CH300033A - Procédé de fabrication d'engrais phosphoazotés et appareillage pour l'exécution de ce procédé. - Google Patents

Procédé de fabrication d'engrais phosphoazotés et appareillage pour l'exécution de ce procédé.

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CH300033A
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ammonia
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phosphate
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Inventor
Societe Anonyme Des Manu Cirey
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Saint Gobain
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    • C05FERTILISERS; MANUFACTURE THEREOF
    • C05BPHOSPHATIC FERTILISERS
    • C05B11/00Fertilisers produced by wet-treating or leaching raw materials either with acids in such amounts and concentrations as to yield solutions followed by neutralisation, or with alkaline lyes
    • C05B11/04Fertilisers produced by wet-treating or leaching raw materials either with acids in such amounts and concentrations as to yield solutions followed by neutralisation, or with alkaline lyes using mineral acid
    • C05B11/06Fertilisers produced by wet-treating or leaching raw materials either with acids in such amounts and concentrations as to yield solutions followed by neutralisation, or with alkaline lyes using mineral acid using nitric acid (nitrophosphates)

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Description


  Procédé de fabrication d'engrais phosphoazotés et appareillage pour l'exécution de ce procédé.    La présente invention, à laquelle ont  collaboré MM. Lucien Picot et Yves Martin,  concerne un perfectionnement à la fabrica  tion des engrais par attaque du phosphate  naturel au moyen de l'acide nitrique, seul ou  en mélange avec d'autres acides, et     ammonia-          tion    par l'ammoniac gazeux de la liqueur  acide ainsi obtenue, de faon à la neutraliser  et à     transformer    tout ou partie du nitrate de  chaux en nitrate d'ammoniaque.  



  Ce perfectionnement. a trait à la phase  d'attaque acide du phosphate naturel. Cette  attaque acide, comme d'ailleurs     l'ammonia-          tion    subséquente, est exothermique. Cepen  dant, alors qu'on peut avantageusement tirer  parti des calories dégagées au cours de     l'am-          moniatiorn    pour la concentration des bouillies,  les calories dégagées au cours de l'attaque  acide du phosphate ont, au contraire été     con-          sidérées    jusqu'à présent comme     nuisibles.     L'élévation de température résultant du dé  gagement de ces calories provoque en effet  des pertes importantes d'azote,

   ainsi qu'une       attaque    poussée des     impuretés,        spécialement     des impuretés fluorées, ce qui a pour effet  lon seulement, d'accroître la dépense d'acide,  mnais surtout d'entraîner des risques de cor  rosion de l'appareillage.  



  Orn a déjà proposé, polr remédier à ces  difficultés, dans le cas où l'on effectue l'atta  que par plusieurs acides, de traiter d'abord  le phosphate naturel par l'acide sulfurique ou    l'acide phosphorique, en ensuite seulement de  faire réagir l'acide nitrique sur le produit  ainsi obtenu. Mais ce procédé présente cer  tains inconvénients. En particulier, il fait  perdre le principal bénéfice de l'attaque di  recte du phosphate par un mélange d'acides,  c'est-à-dire la mise en oeuvre d'un appareil  lage simple et peu encombrant.  



  On a proposé également de munir les cu  ves d'attaque de     doubles    parois à circulation  d'eau ou de saumure. Mais les     surfaces    dont  on peut ainsi disposer sont trop faibles pour  procurer un refroidissement suffisamment  énergique. De     plus,    l'expérience prouve que  les parois des cuves ainsi refroidies se     recou-          lent    rapidement de dépôts de sels et d'in  crustations qui diminuent encore les échanges       calorifiques.    Pratiquement, il n'a     guère    été  possible     jusqu'à.    présent, par ces moyens,       d'abaisser    au-dessous de 60  C la température  des cuves d'attaque.

    



  La présente invention     permet        d'éviter    ces  inconvénients. Le procédé selon l'invention  est. caractérisé en ce que l'on refroidit le li  quide d'attaque acide du phosphate au moyen  d'ammoniac liquide dont la vaporisation four  nit une partie au moins de l'ammoniac néces  saire à     l'ammoniation    du produit de l'attaque  acide. La titulaire a en effet     observ'ë    que les       frigories    correspondant à. la vaporisation de  l'ammoniac permettent d'abaisser suffisam  ment la, température du milieu     d'atta.que         pour éviter les inconvénients     signalés    plus  haut.  



