CH313531A - Mécanique d'armure du genre "Verdol" - Google Patents

Mécanique d'armure du genre "Verdol"

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CH313531A
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Inventor
Dalle Olivier
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Soc D Mecaniques Verdol S A R
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    • DTEXTILES; PAPER
    • D03WEAVING
    • D03CSHEDDING MECHANISMS; PATTERN CARDS OR CHAINS; PUNCHING OF CARDS; DESIGNING PATTERNS
    • D03C3/00Jacquards
    • D03C3/16Verdol or other jacquards having intermediate power-operated needles between reading needles and lifting-hooks

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  • Engineering & Computer Science (AREA)
  • Textile Engineering (AREA)
  • Looms (AREA)

Description


  Mécanique     d'armure    du genre       Verdol         La présente     invention    a pour objet une  mécanique d'armure du genre       Verdol     ,  dans laquelle les aiguilles de commande des  crochets sont actionnées par des butoirs sélec  tionnés par le carton. d'armure par l'intermé  diaire     d'aiguillettes    et actionnés par un train  de barres qui assure     également    leur levée et  par suite     celle    des     aiguillettes.     



  On sait qu'avec l'augmentation de la vi  tesse de marche des métiers à tisser, il est  devenu de plus en plus difficile d'obtenir un  fonctionnement parfait des mécaniques du  genre en question. Les crochets et les fuseaux  donnent en effet lieu à des phénomènes  d'inertie qui font fouetter les cordes, provo  quent le bourrage du     harnais    et     entraînent    des  détériorations rapides. On a remédié à ce dé  faut par le moyen des     mécaniques    dites à  deux pas, dans lesquelles chaque     fil    de     chaîne     est commandé par deux crochets,     solidaires     l'un de l'autre et correspondant respective  ment à deux griffes se déplaçant en sens in  verse l'une de l'autre.

   On réduit ainsi de moi  tié la vitesse verticale des griffes, puisque c'est  tantôt l'une, tantôt l'autre qui agit. Il est éga  lement connu d'associer aux crochets de la  mécanique une grille fixe, dite de     pas-ouvert;     coopérant avec des becs solidaires des tiges de  crochets de manière à     maintenir    un crochet  levé en permanence quand le fil correspon-         dant    doit rester haut durant plusieurs duites  successives, en évitant ainsi un mouvement al  ternatif inutile du crochet.  



  Toutefois la vitesse des     mécaniques        ainsi     établies est alors limitée par la     rapidité    pos  sible de la rotation du cylindre et de la sélec  tion des     aiguillettes    par le \papier perforé. On  sait en effet que. dans la construction classi  que de la mécanique       Verdol      les aiguilles       agissant    sur les crochets sont actionnées par  des butoirs auxquels sont attachées des aiguil  lettes que     sélectionne    le papier d'armure.

   Les  butoirs sont à leur four actionnés par un     train     de barres à profil en forme de cornières animé  d'un mouvement alternatif suivant un trajet  quelque peu oblique, de telle manière que  les     barres    remontent à mesure qu'elles recu  lent et au     contraire    s'abaissent en avançant.  En remontant, les barres soulèvent les butoirs  et avec eux les aiguillettes qui dégagent entiè  rement le papier en     permettant    ainsi le mou  vement d'avance de celui-ci d'un carton au  suivant. En redescendant ces barres permet  tent au contraire l'abaissement des aiguillet  tes qui peuvent venir reposer sur le papier ou  le traverser suivant la sélection.

   La rotation  du     cylindre    doit     avoir    lieu à la fin du mou  vement de recul du train de barres tandis que  la sélection des aiguillettes doit     s'effectuer    tout  au début de son mouvement d'avance, car     il         faut qu'elle soit terminée quand les ailes ver  ticales des barres     frappent    les extrémités des       butoirs.    Le temps pendant lequel ces deux  opérations doivent être     réalisées    est     par    con  séquent très court en valeur relative et l'on  comprend qu'aux grandes     vitesses    il puisse  devenir insuffisant, de telle sorte que des fau  tes de sélection apparaissent.

