Mécanisme de boîte à musique. La présente invention a pour objet un mé canisme de boîte à musique, dans lequel le tambour porte-goupilles est. mis en rotation discontinue par un mécanisme d'avancement dont deux cliquets agissent alternativement dans le même sens sur un rochet. qui est soli daire dudit tambour au moins cinématique- ment.
Le dessin ci-annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du méca nisme selon l'invention.
La fig. 1 est une vue en élévation.
La fig. 2 -est une vue en élévation de côté ;par la gauche de la fig. 1.
Les fig. 3 et 4 sont respectivement des coupes suivant. A-A et B-B de la fig. 1, dans deux positions différentes de fonctionne ment du mécanisme représenté, dont la pre mière est la même qu'en fig. 2.
Le mécanisme représenté comprend un bâti 1 en métal coulé qui présente diverses protubérances en saillie sur l'une des faces d'une platine formant socle. L'une de ces pro tubérances, 1a, sert de support au clavier 21 des lames vibrantes fixé sur lui par des vis '?2;
deux autres de ces protubérances forment, d'une part, cieux supports 3a et 3b pour les organes de pivotement d'un tambour porte- goupilles 18 et, d'autre part, deux supports 2a et 2b, plus hauts que les précédents, sur lesquels est monté un organe de manoeuvre 4 décrit ci-après.
L'arbre 18a du tambour 18 présente, du côté du support 3a, une crapaudine dans la- quelle pénètre le bout conique d'une vis 19 montée dans ce support. Au bout opposé de cet arbre est un pivot non représenté qui peut tourner dans un trou axial d'une tige 10 montée dans le support 3b et présentant une partie de plus grand diamètre 10a appliquée contre celle des faces du support qui est du côté du tambour 18.
Entre cette partie et le tambour, cette tige 10 sert de tourillon fixe à deux leviers 7a et 7b. Entre ces leviers et la partie 10a est intercalée une rondelle fle xible 24 emboutie de manière qu'elle prenne appui contre le support 3b. La vis 19 permet de presser plus ou moins sur cette rondelle par l'intermédiaire de l'arbre 18a dont une portée résultant de la formation du pivot engagé dans la tige 10 appuie contre l'un des deux leviers 7a et<I>7b.</I> Cela crée des forces de frottement entre ce levier et cette portée, entre ces deux leviers et entre l'autre de ceux-ci et la rondelle 24.
Sur ces leviers sont montés, par des orga nes de pivotement respectifs 15 et 16, un cliquet 11 et un cliquet 12, dont les becs aptes à s'engager dans la denture d'un rochet 17 solidaire du tambour 18, sont du même côté des deux plans mobiles passant par leurs axes respectifs et par l'axe du tambour 18.
Chacun de ces cliquets présente un bras dirigé vers l'extérieur du rochet et dont un trou est tra versé librement par une cheville 13, respecti vement 14, servant à l'articulation du levier correspondant avec l'une de deux bielles 7 semblables, dont les articulations opposées aux leviers 7a resp. 7b, ont pour axe, en com mun, celui d'une cheville 8 qui les relie, en outre, à une oreille 9 de L'organe de manoeu- vre 4.
Les distances des axes des articula tions sont les mêmes pour les deux leviers 7a-, <B>7b,</B> et pour les deux bielles 7, de sorte que les quatre pièces forment un parallélogramme articulé, en losange, dont les liaisons présen tent cependant cette particularité que les che villes 13 et 14 ont plus de jeu dans les trous des leviers 7a- et 7 b que dans les cliquets et que dans les trous des bielles 7, ce qui permet une rotation propre des cliquets par rapport aux leviers 7a., 7b qui les portent.
L'organe de manoeuv re 4 comprend deux colonnes 5a et 55 parallèles, s'étendant d'un même côté d'une traverse 4a qui les réunit rigidement et. qui porte l'oreille 9. Ces colon nes forment des coulisseaux parallèles mobiles dans des alésages correspondants des supports 2a et 2b dans lesquels ils sont guidés perpendi- eulairement à la base du bâti.
Les supports 2a et 3a, d'une part, 2b et 3b, d'autre part, sont. solidaires des mêmes protubérances du bâti 1 dans lesquelles les alésages des supports 2a. et 2b sont percés suivant des axes déterminant un plan qui est déporté par rapport. aux paliers du tambour, lesquels sont supportés par les parties plus basses 3a et 3b des mêmes protubérances du bâti.
