage, de réaction et de     décharge,     peut atteindre jusqu'à 12 heures ou davan  tage, sans nuire à la bonne marche de l'opéra  tion. Il     est    bien entendu qu'il est avantageux  de construire le four de manière qu'il per  mette un certain préchauffage du coke par  conduction et par les gaz effluents avant qu'il  n'atteigne la zone de chauffage direct.

   Comme  il est dit ci-dessus, le chlore gazeux pénètre  constamment     dans    le four, et ce, de préférence  en     sens    contraire du trajet du coke, bien que  dans certains cas, on puisse aussi faire circu  ler les deux courants dans le même sens.  



  Lorsque la période de traitement d'une       masse    de coke donnée est achevée, on peut  décharger celui-ci du four et le refroidir de  manière appropriée ou l'arroser pour empê  cher sa combustion et permettre sa manuten  tion dans des moyens de transport     classiques.     On peut, par exemple, utiliser le refroidisse  ment à sec tel que par combustion ou par  l'action d'autres gaz inertes ou, dans la plu  part des cas, procéder plus commodément à  une opération d'extinction par arrosage à  l'eau exécuté de préférence de manière que le  produit ne reste pas à l'état mouillé.

   Bien  que généralement une petite quantité de  chlore subsiste dans le produit, cette contami  nation est notoirement plus faible dans le pro  cédé selon la présente invention que dans les  traitements antérieurs au chlore à des tem  pératures comprises entre 1000 et 1100  C.  Cette différence     dans    le taux de la rétention  du chlore est particulièrement marquée     lors-          q    Il s'ayit de l'anthracite; tandis que le trai  u r,  tement de cette matière à 1000  C entraîne la  rétention d'une quantité de chlore relative  ment considérable, le traitement effectué con  formément à la présente invention ne laisse  subsister qu'une quantité beaucoup plus fai  ble de chlore dans le charbon.  



  Dans tous les cas, on constate que lorsque  la teneur en chlore du charbon     est    trop élevée,    on peut la.     réduire    simplement et efficacement  en appliquant un traitement à hydrogène.  En particulier, lorsqu'on traite le coke ou  l'anthracite     chloré    dans un four à 1400      C     par un courant modéré     d'hydrogène    gazeux  pendant 1 à 3 heures, les concentrations de       chlore        de        0,8    à     1,

  1%        subsistant        dans        ces        pro-          duits    s'abaissent à des teneurs comprises entre  0,3 et 0,5 0/0.  



  On se rendra mieux compte des     résultats     que permet d'atteindre le procédé selon l'in  vention ainsi que     des    avantages qu'il com  porte,     comparativement    au traitement de       chloruration    effectué à une température plus       basse,    en se rapportant aux essais ci-après,  effectués avec différentes variétés de coke et  d'anthracite.

       Les    récipients de réaction sont  des tubes en porcelaine disposés verticalement,  dans des fours électriques à résistance, la  charge, formée de coke granulaire ou d'an  thracite, étant supportée par une plaque de  graphite perforée logée dans la partie     inIe-          rieure    du tube. On introduit un courant dosé  de chlore au bas de chaque tube,     tandis    que  les chlorures volatils et l'oxyde de carbone se  dégagent en haut.

   On applique le même trai  tement à deux sortes de coke de qualité cou  rante, mais d'origine industrielle différente       (sortes    que l'on a     désignées    par A et B et  provenant toutes deux d'un charbon gras) et  à des échantillons d'anthracite gallois; le ta  bleau ci-après indique les taux d'impuretés  trouvés     dans    la matière non traitée et dans la  matière traitée, déterminés au cours d'essais  à différentes températures et pour des durées  de traitement différentes. Chaque opération  effectuée -à une température donnée correspond  à. un traitement réalisé séparément sur un  échantillon de 200 g de matière.

   Dans chaque  cas, le coke ou l'anthracite a des particules  d'une dimension telle que les     grains    traversent  un tamis de 8 mm et sont retenus par un  tamis de 4 mm, et on introduit le chlore à un  débit d'un     'litre    par minute pendant le temps  indiqué.