      La     mécanique    suivant l'invention est ca  ractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif  impartissant au train de barres un trajet à peu  près rectangulaire, comportant un temps  d'avance horizontale à la position la plus  basse, un temps de levée     suivant    une verticale,  un temps de recul suivant une horizontale à  la position la plus haute, et un temps de  descente suivant une     verticale,    en vue de per  mettre     d'augmenter    le temps disponible pour  la rotation du cylindre, la sélection des aiguil  lettes et la presse des butoirs.

      Le dessin annexé expose la constitution et  le fonctionnement d'une mécanique       Verdol         .     à deux pas du type connu et d'une forme  d'exécution de la mécanique faisant l'objet de  l'invention.  



  La     fig.    1 est une vue     schématique    mon  trant en élévation les éléments essentiels de la  mécanique       Verdol      à deux pas.    La     fig.    2 indique le trajet du train de bar  res dans une     -mécanique          Verdol      à deux  pas de type connu.  



  Les     fig.    3 à 6 sont des schémas analyti  ques montrant les courbes représentatives du  mouvement en fonction du temps, respective  ment, des deux     griffes    de la mécanique, du  train de barres dans le sens horizontal, du  train de barres dans le sens vertical et du cy  lindre, dans ladite mécanique       Verdol      à  deux pas de type connu, les diverses courbes  étant disposées les unes au-dessous des autres  de manière à faire se correspondre les abscis  ses, c'est-à-dire les temps.    La     fig.    7 est une vue semblable à celle de  la     fig.    2, mais montrant le trajet du train de    barres dans ladite forme d'exécution de la       mécanique    faisant l'objet de l'invention.

    



  Les     fig.    8 à 10 sont des vues analogues à  celles des     fig.    4 à 6, mais correspondant au  cas de ladite forme d'exécution de la méca  nique suivant l'invention, ces     figures    étant ali  gnées verticalement avec les     fig.    3 à 6 de ma  nière à faire se correspondre les abscisses.  



  La     fig.    11 est une vue de côté     simplifiée     montrant le système de cames pour la com  mande du train de barres de ladite forme  d'exécution de la mécanique.    On commencera par rappeler- très rapide  ment le fonctionnement de la mécanique        Verdol      à deux pas en référence à la     fig.    1.  Cette     mécanique    comporte deux griffes 1 et 2  oscillant verticalement en sens inverse l'une  de l'autre. Ces deux griffes coopèrent avec  des crochets doubles<I>3a, 3b</I> comprenant cha  cun deux crochets élémentaires susceptibles  d'être accrochés respectivement par l'une ou  par l'autre     griffe.    Chaque crochet double com  mande un fil d'arcane 4.

   Les crochets sont  sélectionnés par des aiguilles horizontales 5,  lesquelles reçoivent l'action de butoirs 6. Aux  butoirs 6 sont attachées des aiguillettes 7 que  sélectionne le papier perforé 8 qui repose sur  une table perforée (non représentée) sur la  quelle il est     entraîné    par des roues à picots 9  (roues à     pedonnes)    dont l'ensemble constitue  avec l'arbre 10 qui les porte ce qu'on appelle  le cylindre par analogie avec la mécanique    Jacquard      .     



  Les butoirs 6 sont guidés par une plaque  perforée 11 qu'ils traversent au     voisinage    im  médiat de leurs têtes, tandis que leurs queues  reposent sur les ailes horizontales     l2a    d'une  série de fers à section en forme de cornières  à angle aigu dont les autres ailes 12b sont  tournées vers le bas, ces fers constituant par  leur ensemble ce qu'on appelle le train de bar  res. Ce train de barres est     animé    d'un mou  vement vertical pour soulever les aiguillettes  7, puis les laisser retomber sur le papier, et  d'un mouvement horizontal pour repousser les  butoirs correspondant aux aiguillettes retenues  par le papier.

        On notera encore que le cycle de fonc  tionnement du cylindre et du     train    de barres,  qui correspond à un coup du métier, doit pré  senter une fréquence double de celle du mou  vement des     griffes.     



