Appareil destiné au chargement de quantités pesées de matériaux dans un récipient La présente invention se rapporte à un ap pareil destiné au chargement de quantités pe sées de matériaux dans un récipient faisant partie d'une machine à mélanger, ledit appareil comprenant une trémie reliée au bâti de la machine de manière à pouvoir se mouvoir entre une position inférieure de chargement et une position supérieure de déchargement, dans la quelle le contenu de la trémie est déchargé dans ledit récipient.
Dans un grand nombre de machines, il est nécessaire que les matériaux chargés dans le tambour mélangeur, ou autre récipient, soient mesurés ou pesés. Ainsi, dans une machine mélangeuse à béton, des quantités mesurées du conglomérat, ciment et autres matériaux, ensemble ou séparément, doivent être chargées dans le tambour mélangeur.
Pour charger lesdits matériaux dans le tambour, il est connu d'utilisér une trémie, ou un godet, relié au moyen d'un pivot à la ma chine, de manière qu'il soit déplaçable entre une position inférieure de chargement et une position supérieure de déchargement, dans la quelle les matériaux sont déchargés dans le tambour mélangeur.
Dans de telles machines, il a été déjà proposé de prévoir que la trémie, lorsqu'elle est à sa position inférieure, repose sur un dispositif de pesage, qui indique le poids des matériaux contenus dans ladite trémie et qui, par suite, permette de charger dans la tré mie les quantités désirées, pour chaque charge, à mélanger dans le tambour.
Cette disposition connue présente certains inconvénients qui sont en grande partie dus au fait que la trémie a un mouvement d'incli naison autour de son point de liaison avec la machine. Il en résulte que la pression exercée sur le dispositif de pesage dépend de la distri bution des matériaux dans la trémie, et il s'en suit que des variations de ladite distribution peuvent résulter des erreurs considérables dans le pesage.
En vue de réduire au minimum cette diffi culté, le dispositif de pesage est en général monté immédiatement au-dessous de la partie principale de la trémie dans laquelle les maté riaux sont chargés, mais ceci introduit un in convénient supplémentaire par suite de la né cessité de monter le dispositif de pesage à une certaine distance du corps principal de la ma chine. Il est donc nécessaire de faire le bâti de cette dernière plus large qu'il ne serait dans d'autres conditions et il en résulte que le dis positif de pesage est placé en une position où il est susceptible d'être endommagé et. où son fonctionnement risque d'être dérangé par des matériaux tombant sur lui.
De plus, les erreurs de pesage, bien qu'elles soient diminuées, ne sont pas totalement éliminées. Pour éviter toutes les erreurs de pesage, il a été proposé de disposer la trémie de manière que, lorsqu'elle atteint sa position inférieure, elle repose et soit entièrement supportée par une plateforme de pesage, montée à la manière habituelle, en vue d'un déplacement parallèle ment à elle-même, la liaison à pivot entre la trémie et le corps de la machine étant alors supprimée. Cela évite les erreurs de pesage, mais nécessite l'utilisation d'une structure de plateforme encombrante, disposée à quelque distance du bâti principal de la machine et,
d'autre part, implique la nécessité de détacher la trémie de la machine et d'assurer son ratta chement à ladite machine, ce qui introduit des difficultés pratiques et des inconvénients.
L'appareil destiné au chargement de quan tités pesées de matériaux dans un récipient est caractérisé par le fait que la trémie est reliée au bâti de la machine au moyen d'organes de liaison permettant à la trémie d'être déchargée quand elle est à sa position supérieure et de se mouvoir de bas en haut et de haut en bas sans basculer lorsqu'elle est à sa position inférieure, tout en restant rattachée audit bâti, caractérisé en outre par le fait qu'il comprend un méca nisme de pesage pour l'indication du poids des matériaux contenus dans la trémie,
ce mé canisme renfermant un organe de pesage placé entre la trémie et le bâti de la machine quand la trémie est à sa position inférieure, de façon que le mouvement de la trémie dans cette posi tion actionne l'organe de pesage qui indique alors le poids des matériaux contenus dans la trémie, et des organes de guidage susceptibles d'être détachés les uns des autres quand la tré mie se déplace vers sa position supérieure, ceci afin de permettre son basculement, mais coopérant en liaison lorsque la trémie est à sa position inférieure,
de sorte que toutes les par ties de la trémie parcourent des distances éga les le long de trajectoires parallèles pendant que l'organe de pesage est actionné.
Le dessin ci-annexé représente, à titre d'exemples, quelques formes d'exécution de l'appareil objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue en élévation latérale d'une machine mélangeuse de béton du type à tambour inclinable.