      
EMI0004.0001     
  
    Chloruration <SEP> de <SEP> charges <SEP> de <SEP> coke <SEP> et <SEP> d'anthracite:
<tb>  % <SEP> Cendre <SEP> % <SEP> Fe <SEP> %Si <SEP> %T <SEP> i <SEP> % <SEP> CI
<tb>  totale
<tb>  Coke <SEP> A <SEP> non <SEP> traité <SEP> 11,7 <SEP> 0,73 <SEP> 2,13 <SEP> 0,08 <SEP> -  Après <SEP> 3 <SEP> h <SEP> à <SEP> 1200  <SEP> C <SEP> 3,9 <SEP> 0,54 <SEP> 0,69 <SEP> 0,05 <SEP>   Après <SEP> 3 <SEP> h <SEP> à <SEP> 1400 , <SEP> C <SEP> 2,1 <SEP> 0,30 <SEP> 0,19 <SEP> 0,05 <SEP>   Coke <SEP> B <SEP> non <SEP> traité <SEP> 13,0 <SEP> 0,87 <SEP> 3,02 <SEP> 0,10 <SEP>   Après <SEP> 3 <SEP> h <SEP> à <SEP> 1200  <SEP> C <SEP> 6,3 <SEP> 0,38 <SEP> 1,50 <SEP> 0,06 <SEP>   Après <SEP> 3 <SEP> h <SEP> à <SEP> 1400  <SEP> C <SEP> 1,4 <SEP> 0,26 <SEP> 0,22 <SEP> 0,05 <SEP>   Anthracite <SEP> gallois <SEP> non <SEP> traité <SEP> 2,4 <SEP> 0,24 <SEP> 0,

  46 <SEP> 0,01 <SEP> 0,01
<tb>  Après <SEP> 12 <SEP> h <SEP> à <SEP> 1000  <SEP> C <SEP> 7,0 <SEP> 0,05 <SEP> 0,16 <SEP> 0,0l <SEP> 5,5
<tb>  Après <SEP> 12 <SEP> h <SEP> à <SEP> 1200  <SEP> C <SEP> 1,2 <SEP> 0,05 <SEP> 0,26 <SEP> 0,02 <SEP> 2,8
<tb>  Après <SEP> 12 <SEP> h <SEP> à <SEP> 1400  <SEP> C <SEP> 0,7 <SEP> 0,05 <SEP> 0,04 <SEP> 0,0l <SEP> 1,9       Le dernier essai de chaque série,     c'est-          à-dire    celui effectué à 1400  C, correspond à  un mode de faire conforme à la présente in  vention, mode de faire qui constitue dans le  cas du coke un grand perfectionnement par  rapport au traitement à une température infé  rieure,

   car l'on réduit la teneur en silicium  et on obtient un produit ayant une teneur to  tale en cendres très faible ainsi que des con  centrations faibles en fer et en titane. On ob  tient de même, dans le cas de l'anthracite,  une réduction marquée de la teneur en     sili-          eium    et l'on doit noter que la teneur en chlore  qui subsiste après le traitement conforme à la  présente invention est bien plus faible  qu'après les opérations effectuées à 1000 ou  1200  C.

   On doit remarquer encore que le  type d'anthracite particulier utilisé     possède     une teneur totale exceptionnellement faible  en cendres et que les avantages de l'invention  sont encore plus marqués lorsqu'on utilise un  anthracite de Pennsylvanie ou d'ailleurs qui  a une teneur relativement élevée en cendres  avec une teneur élevée     correspondante    en les  différentes impuretés spécialement désignées  ci-dessus.  



  On a représenté sur<B>le</B> dessin annexé, sché  matiquement et en coupe verticale selon son  axe, un four pour la mise en     #uvre    du pro  cédé selon l'invention, dessin sur lequel on  peut suivre la marche du procédé lui-même.  Bien que l'on puisse utiliser d'autres types de  four, la disposition     représentée    se révèle par  ticulièrement efficace. L'appareil représenté    comprend un four à cuve vertical logé dans  une enveloppe en acier 10 étanche aux gaz et  chemisée de matière réfractaire 12, de préfé  rence une terre réfractaire dense de haute  qualité (par exemple     sous    forme de briques,  carreaux,     ete.),    composée habituellement ou  en majeure partie par du silicate d'aluminium  ou autres silicates.

