Procédé de bourrage des traverses métalliques de chemin de fer et appareillage pour la mise en aeuvre de ce procédé. La présente invention a pour objet un procédé de bourrage de traverses métalliques creues (le chemin de fer, dont les extrémités sont. repliées vers le bas, applicable en parti- culier à des traverses logées dans du ballast très grossier.
Ce procédé est caractérisé en ce que l'on perce les extrémités des traverses au voisinage (le leur paroi supérieure, soulève chaque tra- %-erse au-dessu,@ du ballast à son niveau correct, l'orme, dans le ballast, deux barrages situés (le part et d'autre du milieu de la traverse, dans le volume engendré par le soulèvement (le la traverse,
entre la paroi intérieure de celle-ci et son empreinte dans le ballast sous- jaeent, injecte au moyen d'un fluide com- lwimé, par chaque extrémité perforée, du gra- ilion de bourrage en dirigeant ce gravillon dans le sens longitudinal de la traverse de manière à former un bourrage dans les deux c,@cité partielles subsistant. entre chacun des- dit,;
harrage,s et l'extrémité correspondante de la traverse.
L'invention englobe également, un appa reillage pour la mise en ceuvre du procédé ci-dessus défini. Cet appareillage est. ea.racté- risé en ce qu'il comprend, en outre, des moyens pour perforer l'extrémité des traver- scs métalliques, un réservoir à gravillon dont le fond creux communique par un raccord condé avec une tuyère de projection dans la quelle débouchent des conduites de fluide comprimé,
des moyens pour maintenir la tuyère de projection engagée dans la perfo ration de la traverse clans une position telle que la projection de gravillon s'effectue avec une légère composante ascendante, cette posi tion étant celle. de l'angle optimum et une pioche comprenant au moins un pic incurvé dont le côté concave est tourné vers le manche, afin que l'on puisse introduire ce pic sous une aile de la traverse et le faire bas culer vers la paroi supérieure interne de cette traverse pour former 'le barrage.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, deux formes d'exécution et des va riantes de détail d'un appareillage pour la mise en ce-Livre du procédé.
La. fig. 1 est une coupe verticale longitu dinale partielle d'une traverse métallique et une vue en élévation de la partie inférieure d'un réservoir à gravillon avec tuyère de pro jection en position de service.
La fig. 2 est une vue en plan d'une sec tion .de voie avec traverse métallique.
La fig. 3 est une coupe longitudinale ver ticale partielle d'une traverse plus longue que dans les fig. 1 et 2 et une vue en élévation d'un réservoir à. gravillon avec tuyère de pro jection suivant une première forme d'exécu tion.
La fig. 4 est une coupe transversale d'une traverse métallique soulevée au-dessus de son empreinte dans le ballast. Les fig. 5 et 6 sont une vue en élévation et une vue en plan d'une tuyère de projection amovible.
Les fig. 7 et 8 représentent, en élévation, de profil et de face, la. partie inférieure d'une tubulure de raccord coudée.
Les fig. 9 et 7.0 représentent, en élévation, deux positions particulières d'une pioche pour le tassement du ballast.
La fig. 11 est- une coupe longitudinale par tielle d'une traverse métallique avoisinant un muret. de quai et une vue en élévation d'un réservoir à, gravillon avec tubulure coudée suivant une deuxième forme d'exécution.
La. fig. 12 est une vue en plan du dessus du réservoir à gravillon représenté à la. fig. 11.
La fig. 13 montre en élévation une va riante de détail.
L'appareillage représenté aux fig. 1 et 3 comprend un réservoir à gravillon cylindri que 1 présentant. suivant une de. se généra trices une fente d'observation le long de la quelle est tracée une graduation 2 en unités de volume. Le fond tronconique creux du ré servoir 1 communique avec une tubulure de raccord 3 coudée à angle droit, à l'extrémité inférieure de laquelle est montée une tuyère de projection 4.
Le réservoir 1 porte une bride latérale 5 dans laquelle est fixé un tuyau à air comprimé 6 muni d'un robinet d'admission avec manette 7, branché sur un troncon de tube 8 destiné à. être raccordé à un réservoir d'air comprimé non représenté. Le tube 8 est équipé d'un manomètre 9. A son extrémité inférieure, .le tuyau 6 se subdi vise en deux conduits dont. les, orifices 7 et 8. adjacents, débouchent dans la tubulure de raccord coudée 3, à sa. partie inférieure (voir fi-. 8).