La fig. 2 est une vue en élévation, avec coupe partielle, d'un autre côté de la machine de la fig. 1 montrant le montage de la trémie et son mécanisme de soulèvement.
Les fig. 3 et 4 sont des vues de détail, à plus grande échelle, de pièces servant au mon tage de la trémie.
Les fig. 5, 6 et 7 sont des vues schémati ques, illustrant le fonctionnement du méca nisme de soulèvement de la trémie et montrant également des détails du mécanisme de pesage.
La fig. 8 est une vue schématique de détail d'une variante.
La fig. 9 est une autre vue schématique de détail, montrant une variante du montage de la trémie et du dispositif de pesage.
La fig. 10 est une vue de détail montrant une variante de la disposition représentée à la fig. 9.
Aux fig. 1 à 7 est représentée une machine mélangeuse de béton du type à tambour inch- nable. Ladite machine comporte un bâti 1, monté sur des roues 2. Ces roues supportent la machine sur le sol, dont le niveau est indiqué en G. A l'une des extrémités du bâti 1, sont prévus deux piliers 3, montés sur les côtés op posés dudit bâti, lesdits piliers supportant entre eux un tambour mélangeur rotatif 4.
Ce tam bour est monté à rotation dans un berceau 5 en forme de U et il est agencé de manière à pouvoir tourner autour de son axe longitudi nal, à la manière habituelle, sous l'action d'un pignon d'angle (non représenté) engrenant avec une couronne dentée 6, entourant le tambour. L'entraînement du pignon d'angle se fait à par tir d'une source d'énergie appropriée, telle qu'un moteur à combustion interne, indiqué en 7, par l'entremise d'une transmission d'en traînement qui peut comprendre une courroie 8 (fig. 2).
Les branches du berceau 5 des côtés opposés du tambour 4 sont fixées à des tou rillons 9 et 10, portés dans des paliers montés aux extrémités supérieures des piliers 3.
Un mécanisme, qui sera décrit plus loin, est prévu pour incliner le berceau et le tambour, de manière à déplacer ce dernier depuis sa position de remplissage, dans laquelle son ou verture fait face à l'appareil de chargement, comme indiqué à la fig. 7, jusqu'à sa position de vidage, dans laquelle ladite ouverture est dirigée vers le bas et écartée de l'appareil de chargement, à l'extrémité opposée de la ma chine.
Rigidement fixé au bâti 1, un assemblage' 11 de support de la trémie consiste en deux plaques parallèles, fixées au bâti 1 et l'une à l'autre. Le bâti 1 supporte également un appa reil d'alimentation en eau, indiqué dans son ensemble en 12, en plus du moteur 7. Ledit appareil d'alimentation en eau peut être d'un type approprié.
Dans l'exemple représenté de la machine, le soulèvement de la trémie et l'inclinaison du tambour mélangeur s'effectuent par voie hy draulique, comme il apparaîtra plus loin, et il est prévu dans ce but des appareils appro priés d'alimentation et de commande hydrauli ques. Ces appareils, qui peuvent être de tout type approprié et qui ne sont pas représentés au dessin, comprennent de préférence un réser voir à huile, une pompe à huile entraînée par le moteur 7 et des soupapes de décompression appropriées de commande.
La trémie, qui est indiquée en 13, est de forme allongée et comporte, à l'une de ses extrémités, une partie principale et, à son autre extrémité une ouverture de déchargement 14. La trémie, qui peut être de construction habi tuelle, est rigidement fixée à un berceau 15, qui fait partie de la structure de ladite trémie.
Le berceau 15 est monté à pivot en 16 à l'extrémité extérieure d'un bras radial 17, dont l'extrémité intérieure est montée à pivot en 18 à l'assemblage 11. Le bras radial 17 peut être de toute construction appropriée et, dans l'exemple représenté, il est constitué par deux organes parallèles, reliés - ensemble en des points appropriés, de manière à former une unité rigide.
Pour soulever et abaisser la trémie 13, il est prévu un bélier 19. Le cylindre 20 dudit bélier est monté dans un support 21, relié .à l'assemblage 11, de manière à pouvoir pivoter autour d'un point 22. La tige de piston 23 dudit bélier est reliée à pivot en 24 au berceau 15. La construction et le montage du bélier 19, qui est du type à simple effet, seront décrits plus en détail plus loin.
Quand de l'huile sous pression provenant du dispositif d'alimentation hydraulique est admise dans le cylindre 20 du bélier 19, le piston 23 produit sur la trémie un effort dirigé vers le haut qui engendre un couple de rotation autour des deux points de liaison 16 et 18. Ce couple de rotation surmonte le couple de rota tion dirigé vers le bas dû au poids de l'ensemble de trémie, qui comprend la trémie elle-même, sa charge et la partie des organes de liaison articulés et des parties adjointes ; le couple de rotation dirigé vers le bas agit donc autour des points 16 et 18.