   On charge le coke ou l'an  thracite que l'on veut traiter par l'orifice su  périeur 13     et    l'on retire par portions le pro  duit purifié dans le fond 15 de temps en  temps, de manière que la chambre     eylindri-          que    14 du tour soit toujours bien garnie de  coke 17 se déplaçant par intermittence vers le  bas. On introduit. en continu du chlore gazeux  par une ouverture inférieure     d'admission    18,  et les gaz sortent par l'ouverture supérieure  19.

   Bien que l'on puisse utiliser d'autres  moyens de chauffage, on chauffe le coke de  préférence par l'intérieur, et très avantageu  sement en utilisant le     chauffage    par résistance  d'un courant. électrique traversant la charge,  par exemple à l'aide d'une ou de plusieurs  électrodes de charbon supérieures 20 et une  ou plusieurs électrodes de charbon inférieures  21; le four     représenté    a trois     électrodes    de ce  genre (dont. deux seulement. sont. représen  tées) à chaque emplacement, toutes les élec  trodes pénétrant profondément dans le four.

    On fait passer ainsi le ou les courants élec  triques à     travers    le coke, le long de trajets  sensiblement parallèles aux parois 12 du four  et en direction de l'avancement à contre-cou  rant du coke et du chlore gazeux, ce courant      et par conséquent l.'effet clé chauffage se fai  sant principalement à l'intérieur des parois  du four.  



  On peut, par exemple, traiter le coke dans  un four à cuve vertical du genre représenté  ayant un diamètre intérieur de 1,40 m, che  misé de matière réfractaire et muni d'élec  trodes de charbon 20, 21 disposées pour faire       passer    le courant à travers la charge de coke  en direction verticale, par exemple sur une  distance de 6,10 m. Le coke est sous la forme  de gros grains ayant une dimension assez uni  forme d'environ 9 mm de diamètre. Si la ca  pacité de la zone chauffée du four est d'envi  ron 6 tonnes, et si l'on fait passer le chlore  à travers la charge chauffée avec un débit  allant de 45 à 136 kg par heure, on obtient  du coke purifié à un débit de 114 à 228 kg  à l'heure.

   On introduit une certaine quantité  de coke brut au sommet du four et on soutire  des quantités correspondantes de produit pu  rifié par le fond à. des intervalles réguliers,  la cadence de production du charbon convena  blement purifié pouvant varier largement se  lon le débit d'introduction du chlore dans les  limites mentionnées. L'analyse moyenne du  coke introduit indique une teneur     totale    en  cendres de 10%, notamment 0,8% de fer,  2,2% de silicium et 0,2% de titane. Des do  sages effectués sur une quantité approxima  tive de 50 tonnes de charbon purifié obtenu  en plusieurs opérations montrent que le char  bon contient en moyenne et avec une régula  rité normale 1,2% de cendre totale, notam  ment 0,10% de fer, 0,10% de silicium et  0,03% de titane.  



  Bien que l'on puisse opérer avec une durée  de traitement prolongée et parfois plus éco  nomiquement en marche continue, on constate  qu'une durée de contact de 8 à 12 heures à la  température indiquée et sous l'action d'un  courant de chlore maintenu de préféreilce à  l'extrémité la plus élevée de la gamine indi  quée en dernier lieu permet d'obtenir habi  tuellement du charbon purifié contenant bien  moins que 0,2% de fer, bien moins nue 0,2%  de silicium et moins de 0,05 % de titane. Il  est facile d'adapter les conditions opératoires,    et selon les circonstances particulières, de  façon à obtenir la pureté désirée.