Au-dezsus de la graduation 2, le réservoir 1 porte une poignée de manaeuvre 9. L'orifice inférieur de la. tubulure de raccord 3 est. sur monté d'une oreille 10 portant. une tige file tée 11 sur laquelle se visse un écrou 12. La paroi intérieure de cet orifice présente sensi blement à l'aplomb de l'oreille 10 un goujon d'arrêt radial 13 (fig. 7 et 8). La. tuyère de projection 4 visible en détail aux fig. 5 et 6 comprend une partie cylindrique courte 1.4 à base circulaire, raceordée à une partie termi nale oblongue 15.
La partie cylindrique 14 porte extérieurement un erochet 76 destiné à venir en prise avec la tige filetée 11 de la tubulure de raccord 3. Le bord inférieur de cette partie cylindrique 74 présente une en coche 17 destinée à entrer en prise avec. le goujon radial 13 (le la tubulure de raccord 3, quand on engage le tronçon cylindrique 14 dans la partie inférieure 18 de la tubulure de raccord,
d'une quailtité suffisante pour que le crochet 1.6 vienne buter contre l'oreille 10. La tuyère de projection amovible 4 se monte doue dans la tubulure 3 par un rac cord à baïonnette.
La partie montante de la tubulure de rae- cord 3 porte un collier 20 présentant une sail lie latérale fendue 20', dans laquelle est. fixé un bouton de support 21 traversant une pla quette perforée 22 faisant partie d'une chape 23 dans laquelle est articulée une extrémité d'une tringle de maintien 24. L'autre extré mité filetée de cette tringle. 24 est munie d'un tendeur 25 terminé par une boucle 26.
Cet appareillage comprend encore un cha lumeau oxhydrique non représenté, néces saire pour perforer les extrémités des traver ses métallique,-> ereuses.
Cet appareillage est complété par une pio che destinée à tasser le ballast à deux en droits de la cavité engendrée par le soulève ment de la traverse, pour délimiter la lon gueur du bourrage. Le manche 28 de cette pioche porte, à son extrémité inférieure, une virole 29 venant d'une pièce avec un pie courbe 30 dont la forme est déterminée en fonction de la forme de la partie intérieure de la traverse. A l'opposé du pie 30, la. virole 29 présente une surface d'appui courbe 31 dont le rôle sera expliqué plus loin.
On a représenté à la fi--g. 2, en plan, une traverse métallique que l'on suppose affais sée et qu'il s'agit de ramener à son niv eati correct.
Avant. de procéder au bourrage des tra verses, on peint en général sur celles-ci deux lignes suivant Tl-T@ pour la moitié droite et<I>T</I> 3-T4 pour la, moitié gauche. La ligne Ti-T#, est située à. une distance a du plan vertical de symétrie du rail de droite<I>Rd,</I> sen siblement égale à la distance de ce plan à l'extrémité droite 36d de la traverse 36.
De même, T3-T4 est à une distance<I>cc.</I> du plan de symétrie du rail gauche Rg et à une dis lance :arc de l'extrémité gauche 36g de la tra- ve?'se. On rend ainsi visibles les longueurs 2a suivant lesquelles il faut bourrer la. traverse 36. La cote b indique la longueur de la ré gion centrale de la. traverse qui ne doit pas recevoir de gravillon, les barrages seront. pra tiqués suivant les lignes Ti-T.., et T3-T4, comme cela va être expliqué.
La première opération du procédé de bour rage des traverses consiste à soulever, au moyen de vérins non représentés, en prise sous les rails, une section de voie comprenant la traverse 36, par exemple. Pendant. cette opération, la partie 32, en forme de trapèze, (le la traverse 36, partie délimitée par le pro fil et une droite reliant ses bords, passe de la position visible en trait mixte à la fig. 4 jus qu'à celle représentée en trait. plein, c'est- à-dire que la hauteur du soulèvement peut être comprise généralement entre 15 et 30 mm.