  Dans les mécaniques connues, le train de  barres 12a, 12b est fixé à     l'intérieur    d'un  petit châssis solidaire de deux bras horizon  taux dont les extrémités reçoivent un mouve  ment alternatif horizontal, tandis que le châs  sis est guidé par des guides comportant une  partie présentant une .faible pente vers le bas  suivie d'une partie     horizontale.    Il en résulte  que lorsque le train de barres exécute son  mouvement d'avance (presse) en partant de  sa position la plus en arrière, il commence  par descendre (parcours<I>AB,</I>     fig.    2), puis  avance horizontalement durant le reste de sa  course (parcours<I>BC).</I> Lors du mouvement de  retour les phénomènes inverses se produisent,  le train de barres parcourant successivement       CB,

      puis     BA.    Les flèches de la     fig.    2 font  bien comprendre le mouvement général du  train de barres.    Si maintenant on cherche à analyser ce  mouvement en comparaison avec celui des       griffes,    on constate ce qui suit  Le mouvement des     griffes        (fig.    3) peut  être représenté     en.fonction    du temps par deux  sinusoïdes RI et     R,,.    Si l'on considère seule  ment un cycle de fonctionnement du train de  barres et du cylindre, c'est-à-dire un tour du  métier, comme la fréquence du mouvement  des griffes est deux fois moins élevée, à ce  cycle Z ne correspondra qu'une demi-période  du mouvement, sinusoïdal,

   soit donc un     demi-          arc    montant pour la     griffe    1 (courbe     RZ)    et  un demi-arc descendant pour la griffe 2  (courbe     R2).    Ces deux demi-arc se coupent  en D. Si l'on veut que les doubles crochets  descendant avec la griffe puissent ne pas être  repris par la     griffe    montante 1 en toute sécu  rité, il faut que la presse des aiguilles par  les butoirs ne cesse pas avant le     point    D, à  très peu de chose près.

   Donc sur la courbe  représentant le mouvement     horizontal    du train  de barres     (fig.    4), le mouvement dé recul ne    devra commencer qu'en un point     C2    situé à  peu près à la même abscisse que le point D  (à une très petite     quantité    près qu'on peut  considérer comme un léger décalage destiné  à compenser les phénomènes d'inertie et de  jeu). Cela fixe la partie     C2B2A2    de cette  courbe correspondant au retour.

   D'autre part  cela fixe également le mouvement de levée  des aiguillettes     (fig.    5), puisque, comme le  montre bien la     fig.    2, ce mouvement de levée  s'effectué durant le parcours<I>BA,</I> soit donc  durant le temps représenté par la partie     B2A2     de la courbe de la     fig.    4. En     fig.    5 ce mou  vement de levée des aiguillettes est représenté  par la ligne     b2a2.       Une fois les aiguillettes ainsi levées, le cy  lindre peut tourner pour faire avancer le pa  pier d'armure d'un carton.

   Ce mouvement du  cylindre ne peut commencer qu'un court ins  tant après que les aiguillettes aient été com  plètement     soulevées,    pour tenir compte des  phénomènes d'inertie, de déformation élasti  que, etc. En     fig.    6 on l'a représenté par un  angle     EFG.     



  Ce n'est qu'après que le cylindre ait  tourné qu'on peut envisager de faire avancer  à nouveau le train de barres en le faisant en  même temps descendre durant la. première  partie de sa course     horizontale.    Ce mouve  ment     commence    en     A1        (fig.    4), un peu.après  la     fin    G du mouvement du cylindre et un peu  avant la fin du     demi-cycle    de fonctionnement  des griffes. Dans l'exemple représenté, le point       Br    se trouve précisément à la fin de ce     demi-          cycle,    le point<I>CI</I> se     trouvant    au début du  cycle suivant.

   Cela détermine la ligne     alb1          (fig.    5) représentant l'abaissement des aiguil  lettes     sur    le papier.    On comprend aisément que dans de telles  conditions le temps disponible pour la rota  tion du cylindre, l'abaissement et la remontée  du train de barres, et la presse soit extrême  ment court.

      Bien entendu, dans la     réalité,    les divers  mouvements     comportent    des temps d'accélé  ration et de décélération, ce qui revient à dire      que les tracés     représentatifs    ne comportent  pas de sommets à angles vifs, mais des rac  cords     curvilignes.    Cela ne change toutefois  rien aux explications qui précèdent et qui res  tent entièrement valables.  