Les diverses pièces sont dimensionnées et disposées de manière que l'effort du bélier, pendant le soulèvement de la trémie chargée, tende à faire tourner la trémie autour du point 18, plutôt qu'autour du point 16. Il peut être démontré que cette condition est remplie si le point d'intersection de la ligne d'action du bé lier 19 et de l'axe du bras radial 17 est situé entre le point 18 et une perpendiculaire abais sée par le centre de gravité de l'ensemble de trémie.
Ainsi, à la fig. 5, si W indique le centre de gravité de l'ensemble de- trémie, y compris la charge, et si P est le point d'intersection des axes du bélier 19 et du bras radial 17, le point P doit être placé entre le point 18 et la perpen diculaire W-X, passant par le point W. Cette condition doit être remplie pour toutes les posi tions du bras radial et de la trémie, jusqu'à ce que ces deux organes atteignent les positions représentées à la fig. 6, et, s'il en est bien ainsi, il en résulte que la trémie et le bras radial pivotent d'un seul bloc autour du point 18, jusqu'à ce que le bras radial atteigne la limite de son déplacement vers le haut.
La position du point W dépend, bien en tendu, du fait que la trémie est chargée, ou vide, et de la distribution précise de la charge dans la trémie. On a constaté qu'il y a des dif-. ficultés pratiques à maintenir la position du point P toujours à l'intérieur' de la perpendicu laire X-W passant par le centre de gravité quand.la trémie est vide mais, comme on le verra plus loin, cet inconvénient n'est pas sé rieux, pourvu que les conditions nécessaires soient remplies quand la trémie est lourdement chargée.
Pendant le fonctionnement normal de la machine, la trémie est toujours remplie d'une charge complète des matériaux à mélanger, et cette charge est, en temps normal, pratique ment égale à la capacité nominale de mélange du tambour. Or, la capacité de la trémie est généralement de 50 % supérieure à la capacité nominale du tambour.
En pratique, on peut donc considérer que le résultat désiré sera obtenu, à condition que le point P soit à l'in térieur de la .perpendiculaire W-X, quand la trémie ne contient pas moins de 60 % du poids de matériau représentant la capacité de mé lange nominale du tambour,
pourvu que la dis tribution de ce matériau dans la trémie soit telle que la position du centre de gravité ne soit pas plus voisine du bâti de la machine qu'elle ne le serait lors du chargement ordinaire dans les conditions pratiques, au moyen de sable, de pierraille, ou de matériau analogue dans la trémie, par exemple par basculage à partir d'un véhicule, ou par chargement à la main.
Pourvu que les conditions ci-dessus soient remplies, il est assuré que pendant l'utilisation normale de la machine, quand la trémie est soulevée sous l'action du bélier 19, ladite tré mie et le bras radial pivotent tout d'abord d'une seule pièce autour du point 18.
Le mouvement vers le haut du bras 17 est limité par l'action de deux bielles 25 et 26 arti culées l'une à l'autre. La bielle 25 est pivotée en 27 sur l'assemblage 11, et la bielle 26 est pivotée, au point 28, sur le bras radial 17. Les bielles sont articulées l'une à l'autre en 29.
Quand les bielles 25 et 26 ont atteint leur point mort en alignement, comme montré à la fig. 6, la continuation de l'action du bélier 19 a pour effet de faire basculer la trémie 13 au tour du point 16, comme montré à la fig.. 7, déchargeant ainsi le contenu de la trémie dans le tambour 4.
On laisse alors s'échapper l'huile du bélier, pour permettre à la trémie de redescendre. La disposition des bielles 25 et 26 est telle que, dès que la trémie commence à se déplacer vers le bas, les bielles s'abaissent au-delà de leur position de point mort en alignement, d'une petite quantité qui est limitée par l'enga gement d'une traverse 30, montée sur la bielle 26, avec la surface supérieure du bras 17. En conséquence, pendant la première partie du déplacement de la trémie vers le bas, les biel les 25 et 26 forment avec le bras 17 un sup port fixe de pivotement pour le berceau 15 et la trémie 13.
De la sorte, la trémie bascule vers le bas autour du point 16, jusqu'à ce qu'elle atteigne la position montrée à la fig. 6.