   On peut  mettre en     #uvre    avec succès le procédé, de  manière qu'il ne reste que peu ou pas de  chlore libre dans les gaz effluents; on perd  inévitablement une partie du chlore par atta  que du chemisage réfractaire du four (che  misage qu'il faut refaire en surface ou renou  veler de temps en temps), et une faible pro  portion est retenue dans le coke.  



  Dans une réalisation de l'invention, on a  fait     usage    d'un four à cuve du même type  vertical comportant un chauffage électrique  (comme représenté sur le dessin), mais muni  d'un revêtement intérieur plus épais en bri  que réfractaire et présentant par conséquent  un diamètre intérieur de 90 cm. Ce four a  une contenance totale de 4,7 tonnes de coke,  dont 2,8 tonnes clans la zone de chauffage. Le  coke brut présentait une teneur en cendres  d'environ 9%, y compris environ 0,6% de  Fe, 2,0% de Si et 0,08% de Ti. En opérant  avec une température dans la charge de  1400  C (et encore plus élevée à son centre)  et avec un débit de chlore de 42,5 kg à l'heure  (ce qui correspond à 0,36 kg de chlore par  kg de produit), on obtient une cadence de pro  duction de plus de 3 tonnes par 24 heures.

   La  teneur en cendres du produit est d'environ       2%,    y     compris        0,09%        de        fer,        0,15%        de        sili-          cium        et        0,04%        de        titane.        Pour        un        taux        de     production légèrement inférieur et en em  ployant un peu     moins    de chlore,

   on obtient  un coke purifié qui ne contient au total que       0,66%        de        cendres,        dont        0,05%        de        Fe,        0,07%          de        Si        et        0,04%        de        Ti.     



  Lorsqu'on traite de l'anthracite dans un  four chauffé par le     passage    d'un courant élec  trique à travers la charge, il est générale  ment désirable de réaliser tout d'abord au       uioins    une calcination partielle, par exemple  par préchauffage du charbon     à-l'aide    des gaz  dégagés et par conduction dans la partie su  périeure du four, en vue de réduire la résis  tance du charbon à un taux permettant le  passage suffisant du courant.     Lorsqu'on    appli  que le procédé en continu à de     l'anthracite,     il est bien entendu que l'on peut remplir le      four avec du colle ou de l'anthracite déjà  calciné de manière appropriée;

   ensuite, les  quantités de charbon introduites ultérieure  ment subiront un traitement préalable suffi  sant dans la partie supérieure du four avant  de descendre dans la zone de réaction prin  cipale.  



  Il est opportun, en vue d'éviter l'hydrolyse       de    chlorures volatils par l'humidité contenue  dans le coke chargé au     sommet    du four, que  le coke ne présente pas une humidité supé  rieure à 0,5%, cette condition étant réalisée  par un chauffage préalable, si nécessaire.

   On       empêche    de manière satisfaisante la conden  sation directe des chlorures dans le coke  chargé en ajoutant le coke par petites quan  tités et fréquemment plutôt que par grandes  quantités moins fréquemment et en mainte  nant le niveau du chargement à une distance  limitée (compatible avec une utilisation aussi  complète que possible de la chaleur) au-dessus  des électrodes les plus élevées fournissant le  courant, par exemple à 2,40 tu pour le four le  plus large ci-dessus, et à 90 cm pour le four  le plus étroit.

   On empêche par ce moyen le  dépôt de matières solides finement divisées  dans les interstices du coke     fraîchement     chargé; bien qu'il soit à présumer que ces ma  tières seraient éliminées dans la zone clé tem  pérature élevée, celles-ci tendent parfois à em  pêcher le bon     écoulement    vers le bas du coke  ou à produire un effet d'obstruction s'oppo  sant au grand débit de gaz désirable.

   Si né  cessaire, on peut préalablement soumettre le  coke à des traitements le préparation ou  antres de nature connue, de même que le char  bon à partir duquel on l'obtient, tel que des  traitements sur     table    ou d'autres améliora  tions de l'état physique pour en séparer des  particules ou morceaux de matière étrangère  avant de l'utiliser pour la mise en     #uvre    du  procédé selon l'invention.  