  Dans ladite forme d'exécution de la mé  canique suivant l'invention, le train de barres       effectue    un mouvement tel que représenté en       fig.    7.     Partant    du point H, c'est-à-dire de sa  position la plus en arrière et la plus haute,  le train de     barres    commence par descendre  verticalement sans avancer (parcours<I>HI),</I>  puis il avance horizontalement sans descendre  ni monter (parcours     IJ),    ensuite il s'élève en  restant à la position la plus en avant (parcours       JK),    et enfin il recule horizontalement en res  tant à sa position la plus haute (parcours       KH),    de manière à revenir à son point de  départ.

   On conçoit qu'il soit possible de réali  ser un tel mouvement par le moyen d'un sys  tème de cames     commandant    les unes les dé  placements     verticaux,    les autres les déplace  ments horizontaux, ces diverses cames étant  convenablement calées les unes par rapport  aux autres, et l'on décrira d'ailleurs plus loin  le système de cames que présente ladite forme  d'exécution de la mécanique.

      En procédant à l'analyse du mouvement  ainsi effectué par comparaison avec le mou  vement des     griffes    comme on l'a fait plus haut  en ce qui     concerne    les mécaniques connues,  on constate alors ce qui suit  Comme dans le cas précédent, on fait ces  ser la presse des butoirs en un point du cycle  situé immédiatement avant le point D de croi  sement des     griffes    en     fig.    3. Ce point; réfé  rencé K en     fig.    8, est évidemment à la même  abscisse que le point     C2    de la     fig.    4.

   Le recul  des butoirs (parcours     KH    de la     fig.    7) est re  présenté par la ligne     KH    de la     fig.    8. Le train  de barres arrive ainsi à sa position la plus en       arrière    (position H de la     fig.    7), mais comme  il est déjà depuis un certain temps à sa posi  tion haute, on n'a pas à se préoccuper du  temps de rotation du     cylindre,    opération qui  a pu s'effectuer antérieurement ou qui peut    s'effectuer même pendant le mouvement de  recul. On peut donc admettre que lorsque le  train de barres arrive en H, le     cylindre    a déjà  tourné.

   On peut par conséquent envisager de  faire immédiatement descendre le train de  barres (parcours<I>HI</I> de la     fig.    7). Sur la     fig.    9  ce mouvement de descente est représenté par  la ligne<I>h i.</I> Le point<I>h</I> peut     d'ailleurs,        comme     montré, se trouver très légèrement en avance  par rapport au point H, ce qui revient à pré  voir un léger arrondi en H au profil rectan  gulaire de la     fig.    7. Cet abaissement du train  de barres correspond à la sélection des aiguil  lettes et l'on peut, comme montré, l'étaler sur  un temps largement calculé de     manière    à  réaliser une descente bien progressive.

   Dès  que ce mouvement de descente est terminé,  on peut faire avancer le train de barres pour  assurer la presse des butoirs, ce qui corres  pond au parcours     IJ    de la     fig.    7 et à la     ligne          IJ    de la     fig.    8. Comme montré, les points I  et J peuvent avoir respectivement à peu près  les mêmes abscisses que les points     AZ    et<I>CI</I>  de la     fig.    4.

   Dès que le train de barres est  arrivé à sa position la plus en avant (point  J), on peut     faire    commencer son mouvement  ascensionnel (parcours     JK    de la     fig.    7; ligne       jk    de la     fig.    9). Quand le train de barres est  arrivé à sa position haute, le papier d'armure  est dégagé et l'on peut faire     tourner    le cylin  dre (tracé     EFG    de la     fig.    10).  



  Il est facile de comprendre que le dia  gramme de mouvement de ladite forme d'exé  cution de la mécanique suivant l'invention per  met des temps beaucoup plus longs que dans  les mécaniques connues pour la rotation du  cylindre, la sélection des aiguillettes et la  presse des butoirs. Si, en effet, l'on compare  le cycle de mouvement usuel des     mécaniques     à deux pas connues avec le cycle de mouve  ment de ladite forme d'exécution, on peut  faire les remarques suivantes    D'après les     fig.    4 et 8, les points     C2    et K,  d'une part, et<I>CI</I> et J, d'autre part, sont sen  siblement aux mêmes abscisses, ce qui revient  à dire que     C2   <I>CI</I> et K J représentent le même  temps.