Pour interrompre la liaison articulée cons tituée par les bielles 25 et 26, quand la trémie atteint cette position, de manière que le bras 17 puisse commencer à pivoter autour du point 18, un ergot 31 du berceau 15 est disposé de manière à s'engager sur un élément, tel qu'une broche 32, montée sur la bielle 26, de manière à faire tourner les bielles au-delà de leur posi tion de point mort. Ensuite, le bras radial 17, le berceau 15 et la trémie 13 descendent d'une seule pièce, en pivotant autour du point 18. Il est à noter que la trémie est empêchée de tour ner par rapport au bras 17, autour du point 16, au-delà de la position représentée aux fig. 5 et 6, par l'engagement de l'ergot 31 sur une broche ou butée 33, prévue sur le bras 17.
Avec la disposition et le dimensionnement appropriés des diverses pièces ci-dessus décri tes, en gardant à l'esprit le chargement envi sagé de la trémie et la distribution de la charge, l'appareil peut être construit de manière qu'il fonctionne de la façon désirée, c'est-à-dire que la trémie sera soulevée et abaissée en deux pha ses distinctes, le mouvement au cours de la phase inférieure s'effectuant autour du point 18 et celui au cours de la phase supérieure, autour du pivot 16.
Pour assurer ce fonction nement de façon correcte, toutefois, il importe de remplir la condition énoncée que le point P doit rester à l'intérieur de la perpendiculaire W-X. Si le point P passait à l'extérieur de cette perpendiculaire, il y aurait un risque d'appari tion d'instabilité et de pivotement prématuré de la trémie autour du point 16. Ceci pourrait se produire si la trémie était soulevée en étant vide.
Pour éviter tout risque d'instabilité ou de fonctionnement incorrect des appareils dans de telles circonstances, il est prévu un mécanisme d'enclenchement entre la bielle 26 et le ber ceau 15 de la trémie. Ce mécanisme est disposé de manière à assurer que ce n'est que lorsque le bras radial 17 est à sa position supérieure, les bielles 25 et 26 étant entièrement dévelop pées, que la trémie et le berceau peuvent pivo ter autour du point 16.
Le mécanisme d'enclenchement comprend deux cames 34 et 35 (voir fig. 3 et 4). La came 34 est fixée au berceau 15, pourvu dans ce but d'une jambe 36, boulonnée sur un flasque 37 solidaire de ce berceau, et la came 35 est fixée, par soudure ou d'autre manière, à la bielle 26.
La came 34 comporte une surface circon- férentielle externe 38, concentrique à l'axe 16 de la liaison entre le berceau 15 et le bras ra dial 17. Cette surface se termine par un bec arrondi 39. De façon analogue, la came 35 comporte une surface circonférentielle 40, con centrique à l'axe 28 de la liaison de la bielle 26 avec le bras 17, et cette surface se termine par un bec arrondi 41.
La disposition des pièces est telle que, jus qu'à ce que la bielle 26 atteigne la position angulaire, par rapport au bras radial 17, qui correspond à la position supérieure dudit bras, le bec 39 de la came 34 porte sur la surface circonférentielle 40 de la came 35 (voir fig. 3), ce qui évite tout pivotement du berceau et de la trémie par rapport au bras 17.
Mais, quand le bras 17 atteint sa position supérieure, la bielle 26 étant, par rapport à lui, dans la posi tion représentée à la fig. 4, le bec 39 de la came 34 peut se déplacer au-delà du bec 41 de la came 35, permettant ainsi à cette dernière came et, avec elle, au berceau et à la trémie de tourner autour de l'axe 16.
Dès que la came 34 a commencé à tour- ner, sa surface circonférentielle 38 se déplace en avant du bec 41 de la came 35 et, ainsi, empêche tout déplacement de la bielle 26 par rapport au bras 17. Cela constitue un dispo sitif de sécurité, qui empêche l'ensemble ar ticulé des bielles 25, 26 d'être rompu, ce qui pourrait permettre au bras 17 de tomber pré maturément.
Il est à noter que, pendant le fonctionne ment normal de la machine, les cames 34 et 35 ne sont nécessaires que quand la trémie descend, ou au cas où ladite trémie serait soulevée à vide, ou seulement légèrement char gée. Dans ces conditions de charges légères, les efforts sur les cames sont proportionnelle ment faibles. Quand la trémie est pleinement chargée, les cames ne sont soumises à aucun effort.
Le mécanisme de pesage va maintenant être décrit. Ce mécanisme comprend essentiel lement un élément de pesage, agencé de ma nière à être actionné, directement ou indirecte ment, par la trémie, quand cette dernière est à sa position inférieure, un dispositif indicateur de poids, actionné par l'organe de pesage et des organes de guidage agissant, en coopéra tion avec la liaison constituée par le bras 17, quand la trémie est à sa position inférieure, pour guider et commander le déplacement de la trémie pendant qu'elle actionne l'élément de pesage.