  Les avantages que l'on retire de ce pro  cédé sont particulièrement marqués du fait  que la vitesse d'attaque des impuretés du  phosphate naturel et les pertes d'azote dimi  nuent rapidement avec la température du  milieu réactionnel, tandis que la vitesse d'at  taque du phosphate se révèle comme étant       pratiquement    indépendante de cette tempé  rature.  



  Pratiquement, l'invention peut être mise  en     #uvre    de différentes façons.  



  On peut, par exemple, utiliser la vapori  sation de l'ammoniac pour refroidir les aci  des avant leur introduction dans la cuve  d'attaque. Dans le cas où l'on utilise plusieurs  acides, on a intérêt à effectuer leur mélange  en premier lieu de façon à mettre à profit  l'élévation de     température    qui en résulte pour  avoir un échange thermique plus rapide avec  l'ammoniac. Le mélange sera, par exemple,  introduit dans un faisceau tubulaire bai  gnant dans de l'ammoniac liquide à la pres  sion atmosphérique, c'est-à-dire à - 35  C.  On peut aussi amener le mélange d'acides à  contre-courant autour d'un tube parcouru par  l'ammoniac.

   L'expérience prouve que l'on  peut ainsi aisément abaisser la température  des acides d'attaque jusqu'à -10  C environ,  ce qui permet de limiter à 50  C tout au plus  la, température maximum atteinte au cours de  l'attaque.  



  Ce premier mode de réalisation de l'inven  tion présente l'avantage de faire travailler le       vaporiseur    d'ammoniac sur des liquides ne  donnant pas de dépôt. Toutefois, la tempéra  ture des acides étant abaissée depuis l'am  biance jusque vers -10  C, l'écart de tempé  rature moyen dans l'appareil est .de l'ordre  de 35 degrés centigrades seulement, de sorte  qu'une surface d'échange relativement im  portante est nécessaire; elle est de l'ordre de  celle qu'on utilise dans les cuves d'attaque  munies d'une double enveloppe à circulation  d'eau.  



  Un autre mode de réalisation de l'inven  tion consiste à utiliser les frigories de vapori-    sation de l'ammoniac pour refroidir directe  ment le milieu réactionnel. Ce mode de réali  sation donne des résultats particulièrement  avantageux et, de plus, inattendus.  



  En effet, lorsque suivant les     procédés     connus, on refroidit l'appareillage avec de  l'eau à la température ambiante, on constate  que les échanges thermiques ne sont pas sen  siblement améliorés par une     augmentation    du  débit d'eau, c'est-à-dire par un abaissement  de la température de sortie de l'eau. De même,  si l'on abaisse préalablement. la température  de l'eau de refroidissement, ou si l'on utilise  une saumure froide, l'amélioration qui en ré  sulte est négligeable et. parfois même le ré  sultat est négatif.

   C'est. ainsi qu'on a observé  que le coefficient global de     transmission    calo  rifique du milieu réactionnel au liquide re  froidisseur est de l'ordre de 250 calories par       m2    de paroi de séparation, par heure et. par  degré centigrade d'écart, avec de l'eau sor  tant à. 25  C, et de 125 calories avec une sau  mure froide sortant à     4     C.  



  .Au contraire, le coefficient de transmis  sion calorifique du milieu réactionnel à l'am  moniac en opérant conformément à l'inven  tion est. de l'ordre de     -100    calories.  



  On peut, expliquer ces excellents résultats  par le fait que les échanges sont activés d'une  façon considérable du côté de l'ammoniac en  raison de sa vaporisation même, et du côté  de la liqueur d'attaque par le fait qu'à la  basse température à. laquelle se trouve la pa  roi d'échange, les dépôts qui seraient. suscep  tibles d'entraver les     éehanges    sont, de par  leur nature ou leur forme cristalline, peu  adhérents.  