        Or, dans le temps<I>C2 CI,</I> une mécanique  classique comporte les mouvements suivants       (fig.    3, 4, 5 et 6)  1) une     dépresse    ;  2) une élévation du train de barres ;  3) une rotation du cylindre (s'étendant  sur     60()        -I-    deux fois     15o    de sécurité  avant et après, soit au total     9011)    ;  4) une descente du train de barres ;  5) une presse.  



  Alors que dans ladite forme d'exécution  de la     mécanique    suivant     l'invention        (fig.    3, 8,  9 et 10), dans le même temps K J,     il    s'effec  tue les mouvements suivants  1) une     dépresse    ;  2) un abaissement du train de barres ;  3) une presse.    On a donc ainsi trois mouvements seule  ment à opérer pendant le temps où, avec une  mécanique classique, on devait en     réaliser          cinq.    Notamment la rotation du cylindre  trouve largement sa place pendant le temps  <I>k h</I> durant lequel le     train    de     bafres    est sou  levé.  



  Ce sont surtout les mouvements de presse  et de     dépresse,    d'élévation et d'abaissement  du     train    de barres, qui doivent être très rapi  des dans les mécaniques connues et qui pro  voquent des forces d'inertie importantes nui  sant au bon fonctionnement de la. mécanique  aux grandes vitesses (au-delà de deux cents  coups-minute),     notamment    en ce qui concerne  la sélection des butoirs et l'accrochage des  crochets sur les     griffes.     



  Pour, mieux comprendre la brutalité des  mouvements du train de barres dans les mé  caniques connues, on peut se reporter aux       fig.    4 et 5. De     A1    à     C1    le train de barres  s'abaisse pendant la moitié du temps<I>(AI</I>     BI)     et la sélection des butoirs doit s'effectuer pen  dant ce très     court    instant, la presse ne com  mençant qu'après cette sélection, soit donc en  <I>BI.</I> Cette presse doit "s'effectuer pendant le  temps très court     BZ   <I>CI.</I> Au contraire, dans la  forme d'exécution de la mécanique suivant    l'invention, la descente du     train    de barres se  fait de<I>h</I> à i, la sélection peut se faire de<I>H</I>  à 1,

   tandis que la presse des butoirs s'effectue  de 1 à J (ce qui représente au moins le dou  ble du temps correspondant au cas d'une mé  canique connue, soit du temps<I>BI CI).</I>  



  La     fig.    11 montre le système de cames  destiné à assurer le mouvement du     train    de  barres schématisé en     fig.    7.  



  Dans cette     figure,    13 désigne le bâti de  la mécanique qui supporte l'arbre 14 de  celle-ci. Cet arbre est     entraîné    à une vitesse  égale à la moitié de     celle    de l'arbre du métier  auquel la mécanique est associée. Il en résulte  que l'arbre 14 fait     un    tour tous les deux coups  du métier.

   Cet arbre 14     commande    les grif  fes (1 et 2 de la     fig.    1) par     l'intermédiaire    de       manetons    ou de cames, de manière à leur  faire exécuter une oscillation complète par  tour puisque, comme on l'a vu plus haut, dans  une mécanique à deux pas, chaque coup du  métier correspond à un     demi-cycle    du mou  vement des     griffes.     



  L'arbre 14 porte, au voisinage de chacune  de ses extrémités et sur les côtés du bâti 13,  deux cames 15 et 16. Chaque came 15 com  mande un galet 17 porté en bout d'un bras 18  d'un levier à trois bras 18, 19, 20 articulé en  21 sur le bâti 13. Au bras 19 de ce levier est  attaché un ressort 22     maintenant    le galet 17  au contact de la came 15. Le bras 20 est dé  coupé en bout d'une fenêtre 20a dans la  quelle s'engage un goujon 23 porté par un  bras 24 d'un levier à deux bras 24, 25     articulé     en 26 au' bâti 13. Le second bras 25 de ce       dernier    levier porte également un goujon 27  dont on verra plus loin le rôle.  