L'organe de guidage comprend un bras de. guidage 42, dont une extrémité est pivotée sur l'assemblage 11 en un point 43, situé au= dessous du point 18. L'autre extrémité du bras 42 est conformée en 44 de manière à présen ter une fente en V, agencée de manière à re cevoir, lorsque la trémie descend, un élément en forme de couteau 45, monté à la partie in férieure du berceau 15. La longueur du bras de guidage 42 comprise entre le point 43 et la fente en V 44 est égale à la longueur du bras radial 17 comprise entre les points 18 et 16, et la distance entre les points 18 et 43 est égale à la distance entre le point 16 et le cou teau 45.
On voit donc que, quand le couteau 45 est engagé dans la fente 44 du bras de gui dage, les deux bras 17 et 42 forment un pa- rallélogramme articulé qui assure que toutes les pièces de la trémie sont contraintes de se déplacer de distances égales, le long de tra jectoires arquées parallèles. En conséquence, pour toute charge donnée dans la trémie, la composante verticale de la pression exercée à l'extrémité du bras de guidage 42 est indé pendante de la distribution de la charge dans la trémie.
L'organe de pesage et le dispositif indica teur de poids peuvent être de types très diffé rents, mais, dans le genre de construction re présenté, l'organe de pesage est réalisé sous forme d'un cylindre hydraulique 46, monté sur un support fixe 47 et contenant un piston 48. Le bras 42 repose sur l'extrémité de la tige du piston et ainsi transmet audit- piston le poids de la trémie et de sa charge.
Le fond du cylindre 46 est relié, par une conduite 49,à un appareil de mesure de pres sion 50. Le dispositif est rempli d'huile, qui transmet ainsi la pression exercée par le piston à l'appareil de mesure de pression. Le cadran de ce dernier est étalonné de manière à indi quer le poids de la charge dans la trémie.
Il est à noter ici que, quand la pression dans le bélier 19 est supprimée, et quand la trémie est supportée par le couteau 45 repo sant .dans la fente en V 44 du bras 42, lequel repose à son tour sur le piston 48, il n'y a au cune force extérieure agissant sur la trémie qui puisse avoir une composante verticale ré sultante susceptible de nuire à la précision du pesage, autre que celles causées par le frotte ment aux divers joints et entre le bras 42 et le piston 48, et le frottement dans le bélier lui- même. Exception faite de telles forces de frot tement,
qui peuvent être maintenues faibles, les forces de réaction sur les bras 17 et 42 sont égales et opposées et n'ont pas de com posantes verticales résultantes, quelle que soit la distribution de la charge dans la trémie 13.
L'appareil peut être construit de façon telle que lorsque la trémie a vidé son contenu dans le tambour mélangeur 4, elle descend automatiquement, sous l'effet du relâchement de la pression du fluide dans le bélier 19. Tou tefois, avec certains genres de construction, il peut arriver que, lorsque la trémie est à sa position supérieure, elle soit assez voisine de sa position de point mort (elle peut même l'avoir dépassée) pour que des moyens doivent être prévus pour amorcer le mouvement vers le bas de la trémie.
De tels moyens peuvent comporter un ressort, qui est tendu quand la trémie approche de sa position supérieure, mais qui, en réagissant, aide à déclencher le mouvement vers le bas de la trémie. Il est pré férable d'utiliser un ressort de compression, situé dans ce but à l'intérieur du cylindre du bélier.
Le mécanisme d'inclinaison du tambour mélangeur 4 va maintenant être décrit, en re gard de la fig. 1. Ce mécanisme comprend un bélier hydraulique à double action 81, ali menté en huile sous pression à partir du dis positif hydraulique d'alimentation précédem ment mentionné, sous la commande de clapets appropriés.
Le cylindre du bélier 81 est relié à pivot en 82 à l'un des piliers 3, et la-tige 83 du piston dudit bélier est reliée en 84. à une ma nivelle principale 85. Ladite manivelle 85 est articulée en 86 à une patte 87, qui fait saillie hors de l'élément 3, l'axe de la manivelle étant décalé d'un côté du tourillon 10.
Une manivelle secondaire 88 est fixée à l'extrémité de l'arbre 10 et reliée à la mani velle principale par une bielle 89. Il est à noter que la manivelle principale 85 est plus longue que la manivelle secondaire. 88.
La distance existant entre l'extrémité in férieure de la bielle 89 et l'axe 86 de la mani velle 85 est supérieure à la distance existant entre l'axe 86 de la manivelle 85 et le touril lon 10, qui constitue l'axe de la manivelle se condaire 88, de sorte que, quand la manivelle 85 se déplace 'vers le haut, la trajectoire de déplacement du point de liaison de la mani velle 89 avec la manivelle 85 se trouve du côté de l'arbre 10 opposé à l'axe 86 de la manivelle 85.