Cette hauteur du soulèvement Tz est notable ment inférieure à la hauteur H de l'intérieur du trapèze 32, à angles arrondis, de sorte que l'écartement entre l'empreinte convexe 33 de la traverse dans le ballast et la paroi inté rieure 34 de ladite traverse diminue progres sivement en passant de la petite base du tra pèze vers les côtés obliques 35 de celui-ci, ce (lui favorise le coincement du gravillon sur les côtés de cette empreinte.
On perfore la traverse métallique 36 à ses deux extrémités repliées vers le bas 36d et 36rj au ras de sa. paroi supérieure (34) de manière à obtenir deux perforations oblon- ,O'nes 37 et 38.
Lorsque la traverse 36 a été soulevée jusqu'à. son niveau correct, on en fonce le pie 30 de la pioche 28-30 oblique- ment dans le ballast B en suivant la. ligne TI-T. de la fig. 2, 1-me première fois dans le sens de la flèche Pi de telle manière que le pic 30 s'engage sous l'aile 40 de la traverse 36.
La pioche occupe alors la position de la fig. 9. Ensuite, on fait basculer le manche 28 dans le sens de la flèche FJ, de sorte que la portée d'appui 31 de la virole 29 vient, re poser sur le ballast B, comme on le voit à la fig. 10. Cette portée 31 forme un bossage de basculement pour la pioche dont le pic courbe 30 tasse les morceaux de ballast contre la paroi interne de la, traverse métallique en y amorçant un barrage D (fig. 10).
On retire ensuite la pioche et l'enfonce de l'autre côté de la traverse suivant la direction<U>F.;</U> en pro cédant de façon analogue, on complète le barrage. On réalise ensuite de la. même fa çon un deuxième barrage suivant la ligne T3-T4- Quand les barrages sont ainsi terminés, on raccorde le tuyau 8 (fig. 3) à un réser voir d'air comprimé et l'on place la tuyère de projection 45 dans la perforation 37, sui vant. la position représentée à la fig. 1.
Pour que le réservoir 1 et. la tuyère 45 restent dans la position correcte de soufflage sans nécessiter un effort manuel trop grand, on accroche la boucle 26 à un écrou 46 de fixation du patin de rail 47. On agit éven tuellement sur le régulateur de longueur 25 de manière à engager la tuyère 45 suivant un angle optimum dans l'orifice 37 de la tra verse, ainsi que pour régler exactement. la po sition de l'appareillage. La direction de la tuyère présente une légère composante ascen dante par rapport à la, partie médiane 50 de la traverse, partie qui est horizontale en l'ab sence de dévers.
On ouvre alors le robinet d'admission d'air comprimé 7, ce qui provoque instantanément la projection du gravillon du réservoir 1 dans le volume engendré par le soulèvement de la traverse, entre son em preinte 33 sur le ballast et la paroi intérieure 34 de ladite traverse. Le gravillon projeté longitudinalement remplit ce volume en quel ques secondes, sur la longueur comprise entre la ligne Tl-T#> et l'extrémité 36d de la tra verse.
On procède d'une façon analogue pour former un bourrage de gravillon sous la par- tue gauche de la traverse, entre la ligne <I>Ta</I> T.4 et l'extrémité gauche 36g. On a ainsi obtenu de part et. d'autre et à distance du plan de syrnétrie vertical transversal S-8 deux bourrages de gravillon qui soutiennent la traverse à son niveau correct. Lorsque les vérins qui ont servi à soulever la voie sont enlevés, les traverses restent pratiquement an niveau atteint à la fin de l'opération de bour rage.
Un des principaux avantages du procédé qui vient d'être décrit réside dans le fait qu'il est inutile .de dégarnir les traverses métalli ques du ballast dans lequel elles reposent.
Grâce à la position des perforations 37 et. 38 au ras de la paroi supérieure de la tra verse, on peut faire passer par chacune de ces perforations une tringle de contrôle sur toute la longueur où doit. s'effectuer le soufflage, ce qui permet de détecter la présence éven tuelle de pierres du ballast ou de corps étran gers dans l'espace réservé au soufflage.
Dans certains cas, lorsqu'il s'agit. de bour rer des traverses plus longues que celle re présentée en fig. 2, on remplace la tuyère amovible courte 45 par une tuyère ]on gue 4-42, comme on le voit à la fig. 3. Cette tuyère 4--42 est. introduite dans la. perfora tion 37 de la traverse suivant le troneon in cliné 60 de celle-ci, ce qui donne une légère composante ascendante à. la projection de gra villon.