  Ce mode de réalisation de l'invention bé  néficie au maximum, en ce qui concerne l'ef  ficacité du refroidissement, des échanges que  procure la basse température de vaporisation  de l'ammoniac (- 35 <B>C),</B> étant. donné que la  température du milieu à. refroidir est main  tenue     constamment    à 50 C environ, d'où il       résulte    un écart, important, de 85 degrés  éminemment favorable aux transmissions     ealo-          rifiques.    On     congoit    que dans ces conditions  les surfaces de refroidissement nécessaires      soient très faibles, par exemple trois fois plus  petites qu'avec de l'eau quand on utilise  des doubles enveloppes de refroidissement.

    Comme, par ailleurs, ainsi qu'on l'a dit plus  haut, la vitesse d'attaque du phosphate natu  rel n'est pratiquement pas influencée par la  température (97,5 % à 45  C contre 98 % à  60  C en 15 minutes), la mise en     #uvre    ici  considérée de l'invention conduit, à un appa  reillage de dimensions très faibles, dont le vo  lume peut être du 1/5 seulement de celui des  appareillages usuels.  



  En outre, en raison de la     température     très basse du métal en contact avec l'ammo  niac liquide, la corrosion du métal est négli  geable.  



  Enfin, on remarquera que ce mode de, réa  lisation de l'invention présente l'avantage de  réintroduire les calories dégagées par la réac  tion d'attaque, par l'intermédiaire de l'ammo  niac, dans la phase d'ammoniation où, ainsi  qu'on l'a dit plus haut, elles sont particulière  ment avantageuses pour la concentration des  bouillies par évaporation.  



  Le problème de l'évacuation des calories  du milieu d'attaque étant, grâce à l'invention,  susceptible d'être résolu avec des surfaces  d'échange très faibles, il est indiqué de sup  primer les doubles enveloppes autour des     eu-          ves    d'attaque et de les remplacer par de sim  ples serpentins en acier inoxydable, par exem  ple en forme d'épingle à cheveux, plongeant  dans le milieu d'attaque. Les cuves d'attaque  peuvent alors être construites en briques ré  fractaires aux acides, qui sont de durée illi  mitée, de sorte que l'invention permet ainsi  en même temps de supprimer complètement  les problèmes de corrosion que posait jus  qu'à présent l'attaque acide du phosphore  naturel.

      On décrira ci-après, à titre d'exemples,  deux formes de réalisation de l'invention, en  se référant au dessin joint dont les figures  représentent:  Fig. 1, une installation dans laquelle la  vaporisation de l'ammoniac est utilisée pour  refroidir l'acide d'attaque.    Fig. 2, une installation où l'on refroidit  directement le milieu réactionnel d'attaque  acide du phosphate par la vaporisation de  l'ammoniac.  



  Dans la fig. 1, le phosphate distribué par  le doseur 1 est attaqué dans la cuve 2 par un  mélange d'acide nitrique et d'acide sulfuri  que (ou     phosphorique)        préalablement    re  froidi.  



  La cuve 2 est munie     d'un    agitateur 3. Ses  parois 4 comportent un revêtement     anti-          acide.     



  La liqueur résultant de l'attaque est en  suite reçue successivement dans     les    cuves 5 et  6 munies d'agitateurs 7 et 8 et de dispositif  d'injection d'ammoniac gazeux 9 et 10.  



  L'ammoniac liquide est. stocké dans un  réservoir 11 communiquant avec -an évapo  rateur 12. Les acides distribués par les do  seurs 13 et 14 à un pot mélangeur 15 arri  vent à un serpentin (ou faisceaux tubulaires)  16 placé     à,    l'intérieur de l'évaporation 12 et  baignant dans l'ammoniac liquide en cours  de     vaporisation.     



  L'ammoniac gazeux ainsi évaporé s'échappe  à la partie supérieure     17del'évaporateur12qui     est par ailleurs muni     d'une    soupape de sécu  rité 7.8. L'ammoniac gazeux est     ensuite    réparti  entre les cuves 5 et 6 à l'aide de vannes 19  et 20 suivant les     débits    nécessaires pour le  traitement .de la bouillie résultant de l'atta  que acide.  



  La réfrigération préalable des acides peut  également être obtenue en permutant les cir  cuits d'ammoniac. et d'acide dans l'évapora  teur,     l'ammoniac    parcourant alors le faisceau  tubulaire 16 immergé dans un récipient con  tenant le mélange acide.  