La disposition géométrique du mécanisme est telle que, quand la manivelle principale 85 est tirée vers le bas sous l'action du bélier 81, la manivelle secondaire 88 est également tour- née vers le bas dans le même sens, ce qui in cline le tambour 4 vers sa position de vidage, alors que, quand la manivelle principale 85 se déplace vers le haut, la manivelle secondaire 88 et, avec elle, le tambour sont entramés en rotation en sens inverse, vers la position de chargement du tambour, d'un angle plus grand que l'angle dont tourne la manivelle princi pale.
En fait, la manivelle secondaire et, avec elle, le tambour mélangeur 4, peuvent aisé ment tourner d'un angle un peu supérieur à 1800 pour un déplacement de moins de 900 de la manivelle principale. Ceci. est rendu pos sible par le fait que. la rotation de la mani velle principale 85 déplace son point de liai son avec la bielle 89 autour de l'axe 10, dans le sens de la rotation de ce dernier.
Le mécanisme d'inclinaison du tambour peut être commandé par tout appareillage de commande approprié, qui doit être actionné conformément à l'inclinaison du tambour. Le mécanisme décrit peut, par conséquent, être pourvu d'organes de couplage de mouvement du tambour 4 avec un tel élément suiveur. Lesdits organes peuvent commodément com prendre une manivelle montée sur l'axe 86 qui porte la manivelle 85, ladite manivelle étant reliée à l'élément suiveur au moyen d'une liai son articulée appropriée.
La fig. 8 montre une variante . du méca nisme de guidage, laquelle peut être utilisée au lieu du bras de guidage 42.
Les pièces de l'appareil représentées à cette figure comprennent le bâti de support 11, la trémie 13 avec son berceau 15, le bras radial 17, qui est relié au bâti 11 en un point 18 et au berceau ' 15 en un point 16, le bélier hy draulique 19, relié au bâti 11 en un point 22 et au berceau 15 en un point 24, et les biel les 25 et 26, dont les points de liaison sont indiqués en 27, 28 et 29, toutes pièces qui sont les mêmes que celles représentées aux fig. 1 à 7. L'appareil comprend également le cylin dre de pesage 46, avec son piston 48 et l'ap pareil de mesure de pression 50.
Toutefois, au lieu du bras de guidage 42, il est prévu une came de guidage 91, fixée au bâti 11. La face extérieure 92 de la came 91 est en forme d'ara et elle a un rayon de cour bure r. Le centre de courbure de ladite face 92 est au point 43, qui était le point de liai son entre le bras de guidage 42 et le bâti 1,1 dans l'ensemble précédent.
Au lieu du couteau 45, le berceau 15 est pourvu d'un galet 93 monté pour tourner li brement sur son axe, portant sur la face 92 quand la trémie est à sa position inférieure. Le même galet 93 (ou, de préférence, un se cond galet indépendant) porte sur la-tête 94 du piston 48 et, de cette manière, le poids de la trémie est transmis directement audit piston.
La somme du rayon r et du rayon du galet 93 est de valeur égale à la longueur du bras 17, entre les points 18 et 16. En conséquence, on voit que, pendant l'opération de pesage, la trémie est guidée d'une manière semblable à celle décrite à propos du genre de construction - ; précédent.
Le mode de montage et de guidage de la trémie 13 utilisant le bras radial 17, ci-dessus décrit, est particulièrement destiné aux machi nes dans lesquelles le déchargement a lieu ,à un niveau élevé, et dans lesquelles, par suite, la trémie doit être soulevée sur une distance considérable. Un appareil fonctionnant d'après le même principe pourrait cependant être uti lisé dans les machines dans lesquelles un sou lèvement modéré est seulement nécessaire, car il est clair que les mêmes principes s'appli quent, indépendamment de la longueur du bras de liaison 17 et de l'amplitude du mou vement qui lui est permise.
Si on le désire, ce bras peut être fait très court et il peut être dis posé pour n'exécuter qu'un très petit .déplace ment angulaire pendant le soulèvement de la trémie.
Cependant, il n'est pas nécessaire d'utili ser un bras de liaison pivotant, tel que le bras 17 et les fig: 9 et 10 montrent deux variantes de construction, à ce. sujet.
A la fig. 9, .le bâti d'une machine mélan geuse est indiqué en 101, ledit bâti étant monté sur des roues 102. Un tambour mélan geur du type inclinable est représenté en 103 et la trémie servant: au chargement dudit tain- bour en matériaux est indiquée en 104. La trémie comprend une partie 105 formant ber ceau, rigidement fixée sur elle comme dans les genres de construction précédents.