En déplaçant. le réservoir 1 et, par suite, l'orifice 42 de la tuyère dans le sens longitudinal de la traverse, on peut. régler la. longueur du bourrage.
Comme on le voit à. la fi-. 3, les deux portées de contact. C-F de la tuyère longue 4.--12 avec la traverse métallique sont. situées l'une sur la. paroi intérieure de la traverse, l'autre sur le bord inférieur de la perforation 37, à une distance suffisante l'une de l'autre pour que l'ensemble du réservoir à gravillon, de la tubulure 3 et de la tuyère 4--12 soit maintenu en équilibre et en position correct(- a-ci-dessus du ballast, la partie rectiligne de la.
tuyère de projection 4-42 étant inclinée parallèlement au tronçon 60 de la traverse. Lorsqu'on ne se sert pas de la tringle \?4, on la fait basculer de bas en haut autour de son articulation dans la chape 23 et l'on atta che la boucle 26 à. la partie supérieure du ré servoir à gravillon 1 (voir fil-,. 3).
Les fi,,,. 11 et 12 représentent urne deuxième forure d'exécution d'appareillage, utilisable en particulier dans les ;ares, lors qu'un muret de quai JI limite l'espace dislro- nible en prolongenient des traverses, telles que 63.
Le réservoir à !2#ravillon 6-1 présente toujours, le long d'unie génératrice de sa par tie ci-lindrique, unie feiiêtve d'observation flanquée d'une graduation 2 en unités de vo- hinie. .lais ce réservoir possède un faux-foird en forme de cône 65 dévié par rapport à l'axe de la partie cçlindrique 64.
Ce faux-fond est raccordé à. une tubulure de projection 66-67, en une pièce, qui i-eniplace la tubulure de rac cordement<I>3 et</I> la tuyère de projection 45 de la première forme d'exécution. Cette tubulure présente une partie cylindrique verticale 66 suivie d'un coude avec aplatissement de la section transversale pour former un orifice (le projection
obloir g 67. Le coude raccordant les parties 66 et 67 fait un angle aigu, de sorte que. le gravillon sortant de l'orifice 67 a une direction longitudinale lui peu ascen dante par rapport à. la paroi supérieure, sup posée horizontale, de la traverse rectiligne 63.
La tubulure 66-67 e.st fixée de manière amo vible, à la base du faux-fond 65 au moyen d'un collier cle fixation 69 avec écrou et vis de serrage. Du côté opposé au rail R, le ré servoir 64, le faux-fond 65 et la tubulure 66 présentent une étroite bande verticale eoin- niune 70 le lon<B>g</B> de laquelle e-;
t dislrosé le tube 6 el'adnü.,sion d'air coinprirné. Cette dis position permet d'introduire l'orifice de pro- jeetion 67 dans la perforation 71(1e la tra verse malgré le peu de plac(, disponible entre cette traverse et. le muret :11. Elle est appli- eable aussi en tunnel.
Le rail R est fixé ii la traverse de sommet rectiligne 63 par l'intermédiaire d'une se melle 72 en forme de coin, (le type connu.
On a représenté aux fig. 11. et 12 un organe en forme de cône creux. 73 disposé coneentriquement à l'intérieur du réservoir à gravillon 64, près .du faux-fond 65. Ce cône 73 est suspendu à une tige verticale 74 sou dée à une bande diamétrale 75 de support, fixée près de l'extrémité supérieure du réser voir 6-l. L'expérience a montré que ce cône 73 empêche un bourrage indésirable du gravil lon à la base du réservoir 64.
Lorsque les organes de fixation du rail R sui- la traverse 63 ne présentent. pas de saillie du côté extérieur à. la voie, on utilise une trin- g]e de maintien 78 reliée par un. tendeur 76 à un crochet 77 de forme correspondant au champignon du rail R auquel on l'aeeroche en faisant basculer la tringle 78 autour de la chape d'articulation 23 qui est fixée, comme dans les exemples décrits, à un.
collier \?0 serré sur la tubulure de raccordement 3 (voir fio- 13).