  Dans la fi-. 2, la cuve d'attaque 21, dont  la paroi 22 est garnie intérieurement de bri  ques antiacide, est alimentée directement en  phosphate, acide nitrique, acide sulfurique  (ou phosphorique) par les doseurs 23, 24, 25.  La liqueur     résultant    de l'attaque acide  s'écoule par le trop-plein 26 vers les     cuves          d'ammoniation    27, 28.  



  L'ammoniac liquide     -est    stocké dans un       réservoir    29 communiquant avec les réfrigé-      rateurs 30 et 31 constitués par des tubes en  acier inoxydable en forme d'épingle à che  veux plongés dans la cuve 2l.  



  L'ammoniac gazéifié provenant des réfri  gérateurs 30 et 31 est, injecté dans les cuves  d'ammoniation 27 et 28 respectivement par  les injecteurs 32, 33. Le débit d'ammoniac  dans chaque circuit est réglé par les     vannes     34 et 35 placées sur la tuyauterie, d'ammoniac  liquide à la sortie du réservoir de stoelkage 29.  



  Chacun des réfrigérateurs a une surface  calculée de façon à permettre la vaporisation  des quantités d'ammoniac nécessaires pour  chacune des cuves d'ammoniation.  



  Dans un appareillage tel que représenté  à la fig. 2, on peut attaquer par heure, en  continu, 1500 kg de phosphate du Maroc par  2900 ki g du mélange sulfonitrique composé  de 700 kg d'acide sulfurique 60  Bé et  2200 kg d'acide nitrique 36  Bé dans une cuve  de 1,5 m  comportant deux réfrigérateurs à  ammoniac, dont la surface immergée est de  2,5 m2 environ.  



  La     liqueur    d'attaque nécessite     environ     300 kg d'ammoniac pour être neutralisée. Cet  ammoniac est entièrement vaporisé dans le  serpentin réfrigérateur avant d'être intro  duit dans les appareils de neutralisation.  



  La température du milieu d'attaque est  ainsi maintenue aisément à 50  C.  



  La durée de séjour de la     matière    dans  la cuve d'attaque est (le l'ordre de 30 minu  tes et le taux d'attaque est de 99 %o. Les per  tes en azote sont inférieures à lo%, alors que  dans les procédés antérieurs, la température  de la cave se serait élevée à 75  C environ,  ce qui aurait entraîné des pertes d'azote de  4 à 5 0%,  En dépit de son faible volume (1,5 m3),  la cuve d'attaque permet, grâce à l'invention,  une production de 5 t/h d'engrais du type:  10N, 10 PêO5, 15 KêO.

Claims (1)

  1. REVENDICATION I Procédé de fabrication des engrais par attaque du phosphate naturel au moyen d'un liquide comprenant (le l'acide nitrique et ammoniation par l'ammoniac gazeux de la liqueur acide ainsi obtenue, de façon à la neu traliser et à transformer une partie au moins du nitrate le chaux en nitrate d'anmmoniaque, caractérisé en ce que l'on refroidit le liquide d'attaque acide du phosphate au moyen d'ammoniac liquide, dont la vaporisation fournit une partie au moins le l'ammoniac nécessaire à l'ammoniation du produit de l'attaque acide. SOUS-REVENDICATIONS: 1.
    Procédé selon la revendication I, carac térisé en ce que l'on refroidit par l'ammo niac liquide le liquide d'attaque avant sa mise en contact avec le phosphate. 2. Procédé selon la revendication I, carac térisé en ce que l'on refroidit par l'ammoniac liquide directement le mélange du liquide d'attaque acide et du phosphate.
    REVENDICATION Il : Appareillage pour l'exécution du procédé selon la revendication I, caractérisé par un dispositif tubulaire (le circulation de Faninio- niac plongeant dans la cuve d'attaque. _>. Appareillage SOUS -REVENDICATIONS:
    selon la revendication II, caractérisé en ce que les parois de la cuve d'attaque sont pleines. 4. Appareillage selon la revendication II, caractérisé en ce que les parois de la cure d'attaque sont constituées en briques réfrac taires arts acides.
CH300033D 1951-07-21 1952-07-21 Procédé de fabrication d'engrais phosphoazotés et appareillage pour l'exécution de ce procédé. CH300033A (fr)

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