Le berceau 1.05 est relié au bâti de la ma chine avec possibilité de pivotement et de dé placement linéaire limité, au moyen de deux broches 106, -s'engageant dans des fentes ver ticales 107, pratiquées dans des organes 108, qui sont des parties rigides dudit bâti de la machine.
Pour le soulèvement de la trémie, il est prévu un bélier hydraulique 109, dont le cy lindre 110 est articulé au bâti 101 en un point 111 et dont le piston 112 est relié au berceau 105 au moyen d'une broche transversale 113. Ladite broche 113 porte également un galet (ou, de préférence, une paire de galets) 114, qui s'appuie sur la face verticale 115 d'un ou de plusieurs organes de guidage 116 montés fixes sur le bâti 101. Le plan de la face 115 et l'axe de la fente 107 sont verticaux et, par suite, parallèles entre eux.
Pour l'indication du poids de la charge contenue dans la trémie, il est prévu un élé ment de pesage, qui peut, ici encore, prendre la forme d'un cylindre hydraulique 117, relié à un instrument approprié de mesure de pres sion (non représenté). Le piston 118 du cy- lindre 117 comporte une tête 119, sur laquelle s'appuie une plaque 120 portée par le berceau 105, quand la trémie est à sa position infé rieure. Il est à noter que la totalité du dépla cement de la trémie et du berceau, nécessaire pour actionner le dispositif de pesage est per mise par-le déplacement des broches 106 dans les fentes 107, sans que lesdites broches vien nent toucher les extrémités desdites fentes.
En conséquence, pendant l'opération de pesage, il n'y a aucune force verticale agissant sur la trémie, si ce n'est le poids de la trémie et de sa charge et la force de réaction du piston 118 et, également, les forces dues au frottement des broches 106 dans les fentes 107 et au frottement des galets 114. Ces forces de frot tement peuvent être maintenues à une valeur faible par une construction appropriée (par exemple, les broches 106 peuvent être rem- placées par des galets rotatifs) et toutes er reurs produites dans le pesage par suite de ces forces sont par conséquent négligeables.
Ces erreurs mises à part, l'appareil indique le poids correct de la charge contenue dans la trémie, indépendamment de la distribution de ladite charge, à cause de la manière dont la trémie est contrainte à un déplacement pa rallèle pendant l'opération de pesage.
Pour soulever la trémie, un fluide sous pression est admis dans le cylindre 110 du bélier. Ceci produit sur la trémie et sur le ber ceau une force, dirigée vers le haut et vers l'extérieur, comportant un couple de rotation autour des broches 106.
Avec le genre de construction représenté, le premier déplacement de la trémie est ver tical, jusqu'à ce que les broches atteignent l'extrémité supérieure des fentes 107, après quoi les galets 114 quittent les organes de guidage 116 et la trémie tourne sur les bro ches 106, de manière à soulever la charge et à la décharger dans le tambour 103.
En un certain point du déplacement de la trémie, les broches- 106 tombent vers le bas dans les fentes 107. Si on le désire, il peut être obtenu que ceci se produise quand la tré mie arrive au voisinage de sa position supé rieure et la secousse résultante aide au déchar gement du<B>-</B>matériau de la trémie dans le tambour.
En un certain point au cours du déplace ment de la trémie vers le bas, les broches 106 retournent aux extrémités supérieures des fen tes 107. Ceci se produit avant que la trémie atteigne la position à laquelle la plaque 120 s'engage sur la tête de piston 119.
La fig. 10 montre, à titre d'exemple, une variante de l'appareil représenté à la fig. 9, suivant laquelle la trémie est soulevée au moyen d'un câble et suivant laquelle le mou vement de la trémie pendant l'opération de pesage -a lieu à un certain angle par rapport à la verticale.
La trémie 130 est pourvue d'un berceau 131, et ledit berceau porte deux paires de ga lets 132 et 133 pouvant tourner librement sur leurs axes respectifs. Les galets 132 s'enga- gent dans des fentes 134 ménagées dans des organes 135 en forme de gouttière, faisant partie du bâti de la machine ou fixés à celui- ci. Les galets 133 roulent sur les surfaces laté rales 136 de l'organe 135. Les axes longitudi naux des fentes 134 sont parallèles à la lon gueur des organes 135 et au plan des surfaces 136, les organes 135 étant inclinés d'un angle aigu par rapport à la verticale, comme repré senté.
Le berceau 131 est pourvu d'une plaque 138, portant sur la tête 139 d'un piston 140, fonctionnant dans un cylindre 141. Le cylin dre 141, qui est fixé à un appareil de mesure de pression, est monté sur un socle 142.