  Chaque     came    16 agit sur un galet 28  monté en bout d'un levier 29     articulé    en 30 au  bâti 13. Ce levier 29 est attelé par une bielle  31     horizontale    avec un petit fléau 32 articulé  en 33 au bâti 13. Sur ce fléau agit un ressort  34 qui maintient le galet 28 au contact de la  came 16. A l'extrémité opposée du     fléau    32  est articulée une bielle 35 de grande longueur  qui s'étend     horizontalement    sur le côté du  bâti 13 et porte à son autre extrémité un petit  châssis 36 dans lequel est monté le     train    de      barres de la mécanique.

   La bielle 35 est dé  coupée au     voisinage    du châssis 36 d'une fe  nêtre 35a dans laquelle s'engage précisément  le goujon 27     susdécrit.     



  On comprend que la came 16 provoque,  par l'intermédiaire de la bielle 35, des mouve  ments horizontaux alternatifs du châssis 36,  tandis que la came 15, agissant par l'inter  médiaire des leviers 18, 19, 20 et 24, 25,  élève ou abaisse     l'extrémité    de la bielle 35  portant le châssis 36, c'est-à-dire commande  les mouvements verticaux de ce châssis. Les  deux côtés de la     mécanique    étant     établis    sy  métriquement l'un de l'autre, le mécanisme  décrit assure les déplacements verticaux et  horizontaux du train de barres, ces déplace  ments étant commandés par des cames sépa  rées qu'on peut profiler et caler comme on le       désire,    les deux déplacements étant ainsi in  dépendants l'un de l'autre.  



  Comme le cycle du train de barres doit  avoir une fréquence égale au nombre de tours  de l'arbre -du métier par unité de temps et  comme, au contraire, l'arbre 14 de la mécani  que tourne à une vitesse moitié de celle de  l'arbre du métier, les cames 15 et 16 sont éta  blies de manière à assurer deux cycles succes  sifs de mouvement, c'est-à-dire qu'elles sont  symétriques par rapport à l'un de leurs dia  mètres.  



  Au lieu de cames     ordinaires    exigeant un  rappel par ressort, on peut avoir avantage à       utiliser    des cames     desmodromiques    telles que  des cames à rainure.     Il    est encore possible de  remplacer chaque came 15 ou 16 par deux  cames     élémentaires,    l'une assurant positive  ment le mouvement     dans    un sens et l'autre  dans l'autre, ces cames     élémentaires    étant pro  filées de manière à ne laisser à l'organe com  mandé qu'un jeu aussi faible que possible.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Mécanique d'armure du genre Verdol , dans laquelle les aiguilles de commande des crochets sont actionnées par des butoirs sélec- tionnés par le carton d'armure par l'intermé- diaire d'aiguillettes et actionnés par un train de barres qui assure également leur levée et, par suite, celle des aiguillettes, caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif impartissant au train de barres un trajet à peu près rectan gulaire comportant un temps d'avance hori zontale à la position la plus basse,
    un temps de levée suivant une verticale, un temps de recul suivant une horizontale à la position la plus haute, et un temps de descente suivant une verticale, en vue de permettre d'augmen ter le temps disponible pour la rotation du cylindre, la sélection des aiguillettes et la presse des butoirs. SOUS-REVENDICATIONS 1.
    Mécanique suivant la revendication, ca ractérisée en ce que le -train de barres est commandé par deux groupes de cames entrai- nées par l'arbre de la mécanique, un premier groupe commandant les déplacements hori zontaux du train de barres, et un second groupe commandant les déplacements ver ticaux. 2.
    Mécanique suivant .la revendication et la sous-revendication 1, caractérisée en ce que le train de barres est fixé à l'une des extré mités de deux tiges s'étendant à peu près ho rizontalement de chaque côté du bâti de la mécanique et dont les autres extrémités sont articulées à des bras commandés par le pre mier groupe de cames de manière à assurer un déplacement à peu près horizontal de ces dernières extrémités, tandis que la partie de ces tiges voisine du train de barres est sup portée par des leviers commandés par les ca mes du second groupe de manière à assurer un déplacement vertical de cette partie.
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