  Un avantage particulièrement important  ch procédé selon l'invention, lorsqu'on utilise  pour sa mise en     #uvre    un four du type repré  senté, réside dans le fait que la charge est  soumise à une température exceptionnelle  ment élevée dans les zones très     rapprochées     G    de la paroi intérieure du four.

   Ainsi, a-t-on  constaté que, lorsqu'on utilise le     chauffage     interne d'une charge de coke. la chute clé       température    à proximité du revêtement en  brique réfractaire (c'est-à-dire la surface inté  rieure de la paroi 12 sur le dessin     annexé)     est d'environ 200  C pour 2,5 cm, particula  rité à laquelle on ne s'attendait pas en raison  de la conductivité thermique relativement  élevée du coke.

   On constate effectivement  due, lorsque la température moyenne de la  charge est de     1400     C (la     température    au  centre pouvant; atteindre environ 1600  C),  la température commence par     s'abaisser    rapi  dement (lorsqu'on se déplace     radialement     vers     l'extérieur    depuis le centre du four en  direction des parois) à quelques centimètres  (le la paroi et atteint la chute mentionnée  très élevée aux points de la charge les plus  voisins de la périphérie.

   Cette particularité  offre l'avantage important que la détériora  tion du four, en particulier par     l'attaque        chi-          inique,    est fortement réduite.  



  On     peut    par conséquent réaliser le trai  tement (dans une zone avantageusement  garnie de matière réfractaire) sur sensible  ment la totalité de la.     charge    aux     tempéra-          turcs    élevées désires et cependant avec un  taux d'attaque ou de     désagrégation    du     revt#.-          tement    du four considérablement     plus    faible  que celui qu'on observerait si l'on soumettait  cette matière     réfractaire    à des températures     ..     comprises entre environ 1400 et 1600  C.

   En       même    temps, la faible partie ou couche clé  coke qui est en contact avec la paroi tend à  se déplacer vers le bas plus lentement que  la partie     principale    de la     charge    et., par cou- .       séquent,    précisément. cette couche tend à re  cevoir un     traitement    dont la durée plus lon  gue compense la purification plus lente qui       sw    opère.

   La chute de     température    avanta  geuse et anormalement importante à la péri  phérie de la charge ne paraît pas dépendre  essentiellement de la composition chimique  du revêtement,     saul    qu'on l'a pleinement  observée dans des fours comportant un chemi  sage en matière réfractaire dense habituelle, .  et qu'elle     peut    être moindre     lorsqu'on        utilise         une grande quantité d'une matière poreuse  ou d'une autre matière fortement isolante,  matière qui assure un     abaissement    important  de températures entre la chambre de réaction  et l'enveloppe extérieure en acier.

   Comme il  est dit ci-dessus, la chute périphérique de  température dans le coke ou l'anthracite se  trouve     augmentée    ou réalisée de manière très  significative lorsqu'on fait usage d'un chauf  fage interne de la charge, tout particulière  ment par le     passage    d'un courant électrique,  de la manière décrite     ci-dessus    et représentée  sur le dessin.

   On arrive ainsi à régler facile  ment le courant introduit pour chauffer la       partie    principale de la     charge    de coke à la  température désirée de 1400  C environ (ce  qui veut dire de telle sorte que la     température     moyenne de la charge se trouve à cette tem  pérature ou à une température plus élevée),  le chauffage étant toutefois insuffisant (en  raison de la chute signalée) pour provoquer  l'échauffement du revêtement réfractaire à  une température supérieure à environ 1200  C.