Les bouts des supports 2a et 2b suppor tent l'organe 4 par l'intermédiaire de ressorts à boudin 210 montés sur les colonnes 5a et. 5b et comprimés entre ces bouts des supports et. la traverse 4a.. Cette dernière présente une face extérieure convexe dont la section sui vant le plan des axes des colonnes est en arc de cercle, cela en vue de ce que le bâti 1 doit. être monté sous un meuble muni d'arcs de roulement. par lesquels ce meuble repose sur le sol et.
de manière que le balancement de ce meuble amène la traverse arquée 4a, à rouler'sur le sol en faisant coulisser les colon nes pour faire agir les cliquets suivant le fonctionnement décrit- ci-après.
Enfin, la. tra verse 4a porte l'oreille 9 et la cheville 8 de manière telle que le plan déterminé par l'axe de cette cheville d'articulation et par l'axe du tambour 18 soit parallèle au plan conte- nant les axes des colonnes 5a et 5b, et. par conséquent, parallèle à la direction suivant laquelle est guidé l'organe de man#uvre.
Dans la position des organes décrits repré sentée dans les fig. ? et. , il est upposé qu'un début de la course descendante de l'organe 4 a déjà eu lieu. Dans ce. début de mouvement, les bielles 7 ont poussé les chevilles 13 et 14 qui ont fait tourner les cliquets correspon- dants dans des sens inverses sans entraîner les leviers 7a et<I>7b</I> pour la raison suivante:
du fait. de la poussée de la vis 19 vers la rondelle 24, les deux leviers sont moins libres de tourner autour de l'axe du tambour que ne le sont.les cliquets de tourner autour des axes géométriques des organes 15 et. 16, de sorte que lors de la remontée antérieure de l'organe 4, les cliquets avaient pris les positions re présentées à la fig. 4 à. cause du jeu des chevilles 13 et 14 dans les trous des leviers 7a et 7b, jeu auquel avait. correspondu un soulè vement du cliquet 11 relativement à la den ture du rochet et.
un engagement du cliquet 13 dans cette dentaire. On comprend donc qu'au début de la course descendante de l'or gane 4, ce même jeu donne lieu à des mou vements inverses des cliquets avant que les leviers soient. entraînés. On voit en fig. 3 que le cliquet 11 déjà engagé entre les dents du rochet, va faire tourner celui-ci de quelques pas au cours de la majeure partie de la course descendante, tandis que le cliquet 12 restera .
dégagé jusqu'au début de la course ascendante où les cliquets inversent leurs fonctions, comme on le voit à la fig. 4 et, que ce sera alors le cliquet 12 qui, dans la majeure partie (le la. course ascendante, fera. tourner le rochet.
Par suite de l'a position décrite de la che ville 8, les leviers 7a, et 7b tournent d'angles (,.,-aux et de sens contraire, an cours de toute course de l'organe 4-. Il n'en serait. pas de même si le plan passant. par les axes de l'arbre 18a. et de la cheville 8 n'était. pas parallèle au mouvement rectiligne de cette ,cheville.
Le même avantage serait encore obtenu si les colonnes de guidage étaient. disposées de manière que la traverse enjambe oblique ment le tambour, pourvu que la cheville 8 soit. montée sur cette traverse de manière que soli axe soit encore parallèle à celui du tam bour.
Au lieu d'être commandés par les bielles 7, les cliquets pourraient être soumis à l'action (le ressorts montés comme eux sur les leviers mobiles autour de l'axe du rochet; les articu lations de ces leviers avec les bielles pour raient alors n'avoir que le jeu techniquement nécessaire.
Les colonnes 5a. et 5b présentent chacune, à leur bout libre, un évidement cirefaire ré servant une paroi mince cylindrique, à la quelle un emboutissage fait. après le montage des colonnes donne une forme évasée tron conique en 6 servant à retenir la colonne dans le bâti, la partie évasée butant contre une portée qui sépare des alésages de diamètres différents ménagés dans chacun des supports <I>.'a</I> et \?b.
Les bielles 7 pourraient être plus longues < lue les leviers 7a et 7b et ceux-ci être moyennement plus écartés l'un de l'autre que lorsque le quadrilatère articulé est un paral lélogramme.
Le rochet et le tambour pourraient. avoir leurs axes parallèles et être reliés par des roues dentées.