Etant donné que, suivant ce mode de construction, la trémie a une composante de déplacement horizontale par rapport au bâti de la machine pendant l'opération de pesage, des organes antifriction sont de préférence pré vus pour réduire le frottement produit par le fonctionnement de l'élément de pesage. Dans l'exemple représenté, le socle 142 est monté mobile sur un organe 143, faisant partie du bâti de la machine, par l'intermédiaire d'or ganes comprenant des roulements à billes ou à galets, représentés schématiquement en 144.
Dès que la plaque 138 commence à action ner le piston 140 de l'élément de pesage, ledit piston 140 et le cylindre 141 se déplacent horizontalement conformément à la compo sante horizontale du mouvement de la trémie, sans qu'il y ait aucun déplacement relatif entre la plaque 138 et la tête de piston 139.
Un résultat équivalent pourrait, bien en tendu, être obtenu en prévoyant un dispositif antifriction entre la plaque 138 et la tête de piston 139.
La trémie 130 est soulevée et abaissée au moyen d'un câble 145, qui peut être actionné par tout mécanisme de levage approprié, de type classique (non représenté). Le fonction nement de la trémie est semblable à celui dé crit à propos de la fig. 9. Ainsi, pendant le soulèvement de la trémie, les galets 132 se déplacent tout d'abord jusqu'aux extrémités supérieures des fentes 134, après quoi ils tom bent au fond des fentes quand la trémie s'ap- proche de sa position supérieure, ou position de déchargement.
Selon une variante, le degré d'inclinaison de la trémie peut être limité de façon telle que les galets 132 restent aux ex trémités supérieures des fentes 134 pendant l'inclinaison de ladite trémie.
Le genre de construction de la fig. 10 pourrait également être appliqué à un appa reil de chargement du type à chemin de rou lement prolongé, dans lequel il est prévu que la trémie se déplace de bas en haut sur un chemin de roulement et bascule lorsqu'elle at teint le sommet dudit chemin de roulement. Une telle disposition est indiquée au dessin en trait interrompu.
Selon cette variante à chemin de roulement prolongé, les fentes 134 sont omises et les galets 132 sont disposés de manière à rouler entre' les cloisons latérales 150 et 151 des or ganes en forme de gouttière 135. De plus, les dits organes sont prolongés, comme. indiqué en 152, de manière à former un chemin de roulement de la longueur nécessaire.
Les butées inférieures 153, agencées dans les organes 135, limitent le déplacement vers le bas des galets 132, et des butées semblables 154 limitent leur déplacement vers le haut.
Quand le câble 145 est actionné, il tire tout d'abord la trémie vers le haut du chemin de roulement, jusqu'à ce que les galets 132 s'engagent sur les butées 154, après quoi la trémie bascule, pour décharger son contenu dans le tambour mélangeur (non représenté). Il est prévu des moyens de limiter ce bascu- lement à un degré insuffisant pour faire quit ter aux galets 132 les butées 154.
Lorsqu'on laisse le câble 145 se dérouler, la trémie bas cule tout d'abord en arrière jusqu'à sa posi tion antérieure, à laquelle les galets 133 s'en gagent sur les organes 135, après quoi, la tré mie revient jusqu'au bas du chemin de roule ment à la position représentée au dessin, à la quelle elle actionne le mécanisme de pesage.
Lorsqu'on utilise comme élément de pe sage un cylindre et un piston hydrauliques, il y a un risque qu'une partie du fluide s'échappe au-delà du piston dans la partie supérieure du cylindre, au cours de l'opération de pesage. Il est donc désirable de prévoir des moyens de ramener ce fluide au cylindre au-dessous du piston, pendant le temps au cours duquel le piston n'est pas en charge.
Ceci peut se faire en prévoyant un passage reliant les parties su périeure et inférieure du cylindre, ledit pas sage étant commandé par un clapet de retenue ne permettant l'écoulement du fluide que vers le bas, et en prévoyant un ressort sollicitant le piston vers le haut de manière que, quand le dit piston n'est pas chargé, il soit forcé vers le haut du cylindre, de telle sorte que tout fluide enfermé dans la partie supérieure de ce dernier soit poussé à travers le passage et le clapet de retenue ci-dessus mentionnés, jusque dans la partie inférieure du cylindre, au-des sous du piston.
La force du ressort peut n'être que peu supérieure à celle nécessaire pour sur monter le poids du piston (et du bras de gui dage s'il en est utilisé un) et tout effet léger que ledit ressort peut avoir sur la précision du pesage peut être pris en compte lors de l'éta lonnage de l'appareil de mesure de pression. Le passage ci-dessus mentionné peut commo dément être pratiqué à travers le piston lui- même.