Claims (1)

  1. REVENDICATION: Procédé de purification de charbons fos siles ou provenant de la distillation de char bons fossiles et contenant des impuretés inorganiques, caractérisé en<B>cc,</B> qu'on traite le charbon par du chlore à une température d'au moins 1400 C pour transformer les impuretés inorganiques en des produits vola tils qui sont éliminés du charbon. SOUS-REVENDICATIONS: 1. Procédé suivant la revendication, carac térisé en ce que l'on traite un charbon conte nant du silicium comme impureté. 2.
    Procédé suivant la revendication, carac- térisé par le fait que le charbon contient des impuretés inorganiques comprenant au moins 0,4% de silicium, et par le fait que l'on traite ce charbon avec du chlore, de façon à réduire sa teneur en silicium à moins de 0,2%. 3. Procédé suivant la revendication, carac térisé en ce qu'on traite le charbon par du chlore à une température d'au moins 1400 C pendant au moins trois heures. 4.
    Procédé suivant la revendication, pour la purification de colle contenant des impu retés formant plus de 5 % de cendres, carac térisé en ce qu'on fait passer du chlore sous forme gazeuse à travers le colle, de façon à réduire sa teneur en cendres à pas plus de 2%, les produits volatils formés étant en traînés hors du coke par le gaz qui le tra verse. 5.
    Procédé suivant la revendication et la sous-revendication 4, caractérisé en ce que l'on traite un coke dont les impuretés contien nent plus de 0,51/o de fer et plus de 1% de silicium et dont la teneur en humidité est au maximum. de 0,51/0- 6. Procédé suivant la revendication, carac térisé en ce qu'on continue le traitement pen dant au moins six heures. 7. Procédé suivant la revendication, carac térisé en ce qu'on continue le traitement pen dant au moins huit heures. S.
    Procédé suivant la revendication, carac térisé en ce qu'on fait passer le chlore à tra vers une charge de charbon disposée dans une enceinte complètement fermée latéralement, le chauffage de la charge étant réalisé de façon que la plus brande partie de celle-ci soit por tée à une température d'au moins 1400 C du rant le passage du chlore, mais que, au voi sinage immédiat de ladite enceinte, la tem pérature de la charge reste à un niveau sen siblement inférieur à 1400 C. 9.
    Procédé suivant la revendication, carac térisé en ce qu'on fait descendre du coke sous forme divisée à travers une chambre de réac tion allongée verticale, revêtue périphérique ruent d'une matière réfractaire dense, tout e-. faisant monter du chlore gazeux à travers ' & dite chambre, et qu'on chauffe le coke de - ta nière que la plus grande partie de sa P sse soit portée à une température d'au - .oins 1400 C durant le passage du chlore, mais que, dans la périphérie de la masse, 1a. tempé rature ne dépasse pas 1200 C. 10.
    Procédé suivant la revendication, ca ractérisé en ce qu'on fait passer du chlore gazeux à travers une charge de coke sous forme d'une masse perméable disposée dans une enceinte qui l'entoure, et on chauffe la charge de coke par dégagement interne de chaleur à des emplacements qui sont presque exclusivement tous situés à l'intérieur de la charge à distance de la surface, de façon que la plus grande partie de la charge soit portée à au moins 1400 C, mais que, dans la péri phérie de la masse, la température ne dépasse pas 1200 C. 11.
    Procédé suivant la revendication, ca ractérisé en ce qu'on fait passer le charbon sous forme divisée à travers une chambre de réaction allongée, chemisée intérieurement avec une matière réfractaire dense, en faisant. passer un courant de chlore à travers ladite chambre et un courant électrique à travers la charge entre des régions extrêmes espacées dans le sens de la longueur de la chambre et principalement situées sur le trajet que suit. le charbon. 12.
    Procédé suivant la revendication et la sous-revendication 11, caractérisé en ce que la presque totalité au moins du courant suit des trajets répartis dans une région de la charge disposée au centre, à l'intérieur d'une surface qui délimite la zone de réaction. 13. Procédé suivant la revendication, ca ractérisé en ce que le charbon fossile soumis à la purification est de l'anthracite.
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Cited By (1)

* Cited by examiner, † Cited by third party
Publication number Priority date Publication date Assignee Title
CN110317959A (zh) * 2019-07-30 2019-10-11 中国科学院过程工程研究所 一种石煤钒矿熟化生产设备及石煤钒矿熟化生产方法

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* Cited by examiner, † Cited by third party
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CN110317959A (zh) * 2019-07-30 2019-10-11 中国科学院过程工程研究所 一种石煤钒矿熟化生产设备及石煤钒矿熟化生产方法

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