Transformateur, notamment pour machine à souder électrique L'invention est relative aux transforma teurs dont le secondaire est parcouru par des courants de grande intensité ; elle a pour objet un transformateur, notamment pour machine à souder électrique, destiné à être utilisé, par exemple, pour des machines portatives à sou der par points, connues sous le nom de pinces à souder.
Elle a pour but, surtout, de fournir un transformateur dont le système de refroidisse ment soit efficace tout en étant d'un encombre ment réduit.
Le transformateur selon l'invention, qui comporte un enroulement secondaire constitué par une lame de cuivre enroulée sur elle-même, est caractérisé en ce que cette lame est cons tituée, avant son enroulement, par une plura lité de lamelles juxtaposées dans un même plan, un tube, d'épaisseur égale à celle des lamelles, étant interposé entre chaque paire de lamelles et fixé à ces dernières en vue de recevoir un fluide de refroidissement.
Le dessin ci-annexé représente une forme d'exécution de l'objet de l'invention, donnée à titre d'exemple.
La fig. 1 représente, en perspective, certai nes portions étant arrachées, l'enroulement se condaire d'un transformateur pour une ma chine à souder, dont la fig. 2 est une vue en bout par l'arrière. Le secondaire du transformateur est cons titué par une lame en cuivre enroulée sur elle- même, chaque spire de l'enroulement étant convenablement isolée de la spire voisine. On a déjà proposé d'établir des secondaires de transformateurs pour machines à souder, constitués uniquement par des conducteurs creux dans lesquels on fait circuler de l'eau de refroidissement.
Mais la section offerte au cou rant électrique par l'ensemble de ces conduc teurs est extrêmement réduite par rapport à l'encombrement total.
On a également proposé de constituer ces secondaires par une lame de cuivre coulée en fonderie, comportant un tuyau noyé lors du moulage, dans lequel on fait circuler l'eau de refroidissement. Mais un transformateur ainsi établi est encombrant et lourd, ce qui limite son emploi aux machines à souder fixes, à l'exclusion des pinces à souder portatives. En outre, le coefficient de conductivité du cuivre coulé est relativement bas, ce qui nuit à son refroidissement.
Pour obvier à cet inconvénient, on consti tue la lame formant l'enroulement du secon daire par une pluralité de lamelles de cuivre la miné juxtaposées dans un même plan et on interpose entre chaque paire de lamelles un tube, de préférence aplati, d'épaisseur égale à celle des lamelles, de telle manière que l'ensem ble, une fois réuni par brasure ou procédé ana logue, forme une lame, ayant la susdite épais seur, qui peut être enroulée en spirale, chaque spire étant isolée de la voisine par un isolant en feuilles.
Chacune des lamelles est avantageusement constituée en cuivre laminé, qui présente des avantages bien connus par rapport au cuivre coulé, et les tubes de refroidissement peuvent être brasés sur ces lamelles.
Dans la forme d'exécution représentée aux fig. 1 et 2, on a recours à deux lamelles 1 et 2 entre les faces de chant desquelles on brase un tuyau 3 de forme aplatie (pour plus de clarté, on n'a pas figuré de traits de coupe dans les parties arrachées de ce tuyau sur la fig. 1) et on enroule la lame ainsi constituée en spi rale, comme on le voit le mieux sur la fig. 2, en interposant un isolant en feuilles 4 entre chaque spire.
On recourbe vers l'extérieur les extrémités du tuyau 3 et on raccorde ces extrémités à un circuit dans lequel on fait circuler de l'eau de refroidissement. A cet effet, on peut faire sortir, de part et d'autre du secondaire, les extrémités 5 et 6 de ce tuyau, qui correspondent respec tivement aux extrémités intérieure et exté rieure de la lame enroulée ; lesdites extrémités du tuyau pourront être de forme cylindrique, à la différence de la partie enroulée qui, ainsi qu'on l'a dit, a une forme aplatie.
On a figuré en 7 et 8 des raccords filetés pouvant tourner par rapport au tuyau, mais maintenus sur celui-ci par des épanouissements tels que 9. En faisant tourner ces raccords, à l'aide de leurs six-pans, dans des embouts ta raudés ménagés aux extrémités du susdit cir cuit, on peut ainsi réaliser un assemblage étan che. Pour éviter de mettre en court-circuit le secondaire du transformateur, on intercalera sur le circuit de circulation d'eau tout type d'élément isolant électrique approprié. Ledit circuit peut, en outre, être utilisé pour le re froidissement de chacune des électrodes.
On comprend que la lame a une épaisseur égale à celle des lamelles et du tuyau qui la constituent, à la différence des lames dans les quelles, selon le procédé cornu évoqué ci-des sus, on noie un tuyau lors du moulage : dans ce cas, au droit du tuyau, on trouve, non seu lement l'épaisseur de celui-ci, mais une épais seur de cuivre moulé de part et d'autre du tuyau.
Bien entendu, au lieu de constituer la lame par deux lamelles juxtaposées dans un même plan et comprenant entre elles un tuyau aplati, on peut la constituer par un nombre plus grand de lamelles, et, par exemple trois; dispo sées côte à côte, un tuyau étant interposé entre chaque paire de lamelles.
En ce qui concerne les barres de sortie du secondaire, on peut les constituer chacune ou bien par une lame unique brasée sur l'une des extrémités de l'enroulement, ou bien, et de pré férence, par deux lames brasées chacune sur l'extrémité d'une des lamelles 1 ou 2. Sur la tranche de l'extrémité intérieure la de la la melle 1, on peut ainsi braser une lame de sor tie 10 et, sur la tranche de l'extrémité intérieure 2a de la lamelle 2, une lame de sortie 11.
Il est alors nécessaire, pour laisser un passage à la lame de sortie 10, de décaler vers l'intérieur l'extrémité 2a de la lamelle 2 par rapport à l'extrémité la de la lamelle 1, comme repré senté à la fig. 2. A cet effet, on rapporte sur l'extrémité intérieure la une cale 14 d'épais seur égale à celle de la lame 11 ; cette cale, qui se trouve dans le prolongement<I>de 2a,</I> sert en même temps à soutenir l'extrémité 5 du tuyau.
De même, on brasera sur la tranche des extré mités extérieures lb et 2b des lamelles 1 et 2 deux lames de sortie 12 et 13 après' décalage vers l'extérieur de 2b par rapport à 1 b pour le passage de la lame 12 ; une cale non repré sentée, analogue à la cale 14, est rapportée sur l'extrémité 2b de la lamelle 2, pour soutenir l'extrémité 6 du tuyau. Les lames 12 et 13 ont été arrachées sur la fig. 2.
On peut monter, d'une façon en soi connue sur tout modèle de pince à souder existant, le secondaire du transformateur ainsi constitué auquel on adapte le primaire, par exemple, en le disposant autour de celui-ci, comme schéma tisé en traits mixtes en A à la fig. 1.